Après avoir adopté définitivement le texte sur « L’égal accès de tous à l’accompagnement et aux soins palliatifs », le Sénat a examiné en deuxième lecture la proposition de Loi relative au « Droit à l’aide à mourir ». La Haute Assemblée a rejeté l’article 2 avec les voix des opposants à l’euthanasie et les voix des sénateurs qui estimaient que le texte n’allait pas assez loin. Par cohérence, le Sénat a ensuite supprimé l’ensemble des articles suivants, rejetant le texte et renonçant au vote solennel.
Les Sénateurs ont à nouveau montré qu’il n’y avait pas de consensus possible sur un texte qui aurait organisé la précipitation de la fin de vie des plus vulnérables.
Le narratif d’un texte attendu par les Français ne tient plus. L’équilibre recherché depuis le début de cette séquence parlementaire n’a jamais été trouvé. Ce d’autant que de plus en plus de députés s’opposent à cette proposition de loi. Les Français ne demandent pas qu’on légalise le suicide assisté et l’euthanasie mais souhaitent un égal accès aux soins palliatifs pour tous.
La représentation nationale est incapable de s’entendre sur ce texte qui divise au lieu de rassembler.
Alors que l’examen de cette proposition de loi s’apparente à de l’acharnement législatif et que le sondage AFC-Fondapol a montré que les Français n’en voulaient pas, les AFC appellent le Président de la République et le Premier ministre, à supprimer ce texte de l’agenda parlementaire.
Face aux dangers du numérique, les signaleurs de confiance aident les familles à faire retirer rapidement les contenus illégaux et à mieux protéger les enfants en ligne.
Internet est un espace d’échanges, d’apprentissage et de loisirs, mais il peut aussi exposer les mineurs à des contenus choquants ou illégaux. L’Unaf (Union nationale des associations familiales) et Point de Contact ont publié, le 9 février 2026, un guide pratique pour aider les familles à comprendre le rôle des « signaleurs de confiance » et à agir plus efficacement. Ce guide rappelle notamment que 77 % des mineurs disent avoir déjà vu des contenus jugés choquants en ligne, et que 35 % déclarent avoir été victimes de cyberharcèlement.
À quoi sert un signaleur de confiance ?
Un signaleur de confiance est une organisation reconnue pour son expertise dans la détection et le signalement de contenus présumés illégaux en ligne, auprès des plateformes internet, pour faire retirer rapidement ce contenu. En France, ces organismes sont désignés par l’Arcom, dans le cadre du règlement européen sur les services numériques (DSA). Leurs signalements doivent être traités en priorité par les plateformes concernées. La plateforme garde toutefois la responsabilité de décider si le contenu doit être retiré ou bloqué.
Pourquoi ce dispositif est-il utile aux familles ?
Lorsqu’un enfant est confronté à une situation grave sur internet, les parents ne savent pas toujours vers qui se tourner ni comment faire retirer rapidement un contenu. Le recours à un signaleur de confiance permet d’obtenir un regard humain, une analyse experte et un signalement prioritaire auprès de la plateforme. Le guide Unaf/Point de Contact cite notamment les cas suivants : cyberharcèlement, diffusion non consentie d’images intimes, sextorsion, incitation à la haine, apologie du terrorisme, usurpation d’identité, contenus pédocriminels ou provocations au suicide.
Qui sont les signaleurs de confiance en France ?
L’Arcom indique, avec une dernière mise à jour au 18 août 2025, huit signaleurs de confiance désignés en France : e-Enfance, ALPA, IFAW, INDECOSA-CGT, Point de Contact, Addictions France, Crif et Licra. La Commission européenne publie de son côté la liste à jour de l’ensemble des signaleurs de confiance désignés dans l’Union européenne.
Dans quels cas faut-il réagir ?
Il faut agir sans attendre lorsque vous vous rendez compte que votre enfant :
découvre un contenu manifestement violent, sexuel ou haineux ;
subit des insultes, menaces ou humiliations répétées en ligne ;
voit circuler une photo ou une vidéo intime sans son accord ;
est victime de chantage, de sextorsion ou d’usurpation d’identité ;
tombe sur un contenu qui semble manifestement illégal.
La marche à suivre en 7 étapes
1. Repérez précisément le contenu ou le comportement en cause.
2. Conservez les preuves : captures d’écran, date, lien internet, pseudonymes, messages reçus ou envoyés.
3. Signalez le contenu à un signaleur de confiance, par exemple Point de Contact.
4. Le signaleur analyse la situation et vérifie si le contenu est illégal.
5. Si c’est le cas, il alerte la plateforme et, selon la situation, les autorités compétentes.
6. La plateforme retire le contenu rapidement ou motive son refus.
7. Le signaleur informe la famille du suivi et des actions entreprises.
En résumé
Ne laissez pas l’enfant seul face à la situation. Rassurez-le, évitez de diffuser davantage le contenu litigieux, et conservez les éléments utiles avant toute suppression. Le signalement est important non seulement pour protéger son propre enfant, mais aussi pour éviter que d’autres jeunes soient exposés au même contenu. Le guide Unaf/Point de Contact insiste sur cette dimension de protection collective et de geste citoyen.
À qui s’adresser concrètement ?
Point de contact permet de signaler simplement et gratuitement des contenus potentiellement illicites en ligne. L’association met à disposition un formulaire, une application mobile et une extension de navigateur ; elle analyse les signalements et peut faire le lien avec les plateformes et les autorités pour faire retirer rapidement le contenu illicite.
Le 3018 est le numéro dédié aux jeunes victimes et aux témoins de harcèlement et de violences numériques. Il est accessible 7 jours sur 7, de 9 h à 23 h, par téléphone, tchat et Messenger. e-Enfance indique que le 3018 dispose d’une procédure accélérée pour obtenir la suppression de contenus ou de comptes préjudiciables en quelques heures.
PHAROS, est le portail officiel de signalement aux autorités. Il permet d’alerter la police ou les services compétents sur un contenu ou un comportement illicite en ligne. En pratique, ce dispositif est complémentaire aux signaleurs de confiance. Dans les situations graves, il est souvent utile de faire les deux.
En résumé
Les signaleurs de confiance sont des alliés utiles pour les parents. Ils ne remplacent pas la vigilance familiale, mais ils permettent d’agir plus vite et plus efficacement lorsque des contenus illégaux mettent un enfant en danger. Face à un doute, il ne faut pas rester seul : conserver les preuves, signaler rapidement et se faire accompagner est souvent la meilleure protection.
Le Haut-Commissariat à la Stratégie et au Plan, chargé de conseiller le gouvernement, a publié une note d’analyse intitulée « Baisse de la natalité : adapter les politiques familiales sans normer les choix ».
La CNAFC reconnait un bon constat mais s’inquiète de préconisations qui passent à côté d’une relance effective de la natalité. Dire que « ce n’est pas le chèque qui fait l’enfant » est une formule qui occulte une grande partie du problème que rencontrent les couples qui désirent des enfants. En effet, si les familles ne mettent pas au monde des enfants à cause d’un « chèque », elles peuvent ne pas avoir d’enfant supplémentaire pour des raisons financières. Si certaines mesures semblent aller dans le bon sens, elles sont en fait insuffisamment pertinentes ou ambitieuses pour favoriser les naissances. Le Haut-Commissariat affirme vouloir redresser la natalité en favorisant l’implication des pères auprès de leurs bébés. Il est important de faciliter la possibilité pour les pères de prendre du temps avec leur tout-petit mais ceci n’a rien à voir avec un quelconque encouragement à la natalité.
Le Haut-Commissariat propose aussi de sécuriser l’organisation de la garde à partir du premier anniversaire de l’enfant, ce qui est pertinent. Mais tous les parents n’ont pas le souhait ou la possibilité de s’arrêter pour garder leur enfant jusqu’à ses un an. En quoi cette garantie sera-t-elle une sécurité si les places de crèches sont attribuées en priorité aux enfants de 1 à 3 ans et que de nombreuses familles avec des enfants plus jeunes sont en attente ?
Le Haut-Commissariat propose enfin de conditionner la possibilité de prendre un troisième mois de congé de naissance à la condition que le père ait déjà pris un mois d’arrêt. On peine à imaginer l’organisation chaotique des congés des parents mais, de plus, on sait que la Suède qui a développé une politique d’égalité homme-femme à travers sa politique familiale a de bons résultats en termes d’égalité des parcours professionnels mais nullement en termes de natalité. Les parents ont besoin de souplesse et de libre choix de leur organisation familiale, non d’une contrainte supplémentaire.
Les AFC préconisent une politique familiale ambitieuse, lisible et pérenne couplée à une valorisation de la famille et de l’accueil des enfants dans la culture de notre pays. Elles appellent à revaloriser les prestations familiales en les rendant véritablement universelles, à mettre en œuvre la flexibilité du travail à développer des politiques de prévention des ruptures conjugales, à simplifier les normes pour l’installation des assistantes maternelles (mode de garde plus souple et moins onéreux que les EAJE), à revaloriser fortement la PreParE pour les parents qui souhaitent garder eux-mêmes leurs enfants et à développer des aides au logement pour les jeunes familles.
Si certaines mesures du Haut-Commissariat semblent aller dans le bon sens, comme ajouter un troisième mois de congé de naissance ou garantir « un accès effectif formel à un mode de garde pour tous les enfants à partir de l’âge de 1 an », elles ne répondent que partiellement aux demandes des parents et sont en fait les seules mesures de politique familiale proposées dans la note. Les autres « réponses » conseillées par le Haut-Commissaire, « augmenter la productivité et travailler plus », par exemple, intéressent l’économie du pays à court terme et non la natalité.
Les AFC affirment avec force que la famille n’est pas une dépense supplémentaire, mais un investissement pour l’avenir. Il est donc urgent de mettre en œuvre une politique familiale ambitieuse accompagnée d’une culture pro-familles et enfants afin de permettre aux couples d’accueillir les enfants qu’ils désirent.
» Comment aider ma fille à s’épanouir pleinement dans sa vie de femme ? »
Parcours pour les jeunes filles de 15 à 17 ans
THÈME DU PARCOURS :
Oser ! Confiance et estime de soi pour les adolescentes
📅 Du lundi 22 juin au vendredi 26 juin
🕞 De 10h à 16h45
L’adolescence est une étape de vie charnière, souvent marquée par de profonds bouleversements physiques et émotionnels. Pour aider les jeunes filles de 14 à 17 ans à traverser cette période avec sérénité, l’association Familya Lyon propose le parcours « Graine de femme ». Composé de sept séances interactives et ludiques, ce programme offre un espace d’écoute neutre et bienveillant. Animé par nos professionnels de l’accompagnement, il permet aux adolescentes d’explorer leur personnalité en douceur, de mieux se comprendre et de porter un regard positif sur les transformations liées à leur identité féminine naissante.
À l’occasion de notre prochain cinéfamille, nous diffuserons le film Les Dimanches. Ce film émouvant et poétique nous fait vivre l’évolution d’une brillante élève dans un lycée catholique, qui décide de participer à une période d’intégration dans un couvent afin d’embrasser la vie religieuse. Cette décision surprend sa famille et déclenche des tensions inattendues. Acclamé par la critique et le public, Les Dimanches a rencontré un immense succès en Espagne grâce à sa sensibilité et à sa capacité à toucher tous les âges. Un film qui invite à la réflexion et à la contemplation, qui promet une soirée cinématographique riche en émotions. Venez partager ce moment unique avec nous !
Informations pratiques : 📅 29 mai à 20h30 📍 Cinéma Le Fellini à Villefontaine 💰 Adhérent – 7€30 / Moins de 14 ans – 5€60 / Tarif plein – 8€80✅ Inscription souhaitée sur le site de notre AFC