COMMUNIQUE DE PRESSE DE LA CNAFC « L’ASSEMBLEE VOTE LA MORT DANS UNE POLARISATION EXTRÊME.

Les députés ont adopté en deuxième lecture la proposition de loi sur l’aide à mourir et le suicide assisté. Le communiqué de presse des AFC.

C’est avec une majorité ténue que l’Assemblée nationale a adopté, par 299 voix contre 226, en seconde lecture, la proposition de loi relative à l’euthanasie et au suicide assisté. La progression de l’opposition témoigne d’une prise de conscience croissante des conséquences graves que ce texte pourrait avoir pour l’ensemble des Français et des personnes résidant en France. Elle révèle également la détermination de ses partisans à faire aboutir ce texte malgré la très forte opposition exprimée par les soignants, par les Eligibles et leurs aidants, par l’Ordre des médecins, par des philosophes et par l’ensemble des représentants religieux.

Un climat de polarisation

Le vote s’inscrit dans un climat fortement divisé, entre partisans qui ont montré leur volonté farouche de pousser le texte pour en faire un des plus transgressifs au monde, et les opposants. Ceux-ci ont une vive conscience qu’il ne peut s’agir d’un texte de fraternité envers les plus fragiles et que les hypothétiques garde-fous, qui n’ont pas résisté aux débats, seront davantage outrepassés encore si la loi entre en vigueur. Il est désormais évident que ce texte ne peut susciter aucun consensus, et c’est une proposition profondément clivante qui va continuer son parcours législatif.

Les Français ne veulent pas de ce texte

Les AFC regrettent un vote resté sourd aux inquiétudes d’une large partie des Français. Les députés ont adopté une proposition de loi qui menace les plus vulnérables d’entre nous et qui figure parmi les plus permissives qui soient. Plutôt que de répondre aux appels à l’aide des personnes en souffrance, elle semble marquer un renoncement au devoir premier de l’État : garantir et protéger le droit de vivre de nos concitoyens.

Les AFC déplorent l’absence de considération de la voix des professionnels de la santé, et ce jusque dans les positions de leur propre Ministre. Le rejet de l’objection de conscience pour les pharmaciens et l’absence de clause d’établissement sont une grave atteinte à la liberté de chacun.

L’enquête menée par les AFC et la Fondapol, réalisée par OpinionWay en décembre 2025, souligne l’ampleur des préoccupations. Elle montre qu’une majorité de Français rejette le texte adopté en 2025 et élargi aujourd’hui par les députés : 70 % d’entre eux se déclarent très inquiets quant à ses conséquences au sein des familles.

Comme l’a exprimé Michel Houellebecq : « Empoisonner les gens, on sait le faire depuis longtemps ; soulager leurs souffrances, c’est plus récent et plus sophistiqué. » Cette loi ne constitue pas un progrès mais une régression. Les AFC appellent les parlementaires à un sursaut d’humanité lors du prochain débat qui se tiendra au Sénat à partir du 1er avril.

Contre l’euthanasie, les AFC agissent !

Déjà en 2024 et 2025 :

  • Les AFC ont envoyé aux sénateurs leur enquête Fin de vie : la fabrique de l’opinion
  • Les AFC ont rencontré la sénatrice Christine Bonfanti-Dossat, afin de présenter le documentaire au Sénat
  • En mai 2024, la mairie de Paris annule son affichage faisant la promotion de l’euthanasie suite au référé liberté initié par les AFC
  • En 2024, Les AFC ont soutenu le tractage organisé par Faim2Vie, l’association des conventionnels opposés à toutes formes d’euthanasie
  • La Confédération nationale a envoyé les livrets La fin de vie en question aux députés pour qu’ils se posent les bonnes questions au moment des débats dans l’hémicycle.
  • Une lettre signée par 44 médecins a été envoyée au Conseil national de l’Ordre des médecins, pour lui demander une position ferme sur l’aide à mourir.

Pour donner plus d’ampleur à nos actions soutenez-nous en faisant un don.

(COMMUNIQUE DE PRESSE CNAFC) : LE SENAT VOTE FINALEMENT CONTRE LE BON TEXTE. IL EST URGENT D’ECRIRE AUX DEPUTES.

Mercredi 28 janvier, les sénateurs se sont opposés au texte de loi sur la fin de vie. C’est donc le texte le plus permissif au monde qui sera étudié en deuxième lecture à l’Assemblée nationale.

Le Sénat vient de rejeter la proposition de loi relative à l’aide à mourir à 181 contre et 122 voix pour. Ce rejet marque le refus des sénateurs de cautionner une pratique qui ne trouve aucun consensus au sein de la population. En conséquence, c’est le texte voté par l’Assemblée nationale en 2025 qui retournera en deuxième lecture dans l’hémicycle.

Ce texte est le plus permissif au monde. C’est un texte d’abandon qui ne respecte pas les besoins des plus fragiles, mais qui au contraire cherche à les supprimer.

Pourtant, et quoiqu’en dise la présidente de l’Assemblée nationale, les Français y sont majoritairement opposés. L’enquête des AFC et la Fondapol réalisée par Opinionway en décembre 2025 a montré à quel point les Français rejettent le texte voté en 2025. 70% d’entre eux se disent très inquiets sur les conséquences dans les familles.

Les AFC appellent chacun des députés à oser avoir le courage de dénoncer cette proposition de Loi, en entendant la voix de la raison exprimée par les Français.

L’Etat ne peut ni ne doit demander aux médecins d’abandonner leurs patients, aux familles d’abandonner leurs proches, ni à la société d’abandonner ses concitoyens.

Ensemble pour la vie – Les Associations Familiales Catholiques

(ARTICLE CNAFC) LOI FIN DE VIE : OÙ EN SOMMES-NOUS ?

Le Sénat rejette les conditions d’accès à l’euthanasie et au suicide assisté, envoie un signal fort avant le vote solennel du 28 janvier. Décryptage.

Le Sénat a examiné en première lecture la loi Fin de vie et a voté, le 21 janvier, contre l’article 4 qui définissait les conditions d’accès à l’euthanasie ou au suicide assisté. Ces conditions d’accès sont la clé de voute du texte : sans conditions d’accès, pas de malades éligibles à cette pratique et donc pas d’euthanasie, ni de suicide assisté.

Tous les amendements ont été examinés par le Sénat : certains articles ont été réécrits et une clause spécifique pour les établissements qui s’opposeraient à ces pratiques a été intégrée. Néanmoins, la clause de conscience ou le rôle de la commission de contrôle figurent toujours dans le texte alors qu’il n’y a plus la possibilité de pratiquer des euthanasies. Ce texte est donc bancal et insatisfaisant pour le législateur. Le projet de loi fera, comme prévu, l’objet d’un vote solennel le 28 janvier.

Si ce texte est rejeté, la deuxième lecture de l’Assemblée, prévue dès le mois de février, repartira du texte voté par l’Assemblée le 27 mai dernier. Les votes du Sénat auront une influence très relative.

Si ce texte est voté, la deuxième lecture de l’Assemblée devra repartir de ce texte certes imparfait mais qui a supprimé la mort administrée et a créé une clause d’établissement.

Quoi qu’il en soit, le Sénat a donc envoyé un message fort à l’Assemblée : « Nous ne voulons pas de l’euthanasie, ni du suicide assisté. Nous voulons protéger les établissements qui refusent ces pratiques » Si rien n’est gagné, il s’agit d’une étape importante qui permettra au Sénat de peser dans ce débat au long cours.

Nous pouvons encourager nos sénateurs à voter positivement lors du vote solennel du 28 janvier.

RESOLUTION 2026 : « J’ECRIS A MES SENATEURS ».

Alors que le projet de loi relatif à l’euthanasie et au suicide assisté est passé en commission des Affaires sociales du Sénat, il est plus que temps d’écrire à vos sénateurs.

Le texte sera examiné dans l’hémicycle du Sénat le 20 janvier prochain. Faites connaître votre position !
Plusieurs élus ont déjà changé leur vote suite aux lettres reçues par les citoyens.
A votre tour ! Vos mots ont la force nécessaire pour convaincre les sénateurs.

Ensemble pour la vie”

C’est notre cri de guerre face à la démission d’une société qui réfléchit actuellement à la légalisation de l’euthanasie et du suicide assisté.🔥

👉🏼En tant que citoyen français, montrez à vos élus que vous vous opposez fermement à une loi qui légaliserait l’abandon des plus fragiles et des plus faibles d’entre nous.

Dès maintenant cliquez sur ce lien et écrivez à votre élu !🖋️

(COMMUNIQUE DE PRESSE CNAFC) SONDAGE : LES FRANCAIS OPPOSES AUX DISPOSITIONS DE LA LOI SUR L’EUTHANASIE.

Les AFC et la Fondapol ont réalisé un sondage auprès de l’institut OpinionWay pour mesurer l’opinion sur la proposition de loi « Droit à l’aide à mourir ».

Découvrez les principaux résultats.

La CNAFC et la Fondapol ont fait réaliser un sondage Opinionway de 38 questions auprès d’un panel de 3021 français adultes entre le 22 et le 30 octobre 2025. Il portait sur la proposition de loi relative au « Droit à l’aide à mourir » afin d’évaluer l’opinion des Français sur ce texte de loi voté en première lecture à l’Assemblée nationale et qui sera examinée au Sénat à partir du 20 janvier 2026.

Les résultats de l’enquête révèlent une réticence nette à la mise en œuvre des dispositions du texte voté en mai 2025 sur l’euthanasie et le suicide assisté.

Les premiers résultats montrent un réel intérêt des Français pour le sujet mais une méconnaissance quasi-totale du texte de loi. 82% des sondés se disent intéressés alors que seuls 7% ont lu le texte voté à l’Assemblée nationale en mai 2025.

Lorsqu’ils prennent connaissance de la procédure concrète qui doit mener à l’euthanasie ou au suicide assisté, les réponses des Français ne correspondent pas du tout à ce que prévoit le texte de loi. Les Français sont majoritairement opposés aux conséquences pratiques des modalités prévues :

  • 78% des Français demandent une procédure spécifique pour les personnes souffrant de déficience intellectuelle.
  • 73 % demandent un avis d’un psychiatre ou d’un psychologue en cas de doute sur les capacités de discernement de la personne
  • 57 % des sondés estiment que le second médecin devrait avoir l’obligation d’examiner le patient

« Le même désaveu majoritaire apparaît aussi dans les procédures de contrôle de l’administration de l’euthanasie et du suicide assisté : 68% des sondés préfèreraient que celle-ci intervienne avant et non après l’acte euthanasique […] toutes choses qui ne sont pas prévues en l’état. »[1]

Enfin, les familles sont particulièrement inquiètes des conséquences : 70% des Français estiment que si cette proposition de loi était adoptée, il pourrait en découler de graves désaccords au sein des familles ou entre les proches de la personne décédée.

S’il a existé un débat public, celui-ci était sans doute à sens unique puisque ce sondage révèle que les attentes des Français n’ont pas été écoutées. Nous appelons le Parlement à prendre en compte la réticence nette des Français de tous bords politiques, loin d’approuver un texte aussi transgressif.

« Une société moderne ne donne pas la mort » – Jean Léonetti.

[1] Fin de vie, une fabrique de l’opinion – Présentation et décryptage des résultats de l’enquête conçue par les AFC et réalisée par l’institut d’études Opinionway

Les AFC publient un site d’envoi de lettres aux sénateurs et députés pour engager leurs adhérents à agir contre une possible légalisation de l’euthanasie.