COMMUNIQUE DE PRESSE DE LA CNAFC: ARRET DU PROJET DE LOI FIN DE VIE.

L’annonce des résultats des élections européennes, puis de la dissolution de
l’Assemblée nationale, dimanche soir, témoigne de l’absence de concorde
politique dans notre pays. De cela, nul ne peut se réjouir.


Les Associations Familiales Catholiques accueillent avec soulagement, mais
non sans gravité, l’interruption parlementaire dans les débats sur le projet de
loi sur la fin de vie, et prennent acte de son retrait du calendrier parlementaire.
Les questions sociétales majeures, comme celles qui touchent à la fin de vie, ont
besoin d’un travail exigeant et sincère. Depuis le début du processus, ces
conditions n’étaient pas garanties en raison du refus d’écouter ceux qui sont
aux côtés des malades.


La nouvelle séquence électorale aboutira à une recomposition parlementaire.
Les AFC espèrent qu’elle permettra le retour de la défense des plus faibles et la
primauté de la recherche du Bien Commun. A ce titre, les AFC rappellent la
nécessité de poursuivre le développement de l’offre de soins palliatifs et
d’améliorer fortement notre système de santé, alors que51% des Français
disent ne pas pouvoir y accéder facilement.


Afin d’accompagner la campagne électorale des élections législatives, les AFC
vont adresser dès demain des propositions concrètes à l’ensemble des
candidats pour rappeler les enjeux les plus urgents liés à la famille, cellule vitale
de la société, et les aider à prendre en compte les besoins réels des familles.

LETTRE OUVERTE AUX CANDIDATS AUX ELECTIONS LEGISLATIVES (CNAFC).

Dans une lettre ouverte à tous les candidats aux élections législatives anticipées 2024, les AFC détaillent 15 propositions pour les familles.

La dissolution de l’Assemblée nationale annoncée par le Président de la République le 9 juin dernier, provoque de nouvelles élections législatives, qui se tiendront les 30 juin et 7 juillet 2024.

Les AFC, en tant que représentants des familles, prennent leur part au débat et ont adressé ce mercredi 12 juin une lettre ouverte à tous les candidats aux élections législatives.

Ce courrier comprend notamment 15 propositions au sujet de la démographie, de la santé, de l’enfance, du pouvoir d’achat et de la société, qu’elles souhaitent voir prises en compte dans les programmes électoraux et mises en œuvre par la suite.

Lettre ouverte aux candidats aux élections législatives

Madame, Monsieur,

Vous qui candidatez aux élections législatives, vous aurez peut-être à rejoindre l’un des 577 sièges de l’Assemblée nationale. Il vous appartiendra alors de participer de manière active à la destinée de notre pays.

La qualité du travail démocratique est plus que jamais, une nécessité impérieuse ; les Françaises et les Français ont très clairement exprimé leur attente en la matière ce dimanche 9 juin 2024.

La place de la famille dans la société est une question trop souvent, sinon oubliée, à tout le moins cantonnée à des questions financières dans le débat public.

Les Associations Familiales Catholiques qui portent la voix de toutes les familles depuis 1905 vous exhortent à prendre en considération les 15 points suivants dans vos programmes et à les mettre en œuvre le moment venu.

Concernant la démographie, la crise que connaît la France depuis 1974 est due à une natalité inférieure au taux de renouvellement naturel de la population. Les contraintes de garde et les charges financières des ménages n’ont rien facilité. Le modèle social Français étant basé sur la solidarité intergénérationnelle, la chute de la natalité crée un problème réel sur les modalités de financement. Pour y faire face, la natalité doit être accompagnée pour permettre aux couples ayant un projet parental de le mener à bien. Cela passe par :

Lettre ouverte aux candidats aux élections législatives (afc-france.org)

JO Paris 2024 : QUELS CHANGEMENTS POUR LES FRANCILIENS ?

Les Jeux Olympiques 2024 auront lieu en France du 26 Juillet au 11 Août et les Jeux Paralympiques du 28 Août au 15 septembre.

En région parisienne, durant cette période, que vous soyez spectateur, résident ou simple visiteur, il faut vous renseigner, anticiper et organiser vos déplacements.

Des transports saturés ?

Contrairement aux idées reçues, le nombre de personnes circulant globalement dans les transports durant cette période sera inférieur au niveau habituel compte tenu de la période de vacances scolaires. Cependant, des difficultés existeront tout de même aux abords des sites olympiques.

D’autre part, la capacité des infrastructures a été augmentée pour tenir compte des visiteurs. C’est le cas notamment du prolongement de la ligne 14 depuis la station Olympiades jusqu’à Aéroport d’Orly ainsi que son automatisation et la modernisation de ses rames.

Des tarifs augmentés ?

Il a été annoncé que les tarifs des transports pendant cette période allaient doubler pour financer le renforcement de l’offre de transports, mais les franciliens ne seront pas impactés :

  • Les abonnés du Pass Navigo, de la carte Imagine R ou Améthiste de même que les bénéficiaires de tarifications sociales ne sont pas concernés ;
  • Pour les autres usagers, il sera opportun d’acheter :
  • des titres de transport au tarif habituel avant le 20 Juillet ;
  • ou un forfait journalier passe illimité « Paris 2024 ».

Des informations en temps réel

Plusieurs plateformes sont disponibles afin de permettre aux voyageurs de suivre en temps réel l’évolution du trafic.

  • Des applications :
    • Bonjour RATP pour Paris intra-muros
    • Ile-de-France Mobilités pour l’ensemble de la région parisienne
  • Des sites web dédiés sont également mis en place

Signal conso, un service public pour les consommateurs

La CNAFC, en tant qu’association de consommateurs participe à la communication dans le cadre des jeux olympiques, en lien avec le déroulement des épreuves sportives et des conditions d’accueil des touristes.

C’est ainsi que nous informons les participants à ces manifestations que le site SignalConso devient bilingue ! L’application mobile et le site destinés à accompagner les consommateurs souhaitant signaler une pratique commerciale trompeuse, ont été traduits.

Billetterie, transports, restaurants, hébergements, paiements, … En cas de problème de consommation avec un professionnel, signalez-le en quelques clics ici.

Cette version de SignalConso, en anglais, vous est dédiée. Vous pouvez également y déposer un signalement si vous avez un litige suite à un achat sur un site internet français. Plus d’informations sur le site de la répression des fraudes (DGCCRF).

ARTICLE CNAFC: UN ENFANT MINEUR PEUT-IL RECEVOIR UNE DONATION ?

Un enfant mineur peut recevoir une donation, mais selon des critères bien précis

prévus par la loi.

Un mineur non émancipé ne peut agir seul

Un enfant mineur non émancipé n’a pas de capacité juridique et ne peut donc agir seul. Pour recevoir une donation, il devra donc être représenté par ses représentants légaux, ses parents, voire ses grands-parents ou le tuteur en l’absence de ces derniers.

En revanche un mineur non émancipé ne peut pas bénéficier d’un autre dispositif appelé « don de sommes d’argent », qui permet également de toucher une donation en somme d’argent sans imposition, celui-ci étant réservé aux donataires majeurs et aux mineurs émancipés.

Pour un enfant mineur, la donation appartient à l’enfant mais ce sont les représentants légaux, généralement les parents, qui accompliront tous les actes d’administration et de gestion relatifs à ce bien jusqu’à la majorité de l’enfant.

Lorsque le mineur a ses deux parents, chacun d’entre eux exerce, en principe, l’autorité parentale. Chaque parent est donc susceptible de réaliser seul des opérations pour le compte du mineur. Certaines opérations nécessitent l’accord des deux parents.

Quelles conditions pour une donation ?

  • Donations des parents : chaque parent peut donner jusqu’à 100 000 € par enfant sans qu’il y ait de droits de donation à payer. Un couple peut donc transmettre à chacun de ses enfants 200 000 € en exonération de droits.
    Cet abattement de 100 000 € peut s’appliquer en une seule ou en plusieurs fois tous les 15 ans. Ainsi, si l’abattement n’a pas été utilisé en totalité lors d’une première donation, vous pouvez en utiliser le solde encore disponible pendant une période de 15 ans.
  • Donations des grands parents : sous les mêmes conditions, les donations consenties aux petits-enfants bénéficient d’un abattement de 31 865 €, et celles consenties aux arrière-petits-enfants de 5 310 €. Ces dispositions sont applicables que le bénéficiaire soit majeur ou mineur.

Ces abattements peuvent se cumuler entre eux : un enfant peut  recevoir 200 000 € (100 000 x 2) de ses parents et 127 460 € (31 865 x 4) de ses quatre grands-parents tous les 15 ans sans droit de donation à régler.

Attention : la donation doit être déclarée à l’administration fiscale même si elle n’est pas imposée.

ARTICLE CNAFC : « DISCERNER POUR VOTER EN CONSCIENCE ».

Comment faire son choix entre des candidats à nos yeux imparfaits ? Sur quels critères les catholiques doivent-ils fonder leur décision ? Entretien.

Qui sont-ils ?

  • Fabrice Hadjadj est écrivain et philosophe, directeur de l’institut Philanthropos en suisse
  • Le Père Marc Lambret est prêtre du diocèse de Paris et aumônier des parlementaires depuis 2018

Voter est-il si important pour un chrétien dont l’espérance est celle de la vie éternelle ?

Père Marc Lambret – Les chrétiens savent que leur responsabilité pour ce monde vient aussi de leur élection au Royaume qui n’est pas de ce monde. Voter, c’est pour tout être humain une responsabilité à l’égard de tous, mais celle-ci est d’autant plus pressante et grave pour les chrétiens que la charité les presse, et qu’ils sont la lumière du monde par leur baptême. Cet apport qu’ils sont censés fournir à leurs contemporains, personne ne pourra le remplacer. Donc, s’ils manquent à leur devoir, si le sel s’affadit, qu’est-ce qui pourra saler ?

Fabrice Hadjadj – Je voudrais d’abord rappeler que la vie politique  comprend beaucoup d’autres dimensions que l’élection  présidentielle, à commencer par l’exercice de notre métier, ou nos engagements locaux ou associatifs. Je crains toujours que la  présidentielle ne confisque les énergies politiques au profit d’un  grand spectacle d’intronisation et de décapitation successives. En commençant sa vie politique par le bas, le chrétien se souvient que ce qui le commande dans l’action est l’amour du prochain.  Deuxièmement, je rejoins le P. Lambret : être tourné vers le Père Éternel, c’est être tourné vers Celui qui est le créateur de ce monde temporel et donc être confirmé, par la foi en sa Providence, qu’il est bon pour moi d’être né Français et de participer à la vie française au
XXIe siècle. Le chrétien, parce qu’il sait que la politique n’est pas tout, a une attitude qui ne pourra jamais le tourner vers des formes totalitaires ou fascisantes. Cette juste distance n’est pas un dédain ou un mépris, mais lui permet d’être suffisamment dégagé pour opérer un discernement.

« En commençant sa vie politique par le bas, le chrétien se souvient que ce qui le commande dans l’action est l’amour du prochain. » Fabrice Hadjadj

Le président ou la présidente de la République peut-il (elle) être un homme ou une femme providentiel(le) ? Quelles attentes faut-il placer en lui (ou elle) ?

Père M. L. – Toutes les époques et toutes les sociétés ont cette tentation de déifier le roi, le chef. Dans notre histoire politique récente, celle-ci a été relayée par le fait que, à la suite de la Seconde Guerre mondiale, nous avons eu des statures historiques comme le général de Gaulle ou François Mitterrand. Il ne faut pas s’étonner si l’éloignement de ces périodes extraordinaires nous prive de rôles  extraordinaires. Mais ce qui me paraît essentiel, concernant notre regard sur l’élection présidentielle, c’est surtout l’affaiblissement d’une grande part des structures institutionnelles, y compris des partis politiques. Voilà pourquoi cette tentation est à la fois plus pressante, plus hystérique et plus désespérée que jamais. Il est donc important de désillusionner nos contemporains.

F.H. – Je trouve très pertinent ce rapport de proportion inverse entre l’affaiblissement institutionnel et le désir d’un homme qui incarne toutes les dimensions du pouvoir. Mais aujourd’hui, les grands enjeux sont des enjeux écologiques, planétaires : dès lors, la dimension historique, nationale, tend à s’affaiblir. On risque de ne même plus rechercher un homme providentiel, mais de se confier, avec la faiblesse des institutions politiques, à des experts, ou même à des systèmes experts et à des algorithmes. Au moins, l’homme providentiel nous présente encore une forme d’incarnation du pouvoir et une figure humaine de responsabilité. D’autre part, la Bible ne cesse de nous parler à la fois de libérateurs – Abraham, Moïse, chacun des Juges… – mais aussi de liberté. On attend un libérateur, mais si l’on se focalise sur lui, celui-ci peut tout d’un coup devenir un dictateur, avec notre consentement. Le Christ, le libérateur par excellence, à un moment, abdique, s’efface. C’est ça la Pentecôte ! C’est le passage de la libération, comme acte passif, à la liberté comme exercice de ma responsabilité. Je ne suis pas l’ennemi de tout libérateur, mais si on se focalise sur la figure du libérateur, on perd sa liberté et sa responsabilité.

Père M. L. – Le risque du passage du prétendu libérateur au despote est réel, si bien qu’avant de voter il faut évaluer le rapport des candidats aux institutions, dont le président est le garant selon la Constitution. La question de la confiance qu’on peut faire aux  candidats pour ce qui est de respecter celles-ci et de les défendre est capitale.

Aucun candidat ne propose un programme qui soit en adéquation parfaite avec l’Évangile et la foi catholique. Peut-on voter pour un moindre mal ?

Père M. L. – Ne cédons pas à la facilité de dire : « Ils sont tous mauvais ! » Certes, ils sont tous mauvais, mais Dieu seul est bon ! Pour répondre à cette question, je vais citer le cardinal Vingt-Trois dans le document publié par les évêques de France en 2011 : « Nous devons soigneusement distinguer ce qui relève de l’impossibilité de conscience et ce qui relève d’un choix encore acceptable, même s’il ne correspond pas totalement à nos convictions, parce que, alors, un bien, même modeste, reste réalisable ou peut être sauvegardé, en tout cas davantage que dans d’autres hypothèses. » Bien sûr, il y a des principes qui doivent être tenus très fermement, à l’aune  desquels certains candidats peuvent se trouver en opposition avec notre foi. Mais pour pouvoir agir, il faut donc soigneusement travailler avant de conclure dans un sens ou dans l’autre. Attention à ne pas habiller un moment d’émotion ou un premier penchant d’une déclaration de principe sur tel ou tel candidat : « celui-là est  insupportable, je le raye ». Nous risquerions d’avaler le chameau en ayant filtré le moucheron. Dès lors, il nous reste à faire une pondération entre les possibles, en nous fiant à des sources institutionnelles et non à des propos de café du commerce.

F. H. – L’ordre de la cité temporelle n’est jamais celui d’une lumière sans ombre et du bien sans tache. Il est normal qu’on soit dans un domaine de pénombre. Le domaine de la politique n’est pas celui des mathématiques, il n’y a pas de propositions univoques, avec des possibilités de déductions, comme on le ferait d’un théorème. On est livré à des situations multifactorielles, dans un domaine où l’on ne maîtrise pas les conséquences, puisqu’elles sont liées à une société multiple et libre et à la contingence propre de l’avenir. Il y a un moment où on fait un choix, de l’ordre de la responsabilité personnelle.

« Attention à ne pas habiller un moment d’émotion ou un premier penchant d’une déclaration de principe sur tel ou tel candidat. Nous risquerions d’avaler le chameau en ayant filtré le moucheron. » Père Marc Lambret

Y a-t-il des critères qui soient prioritaires sur les autres ?

F. H. – C’est la question de l’ordre des biens : est-ce que la défense de la vie l’emporte sur la répartition des richesses ? Imaginons que quelqu’un veuille donner moins aux pauvres et plus aux riches et qu’en même temps il soit contre l’avortement et le mariage pour tous : la réponse n’est pas si claire que ça, et elle appartient à chacun, en conscience. En Italie, le mouvement Communion et Libération donne une consigne de vote à ses membres, sur le seul critère de la liberté de l’Église. Ce à quoi doit veiller le chrétien, c’est qu’il ait la possibilité de défendre la vie, de s’occuper des pauvres, d’enseigner, d’annoncer la Bonne Nouvelle. On peut imaginer un pouvoir qui distribuerait parfaitement les richesses mais qui interdirait tout culte : le chrétien devrait s’y opposer.

M.L. – Le critère principal de la liberté religieuse est une donnée de toujours et partout, même si elle nous échappe en France avec notre tradition laïque. Pourtant, nous n’avons pas du tout à renoncer à ce critère mais à le renforcer. Il porte en lui la question de la liberté de conscience, que Vatican II a reconnue comme un bien de droit divin. Celle-ci ne mène ni au libertarisme ni au libéralisme, mais au respect des droits de chacun, de la personne humaine et de la conscience de chacun. Ce respect est éclairé par le sens de la liberté de l’Église. Voilà le critère principal.

F. H. – Ce critère est doublé par la liberté de l’Église à prêcher la vérité pour que ces personnes puissent librement y avoir accès. Derrière ce critère de liberté, il y a aussi le droit et le devoir à l’enseignement, à l’éducation, et – pour le chrétien – à l’annonce de la Bonne Nouvelle.

M.L. – Bien sûr, reconnaître la liberté de conscience, c’est aussi reconnaître que toute conscience humaine est faite pour la vérité. L’Église est Mater et Magistra, et son sens de la vérité est un service qu’elle doit à tous.

Comment former sa conscience pour faire un choix libre et responsable ?

F. H. – On pourrait penser que le mieux informé est celui qui a suivi tous les débats, qui sait à quoi s’en tenir. Mais ceux-ci sont souvent faits pour qu’il y ait un triomphateur plutôt que pour que des idées soient pesées et développées. Le chrétien sera toujours un très bon politique quand il fera son devoir d’état. C’est là, de proche en  proche, que se joue notre être politique. J’écoute très peu les gens débattre, je lis peu les journaux. Si on ne veut pas que ce soit simplement un spectacle, il faut d’abord être au courant des sujets qui sont en jeu, pas de ce qu’en disent les candidats.

M.L. – Je suis tellement d’accord avec vous que je n’ai pas pensé une seconde à citer les débats ou les professions de foi des candidats pour former la conscience ! Ma recommandation est extrêmement pratique : il faut s’intéresser aux informations et aux discours qui sont repérables, signés et sourcés. Ne vous contentez pas des idées qui traînent. Nous sommes dans une époque de l’image et de l’émotion, ce qui est très ruineux pour la formation éclairée du jugement.