(Article de la CNAFC) ENTRETIEN OBLIGATOIRE A L’ECOLE : LES AFC REFUSENT LA SURVEILLANCE DE TOUTES LES FAMILLES.

Votée ce 13 octobre, la loi « intégrale » contre les violences sexuelles et sexistes prévoit un entretien individuel régulier pour chaque enfant, dès la maternelle. Les AFC s’inquiètent de cette mesure.

Aujourd’hui, 13 octobre, est votée à l’Assemblée nationale la loi « intégrale » contre les violences sexuelles et sexistes faites aux femmes et aux enfants.

Les AFC se réjouissent de la prise en compte effective de ces violences qui, jusqu’à « Me too » et la CIIVISE passaient largement sous silence. La sécurité des femmes et des enfants en sera heureusement renforcée.

Un entretien individuel dès la maternelle

L’article 30 de ce texte stipule que les enfants, dès l’âge de la maternelle, auront un entretien individuel organisé à quatre reprises au cours de la scolarité de ce dernier puis annuellement à partir de 2032, « afin d’évaluer leur bien-être, de prévenir et de dépister toute forme de violence, y compris pour les enfants instruits à domicile. »

De nombreuses questions sans réponse

Cet article ouvre de nombreuses questions :

Le ministre affirme que 15 000 personnes supplémentaires seraient nécessaires pour cette mission.

Avec quel budget ?

Quelle formation pour recueillir la parole des enfants ?

Quels critères de « bien-être » ?

Est-ce à l’Etat de les définir ?

Quelle place pour les parents, seuls détenteurs de l’autorité parentale ?

L’Etat peut-il s’arroger le droit de suspecter toutes les familles au prétexte que certaines sont défaillantes ?

Quelle suite sera donnée à ces entretiens ?

L’Etat incapable de protéger correctement les enfants qui lui sont confiés au sein de l’ASE est-il légitime pour mener ces actions ?

Est-ce la mission de l’école alors que celle qui lui est dévolue – l’instruction – est de moins en moins efficiente ?

La prévention passe par les familles

Ce dispositif est pensé sous le seul angle de la surveillance, de la répression et du traitement. La prévention au sein des familles passe, quant à elle, par le renforcement des compétences des parents – premiers et principaux éducateurs – la prévention des séparations conjugales, le soutien et la valorisation des familles et la diffusion de pratiques de bientraitance.

Les familles sont loin d’être parfaites mais toutes les tentatives pour les remplacer se sont systématiquement soldées par un échec plus cuisant encore.

Nous refusons de basculer vers une société de la surveillance de l’ensemble des familles.

(Article CNAFC du 09/10/2026) PUFFS INTERDITS : PRES DE 10 000CIGARETTES ELECTRONIQUES JETABLES RETIREES DE LA VENTE.

Interdites en France depuis février 2025, les cigarettes électroniques jetables restent encore présentes dans certains commerces. Une campagne de contrôles menée par la DGCCRF auprès de près de 500 professionnels a conduit au retrait de près de 10 000 « puffs » et à plusieurs dizaines de sanctions.

86 % des établissements contrôlés en règle

La plupart des professionnels semblent avoir intégré l’interdiction des cigarettes électroniques jetables. Sur les 491 établissements contrôlés par la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF), 86 % respectaient la réglementation.

Les contrôles ont concerné en priorité les distributeurs, mais aussi des grossistes, fabricants et importateurs. Selon les autorités, les réseaux spécialisés dans le vapotage et les buralistes se sont notamment rapidement adaptés à l’interdiction entrée en vigueur en février 2025.

Des ventes encore constatées dans 70 commerces

La DGCCRF a toutefois relevé des infractions dans 70 établissements, soit près de 15 % des commerces contrôlés.

Dans certains cas, les cigarettes électroniques jetables n’étaient pas exposées mais restaient disponibles à la vente. Les enquêteurs ont ainsi pu constater leur présence en différant la révélation de leur identité.

D’autres professionnels semblaient méconnaître le champ de l’interdiction, estimant à tort qu’elle ne concernait que les produits contenant de la nicotine.

Au total, près de 10 000 puffs ont été retirées de la vente, dont plus de 1 000 saisies directement par les agents. Une quarantaine d’injonctions de mise en conformité ont été prononcées et sept procédures pénales sont en cours, notamment lorsque la commercialisation était délibérément dissimulée. Dix-huit avertissements ont également été adressés.

Un enjeu de santé publique, notamment pour les jeunes

L’interdiction vise notamment à limiter l’exposition des plus jeunes aux produits de vapotage.

Les puffs se distinguent par leur simplicité d’utilisation, leurs couleurs, leurs arômes sucrés ou fruités et leur forte présence sur les réseaux sociaux, autant de caractéristiques susceptibles de renforcer leur attractivité auprès des adolescents.

La Direction générale de la santé rappelle que la nicotine est une substance fortement addictive et que son exposition chez les enfants et les adolescents peut affecter le développement cérébral, notamment l’attention et l’apprentissage.

Les autorités soulignent également que l’initiation au vapotage peut constituer un facteur de risque d’entrée dans le tabagisme. Les effets sanitaires à long terme du vapotage restent par ailleurs encore imparfaitement connus.

Des déchets électroniques à usage unique

Au-delà des risques sanitaires, les cigarettes électroniques jetables posent aussi un problème environnemental.

Composées notamment de plastique, de métaux et de batteries au lithium, elles génèrent des déchets électroniques difficiles à traiter. Leur usage unique contribue à multiplier ces déchets et à accroître les risques de pollution des sols et des eaux.

Des contrôles appelés à se poursuivre

La réglementation applicable aux produits du vapotage reste stricte : limitation du taux de nicotine, exigences de sécurité, obligations d’information et interdiction de vente aux mineurs, avec ou sans nicotine.

La DGCCRF et la Direction générale de la santé appellent les consommateurs à la vigilance, en particulier lors d’achats en ligne, et rappellent qu’une cigarette électronique usagée ne doit jamais être jetée avec les ordures ménagères.

Les services de l’État annoncent enfin la poursuite des contrôles en 2026, notamment sur internet, ainsi qu’une vigilance renforcée sur le respect de l’interdiction de la publicité en faveur des produits de vapotage.

LE PODCAST DES FAMILLES : « L’INCROYABLE HISTOIRE DE RELIGIEUSES AU SERVICE DE LA VIE » avec les petites sœurs des maternités catholiques.

Dans ce nouvel épisode du podcast des familles, nous vous faisons rencontrer les petites sœurs des maternités catholiques.

« Ce n’est pas un renoncement pour la mort, c’est un renoncement pour la vie ! » Nous leur avons demandé si ce n’était pas dur de renoncer à avoir un enfant et en même temps d’aider les parents à accueillir la vie, et voici leur réponse.

Découvrez leur histoire centenaire, leurs missions au service des familles, des parents et de la vie; le tout illustré par de merveilleuses anecdotes toute plus inspirantes et belles les unes que les autres ! Et au milieu, un rappel fondamental : la famille est source de vie !

L’incroyable histoire de religieuse au service de la vie – YouTube

Communiqué de Presse de la CNAFC : BUDGET 2027 : LE REARMEMENT DEMOGRAPHIQUE QUI DEFAVORISE LES FAMILLES.

Le projet de budget 2027, présenté jeudi en Conseil des ministres, prévoit de
remplacer la majoration de retraite de 10 % accordée aux parents d’au moins
trois enfants par un forfait de 125 euros (montant issu du rapport IGAS IGF). Il
prévoit également de ne pas revaloriser les aides personnelles au logement
(APL), « exceptionnellement en 2027 ».


Les Associations Familiales Catholiques (AFC) dénoncent des mesures injustes,
qui frappent les familles au moment où leurs charges explosent.
Le forfait de 125 euros améliorera certes quelques petites retraites de femmes
seules, et c’est une bonne nouvelle pour elles. Mais pour les familles, le foyer
sera perdant. Cette mesure pénalise lourdement la retraite des familles
nombreuses de la classe moyenne, qui ont sacrifié une partie de leur carrière
et de leur pouvoir d’achat pour élever trois enfants ou plus.


Depuis les années 1980, les allocations familiales sont sous-indexées. Pour la
première fois, la revalorisation serait nulle, alors que toutes les factures
flambent : électricité, carburant et, bientôt, alimentation à la suite des
canicules de l’été. Ce sont les familles les plus précaires et les plus nombreuses
qui seront le plus mises à contribution, alors que ce sont elles qui assurent la
stabilité de notre système social et de retraite.


Notre système de retraite et de sécurité sociale repose sur le nombre d’actifs.
Or le désir d’enfants des Français (2,27) reste supérieur au nombre d’enfants
qu’ils ont réellement (1,56). Il est donc d’une importance vitale pour la nation
d’aider les Français à accueillir et à élever le nombre d’enfants qu’ils
souhaitent. Le gouvernement ne peut pas, d’un côté, parler de « réarmement
démographique » et, de l’autre, défavoriser près de 60 % des familles par la
réforme de la majoration de retraite, et 591 000 familles par l’abaissement des
plafonds de ressources pour les APL.


Les AFC demandent au gouvernement et au Parlement :

  • de renoncer à la suppression de la majoration de retraite de 10 % pour
    les parents de trois enfants et plus ;
  • de revaloriser les allocations familiales et les aides au logement, au
    minimum au niveau de l’inflation ;
  • de mettre en cohérence les arbitrages budgétaires avec l’ambition
    affichée de relance de la natalité.

COMMUNIQUE DE PRESSE DE LA CNAFC DU 23 SEPTEMBRE « AVORTEMENT UNE LIBERTE IMPOSEE ».

LA DREES vient de publier les chiffres des IVG en France en 2025. Les AFC rappellent qu’aucune femme n’avorte de gaieté de cœur. Ce drame est parfois imposé aux femmes qui avortent sous la contrainte de leurs proches ou pour des raisons économiques. Les AFC demandent des solutions pour prendre en charge la détresse de ces femmes et leur apporter tout le soutien nécessaire. 

La DREES fait état d’une augmentation du nombre d’avortements par rapport à 2024, +8 130 avortements ce qui représente une augmentation de plus de 3%, le bilan en 2025 s’élève donc à 259 400.

Ce chiffre est un bilan désastreux mettant en lumière l’échec de la France à apporter des solutions aux femmes et aux familles.L’argument du libre choix ne tient plus. Une récente étude américaine1 , montre que si 33% des répondantes disent avoir avorté de leur plein gré, 43% disent l’avoir accepté alors qu’il ne correspondait pas à leurs valeurs et préférences ; 14% déclarent que leur avortement n’était pas désiré et allait à l’encontre de leurs préférences. Et enfin, 10% disent avoir été contraintes de le faire.

Les Associations Familiales Catholiques rappellent qu’il existe des alternatives à l’avortement.
Elles soutiennent un changement de politique incluant en particulier :
– L’étude et la lutte contre les facteurs de risque (précarité socio-économique, déscolarisation…) de recourir à l’IVG en cas de grossesse imprévue
– La mise en place d’aides matérielles et financières en faveur des mères en difficultés et de leurs familles
– La valorisation de l’accouchement sous le secret
– Le développement de l’éducation affective, relationnelle et sexuelle des plus jeunes pour une meilleure connaissance de la physiologie de la reproduction.
– L’IVG est un indicateur de détresse psycho-sociale et pas seulement un totem féministe. Une autre politique est possible.
1« Les facteurs de risque prédictifs de détresse après un avortement montrent que la plupart des avortements sont contre-indiqués : une étude transversale rétrospective ». Publiée le 13 août 2026 dans Issues in Law & Medicine – Revue de l’Alliance pour la médecine hippocratique, – Drs Patricia K. Giebink et Martha W. Shuping, David C. Reardon.