(Article CNAFC 27/05/2026) PERE POTEZ : « HOMMES ET FEMMES IL LES CREA…ET ILS VECURENT HEUREUX ? »

Décédé le mercredi 20 mai dernier, le père François Potez était intervenu le 19 octobre 2024 pour introduire un nouveau cycle de conférence AFC Jeunes. Retrouvez son intervention en podcast.

A l’occasion de son intervention pour les AFC Jeunes, le Père Potez nous invitait à découvrir ou redécouvrir toute la cohérence de l’anthropologie chrétienne à la lumière de la Sagesse divine qui crée l’Homme à son image et qui pose les fondements des relations entre les hommes et les femmes. Vous trouverez ci-après les  grandes lignes de son intervention, à retrouver également en podcast.

« Le thème de l’homme et de la femme m’a toujours passionné, bien avant mon ordination. Dans ma famille, ces questions étaient abordées librement, ce qui était assez rare dans les années 1960-1970. J’ai ensuite approfondi cette réflexion au cours de ma vie professionnelle, puis tout au long de mon sacerdoce, en accompagnant des jeunes, des couples et des familles.

Cette question est immense. Elle a pris une importance particulière dans l’Église grâce à l’enseignement de saint Jean-Paul II, qui a développé une vision profondément renouvelée de l’homme, de la femme et de la sexualité.

La science s’attache à comprendre le « comment » : comment fonctionne le corps, comment se déroule la reproduction, comment évoluent les espèces. La théologie, elle, cherche le « pourquoi » : pourquoi Dieu a créé l’homme et la femme, quel est le sens de leur existence, et quelle est la finalité de la sexualité.

Selon la tradition chrétienne, l’homme est créé à l’image de Dieu. Pendant longtemps, on a réduit cette idée à l’intelligence et à la volonté. C’est vrai, mais insuffisant. L’homme est surtout capable d’entrer dans une relation personnelle d’amour avec Dieu, un « face à face » libre et conscient.

Dieu est amour. Et cet amour, dans la foi chrétienne, se comprend à travers la Trinité : le Père qui donne, le Fils qui reçoit et se donne en retour, et l’Esprit Saint qui est l’amour échangé. L’homme et la femme sont appelés à refléter cet amour.

C’est pourquoi Dieu crée l’humanité homme et femme. L’un ne suffit pas sans l’autre. Ils sont différents, mais complémentaires. Chacun existe pour l’autre, dans une relation de don réciproque.

Le corps humain a un sens profond : il permet d’exprimer l’amour. Les gestes du corps manifestent ce que porte le cœur. Dans l’union conjugale, le don de soi s’exprime pleinement, et il est inséparable de la transmission de la vie.

Ainsi, sexualité, amour et fécondité sont intrinsèquement liés. Les séparer, c’est altérer leur signification profonde.

Le péché consiste précisément en une rupture de cette logique du don : au lieu de se donner, l’homme cherche à prendre, à utiliser l’autre pour lui-même.

Pourtant, la vocation fondamentale de l’être humain demeure le don de soi. C’est dans ce don que la personne s’accomplit.

La conscience joue un rôle essentiel : elle permet de discerner ce qui conduit véritablement à l’amour et au bonheur. Elle est, en quelque sorte, le lieu intérieur où l’homme reconnaît la vérité du bien.

En conclusion, comprendre le sens du corps, de la différence homme-femme et de la sexualité revient à découvrir le projet de Dieu : un projet d’amour, de don réciproque et de vie »

Le Père François Potez, né en 1955, est un prêtre catholique français, ancien officier de la Marine nationale. Il a été ordonné prêtre en 1989 et a exercé dans plusieurs paroisses, notamment Notre-Dame-du-Travail et Saint-Philippe-du-Roule. Son ministère a été marqué par une forte préoccupation pour l’éducation des jeunes et la préparation au mariage. Il a également collaboré à des projets cinématographiques, comme le film « Sacerdoce » et « Sacré-Cœur ». Le Père Potez est décédé le 20 mai 2026, laissant un héritage de foi et d’humanité.

J’écoute le podcast !

(Article CNAFC 22 mai 2026). LES REPRESENTANTS DES USAGERS, UN RÔLE AU SERVICE DES PATIENTS.

Les représentants des usagers (RU) ont une mission importante au service des patients. Toutes les explications sur ce rôle clé.

Les nouveaux représentants des usagers sont désignés dans les commissions des usagers des hôpitaux et des cliniques. Depuis 17 ans, les AFC sont agréées par le ministère de la santé au niveau national pour représenter les usagers dans les instances hospitalières ou de santé publique.

Être Représentant des Usagers AFC, c’est représenter TOUS les usagers en veillant au respect de la dignité de chaque personne humaine. Découvrez le témoignage d’une représentante des usagers des systèmes de santé.

La mission des représentants des usagers

Concrètement, la mission de la Commission des Usagers (CDU) est un lieu de dialogue entre les usagers et les professionnels. Elle sert à améliorer le fonctionnement de l’hôpital, à en adapter le fonctionnement aux besoins des patients, de leurs proches, et à veiller à ce que leurs droits soient respectés. Cette mission est le socle de toutes les autres, sur lequel repose tout l’édifice de la démocratie en santé. C’est la seule commission qui veille au respect des droits de tous les usagers, et qui permette de construire ensemble un hôpital vraiment soucieux du patient : un patient informé, qui bénéficie de soins sûrs, et de qualité.

Alors, pourquoi pas vous ?

Devenez, vous aussi, représentant des usagers dans un établissement proche de chez vous, pour aider l’hôpital à progresser, remettre de l’humain dans une organisation très lourde. Une bonne écoute, une capacité à se mettre à la place des différents usagers et une bonne distance pour rapporter de manière constructive des axes de progrès et retours de patients à l’établissement sont un atout précieux pour faire avancer les travaux.

Pour plus de renseignements, contactez-nous : cnafc-services@afc-france.org

COMMUNIQUE DE PRESSE DE LA CNAFC (12 mai 2026) : AIDE A MOURIR, LES SENATEURS REJETTENT A NOUVEAU LE TEXTE.

Après avoir adopté définitivement le texte sur « L’égal accès de tous à l’accompagnement et aux soins palliatifs », le Sénat a examiné en deuxième lecture la proposition de Loi relative au « Droit à l’aide à mourir ». La Haute Assemblée a rejeté l’article 2 avec les voix des opposants à l’euthanasie et les voix des sénateurs qui estimaient que le texte n’allait pas assez loin. Par cohérence, le Sénat a ensuite supprimé l’ensemble des articles suivants, rejetant le texte et renonçant au vote solennel.

Les Sénateurs ont à nouveau montré qu’il n’y avait pas de consensus possible sur un texte qui aurait organisé la précipitation de la fin de vie des plus vulnérables.

Le narratif d’un texte attendu par les Français ne tient plus. L’équilibre recherché depuis le début de cette séquence parlementaire n’a jamais été trouvé. Ce d’autant que de plus en plus de députés s’opposent à cette proposition de loi. Les Français ne demandent pas qu’on légalise le suicide assisté et l’euthanasie mais souhaitent un égal accès aux soins palliatifs pour tous.

La représentation nationale est incapable de s’entendre sur ce texte qui divise au lieu de rassembler.

Alors que l’examen de cette proposition de loi s’apparente à de l’acharnement législatif et que le sondage AFC-Fondapol a montré que les Français n’en voulaient pas, les AFC appellent le Président de la République et le Premier ministre, à supprimer ce texte de l’agenda parlementaire.

(ARTICLE CNAFC) SIGNALEUR DE CONFIANCE, PROTEGER SON ENFANT EN LIGNE.

Face aux dangers du numérique, les signaleurs de confiance aident les familles à faire retirer rapidement les contenus illégaux et à mieux protéger les enfants en ligne.

Internet est un espace d’échanges, d’apprentissage et de loisirs, mais il peut aussi exposer les mineurs à des contenus choquants ou illégaux. L’Unaf (Union nationale des associations familiales) et Point de Contact ont publié, le 9 février 2026, un guide pratique pour aider les familles à comprendre le rôle des « signaleurs de confiance » et à agir plus efficacement. Ce guide rappelle notamment que 77 % des mineurs disent avoir déjà vu des contenus jugés choquants en ligne, et que 35 % déclarent avoir été victimes de cyberharcèlement.

À quoi sert un signaleur de confiance ?

Un signaleur de confiance est une organisation reconnue pour son expertise dans la détection et le signalement de contenus présumés illégaux en ligne, auprès des plateformes internet, pour faire retirer rapidement ce contenu. En France, ces organismes sont désignés par l’Arcom, dans le cadre du règlement européen sur les services numériques (DSA). Leurs signalements doivent être traités en priorité par les plateformes concernées. La plateforme garde toutefois la responsabilité de décider si le contenu doit être retiré ou bloqué.

Pourquoi ce dispositif est-il utile aux familles ?

Lorsqu’un enfant est confronté à une situation grave sur internet, les parents ne savent pas toujours vers qui se tourner ni comment faire retirer rapidement un contenu. Le recours à un signaleur de confiance permet d’obtenir un regard humain, une analyse experte et un signalement prioritaire auprès de la plateforme. Le guide Unaf/Point de Contact cite notamment les cas suivants : cyberharcèlement, diffusion non consentie d’images intimes, sextorsion, incitation à la haine, apologie du terrorisme, usurpation d’identité, contenus pédocriminels ou provocations au suicide.

Qui sont les signaleurs de confiance en France ?

L’Arcom indique, avec une dernière mise à jour au 18 août 2025, huit signaleurs de confiance désignés en France : e-Enfance, ALPA, IFAW, INDECOSA-CGT, Point de Contact, Addictions France, Crif et Licra. La Commission européenne publie de son côté la liste à jour de l’ensemble des signaleurs de confiance désignés dans l’Union européenne.

Dans quels cas faut-il réagir ?

Il faut agir sans attendre lorsque vous vous rendez compte que votre enfant :

  • découvre un contenu manifestement violent, sexuel ou haineux ;
  • subit des insultes, menaces ou humiliations répétées en ligne ;
  • voit circuler une photo ou une vidéo intime sans son accord ;
  • est victime de chantage, de sextorsion ou d’usurpation d’identité ;
  • tombe sur un contenu qui semble manifestement illégal.

La marche à suivre en 7 étapes

1. Repérez précisément le contenu ou le comportement en cause.

2. Conservez les preuves : captures d’écran, date, lien internet, pseudonymes, messages reçus ou envoyés.

3. Signalez le contenu à un signaleur de confiance, par exemple Point de Contact.

4. Le signaleur analyse la situation et vérifie si le contenu est illégal.

5. Si c’est le cas, il alerte la plateforme et, selon la situation, les autorités compétentes.

6. La plateforme retire le contenu rapidement ou motive son refus.

7. Le signaleur informe la famille du suivi et des actions entreprises.

En résumé

Ne laissez pas l’enfant seul face à la situation. Rassurez-le, évitez de diffuser davantage le contenu litigieux, et conservez les éléments utiles avant toute suppression. Le signalement est important non seulement pour protéger son propre enfant, mais aussi pour éviter que d’autres jeunes soient exposés au même contenu. Le guide Unaf/Point de Contact insiste sur cette dimension de protection collective et de geste citoyen.

À qui s’adresser concrètement ?

     Point de contact permet de signaler simplement et gratuitement des contenus potentiellement illicites en ligne. L’association met à disposition un formulaire, une application mobile et une extension de navigateur ; elle analyse les signalements et peut faire le lien avec les plateformes et les autorités pour faire retirer rapidement le contenu illicite.

    Le 3018 est le numéro dédié aux jeunes victimes et aux témoins de harcèlement et de violences numériques. Il est accessible 7 jours sur 7, de 9 h à 23 h, par téléphone, tchat et Messenger. e-Enfance indique que le 3018 dispose d’une procédure accélérée pour obtenir la suppression de contenus ou de comptes préjudiciables en quelques heures.

    PHAROS, est le portail officiel de signalement aux autorités. Il permet d’alerter la police ou les services compétents sur un contenu ou un comportement illicite en ligne. En pratique, ce dispositif est complémentaire aux signaleurs de confiance. Dans les situations graves, il est souvent utile de faire les deux.

    En résumé

    Les signaleurs de confiance sont des alliés utiles pour les parents. Ils ne remplacent pas la vigilance familiale, mais ils permettent d’agir plus vite et plus efficacement lorsque des contenus illégaux mettent un enfant en danger. Face à un doute, il ne faut pas rester seul : conserver les preuves, signaler rapidement et se faire accompagner est souvent la meilleure protection.

    Règlement sur les services numériques (DSA) : liste des signaleurs de confiance désignés par l’Arcom | Arcom

    Signaleur de confiance : des alliés pour protéger vos enfants en ligne | Unaf

    Accueil – Point de Contact

    internet-signalement.gouv.fr – Accueil

    (COMMUNIQUE DE PRESSE CNAFC) NATALITE : UN CONSTAT JUSTE, DES MESURES INADAPTEES AUX ENJEUX.

    Le Haut-Commissariat à la Stratégie et au Plan, chargé de conseiller le
    gouvernement, a publié une note d’analyse intitulée « Baisse de la natalité :
    adapter les politiques familiales sans normer les choix ».


    La CNAFC reconnait un bon constat mais s’inquiète de préconisations qui
    passent à côté d’une relance effective de la natalité.
    Dire que « ce n’est pas le chèque qui fait l’enfant » est une formule qui occulte
    une grande partie du problème que rencontrent les couples qui désirent des
    enfants. En effet, si les familles ne mettent pas au monde des enfants à cause
    d’un « chèque », elles peuvent ne pas avoir d’enfant supplémentaire pour des
    raisons financières.
    Si certaines mesures semblent aller dans le bon sens, elles sont en fait
    insuffisamment pertinentes ou ambitieuses pour favoriser les naissances.
    Le Haut-Commissariat affirme vouloir redresser la natalité en favorisant
    l’implication des pères auprès de leurs bébés. Il est important de faciliter la
    possibilité pour les pères de prendre du temps avec leur tout-petit mais ceci n’a
    rien à voir avec un quelconque encouragement à la natalité.


    Le Haut-Commissariat propose aussi de sécuriser l’organisation de la garde à
    partir du premier anniversaire de l’enfant, ce qui est pertinent. Mais tous les
    parents n’ont pas le souhait ou la possibilité de s’arrêter pour garder leur enfant
    jusqu’à ses un an. En quoi cette garantie sera-t-elle une sécurité si les places de
    crèches sont attribuées en priorité aux enfants de 1 à 3 ans et que de
    nombreuses familles avec des enfants plus jeunes sont en attente ?


    Le Haut-Commissariat propose enfin de conditionner la possibilité de prendre
    un troisième mois de congé de naissance à la condition que le père ait déjà pris
    un mois d’arrêt. On peine à imaginer l’organisation chaotique des congés des
    parents mais, de plus, on sait que la Suède qui a développé une politique
    d’égalité homme-femme à travers sa politique familiale a de bons résultats en
    termes d’égalité des parcours professionnels mais nullement en termes de
    natalité. Les parents ont besoin de souplesse et de libre choix de leur
    organisation familiale, non d’une contrainte supplémentaire.

    Les AFC préconisent une politique familiale ambitieuse, lisible et pérenne
    couplée à une valorisation de la famille et de l’accueil des enfants dans la
    culture de notre pays.
    Elles appellent à revaloriser les prestations familiales en les rendant
    véritablement universelles, à mettre en œuvre la flexibilité du travail à
    développer des politiques de prévention des ruptures conjugales, à simplifier les
    normes pour l’installation des assistantes maternelles (mode de garde plus
    souple et moins onéreux que les EAJE), à revaloriser fortement la PreParE pour
    les parents qui souhaitent garder eux-mêmes leurs enfants et à développer des
    aides au logement pour les jeunes familles.


    Si certaines mesures du Haut-Commissariat semblent aller dans le bon sens,
    comme ajouter un troisième mois de congé de naissance ou garantir « un accès
    effectif formel à un mode de garde pour tous les enfants à partir de l’âge de 1
    an », elles ne répondent que partiellement aux demandes des parents et sont
    en fait les seules mesures de politique familiale proposées dans la note.
    Les autres « réponses » conseillées par le Haut-Commissaire, « augmenter la
    productivité et travailler plus », par exemple, intéressent l’économie du pays à
    court terme et non la natalité.


    Les AFC affirment avec force que la famille n’est pas une dépense
    supplémentaire, mais un investissement pour l’avenir. Il est donc urgent de
    mettre en œuvre une politique familiale ambitieuse accompagnée d’une
    culture pro-familles et enfants afin de permettre aux couples d’accueillir les
    enfants qu’ils désirent.

    Communique_de_Presse_natalite_note_commissaire_a-la-strategie-et-au-plan_VF.pdf