L’UNAF OBTIENT LA CREATION DU CONGE DE NAISSANCE SUPPLEMENTAIRE : UN NOUVEAU DROIT POUR LES JEUNES PARENTS !

L’Unaf obtient une mesure qu’elle portait depuis plus de 10 ans, à savoir la création d’un congé supplémentaire de naissance à la suite des congés maternité, paternité. Ce congé sera mieux indemnisé que le congé parental actuel, qui sera par ailleurs maintenu comme l’Unaf l’avait demandé.
L’Unaf obtient un nouveau droit pour les parents ! | Unaf

Le congé supplémentaire de naissance est un nouveau congé indemnisé, créé par la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026.Il s’ajoute aux congés existants (congé de maternité, de paternité et d’accueil de l’enfant ou congé d’adoption) et ne les remplace pas.

L’objectif de ce dispositif, dans un contexte de baisse de la natalité, est de renforcer l’égalité entre les femmes et les hommes et de donner plus de temps aux familles pour concilier vie professionnelle et vie familiale, en favorisant le bon développement de l’enfant dans ses premiers mois.

Pour qui ?

Le congé supplémentaire de naissance s’adresse à l’ensemble des parents actifs remplissant les conditions d’ouverture de droit à la suite d’une naissance ou de l’accueil d’un enfant :

  • salariés,
  • travailleurs indépendants (artisans commerçants, professions libérales y compris praticiens et auxiliaires médicaux (PAMC), qu’ils soient dirigeants ou conjoints collaborateurs),
  • agents contractuels de droit public,
  • demandeurs d’emploi
  • artistes – auteurs, etc.

Peuvent en bénéficier :

  • les parents d’enfants nés à partir du 1er janvier 2026,
  • les parents d’enfants nés prématurément dont la naissance était prévue à compter de cette date,
  • les parents adoptants d’enfants arrivés au foyer entre le 1er janvier 2026 et le 30 juin 2026.

Pour les assurés relevant d’autres régimes (fonctionnaires, militaires, non-salariés agricoles, régimes spéciaux…), des informations spécifiques seront disponibles sur service-public.gouv.fr.

Comment ça marche ?

Chaque parent peut bénéficier d’un ou deux mois de congé, pris simultanément ou en alternance avec l’autre parent. 
Le congé peut être pris en une seule fois ou fractionné en deux périodes d’un mois non consécutif.  

Pour en bénéficier, les parents devront avoir préalablement pris l’intégralité de leurs congés de maternité, de paternité et d’accueil de l’enfant ou d’adoption.

Quelles sont les démarches pour en bénéficier ?

  • Pour les salariés : les parents salariés devront simplement en informer leur employeur dans un délai de 1 mois avant la date de début de congé souhaitée. Il faudra préciser la durée, 1 ou 2 mois, et s’il est fractionné ou pris en une seule fois. C’est ensuite l’employeur qui fera la transmission auprès de la caisse primaire d’assurance maladie en charge de l’indemnisation. Les salariés n’ont aucune démarche à effectuer auprès de leur caisse primaire d’assurance maladie.

À noter : le délai de prévenance de 1 mois sera réduit à 15 jours lorsque le congé supplémentaire de naissance prend la suite immédiate du congé de paternité et d’accueil ou d’adoption et qu’il n’est pas possible, compte tenu de la durée de ce premier congé, de respecter le délai de droit commun de 1 mois.

  • Pour les travailleurs indépendants : ils devront demander ce congé auprès de leur caisse primaire d’assurance maladie (CPAM) de résidence.

Combien ?

Pour les salariés, l’indemnisation est dégressive :

  • 70 % du salaire net le premier mois,
  • 60 % du salaire net le second mois.

Elle est versée par la caisse primaire d’Assurance maladie.

À partir de quand ?

Le congé supplémentaire de naissance sera accessible à compter du 1er juillet 2026, après publication des décrets d’application.

Dans quel délai peut-on prendre ce congé ?

Pour les enfants nés ou arrivés au foyer entre le 1er janvier et le 30 juin 2026, le congé pourra être pris jusqu’au 31 mars 2027 (soit dans un délai maximal de 9 mois à compter du 1er juillet 2026).

Pour les enfants nés ou arrivés au foyer à partir du 1er juillet 2026, le congé devra être pris dans les 9 mois suivant la naissance ou l’arrivée de l’enfant.

Ce délai est prolongé lorsque les congés légaux sont eux-mêmes allongés (naissances multiples, dispositions conventionnelles, etc.).

Quand prévenir l’employeur ?

Les parents devront informer leur employeur au moins 1 mois avant le début du congé, en précisant :

  • la date de début,
  • la durée du congé,
  • et, en cas de congé de 2 mois, s’il est fractionné ou non.

Ce délai est réduit à 15 jours lorsque le congé supplémentaire de naissance débute immédiatement après un congé de paternité, d’accueil de l’enfant ou d’adoption, et qu’il n’est pas possible de respecter le délai d’un mois.

Tout savoir sur le congé supplémentaire de naissance | CAF – Caisse d’Allocations Familiales

APRES LES MUNICIPALES, LES CCAS VONT ÊTRE RENOUVELES. Il reste dans le Rhône des communes sans représentant (Fontaine sur Saone, Caluire, Sud de Lyon).

Afin de représenter au mieux l’intérêt des familles au sein des services sociaux de la commune, devenez administrateur au sein du centre communal d’action sociale (CCAS)


Les conseils d’administration des centres communaux d’action sociale (CCAS) sont présidés par le Maire. Les CA sont composés de 16 administrateurs, –
dont 8 conseillers municipaux et de 8 membres issus :
o d’associations d’insertion ou
o d’associations familiales ou
o d’associations de retraités ou
o d’associations en charge du handicap.
A l’issue des élections municipales, une fois l’installation du nouveau conseil faite, le maire adresse dans les deux mois, un appel à candidatures par affichage en mairie ou sur le site internet. Les associations intéressées disposent d’un délai de 15 jours pour adresser leurs listes d’au moins 3 candidats qu’elles mandatent pour siéger.
Pour le cas spécifique des Associations Familiales, notamment les AFC, leur candidature est à adresser à l’UDAF qui se met en rapport avec les Conseils municipaux.
Le maire choisit et nomme par arrêté les personnes qu’il retient appartenant aux 4 catégories d’associations. Il s’agit d’un mandat bénévole de 6 ans avec 4 à 8 CA par an.
Pour être recevables, les candidatures devront concerner des personnes : – – – –
mandatées par une association siégeant dans le département ;
qui participent à une action de prévention, d’animation ou de développement social dans les
communes considérées; sans relation de prestation à l’égard du CCAS/CIAS (en termes de fourniture de biens ou de services); et ne disposant d’aucun mandat de conseiller municipal / communautaire par ailleurs (le cumul n’étant pas possible).

Pour plus de précisions, consulter le guide UNCCAS sur les représentants associatifs,
https://www.unccas.org/representants-associatifs-pourquoi-et-comment-devenir-administrateurs-du-ccas-cias

Communiqué de presse de l’UNAF : aider les parents à avoir le nombre d’enfants qu’ils souhaitent, un enjeu national

En baisse continue depuis 2014, la fécondité n’a connu aucun rebond : elle sera à nouveau de l’ordre de 1,83 enfant par femme cette année, contre près de 2,01 il y a 10 ans.

Une fécondité en baisse alors que le désir d’enfant est présent

Pourtant, le nombre idéal personnel d’enfants est de 2,39, au même niveau que 10 ans auparavant. Mais pourquoi les parents n’ont pas le nombre d’enfants qu’ils souhaitent ? Depuis l’enquête sur le désir d’enfant on sait que la réponse est en grande partie d’ordre matériel : par exemple, avant de commencer à avoir des enfants, les couples veulent en premier lieu s’assurer d’un logement adéquat, d’un emploi stable et de ressources financières suffisantes. Ce qui permet aux familles d’avoir le nombre d’enfants qu’elles souhaitent, c’est avant tout leur confiance dans un environnement matériel durablement favorable.

Or la conciliation vie familiale et vie professionnelle s’est détériorée et les ressources des familles sont grevées par plus d’une décennie de coupes dans les politiques familiales. Dans ces conditions, comment avoir la confiance nécessaire dans l’avenir pour se lancer dans un projet d’enfant qui engage les parents pour la vie ?

Les bébés de 2023 sont les cotisants de 2043

Les pouvoirs publics doivent se saisir de cet enjeu démographique, car aider les parents ou futurs parents à réaliser leur désir d’enfant bénéficie à la société dans son ensemble, notamment au système de retraite et de santé. Les bébés de 2023 sont les cotisants à partir de 2043. Dans le cadre de la réforme des retraites, présentée par le Gouvernement comme indispensable pour préserver la solidarité entre générations, le ministre des Comptes publics, Gabriel Attal a assuré hier que « soutenir la natalité » n’était « pas du tout » tabou pour l’exécutif, et que la démographie était « un des éléments essentiels », qui « implique que l’on agisse ».

Congé parental et Service public de la Petite Enfance au secours de notre système de répartition

Un premier pas doit être de transposer sans attendre la directive européenne en faveur de la conciliation vie familiale et professionnelle, qui doit améliorer l’indemnisation du congé parental et les conditions de travail des parents.

Un autre est de poser les bases d’un véritable service public de la petite enfance, qui offre à chaque parent, après les congés maternité, paternité et parental, la certitude d’un accès à une solution d’accueil financièrement abordable et de qualité. La baisse continue de la fécondité met en péril notre système de solidarité par répartition (Santé, Retraites) qui repose sur un renouvellement de la population. Il est grand temps d’aider les parents à réaliser leurs projets de familles en relançant la politique familiale.