Les disputes entre frères et sœurs vous épuisent ? Cette matinée interactive de 2 heures vous accompagne pour comprendre et apaiser les conflits fraternels. Découvrez des outils concrets pour restaurer l’harmonie familiale et accueillir sereinement la rivalité naturelle entre enfants.
Pourquoi participer à l’atelier Matinée des parents : rivalités dans la fratrie
Cet atelier vous offre l’opportunité de transformer les moments de tension en occasions d’apprentissage. Vous découvrirez des méthodes éprouvées pour accompagner jalousie et conflits, tout en encourageant une ambiance familiale plus harmonieuse. Grâce à une approche interactive basée sur des exemples concrets, vous repartirez avec des clés pratiques immédiatement applicables. L’animation par une psychologue formée à la méthode Faber et Mazlish garantit un encadrement professionnel et bienveillant pour vous soutenir dans cette démarche.
samedi 13 juin 2026|10:00 – 12:00|61 Av. de Verdun, 69330 Meyzieu, France
Face aux dangers du numérique, les signaleurs de confiance aident les familles à faire retirer rapidement les contenus illégaux et à mieux protéger les enfants en ligne.
Internet est un espace d’échanges, d’apprentissage et de loisirs, mais il peut aussi exposer les mineurs à des contenus choquants ou illégaux. L’Unaf (Union nationale des associations familiales) et Point de Contact ont publié, le 9 février 2026, un guide pratique pour aider les familles à comprendre le rôle des « signaleurs de confiance » et à agir plus efficacement. Ce guide rappelle notamment que 77 % des mineurs disent avoir déjà vu des contenus jugés choquants en ligne, et que 35 % déclarent avoir été victimes de cyberharcèlement.
À quoi sert un signaleur de confiance ?
Un signaleur de confiance est une organisation reconnue pour son expertise dans la détection et le signalement de contenus présumés illégaux en ligne, auprès des plateformes internet, pour faire retirer rapidement ce contenu. En France, ces organismes sont désignés par l’Arcom, dans le cadre du règlement européen sur les services numériques (DSA). Leurs signalements doivent être traités en priorité par les plateformes concernées. La plateforme garde toutefois la responsabilité de décider si le contenu doit être retiré ou bloqué.
Pourquoi ce dispositif est-il utile aux familles ?
Lorsqu’un enfant est confronté à une situation grave sur internet, les parents ne savent pas toujours vers qui se tourner ni comment faire retirer rapidement un contenu. Le recours à un signaleur de confiance permet d’obtenir un regard humain, une analyse experte et un signalement prioritaire auprès de la plateforme. Le guide Unaf/Point de Contact cite notamment les cas suivants : cyberharcèlement, diffusion non consentie d’images intimes, sextorsion, incitation à la haine, apologie du terrorisme, usurpation d’identité, contenus pédocriminels ou provocations au suicide.
Qui sont les signaleurs de confiance en France ?
L’Arcom indique, avec une dernière mise à jour au 18 août 2025, huit signaleurs de confiance désignés en France : e-Enfance, ALPA, IFAW, INDECOSA-CGT, Point de Contact, Addictions France, Crif et Licra. La Commission européenne publie de son côté la liste à jour de l’ensemble des signaleurs de confiance désignés dans l’Union européenne.
Dans quels cas faut-il réagir ?
Il faut agir sans attendre lorsque vous vous rendez compte que votre enfant :
découvre un contenu manifestement violent, sexuel ou haineux ;
subit des insultes, menaces ou humiliations répétées en ligne ;
voit circuler une photo ou une vidéo intime sans son accord ;
est victime de chantage, de sextorsion ou d’usurpation d’identité ;
tombe sur un contenu qui semble manifestement illégal.
La marche à suivre en 7 étapes
1. Repérez précisément le contenu ou le comportement en cause.
2. Conservez les preuves : captures d’écran, date, lien internet, pseudonymes, messages reçus ou envoyés.
3. Signalez le contenu à un signaleur de confiance, par exemple Point de Contact.
4. Le signaleur analyse la situation et vérifie si le contenu est illégal.
5. Si c’est le cas, il alerte la plateforme et, selon la situation, les autorités compétentes.
6. La plateforme retire le contenu rapidement ou motive son refus.
7. Le signaleur informe la famille du suivi et des actions entreprises.
En résumé
Ne laissez pas l’enfant seul face à la situation. Rassurez-le, évitez de diffuser davantage le contenu litigieux, et conservez les éléments utiles avant toute suppression. Le signalement est important non seulement pour protéger son propre enfant, mais aussi pour éviter que d’autres jeunes soient exposés au même contenu. Le guide Unaf/Point de Contact insiste sur cette dimension de protection collective et de geste citoyen.
À qui s’adresser concrètement ?
Point de contact permet de signaler simplement et gratuitement des contenus potentiellement illicites en ligne. L’association met à disposition un formulaire, une application mobile et une extension de navigateur ; elle analyse les signalements et peut faire le lien avec les plateformes et les autorités pour faire retirer rapidement le contenu illicite.
Le 3018 est le numéro dédié aux jeunes victimes et aux témoins de harcèlement et de violences numériques. Il est accessible 7 jours sur 7, de 9 h à 23 h, par téléphone, tchat et Messenger. e-Enfance indique que le 3018 dispose d’une procédure accélérée pour obtenir la suppression de contenus ou de comptes préjudiciables en quelques heures.
PHAROS, est le portail officiel de signalement aux autorités. Il permet d’alerter la police ou les services compétents sur un contenu ou un comportement illicite en ligne. En pratique, ce dispositif est complémentaire aux signaleurs de confiance. Dans les situations graves, il est souvent utile de faire les deux.
En résumé
Les signaleurs de confiance sont des alliés utiles pour les parents. Ils ne remplacent pas la vigilance familiale, mais ils permettent d’agir plus vite et plus efficacement lorsque des contenus illégaux mettent un enfant en danger. Face à un doute, il ne faut pas rester seul : conserver les preuves, signaler rapidement et se faire accompagner est souvent la meilleure protection.
Dans un contexte international complexe et anxiogène, nombreux sont les parents qui se questionnent sur la nécessité d’instaurer un dialogue sur les conflits actuels avec leurs enfants. Entre crainte et sentiment d’impuissance, il est souvent difficile de passer le pas, voici quelques éléments de langages simples.
Pourquoi leur parler de la guerre ?
Certains parents ne souhaitent pas avoir cette discussion avec leurs enfants pour deux raisons principales: ils ne veulent pas créer un sentiment d’insécurité chez leurs enfants, ils se sentent démunis pour le faire. La première raison est souvent évoquée en cabinet de psychothérapie concernant d’autres sujets difficiles comme la mort, la sexualité ou la question des abus. Les AFC vous proposent un article pour aborder le sujet de la mort avec les enfants. Même s’il est évident que le dialogue doit être adapté à l’âge de l’enfant, il est impératif de retenir que le silence parental est toujours plus anxiogène pour un enfant que la discussion. En effet, nous savons bien que les cours d’école, de collège ou de lycée mais aussi les réseaux sociaux, les écrans et nos propres conversations d’adultes surprises par l’enfant, se chargent de leur apporter des informations, rarement justes sur le contenu et encore moins contenantes. L’enfant va alors créer ses propres théories pour comprendre le monde et se sentira très seul face aux émotions qu’elles génèrent en lui. Cela relève donc de la responsabilité des parents que d’apporter quelques éléments de compréhension et de réassurance à leurs enfants.
Comment aborder le sujet ?
Il s’agit tout d’abord d’être soi-même en état d’avoir cette conversation. Si le parent est trop débordé émotionnellement, l’enfant ne pourra percevoir de la réassurance dans cette discussion. Prenez donc soin d’y avoir réfléchi avant, d’être suffisamment calme vous-même et préparé pour commencer le dialogue. Si vous avez plusieurs enfants, essayez de prendre un temps privilégié avec chacun afin d’ajuster le vocabulaire et la complexité du discours en fonction de l’âge de l’enfant. Pour initier la conversation, commencez toujours par questionner l’enfant lui-même: que sait-il? qu’a-t-il compris? Il est important de le questionner également sur ses émotions: a-t-il peur? Fait-il des cauchemars? A-t-il regardé des images anxiogènes?
Un dialogue stimulant
Le dialogue avec votre enfant va amener de la pensée, stimuler le cérébral et ainsi permettre que les émotions ne prennent pas toute la place. Il s’agit alors d’apporter des éléments concrets de compréhension et de connaissance. Munissez-vous par exemple d’un atlas afin d’avoir un support à la discussion. L’enfant et l’adolescent n’ont que rarement conscience des frontières et des distances, ce qui augmente le sentiment d’insécurité. Plus l’enfant est âgé, plus vous pourrez revenir aux sources des conflits. Mais il est important de ne pas avoir une pensée trop manichéenne dès le plus jeune âge, de sortir de la vision simpliste des gentils et des méchants. C’est l’occasion de montrer que le conflit entre êtres humains fait partie de leur vie au quotidien, qu’ils y sont eux-mêmes confrontés tous les jours et trouvent des solutions pour y faire face. Vous pouvez également “dézoomer” de notre époque et rappeler que les conflits entre nations sont présents tout au long de l’histoire de l’humanité. Il est normal d’être inquiet face aux nouveaux conflits car cette génération n’en a heureusement plus l’habitude.
Ce que les enfants ont besoin d’entendre
L’enfant a besoin d’entendre des éléments de réassurance quant à notre sécurité. Rappelez-lui pour cela que notre pays n’est pour le moment en guerre avec aucune nation, que nous coopérons avec d’autres Etats pour le maintien de la paix. Vous pouvez également expliquer qu’il existe de grandes instances internationales pour tenter de protéger la paix durablement et que, même si elles sont actuellement malmenées, elles continuent tout de même de jouer leur rôle. Rappelez également à vos enfants que des hommes et des femmes s’entraînent et œuvrent quotidiennement pour notre sécurité. C’est d’ailleurs l’occasion de leur inculquer le devoir de reconnaissance et de gratitude envers eux.
Vous pouvez aussi aborder la valeur de la paix. Nous avons la chance de vivre dans un pays qui souhaite protéger le plus possible la paix et qui œuvre dans ce sens dans un esprit de tempérance au niveau international.
Enfin, le fonctionnement psychique humain ne supporte pas le sentiment d’impuissance, quel que soit l’âge. Encouragez donc votre enfant à avoir une petite action pour la paix: se réconcilier lui-même avec quelqu’un, prier pour la paix, déposer une bougie à cette intention.
Quels bienfaits ?
Ce dialogue avec votre enfant a pour objectif de limiter ses propres théories face aux éléments anxiogènes qu’il perçoit mais aussi de légitimer ses émotions face aux sujets. Vous ne disposez pas d’un pouvoir magique d’enlever toute ses angoisses, mais la discussion sera un précieux support de réassurance pour votre enfant. Il ne se sentira pas seul dans d’angoisse mais aussi pas LE seul à ressentir des émotions diverses face à l’environnement.
Plus largement, par ces conversations, votre enfant intégrera qu’il peut vous faire confiance, que vous êtes disponible et à l’écoute pour d’autres dialogues autour de sujets pas toujours simples à aborder pour lui dans son développement.
Mathilde Tiberghien, Psychologue clinicienne. Psychothérapeute de couple et de famille.
Les Associations Familiales Catholiques alertent les parents sur une forme de littérature très en vogue chez les jeunes, et en particulier les jeunes adolescents : la Dark Romance (« romance sombre »).
Né aux Etats-Unis dans les années 2010, ce sous-genre de la New Romance arrivé chez nous quelques années plus tard met en scène des relations violentes et dégradantes, des amours « interdites » et des relations condamnées par la morale ou par la loi. Il mêle sexualité explicite, violence, humiliation, emprise, viol, torture, drogue, alcool, rapt et relations toxiques « idéalisées ». Les protagonistes masculins sont souvent des anti-héros, mafieux, tueurs à gages, dominateurs « brisés » et violents.
Ces récits présentent couramment des scènes de sado-masochisme ou des scènes de torture, notamment vis-à-vis des femmes, souvent elles-mêmes dociles et consentantes vis-à-vis d’une terreur et d’une perversité imposées : une sorte d’apologie du gynocide.
Une popularité croissante
Vanté sur les réseaux sociaux, le genre est devenu très populaire en France auprès d’un public féminin (plus de 90 %) souvent très jeune (dès 12 ans) ; il représente 17 % du marché du livre – notamment via la saga Captive de Sarah Rivens (2022) – qui brille par sa pauvreté de langue et son amas de clichés.
Les auteurs font valoir qu’il ne s’agit que de fiction (un terrain de jeu émotionnel où l’on circule en zone soi-disant « sûre »), et que des avertissements figurent en début d’ouvrage.
Mais ces titres sont très largement accessibles aux jeunes : gratuitement avec le Pass Culture, et sans contrôle parental ni filtre via des plates-formes de livres en ligne (comme Nextory), en accès libre sur Kindle, Skyblog, Wattpad ou via TikTok (BookTok) – sans que les pouvoirs publics y trouvent à redire.
Avec leurs couvertures innocentes fleuries et « glamours », ils figurent souvent en tête de gondole dans les librairies, tandis que le marketing des maisons d’édition tourne en boucle sur les portables via les vidéos TikTok. Les librairies elles-mêmes se voient débordées par le phénomène.
S’ils peuvent déconseiller une lecture, les libraires ne peuvent refuser une vente puisqu’aucune restriction d’âge n’est imposée.
Ravis de voir leurs enfants lire, les parents ne se méfient pas de cette « littérature » redoutablement nocive pour nos jeunes. Non avertis, beaucoup se laissent berner.
Amazon a néanmoins récemment retiré de sa plate-forme l’un de ces titres (Corps à cœur) mis en cause pour apologie de la pédophilie et de la pédocriminalité ; cet ouvrage a également fait l’objet d’un signalement à la justice par Sarah El Haïry, haut commissaire à l’Enfance.
Comment les parents peuvent (ré)agir ?
Il est urgent de n’exposer en aucun cas nos enfants à cette « littérature » qui n’a rien à voir avec un amour véritable entre un homme et une femme fondé sur le don mutuel, la tendresse et le respect. A l’âge de la construction de la personnalité, certaines lectrices auront du mal à distinguer les dynamiques relationnelles fictives de celles du monde réel. La répétition des scènes violentes finit par rendre insensible à la violence, la rendant plus acceptable, et induisant une confusion entre désir et coercition.
S’ils ont été en contact avec ces livres, il importe de faire prendre conscience aux jeunes de la toxicité de ces lectures : il y a là risque d’addiction et d’atteinte psychique – et spirituelle- proche de celui que l’on trouve dans les films pornographiques avec la recherche d’une excitation sexuelle malsaine. Aux parents de leur rappeler que ces récits relèvent de fantasmes, qui ne doivent pas être transposés à la réalité.
Plutôt que cette sous-littérature, invitons nos jeunes à découvrir les ouvrages qui vont les aider à se construire.
Quelques recommandations de lecture
Le guide de lecture proposé par les AFC de Versailles recense près de 1500 livres pour enfants et adolescents jusqu’à leur entrée dans l’âge adulte. Classiques, récents ou très actuels, tous les livres présentés ont été lus avec attention par des adultes et de jeunes lecteurs avant d’être sélectionnés et classés par thème et par âge. Ce guide de lecture de s’intitule Lire, c’est élire, et est disponible aux éditions Salvator (10€, en rupture provisoire). D’autres idées de bonnes lectures figurent aussi sur Livres en famille et 123 loisirs.