EUTHANASIE : UN SURSAUT EST POSSIBLE. (Tribune de Mgr Olivier de Germay).

Tribune de Mgr Olivier de Germay, archevêque de Lyon, à l’occasion de l’examen du projet de loi sur l’ « aide à mourir » à partir du 20 janvier 2026

La proposition de loi relative au « droit à l’aide à mourir » adoptée par l’Assemblée nationale va donc passer au Sénat. La Commission des affaires sociales et la Commission des lois du Sénat ont examiné ce texte.

La Commission des lois, qui a le mérite d’éviter une falsification du langage, constate que ce texte « prend la forme d’une euthanasie ou d’un suicide assisté ». Elle reconnait « une profonde rupture quant au rapport de notre société à la mort » et même « une incitation à la mort ». Elle considère également que « le domaine d’application de la loi parait extensible » et qu’il faut bien « avoir en tête le risque que ce texte serve de ‘pied dans la porte’ vers une extension future du champ couvert par ce droit à mourir ».

La Commission des affaires sociales, quant à elle, constate « une rupture fondamentale avec l’exercice traditionnel des professions de santé ». Consciente des « dérives observées dans les pays ayant légiféré sur l’aide à mourir », elle met en garde contre un texte qui doterait « la France d’une des législations les plus permissives au monde ».

Doit-on pour autant s’attendre à ce que le Sénat rejette le principe de « l’aide à mourir » ? Rien n’est moins sûr. Ces deux commissions proposent simplement une « amélioration » de la proposition de loi afin de « sécuriser la procédure » permettant l’accès à l’aide à mourir.

Comment expliquer une telle incohérence ? Est-ce pour céder à la pression « d’une demande sociétale d’autodétermination en toutes circonstances », comme l’écrit la Commission des lois ? Est-ce pour palier « les carences de l’offre de soins palliatifs » que constate la même commission ? Est-ce pour faire des économies ?

L’heure est venue de proposer à nos concitoyens autre chose que cet individualisme mortifère qui fragilise la cohésion sociale. Alors que la violence et la mort provoquée se banalisent, il est urgent de rappeler le caractère sacré de la vie humaine.

Mesdames et Messieurs les parlementaires, l’heure est au courage et à la vérité. Nous comptons sur vous pour dire non à l’euthanasie et oui aux soins palliatifs !

+ Olivier de Germay
Archevêque de Lyon

Euthanasie : un sursaut est possible – Diocèse de Lyon

(COMMUNIQUE DE PRESSE CNAFC) NATALITE EN BERNE : LA BONNE AFFAIRE DU GOUVERNEMENT.

La natalité est en chute libre en 2025 : l’INSEE recense plus de décès que de naissances. Les AFC dénoncent l’inaction du gouvernement et appellent à une vraie politique familiale.

L’INSEE vient de communiquer ce jour le nombre de naissances et de décès enregistrés en France en 2025. Les statistiques de la natalité peuvent être qualifiées de catastrophiques non seulement pour l’année 2025, mais aussi et surtout pour l’avenir. L’indicateur conjoncturel de fécondité s’effondre à 1,56 enfant par femme, au plus bas depuis la première guerre mondiale, alors que le désir d’enfant des Français est près du double (2,27 enfants par Français en 2023).

Désormais en France, il y a plus de décès que de naissances. Alors que notre économie et notre système social sont en difficultés, le budget de l’Etat tire parti de la situation. Depuis désormais plus de 20 ans, la branche Famille de la Caisse de Sécurité Sociale est excédentaire, du fait que la somme des recettes est supérieure à celle des dépenses. Cet excédent est depuis lors ponctionné pour réduire les déficits abyssaux des autres branches, vieillesse et maladie, de la Sécurité sociale.

La CNAFC dénonce le manque de réaction énergique à l’effondrement de la natalité et appelle à une utilisation efficace, au bénéfice des familles, de ces excédents qui permette un investissement dans la population. En effet, le modèle social français repose sur la solidarité intergénérationnelle et il est vital
d’aider les familles ayant charge d’enfants.

Dernièrement, le PLFSS a validé le report de l’âge de la majoration des allocations familiales de 14 à 18 ans pour financer le congé supplémentaire de naissance. Mais les économies générées à terme par le report de la majoration sont deux fois supérieures au coût du congé supplémentaire de
naissance (1,3 Mds vs 600 M EUR).

Le soutien de la natalité nécessite une politique familiale ambitieuse, pérenne, universelle et lisible adossée à une reconnaissance de l’importance de la famille et des couples stables pour la prospérité sociale. La politique familiale n’est pas une dépense supplémentaire mais un investissement pour l’avenir de notre pays. L’enfant n’est pas un signe extérieur de richesse mais la condition même de notre avenir.

Les AFC exhortent le gouvernement à donner aux familles des moyens suffisants pour accueillir réellement le nombre d’enfants qu’elles désirent.

PARCOURS « CONSTRUIRE LE BIEN COMMUN », LE PARCOURS DSE POUR LES 18/30 ANS – Découvrir la Doctrine Sociale de l’Eglise.

Construire le bien commun – le parcours DSE pour les 18-30 ans !

En partenariat avec le RASSO, les AFC jeunes organisent un parcours de formation à la doctrine sociale de l’Église. Ce parcours entièrement gratuit s’organisera en 9 séances un mardi soir sur deux à partir du 20 janvier.

Un parcours inédit pour les 18-30 ans !
Pourquoi chaque vie mérite-t-elle d’être respectée et protégée ? Comment aimer, t’engager et construire un monde plus juste ? Comment discerner dans un contexte de crises écologique, économique, sociale, technologique et politique ?

Née pour répondre aux bouleversements de la révolution industrielle, la Doctrine Sociale de l’Église se révèle aujourd’hui étonnamment prophétique : face aux défis de l’intelligence artificielle, de l’économie mondialisée ou de la crise du lien social, ses principes sont plus pertinents que jamais.

Au fil des rencontres, nous parlerons dignité, identité, famille, travail, économie, écologie intégrale, engagement citoyen et recherche de paix. Une boussole moderne et profondément humaine pour éclairer tes choix et devenir acteur d’espérance dans la société d’aujourd’hui.  

Ce parcours est destiné aux 18-30 ans désireux d’agir en chrétien dans le monde, au travail comme à la maison et de s’engager au service du Bien commun, à la lumière de la Doctrine sociale de l’Eglise. 
Parcours « Construire le Bien Commun » – Découvrir la Doctrine Sociale de l’Eglise

PETITION : MOBILISONS-NOUS POUR NOS COLLEGES !

Le problème

MÊMES IMPÔTS, MOINS DE DROITS !
C’est injuste. C’est illégal. Ça doit cesser.

Pour 2026, la Métropole de Lyon a décidé de couper de 44,5 % le financement des collèges catholiques de son territoire. Des milliers de familles et d’élèves sont directement touchés. Malgré ce que la métropole laisse croire, cette baisse ne sera pas appliquée aux établissements publics qui ont été dotés antérieurement de réserves.

Pourquoi c’est grave ?
Pour les familles : Cette coupe brutale va se traduire par une hausse des frais de scolarité à hauteur de 140 € par élève par an, sans compter les 450 € déjà imputés aux familles au niveau national. 
Pour 2026, la Métropole de Lyon dépensera 416,34 € pour chaque collégien de l’enseignement privé sous contrat. Dans la Haute-Loire, la Nièvre, les Ardennes ou le Val-de-Marne, ce sera plus du double !

Les familles modestes et moyennes devront choisir entre se restreindre financièrement ou retirer leurs enfants de leur collège.

Pour les élèves : Moins d’argent, c’est moins d’équipements, moins de sorties pédagogiques, moins de moyens pour accompagner chaque enfant. Des milliers de collégiens vont voir leurs conditions d’apprentissage se dégrader du jour au lendemain.

Pour l’égalité : Les familles qui ont leurs enfants dans un collège catholique paient les mêmes impôts locaux que les autres. Pourtant, avec cette baisse, leurs enfants recevront moitié moins de financement public qu’un élève du collège public voisin.

Pourquoi c’est illégal ?
Depuis 1959, la loi impose aux collectivités de financer à parité les élèves du public et du privé sous contrat. Les collèges catholiques suivent les programmes nationaux, leurs enseignants sont payés par l’État, ils sont contrôlés par l’Éducation nationale. Ils assurent une mission de service public.
Il ne s’agit pas d’un financement global de l’enseignement privé, mais uniquement du forfait d’externat expressément prévu par la loi, qui comprend les charges de fonctionnement.

Réduire leur financement de 44,5 % sans justification est une violation de la loi et une rupture d’égalité entre citoyens.

Ce que nous demandons
Nous demandons à la Métropole de Lyon d’annuler cette baisse et de respecter ses obligations légales.

Un recours juridique est en cours, mais en attendant, des milliers de familles sont dans l’angoisse. 

Pourquoi cette pétition ?
Parce que c’est une question de justice : des familles qui paient leurs impôts comme tout le monde voient leurs enfants discriminés.

Parce que c’est une question de respect de la loi : on ne peut pas laisser une collectivité violer la loi en toute impunité.

Parce que demain, ça pourrait concerner d’autres territoires : si on laisse faire, d’autres collectivités suivront.

Cette pétition est lancée à l’initiative de l’UNIOGEC Rhône-Roannais et de l’APEL du Rhône.

(ARTICLE CNAFC) LES ETATS GENERAUX DE LA BIOETHIQUE 2026.

Les États généraux de la bioéthique 2026 lancent un grand débat citoyen sur la santé, la génétique, l’IA et la fin de vie afin de préparer la prochaine loi de bioéthique.

Pilotés par le Comité consultatif national d’éthique pour les sciences de la vie et de la santé (CCNE), les États généraux de la bioéthique constituent une grande démarche de consultation publique. Les champs de réflexion sont variés : santé, recherches scientifiques, technologies médicales, valeurs sociétales, etc. Outre l’objectif d’identification des questions éthiques émergentes, les travaux des États généraux de la bioéthique servent ceux du législateur.

Cette grande consultation citoyenne doit obligatoirement précéder la prochaine loi de bioéthique ou se tenir dans un délai de cinq ans après la précédente. La dernière consultation date de 2021. Au vu de la situation politique actuelle qui est délicate, Il y a fort à parier que l’absence de majorité absolue à l’Assemblée nationale ainsi que les prochaines échéances électorales – municipales et sénatoriales en 2026, et la présidentielle en 2027 – risquent de retarder à 2028-2029 l’adoption de la future loi de bioéthique.

L’édition 2026 des États généraux de la bioéthique s’inscrit dans un contexte de transformations rapides et permanentes de nombreux secteurs. Plusieurs axes, mêlant thématiques traditionnelles et modernes, articuleront la consultation publique : examens génétiques et médecine génomique, neurosciences, cellules souches et organoïdes, transplantations d’organes et xénogreffes, procréation, santé, environnement et climat, numérique (intelligence artificielle), sobriété en médecine, et prévention en santé, ainsi que l’euthanasie et le suicide assisté.

Afin d’assurer une pluralité des opinions, le CCNE va organiser 300 débats entre janvier et avril 2026 sur l’ensemble du territoire, y compris en outre-mer. De plus, 200 auditions seront menées par le CCNE en partenariat avec le Conseil économique, social et environnemental (CESE). Les citoyens, chercheurs, professionnels de santé, collectifs et organisations ont également la possibilité de faire entendre leur voix par une contribution écrite. Le bilan des États généraux est prévu pour l’été prochain et précédera l’avis du CCNE à l’automne de la même année.

La CNAFC sera pleinement mobilisée pour faire entendre la voix des familles et défendre une éthique respectueuse des valeurs chrétiennes. Il est important de s’intéresser aux travaux des États généraux et d’y prendre part car ils vont façonner le futur de notre vie en société ainsi que notre rapport collectif à la fraternité. Nous vivons une période de risques majeurs inquiétants, avec au premier chef la proposition de loi sur le droit à l’aide à mourir. La CNAFC s’oppose à cette dernière, qui renforcerait une vision matérialiste et utilitariste de l’être humain.