COMMUNIQUE DE PRESSE DE LA CNAFC. FIN DE VIE: ECHEC DE LA COMMISSION MIXTE PARITAIRE (CMP)

La Commission Mixte Paritaire (CMP) sur la proposition de loi sur l’aide à mourir s’est réunie avec 7 députés et 7 sénateurs chargés de trouver un texte commun. Son échec était prévisible. Il illustre, une fois de plus, les profondes divisions que ce projet de loi sur l’euthanasie et le suicide assisté suscite au sein même des institutions françaises.

Une loi rejetée à deux reprises par le Sénat

Le Sénat a rejeté à deux reprises la proposition de loi sur l’aide à mourir. Ce n’est pas un accident de procédure : c’est le signe d’un désaccord de fond sur un texte aux conséquences potentiellement irréversibles pour notre société. Malgré ces rejets successifs, le gouvernement persiste à vouloir faire adopter cette loi, alors même qu’il ne dispose pas d’une majorité solide pour le faire.

Un soutien parlementaire qui s’effrite

Les chiffres sont éloquents. Le soutien des députés à la légalisation de l’euthanasie et du suicide assisté ne cesse de reculer depuis 2021 :

  • En 2021, 79,7 % des députés y étaient favorables.
  • En 2023, ce soutien tombait à 75,6 %.
  • En 2024, il reculait encore à 64,1 %.
  • En 2025, il passait sous la barre des 55 % à 54,4 %.
  • En 2026, il atteint son niveau le plus bas : 53,2 %.

Cette érosion constante traduit une prise de conscience progressive. Le temps, la réflexion et la confrontation aux réalités de terrain amènent de plus en plus d’élus à s’opposer à ce texte. On ne peut pas ignorer une telle tendance.

Les Français rejettent les mesures concrètes de la proposition de loi

Au-delà du débat parlementaire, les Français eux-mêmes se montrent réservés. Une étude réalisée par les AFC et la Fondapol avec OpinionWay en décembre 2025 révèle que, mesure par mesure, une majorité de Français rejette les dispositions concrètes de cette proposition de loi. Ce résultat contredit le discours selon lequel l’opinion publique serait unanimement favorable à l’aide à mourir. La nuance, dès lors que l’on entre dans le détail, change radicalement la donne.

Les soignants alertent, personne ne les écoute

Ceux qui accompagnent chaque jour des patients en fin de vie ont exprimé de nombreuses mises en garde. Médecins, infirmiers, soignants en soins palliatifs : leurs voix portent une expérience concrète et irremplaçable du mourir. Leurs messages de prudence sont pourtant restés sans écho auprès des promoteurs de ce texte. Ignorer les professionnels de santé sur une question aussi grave constitue une faute éthique et politique majeure.

Les dérives étrangères ignorées

Les pays qui ont légalisé l’euthanasie ou le suicide assisté avant la France offrent pourtant un retour d’expérience précieux. Dans plusieurs d’entre eux, les critères d’accès initialement stricts ont progressivement été élargis, touchant des personnes souffrant de troubles psychiatriques, des mineurs, ou des individus dont la souffrance n’est pas physique. Ces dérives ne sont pas des hypothèses : elles sont documentées. Les ignorer dans le débat français relève d’une imprudence inexcusable.

Une loi qui divise les Français

Face à ce contexte, les AFC appellent le Président de la République à exercer pleinement sa responsabilité. Son mandat l’engage à veiller à l’unité nationale. Or, ce texte divise profondément les Français, les familles, les soignants et les élus. Retirer cette proposition de loi sur l’aide à mourir serait un acte de sagesse politique, respectueux du rôle de garant des institutions que la Constitution lui confie.

La question de la fin de vie mérite mieux qu’un passage en force. Elle exige du temps, de l’écoute, et une attention sincère aux signaux que renvoient les soignants, les citoyens et les représentants du peuple.

(COMMUNIQUE DE PRESSE DE LA CNAFC) LES AFC DENONCENT UNE OFFENSIVE CONTRE L’ENSEIGNEMENT CATHOLIQUE.

Examinée en procédure accélérée, la proposition de loi visant à lutter contre les violences en milieu scolaire suscite une vive réaction des AFC. Elles dénoncent un texte qui cible l’enseignement privé sous contrat tout en épargnant l’Éducation nationale.

Un texte examiné à marche forcée

La proposition de loi déposée par la députée Violette Spillebout, visant à protéger les enfants et à lutter contre les violences en milieu scolaire, est soumise aux députés en procédure accélérée, c’est-à-dire une seule lecture dans chaque chambre. Si la nécessité de protéger les enfants contre toute forme de violence ne souffre d’aucune discussion, la méthode et le contenu du texte soulèvent de sérieuses questions.

Pour les AFC, ce calendrier contraint et cette procédure d’exception traduisent une volonté de faire passer rapidement des dispositions dont les implications dépassent largement la simple protection de l’enfance.

Deux poids, deux mesures

Alors que la proposition de loi impose à l’enseignement privé sous contrat de nouvelles contraintes de contrôle et de nouvelles missions sociales, elle ne prévoit aucun mécanisme comparable pour l’enseignement public. Pire : les moyens financiers dus à l’enseignement privé sous contrat ne sont pas même versés dans de nombreuses communes.

En matière de protection de l’enfance, cette logique à deux vitesses est inacceptable et inexcusable. Le texte sous-entend l’existence de problèmes plus importants au sein du privé, sans chercher à faire la lumière sur les abus au sein du public et de son périscolaire. Et ce, alors que 18% des familles font le choix de l’enseignement catholique.

La liberté de culte directement menacée

[Mise à jour du 2/6/2026 : Le passage concernant le secret de la confession a été retiré de la proposition de loi, la liberté de culte n’est donc plus menacée !]

Au-delà des questions éducatives, les AFC pointent l’article 9 de la proposition de loi comme une attaque directe contre la liberté de culte. Cet article méconnaîtrait les principes fondamentaux de séparation de l’Église et de l’État, pourtant garantis par la Constitution française. Un point de droit que le mouvement familial entend défendre avec la plus grande fermeté devant les parlementaires.

Des lacunes graves en matière de signalement

Les AFC regrettent par ailleurs que le texte ne prévoie aucun dispositif de signalement et de lancement d’alertes à la hauteur des enjeux. De nombreux parents se retrouvent aujourd’hui sans recours efficaces et rapides lorsque leurs enfants subissent des agressions dans le cadre scolaire ou périscolaire. Cette lacune aurait pu et dû être comblée. Elle ne l’est pas.

De même, le contrôle des personnels intervenant dans les établissements resterait inférieur à celui en vigueur dans les accueils collectifs de mineurs, alors même que la fréquentation quotidienne, la proximité et le lien d’autorité qui caractérisent l’école commandent une vigilance accrue.

L’appel des AFC aux députés

Face à ces constats, les AFC appellent solennellement les députés à rejeter ce texte. Pour le mouvement familial, défendre la liberté d’enseignement, l’égalité de traitement entre public et privé, et la laïcité comprise comme garantie de pluralisme, c’est défendre les familles et les enfants (l’objet même de la proposition de loi).

https://afc-france.org/wp-content/uploads/2026/06/Communique_de_Presse_EDUCATION-protection-de-lenfance-ou-offensive-contre-lenseignement-catholique_VF.pdf

SOUTENEZ LA FAMILLE, ADHEREZ AUX AFC ! MERCI POUR VOTRE ADHESION POUR L’ANNEE 2026.

Adhérer à une association familiale, c’est agir pour défendre la place de la famille dans la société tout en bénéficiant d’un soutien concret au quotidien.

La famille reste un lieu privilégié de croissance et de ressource, fondement de toute société. Qui veille sur les conditions d’exercice de la vie familiale ?
Les pouvoirs publics et les institutions sociales abreuvent notre société de lois, de normes pour régir les interactions et le bon fonctionnement de notre pays. Mais les réalités familiales – telles que l’Eglise les promeut – sont peu valorisées soit même mises à mal, par exemple, le mariage, la responsabilité parentale, le droit à choisir l’éducation et la croissance des enfants selon les valeurs de l’Evangile, le soutien de la vie matérielle des familles en faveur d’une natalité florissante.

Les Associations familiales catholiques œuvrent au niveau municipal, régional et national pour alerter, former, informer les élus et les institutions des besoins réels des familles. Ce travail n’est possible que si les AFC peuvent chiffrer suffisamment d’adhérents soucieux d’être représentés ! C’est là que la cotisation intervient.

Afin de soutenir les familles, les AFC agissent donc sur le plan politique et social. Mais elles offrent aussi un panel de services de proximité : formation, convivialité, groupe de parents (Chantiers-Education), EARS (Education affective relationnelle et sexuelle) pour les enfants d’âge primaire, etc.

(Article CNAFC 22 mai 2026). LES REPRESENTANTS DES USAGERS, UN RÔLE AU SERVICE DES PATIENTS.

Les représentants des usagers (RU) ont une mission importante au service des patients. Toutes les explications sur ce rôle clé.

Les nouveaux représentants des usagers sont désignés dans les commissions des usagers des hôpitaux et des cliniques. Depuis 17 ans, les AFC sont agréées par le ministère de la santé au niveau national pour représenter les usagers dans les instances hospitalières ou de santé publique.

Être Représentant des Usagers AFC, c’est représenter TOUS les usagers en veillant au respect de la dignité de chaque personne humaine. Découvrez le témoignage d’une représentante des usagers des systèmes de santé.

La mission des représentants des usagers

Concrètement, la mission de la Commission des Usagers (CDU) est un lieu de dialogue entre les usagers et les professionnels. Elle sert à améliorer le fonctionnement de l’hôpital, à en adapter le fonctionnement aux besoins des patients, de leurs proches, et à veiller à ce que leurs droits soient respectés. Cette mission est le socle de toutes les autres, sur lequel repose tout l’édifice de la démocratie en santé. C’est la seule commission qui veille au respect des droits de tous les usagers, et qui permette de construire ensemble un hôpital vraiment soucieux du patient : un patient informé, qui bénéficie de soins sûrs, et de qualité.

Alors, pourquoi pas vous ?

Devenez, vous aussi, représentant des usagers dans un établissement proche de chez vous, pour aider l’hôpital à progresser, remettre de l’humain dans une organisation très lourde. Une bonne écoute, une capacité à se mettre à la place des différents usagers et une bonne distance pour rapporter de manière constructive des axes de progrès et retours de patients à l’établissement sont un atout précieux pour faire avancer les travaux.

Pour plus de renseignements, contactez-nous : cnafc-services@afc-france.org

(article CNAFC 18/05/2025) CINQ ASSOCIATIONS SE MOBILISENT CONTRE L’EUTHANASIE.

Cinq associations majeures engagées dans l’accompagnement des plus fragiles et la défense de la dignité humaine (les AFC, la Fondation Jérôme Lejeune, Alliance VITA, la fondation OCH et le CPDH) lancent une mobilisation citoyenne contre la légalisation de la mort administrée en France : l’euthanasie est un abandon.

Si le calendrier parlementaire se resserre, le débat, loin d’être terminé, s’intensifie. C’est pourquoi une coalition d’associations lance cette nouvelle mobilisation : elle entend interpeller un maximum de citoyens, par voie d’affiches. Les trois affiches de la campagne expriment l’ampleur du changement de société qu’imposerait la légalisation de l’euthanasie et du suicide assisté.

Un dispositif de proximité

Première étape de cette nouvelle mobilisation : les associations déploient un dispositif de proximité massif en voulant s’appuyer sur le réseau des paroisses catholiques et des communautés protestantes évangéliques. Ce dispositif s’inspire directement de l’action qu’avait lancée la Conférence des évêques de France l’année dernière, en diffusant dans les paroisses une affiche avec un QR Code invitant les paroissiens à écrire à leurs parlementaires.

Concrètement les communautés paroissiales vont recevoir un kit de mobilisation (3 affiches et un lot de cartes postales à destination des paroissiens pour leur permettre de contacter facilement leurs élus) avec un message fort et universel : la dignité humaine est protégée par l’interdit de tuer, principe universel et fondateur de la civilisation ; elle exige le soulagement des souffrances et un accompagnement humain (afin que personne ne se considère devenir un poids pour d’autres) – jamais la provocation de la mort.
L’euthanasie est un abandon.

L’euthanasie est un abandon

Comme l’ont rappelé les évêques de France en janvier dernier « La fraternité, valeur centrale de notre République, ne consiste pas à hâter la mort de ceux qui souffrent ou à forcer des soignants à la provoquer, mais au contraire à ne jamais abandonner celles et ceux qui vivent ces moments si difficiles et
douloureux ».

Le CNEF, Conseil national des Evangéliques de France, qui considère également que « la Bible invite tous les chrétiens à la compassion envers celui qui souffre et au soulagement de ses souffrances », encourage le développement des soins palliatifs « pour un accompagnement digne des personnes en fin de vie, quel que soit leur âge ». « Dans une société où l’argent, la rentabilité et le pouvoir dominent, mais où la fraternité diminue, nous affirmons que l’humanité réside précisément dans le fait de refuser de céder aux pressions démographiques, lobbyistes ou économiques qui appellent à faciliter la mort anticipée. Le
CNEF invite donc les élus français à faire le choix de la vie et non celui de la mort. Nous attendons qu’ils réaffirment le droit de chacun d’être aidé à vivre et jamais à mourir. C’est ainsi que nous gagnerons
tous en humanité ».

Les associations appellent tous les citoyens attachés à la vie humaine à ne pas céder au découragement et à se mobiliser dès aujourd’hui grâce au site euthanasie-abandon.fr

Contre l’euthanasie, les AFC agissent !

Déjà en 2024 et 2025 :

  • Les AFC ont envoyé aux sénateurs leur enquête Fin de vie : la fabrique de l’opinion
  • Les AFC ont rencontré la sénatrice Christine Bonfanti-Dossat, afin de présenter le documentaire au Sénat
  • En mai 2024, la mairie de Paris annule son affichage faisant la promotion de l’euthanasie suite au référé liberté initié par les AFC
  • En 2024, Les AFC ont soutenu le tractage organisé par Faim2Vie, l’association des conventionnels opposés à toutes formes d’euthanasie
  • La Confédération nationale a envoyé les livrets La fin de vie en question aux députés pour qu’ils se posent les bonnes questions au moment des débats dans l’hémicycle.
  • Une lettre signée par 44 médecins a été envoyée au Conseil national de l’Ordre des médecins, pour lui demander une position ferme sur l’aide à mourir.

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