PROJET STRATEGIQUE DES AFC 2024-2028

Ce projet stratégique est le résultat de la démarche « Vision des AFC » menée avec
Philippe Royer et le cabinet Caïros. Ce travail de réflexion a associé de nombreuses
parties prenantes : membres du Conseil d’administration et du Bureau de
la CNAFC, présidents et responsables d’AFC et de fédérations, adhérents,
permanents et partenaires. Son but était de rappeler la raison d’être de notre
mouvement familial et de nous fixer des axes concrets de développement pour
les cinq prochaines années avec des objectifs chiffrés réalistes et significatifs de
notre ambition commune

AU SUJET DU PROJET DE LOI CONSTITUTIONNELLE VISANT A INSCRIRE L’IVG DANS LA CONSTITUTION.

Le 13 décembre prochain, le projet de loi1 constitutionnelle visant à inscrire l’IVG dans la Constitution sera présenté au Conseil des ministres. Il arrivera devant le Parlement au début du premier trimestre 2024. Le texte devra être voté à l’identique par les deux Chambres avant sa validation éventuelle par le Congrès, début mars. Les choses pourraient aller très vite. Le texte serait rédigé ainsi : « La loi détermine les conditions dans lesquelles s’exerce la liberté de la femme, qui lui est garantie, d’avoir recours à une interruption volontaire de grossesse. »

Certains disent que cette constitutionnalisation de la « liberté des femmes de recourir à l’IVG » est un moindre mal par rapport au « droit à recourir à l’IVG ».

Le principal défaut du moindre mal est que ceux qui y ont eu recours oublient très vite qu’il s’agit d’un mal comme l’explique Jean-Paul II dans Veritatis splendor (6 août 1993) : « Quant aux actes qui sont par eux-mêmes des péchés (cum iam opera ipsa peccata sunt) — écrit saint Augustin —, comme le vol, la fornication, les blasphèmes, ou d’autres actes semblables, qui oserait affirmer que, accomplis pour de bonnes raisons (causis bonis), ils ne seraient pas des péchés ou, conclusion encore plus absurde, qu’ils seraient des péchés justifiés ? De ce fait, les circonstances ou les intentions ne pourront jamais transformer un acte intrinsèquement malhonnête de par son objet en un acte « subjectivement » honnête ou défendable comme choix. » VS §81

Quelles seraient les conséquences d’une constitutionnalisation de l’IVG ?

La voie serait ouverte pour allonger sans limite les délais de l’avortement et pour limiter la liberté de conscience des soignants. Celle-ci était une condition du vote de la loi Veil, en 1975. Elle s’applique à tous les soignants, pas seulement aux médecins. On sait que pour les promoteurs de l’avortement, l’objection de conscience est le principal obstacle actuel. Si l’IVG, inscrite dans la Constitution, devient une liberté fondamentale elle mènera à la fin de la liberté de conscience des soignants qui ne pourront pas s’opposer à une liberté fondamentale de la femme2.

Et la loi sur la fin de vie ?

La dernière interview du ministre de la Santé, Aurélien Rousseau, dans Libération, le 23 novembre, sous-entend une présentation du texte en 2024. Les hésitations du président de la République reportent l’avancée de ce texte. Nous restons très attentifs.

Nous vous donnons rendez-vous le 11 janvier 2024 au soir en ligne pour des précisions sur le calendrier et sur notre mobilisation.

Je serai heureuse de marcher avec vous le 21 janvier prochain à Paris à l’occasion de la Marche pour la vie.

Nous vous proposerons une projection en live du documentaire des AFC : « Les souffrances cachées de l’euthanasie » sur les conséquences de la loi belge, le 1er février.

Enfin, nous tracterons les 2,3 et 4 février pour la vie.

Notre agenda est chargé début 2024, prenons des forces dans ce temps de l’Avent qui nous annonce la venue du Prince de la Paix !

Pascale Morinière

Présidente des AFC

LE MONDE DES RESEAUX SOCIAUX ET LES JEUNES

La confédération nationale des AFC a publié chez Téqui éditions « 12 questions à se poser sur les réseaux sociaux« , une brochure éducative à destination des parents. Elle est disponible dès à présent en librairie ou sur la boutique en ligne des AFC.

Destiné aux parents, pour les aider à mieux connaitre les différents réseaux sociaux, leurs atouts et leurs risques respectifs, pour accompagner et éduquer les jeunes à les utiliser de manière modérée, respectueuse des autres et de soi-même.

Les réseaux sociaux ont fait irruption dans nos vies avec la généralisation de l’accès à Internet sur nos téléphones portables.

La plupart des parents les ont vus arriver dans leur quotidien, dans celui de leurs adolescents, puis de leurs enfants. Ils n’ont pas grandi, enfants, avec ce mode de communication et n’ont pas reçu de repères éducatifs sur ces questions.

Les réseaux sociaux sont donc un nouveau champ éducatif à investir. Il ne s’agit pas de laisser faire ou de tout interdire mais, ce qui est plus exigeant, d’accompagner nos enfants et d’en faire aussi un lieu de progrès personnel. C’est pourquoi nous avons à mieux connaître les différents réseaux sociaux, leurs atouts et leurs risques. Nous avons aussi à éduquer nos enfants afin qu’ils apprennent à les utiliser de manière réfléchie, respectueuse des autres et d’eux-mêmes et, mieux encore, enrichissante.

Le téléphone portable que nous offrons à nos enfants et qui, par les réseaux sociaux, leur permet des relations qui nous échappent nécessite de faire preuve d’autorité jusqu’à ce que ceux-ci deviennent des adultes dans le monde numérique. Il ne s’agit pas d’autoritarisme mais d’une juste autorité au sens étymologique d’augmenter ou de faire croître. Nos choix ou nos repères peuvent différer des familles de notre entourage : nous chercherons à discerner et mettre en œuvre ce qui est bon pour nos jeunes, pour aujourd’hui et demain, afin qu’ils grandissent et s’épanouissent dans ce monde tout en gardant leur liberté.

12 questions à se poser sur les réseaux sociaux
Téqui éditions
6 € – disponible en librairie, aux éditions Téqui, ou sur la boutique en ligne des AFC.

BUZZ sur les réseaux !!! Plus de 1,4 millions de vues !

COLLABORATION DES AFC avec des INFLUENCEURS CHRETIENS pour publier des vidéos de sensibilisation.

Victor, alias “Le catho de service”, a publié sur Youtube une vidéo partageant ses recherches, réflexions et conclusions sur l’euthanasie.

« Notre vie aura toute sa valeur dans la qualité et l’intensité de relations partagée lors de période difficile » selon le Père Craplet.

« Mon mari a eu une belle fin de vie, paisible. »

De la vie jusqu’au bout de la vie !
Merci au Padreblog pour ce beau témoignage.

« Le personnel était là, à 5h du matin, attentif ».

De la vie jusqu’au bout de la vie ! Témoignage partagé par le Padreblog

ENSEMBLE POUR LA VIE, une personne aimée et entourée choisit de vivre, pas de mourir. L’euthanasie est un abandon.

Les voix en faveur de la législation de l’euthanasie ont une grande visibilité dans les médias et le paysage politique. En tant que citoyen français, je montre à mes élus que je m’oppose fermement à une loi qui légaliserait l’abandon des plus fragiles de la société.

ENSEMBLE POUR LA VIE

C’est notre cri de guerre face à la démission d’une société qui réfléchit actuellement à la légalisation de l’euthanasie et du suicide assisté.

L’euthanasie et le suicide assisté sont un abandon : parce que la mort n’est pas un soin mais bien l’arrêt de la vie.

Parce qu’une personne aimée et entourée choisit de vivre pleinement ce qu’il lui reste à vivre.

Parce que demander aux soignants de prescrire un poison comme on prescrit un médicament est une véritable transformation dans la finalité de leur vocation. Ceux qui, hier, se battaient pour que l’on vive, seront appelés à poser demain l’acte irréversible de nous donner la mort.

Parce que la réponse à l’ambivalence est la persévérance. Parce que chaque personne en souffrance vacille entre renoncement face à la mort et besoin de vivre.

Parce que notre première réponse en tant que proche, famille, aidant, soignant devrait toujours être d’écouter avant d’agir, d’accueillir avant de fuir. De traiter la dépression et non de permettre la mort. De consoler dans les épreuves, de porter sur nous une partie du fardeau de ceux qui souffrent. D’accompagner la vie sans croire qu’il nous appartient d’y mettre un terme.