(ARTICLE DE LA CNAFC) LUTTE CONTRE LA PRECARITE ENERGETIQUE: IL Y A URGENCE !

La CNAFC s’associe à une démarche commune aux côtés d’autres organisations de consommateurs et de l’Union française de l’électricité pour alerter sur l’urgence sociale que représente la précarité énergétique.

La CNAFC s’associe à une démarche commune aux côtés d’autres organisations de consommateurs et de l’Union française de l’électricité pour alerter sur l’urgence sociale que représente la précarité énergétique.

À l’occasion de la journée qui lui était consacrée le 18 novembre dernier, cette lettre ouverte appelle à un renforcement ambitieux des dispositifs d’aide et des politiques de rénovation. Elle rappelle l’importance d’un soutien accru aux ménages modestes, particulièrement exposés à la hausse durable du coût de l’énergie.

Lettre ouverte

Renforçons la lutte contre la précarité énergétique : il y a urgence !

En cette journée de lutte contre la précarité énergétique, nous, associations de consommateurs et membres de l’Union Française de l’Électricité, souhaitons attirer l’attention du Gouvernement et des parlementaires sur l’urgence à renforcer l’accompagnement des ménages modestes et très modestes pour leur permettre d’alléger leur facture d’énergie et, sur le long terme, pour les aider à réaliser des économies en rénovant leur logement.

Selon l’Observatoire National de la Précarité Énergétique, 10 % de la population est en situation de précarité énergétique, ce qui représente plus de 3 millions de ménages. Ce chiffre doit s’apprécier également au regard du pourcentage de la population vivant sous le seuil de pauvreté, qui s’élève aujourd’hui à 15 %, un niveau record. Des millions de personnes souffrent du froid et de la chaleur dans leur logement, avec des conséquences sur leur santé physique et mentale. Ce niveau alarmant témoigne de l’urgence d’accroître les dispositifs d’aide à la lutte contre la précarité énergétique.

A cet égard, bien que nous saluions le rôle qu’a joué le bouclier tarifaire dans l’atténuation des effets de la crise des prix de l’énergie, ces derniers ne sont pas redescendus à leur niveau d’avant-crise et les aides à destination des ménages en situation de précarité énergétique sont désormais affectées par les restrictions budgétaires. En particulier, le montant du chèque énergie n’a pas évolué depuis 2019 et couvre donc une part de plus en plus réduite de la facture énergétique des ménages pour leur logement.

Depuis plusieurs années, nous, signataires de ce courrier demandons un rehaussement significatif du chèque énergie.
De surcroît, nous souhaitons particulièrement attirer l’attention sur le plafond de revenus permettant de
bénéficier du chèque énergie, devenu inférieur au seuil de pauvreté, ce qui devrait justifier son relèvement d’urgence.

En outre, nous rappelons avoir alerté sur les difficultés que poserait le nouveau dispositif d’attribution du chèque énergie, en particulier la diminution du nombre de bénéficiaires identifiés automatiquement. Ainsi, considérant la nouvelle période d’envois de chèques qui commence et la nécessité pour certains ménages de se déclarer sur une plateforme pour faire valoir leur droit, nous appelons à un retour d’expérience sur la première campagne du dispositif sous cette forme et à une extrême vigilance quant à l’évolution du taux de non-recours.

Plus largement, parce qu’elle résulte d’une combinaison de facteurs – l’augmentation de la pauvreté, un parc de logements non performants et une hausse du coût des énergies –, lutter efficacement contre la précarité énergétique implique de mener des politiques coordonnées d’aides au paiement des factures d’énergie des ménages les plus modestes et de soutiens à la rénovation de leur logement.

Nous nous inquiétons particulièrement de la baisse de MaPrimeRénov’ pour les ménages précaires, qui se manifesterait par la diminution drastique de l’enveloppe budgétaire actuellement prévue dans le projet de loi de finances 2026. MaPrimeRénov’ constitue pourtant la principale aide publique à la rénovation énergétique et climatique des logements et est désormais bien connue des ménages. Cette décision politique risque donc de freiner les rénovations, dont les conséquences sont à la fois préjudiciables pour de nombreux ménages en situation de précarité énergétique, mais également pour l’atteinte de nos objectifs climatiques et de souveraineté énergétique. Il est pourtant urgent d’accélérer le rythme de rénovation des logements, déjà en deçà des objectifs fixés par la Stratégie française pour l’énergie et le climat.

En conséquence, nous appelons à mettre en œuvre un véritable plan national pour la rénovation des logements à destination des ménages modestes et très modestes. En engageant une réflexion globale sur les dispositifs d’aides existants et les politiques publiques d’ores et déjà à l’œuvre, un tel plan permettrait de lever les freins à la rénovation rencontrés par ces ménages : méconnaissance des dispositifs, complexité administrative, reste à charge trop élevé ou encore manque d’incitation envers les propriétaires bailleurs. Cet état des lieux permettrait ensuite de proposer et de mettre en œuvre des mesures concrètes pour garantir aux ménages les plus modestes la possibilité de faire rénover leur logement, condition indispensable pour répondre à l’urgence sociale et climatique.

Lutte contre la précarité énergétique : il y a urgence !

ARTICLE CNAFC – IA : LE VATICAN EN POINTE SUR LES REFLEXIONS ETHIQUES.

L’intelligence artificielle vient bouleverser nos sociétés. Comme les papes François et Léon XIV y invitent avec une certaine gravité, ces nouveaux usages sont à aborder avec un grand discernement, tant les enjeux sont nombreux.

Premières réflexions

Publiée pour la Journée mondiale de la Paix, la première déclaration approfondie d’un pape sur les formes contemporaines de l’IA date du 1er janvier 2024. François y propose de sérieux critères de discernement sur cette technologie naissante. Si la science et la technologie « sont des produits extraordinaires » du « potentiel créatif » que Dieu a conféré à l’homme, affirme-t-il, ceux-ci « en permettant l’exercice d’un contrôle sans précédent sur la réalité, mettent entre les mains de l’homme un vaste éventail de possibilités, dont certaines peuvent constituer un risque pour la survie de l’humanité et un danger pour la maison commune. »

Réfléchir aux risques de l’IA

Parmi les écueils de l’IA, l’extraction « des données qui permettent de contrôler les habitudes mentales et relationnelles des personnes, souvent à leur insu, à des fins commerciales ou politiques, en limitant l’exercice conscient de leur liberté de choix », avertit par exemple le pape, qui appelle à la création d’organismes de contrôle. Le texte papal invite aussi à réfléchir sur « le sens de la limite » qui se trouve menacé par « le paradigme technocratique » : « Notre monde est trop vaste, trop diversifié et trop complexe pour être entièrement connu et classifié ». Refuser de le reconnaître serait risquer de « tomber dans la spirale d’une dictature technologique ». À l’inverse, « reconnaître et accepter ses limites de créature est pour l’homme une condition indispensable pour obtenir, ou mieux accueillir, la plénitude comme un don. »

Le terme « intelligence »

Par l’intermédiaire de ses dicastère pour la Doctrine de la Foi et pour la Culture et l’Éducation, le Vatican a aussi produit en janvier 2025 une importante « note sur les relations entre l’intelligence artificielle et l’intelligence humaine ».  Intitulée Antiqua et Nova, elle propose une longue réflexion sur la spécificité
de l’intelligence humaine. Celle-ci tend naturellement vers la vérité, elle est aussi fondamentalement liée au caractère incarné de la personne, et « ordonnée par [sa] nature même à la communion interpersonnelle ». C’est pourquoi « l’utilisation même du mot “intelligence” » en référence à l’IA « est trompeuse ».

Quels critères éthiques ?

Parmi les critères éthiques que propose Antiqua et Nova pour encadrer l’utilisation de l’IA, « l’Église est particulièrement opposée aux applications qui menacent le caractère sacré de la vie ou la dignité de la personne ». Elle alerte aussi sur la « vision globale et la compréhension de la personne intégrée dans de
tels systèmes », car « les produits technologiques reflètent la vision du monde de leurs concepteurs, propriétaires, utilisateurs et régulateurs et, grâce à leur pouvoir, ils façonnent le monde ».

« Au  niveau sociétal, décrit aussi la note, certains développements technologiques peuvent également renforcer les relations et les dynamiques de pouvoir qui ne sont pas conformes à une vision correcte de l’individu et de la société. » La note propose aussi des critères quant aux soins de santé, où l’IA, si elle « semble présenter un potentiel énorme », ne doit pas « remplacer entièrement la relation entre les patients et les soignants ». Mais aussi quant à l’économie, l’information, à l’éducation, à la vie privée, à la guerre… Un document à lire absolument si l’on cherche à faire un bon usage de l’IA.

Sophie le Pivain

Zoom : Léon XIV et l’IA

Dans son premier discours après son élection, Léon XIV a nommé l’intelligence artificielle comme l’un des défis majeurs de notre époque. À tel point que ce sujet fait partie de ceux qui ont présidé au choix de son nom de pape : « Il y a plusieurs raisons, mais principalement parce que le pape Léon XIII, avec l’encyclique historique Rerum novarum, a abordé la question sociale dans le contexte de la première grande révolution industrielle ; et aujourd’hui l’Église offre à tous son héritage de doctrine sociale pour répondre à une autre révolution industrielle et aux développements de l’intelligence artificielle, qui posent de nouveaux défis pour la défense de la dignité humaine, de la justice et du travail », a-t-il déclaré le 10 mai devant le collège cardinalice.

ARTICLE CNAFC – GLEEDEN : UN SLOGAN MENSONGER QUI BANALISE L’INFIDELITE.

« Contrairement aux antidépresseurs, l’amant ne coûte rien à la Sécurité sociale » : les AFC dénoncent la nouvelle campagne de publicité mensongère de Gleeden qui se moque du malheur des autres et banalise l’infidélité.

Connaissez-vous Gleeden ? Il s’agit d’une société américaine lancée en 2009 qui commercialise des rencontres extraconjugales. Les AFC réagissent vivement à leur dernière campagne de communication dans le métro parisien : « Contrairement aux antidépresseurs, l’amant ne coûte rien à la Sécurité sociale ».

Le message est clair : avoir un amant permettrait aux personnes mariées d’être mieux dans sa peau. Ce site de rencontre cherche à détourner positivement l’infidélité. Tromper ne serait plus une faute mais un acte neutre pour notre société.

L’infidélité, première cause de rupture conjugale

Et pourtant, l’infidélité est source de souffrance des ruptures familiales et des drames humains. Pour rappel, en 2023, la DREES comptabilisait 425 000 séparations conjugales (divorces, ruptures de PACS ou d’unions libres). Outre les adultes, il ne faut pas oublier les répercussions directes, à savoir les 380 000 enfants mineurs victimes des ruptures familiales. Les conséquences des séparations peuvent même s’illustrer sur le temps long : dépression, échec scolaire, perte de revenus et précarisation. La vulnérabilité touche particulièrement les familles monoparentales, Selon l’Insee, en 2023, 34,3% d’entre elles vivaient sous le seuil de pauvreté.

Le coût de l’infidélité

La marchandisation de l’infidélité peut-il réellement être autant banalisée ? Ne vous faites pas d’illusions, Gleeden n’a cure de votre bien-être ou de la cellule familiale. Elle joue sur des pulsions aux conséquences sociétales délétères et pousse l’individualisme à son extrême. Oui Gleeden met en danger la famille, un des derniers acteurs qui oblige à penser à autrui, via la solidarité humaine.

De plus, le coût des ravages de l’infidélité ne se limite pas aux séparations, mais concerne également celui des conflits, violences conjugales et familiales. En France, plusieurs études ont évalué les violences conjugales entre 1,7 et 3,5 milliards. Une part importante de ses estimations sont des dépenses de santé et d’accompagnement. La promesse d’un amant qui ne coûte rien à la Sécurité sociale est un pur mensonge.

La responsabilité de Gleeden

Certes, on peut penser que Gleeden n’est pas responsable des séparations, des violences familiales et leurs conséquences. Juridiquement non, moralement oui. Elle se place en amont de ses catastrophes humaines, tout en précipitant ces dernières. Face à la perversité d’une entreprise capitaliste vide de valeurs exemplaires, la CNAFC se place comme un rempart infaillible.

Enfin, le slogan publicitaire de Gleeden est une invitation à détourner notre regard sur la vraie définition de l’Amour. L’amour avec un grand A ne peut se diviser dans des relations extraconjugales. La CNAFC a publiquement dénoncé le nouveau slogan de Gleeden, et agissent pour prévenir les ruptures conjugales.

Retrouvez notre tribune dans Famille Chrétienne.

COMMUNIQUE DE PRESSE DE LA CNAFC – LES AFC SALUENT LES ACTIONS ENGAGEES CONTRE LES DERIVES DE SHEIN.

La Confédération nationale des Associations familiales catholiques (CNAFC)
prend acte des mesures fermes engagées par la Direction générale de la
Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes (DGCCRF), la
Douane et le Gouvernement français contre la plateforme Shein, mise en cause
pour la vente de produits dangereux, non conformes et à caractère illicite, pour
protéger les consommateurs et les mineurs face à ces dérives.


Suite à la découverte, par les services de l’État, de contenus
pédopornographiques, de produits non conformes et de l’absence de dispositifs
efficaces de protection des mineurs, la CNAFC approuve la réactivité des
autorités et l’ouverture de plusieurs procédures judiciaires. Ces démarches
témoignent d’une volonté claire de faire respecter la loi et de préserver la
sécurité et la dignité des personnes, en particulier des enfants.


La CNAFC tient également à déplorer les dérives du modèle économique de la
mode éphémère, dont Shein est l’un des symboles les plus préoccupants.
Cette logique de production et de consommation effrénée, fondée sur le
renouvellement constant d’articles à bas prix, alimente une culture du
jetable, favorise des conditions de travail dégradantes et pèse lourdement sur
l’environnement. Elle véhicule par ailleurs un modèle de société fondé sur la
consommation immédiate plutôt que sur la responsabilité et la durabilité, en
contradiction avec les valeurs familiales et humaines que la CNAFC défend.


La Confédération appelle à une prise de conscience collective, invitant les
consommateurs à privilégier la sobriété, la qualité et la transparence dans leurs
choix, et les pouvoirs publics à renforcer les contrôles et la régulation des
plateformes étrangères.


La CNAFC encourage enfin l’Union européenne à poursuivre, aux côtés de la
France, une harmonisation des règles et des sanctions applicables aux
plateformes opérant sur son territoire. Les pratiques commerciales des géants
du commerce en ligne doivent être pleinement soumises au droit européen et à
des contrôles rigoureux, dans l’intérêt de tous les consommateurs.

https://afc-france.org/wp-content/uploads/2025/11/Communique_de_Presse_consommation_shein.pdf

COMMUNIQUE DE PRESSE DE LA CNAFC – LES AFC AUDITIONNEES A L’ASSEMBLEE NATIONALE SUR LA NATALITE.

Dans le cadre de la mission d’information sur les causes et les conséquences de
la baisse de la natalité en France, la Confédération Nationale des AFC a été
auditionnée le 6 novembre par les députés.

Les AFC alertent depuis plusieurs années sur la chute de la natalité et le danger
que cela représente pour l’avenir de notre société.


Parmi les causes notoires qui ont considérablement impacté la natalité, le
premier est d’ordre économique et directement lié aux mesures politiques
défavorables aux familles touchant au quotient familial, aux prestations
familiales et aux congés parentaux liés à l’arrivée d’un enfant. Le deuxième
facteur est d’ordre sociétal : la crainte d’accueillir un enfant, la progression
constante, depuis ces vingt dernières années, de la solitude et la diminution des
perspectives d’avenir des jeunes ont également contribué à faire régresser le
nombre de naissances.


A côté de ces causes objectives, la quasi-absence de valorisation de la famille,
de messages d’estime envers les pères et les mères et d’encouragement à
l’accueil de nouveaux enfants constitue une cause culturelle importante. Au
cours de la crise du Covid, nous avons constaté que lorsque tout vacille, seule la
famille tient bon. Pourtant, à l’issue de l’épidémie, nous n’en avons pas tiré les
conséquences pour exprimer la gratitude de la nation envers les parents et les
familles, cellules vitales de la société.


Par conséquent la baisse de la natalité met en danger le modèle social français
qui repose sur la solidarité intergénérationnelle, fragilise nos perspectives
économiques et affaiblit notre influence et notre rayonnement dans le monde
sans répondre aux attentes des jeunes couples.


Alors que le désir d’enfants par Français est de 2,27 (sondage UNAF 2023), le
nombre effectif d’enfants nés en 2024 était de 1,62 par femme. Force est de
constater que les Français n’ont pas le nombre d’enfants qu’ils désirent.
Pour agir utilement sur la natalité des couples, il est impératif d’offrir aux
familles les moyens et la liberté de s’organiser comme elles le souhaitent. Il
est tout aussi important de valoriser les familles qui font le choix de mettre au
monde et d’élever la nouvelle génération.
Investir dans la famille, c’est investir pour l’avenir.