Tu cherches une semaine qui sort de l’ordinaire ? Viens poser tes valises à la ferme de Saint-Joseph de Mont-Luzin pour un camp pas comme les autres.
Le chantier de rénovation est au cœur du programme : ensemble, nous préparerons la future colocation étudiante en mettant la main à la pâte : travaux, aménagements, coups de pinceau. Rien de tel que le travail manuel partagé pour fonder l’amitié fraternelle et se réjouir du fruit des efforts communs dès la fin de la semaine.
Un bon chantier mérite de belles respirations. Les journées seront rythmées par des marches dans la nature environnante, des jeux en équipe, des topos pour nourrir la réflexion et des temps de prière avec les moines et moniales. Le soir venu, on se retrouve autour du feu pour des veillées fraternelles : guitare, témoignages, étoiles et conversations qui durent un peu trop tard.
Une semaine pour se rendre utile, se dépasser, approfondir sa foi et tisser des amitiés vraies. Que tu sois bricoleur aguerri ou novice maladroit, étudiant ou jeune pro, tu es le bienvenu. Apporter : Bible et carnet de note, vêtements de travail, chaussures solides, draps de lits/bain et bonne humeur
L’Unaf obtient une mesure qu’elle portait depuis plus de 10 ans, à savoir la création d’un congé supplémentaire de naissance à la suite des congés maternité, paternité. Ce congé sera mieux indemnisé que le congé parental actuel, qui sera par ailleurs maintenu comme l’Unaf l’avait demandé. L’Unaf obtient un nouveau droit pour les parents ! | Unaf
Le congé supplémentaire de naissance est un nouveau congé indemnisé, créé par la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026.Il s’ajoute aux congés existants (congé de maternité, de paternité et d’accueil de l’enfant ou congé d’adoption) et ne les remplace pas.
L’objectif de ce dispositif, dans un contexte de baisse de la natalité, est de renforcer l’égalité entre les femmes et les hommes et de donner plus de temps aux familles pour concilier vie professionnelle et vie familiale, en favorisant le bon développement de l’enfant dans ses premiers mois.
Pour qui ?
Le congé supplémentaire de naissance s’adresse à l’ensemble des parents actifs remplissant les conditions d’ouverture de droit à la suite d’une naissance ou de l’accueil d’un enfant :
salariés,
travailleurs indépendants (artisans commerçants, professions libérales y compris praticiens et auxiliaires médicaux (PAMC), qu’ils soient dirigeants ou conjoints collaborateurs),
agents contractuels de droit public,
demandeurs d’emploi
artistes – auteurs, etc.
Peuvent en bénéficier :
les parents d’enfants nés à partir du 1er janvier 2026,
les parents d’enfants nés prématurément dont la naissance était prévue à compter de cette date,
les parents adoptants d’enfants arrivés au foyer entre le 1er janvier 2026 et le 30 juin 2026.
Pour les assurés relevant d’autres régimes (fonctionnaires, militaires, non-salariés agricoles, régimes spéciaux…), des informations spécifiques seront disponibles sur service-public.gouv.fr.
Comment ça marche ?
Chaque parent peut bénéficier d’un ou deux mois de congé, pris simultanément ou en alternance avec l’autre parent. Le congé peut être pris en une seule fois ou fractionné en deux périodes d’un mois non consécutif.
Pour en bénéficier, les parents devront avoir préalablement pris l’intégralité de leurs congés de maternité, de paternité et d’accueil de l’enfant ou d’adoption.
Quelles sont les démarches pour en bénéficier ?
Pour les salariés : les parents salariés devront simplement en informer leur employeur dans un délai de 1 mois avant la date de début de congé souhaitée. Il faudra préciser la durée, 1 ou 2 mois, et s’il est fractionné ou pris en une seule fois. C’est ensuite l’employeur qui fera la transmission auprès de la caisse primaire d’assurance maladie en charge de l’indemnisation. Les salariés n’ont aucune démarche à effectuer auprès de leur caisse primaire d’assurance maladie.
À noter : le délai de prévenance de 1 mois sera réduit à 15 jours lorsque le congé supplémentaire de naissance prend la suite immédiate du congé de paternité et d’accueil ou d’adoption et qu’il n’est pas possible, compte tenu de la durée de ce premier congé, de respecter le délai de droit commun de 1 mois.
Pour les travailleurs indépendants : ils devront demander ce congé auprès de leur caisse primaire d’assurance maladie (CPAM) de résidence.
Combien ?
Pour les salariés, l’indemnisation est dégressive :
70 % du salaire net le premier mois,
60 % du salaire net le second mois.
Elle est versée par la caisse primaire d’Assurance maladie.
À partir de quand ?
Le congé supplémentaire de naissance sera accessible à compter du 1er juillet 2026, après publication des décrets d’application.
Dans quel délai peut-on prendre ce congé ?
Pour les enfants nés ou arrivés au foyer entre le 1er janvier et le 30 juin 2026, le congé pourra être pris jusqu’au 31 mars 2027 (soit dans un délai maximal de 9 mois à compter du 1er juillet 2026).
Pour les enfants nés ou arrivés au foyer à partir du 1er juillet 2026, le congé devra être pris dans les 9 mois suivant la naissance ou l’arrivée de l’enfant.
Ce délai est prolongé lorsque les congés légaux sont eux-mêmes allongés (naissances multiples, dispositions conventionnelles, etc.).
Quand prévenir l’employeur ?
Les parents devront informer leur employeur au moins 1 mois avant le début du congé, en précisant :
la date de début,
la durée du congé,
et, en cas de congé de 2 mois, s’il est fractionné ou non.
Ce délai est réduit à 15 jours lorsque le congé supplémentaire de naissance débute immédiatement après un congé de paternité, d’accueil de l’enfant ou d’adoption, et qu’il n’est pas possible de respecter le délai d’un mois.
Film distribué par SAJE, Un film de Phil Cunningham & Brent Dawes Durée 1h49
« David » est un film d’animation familial et biblique, salué pour son animation, sa musique et sa relecture accessible de l’histoire du jeune berger devenu roi.
David est un jeune berger drôle et pétillant, dont la voix envoutante émerveille sa famille et le roi Saül. Lorsque le géant Goliath vient terroriser son peuple, David, armé uniquement d’une fronde, de quelques pierres et d’une foi inébranlable, s’avance. S’ouvre alors le destin extraordinaire d’un simple berger devenu roi, qui par sa loyauté et son courage, sauva l’âme d’un Royaume.
Voici le 2ème épisode de Conseils d’un grand-père, la série d’été des AFC. Le regard doux et bienveillant d’un grand-père qui tire de sa propre expérience des leçons de vie et d’éducation pour les jeunes parents.
Philippe, professeur retraité, nous livre « une sorte de clin d’œil à toutes ces petites choses apprises au cours de ma vie et qui donnent un sens à l’éducation. Il ne s’agit pas d’une leçon de morale nostalgique, mais d’une forme de témoignage qui peut servir à tout parent. »
Relus et illustrés par une jeune étudiante, ces textes prennent la forme d’un écrit intergénérationnel, fidèle à l’esprit familial des AFC.
Retrouvez cette série tout au long de l’été sur notre site internet et abonnez-vous aux AFC sur Instagram, Facebook, Twitter et LinkedIn pour être notifié des parutions, tous les 15 jours.
Après nous avoir fait découvrir l’importance du silence, Philippe nous parle dans ce deuxième épisode d’éducation.
Réussir l’éducation
La difficulté d’une éducation réussie, c’est qu’on n’éduque pas un enfant comme on suit une recette. Chaque enfant, heureusement, est tout à fait différent. Qu’il s’agisse de son caractère ou de la situation du moment, tout est à prendre en compte. Que faire alors si tout est relatif ? Il y a, je crois malgré tout, 5 principes incontournables pour toute éducation réussie à la maison comme à l’école :
1. Être réellement présent
2. Un équilibre entre l’autoritarisme et le laxisme
3. Eduquer avec bienveillance et fermeté
4. Un « zéro-mépris » constant
5. Et un maximum de douceur
1. Être réellement présent
Je pense qu’un certain nombre d’entre vous se souviennent de ces mercredis assis à regarder les entraînements de gym ou de foot. Mais combien sont toujours là lorsque les enfants ont passé 12-13 ans et qu’ils n’ont soi-disant plus besoin de nos encouragements ?
On ne répètera jamais assez combien le contact physique est primordial. Une présence non pas seulement physique, mais de qualité. Pas besoin de grands moyens, la présence réelle va « du toucher » : câlins, parties de chahut, etc. ; au « faire ensemble » : cuisine, jeu, bricolage, sortie ; en passant par « la parole » : histoires racontées, messages échangés et conseils.
Malgré tous les préjugés qu’ils nous renvoient, je suis persuadé que les adolescents se ressourcent, se structurent et se personnalisent bien mieux s’ils continuent à avoir ces échanges avec leurs parents. Car notre présence leur donne de l’importance. Autrement dit, de l’amour ! Passer ces temps ensemble, c’est créer un lien spécial qui les comblera. Il faut cependant veiller à ce que cette présence ne soit ni envahissante ni exclusive.
2. Un juste milieu entre laxisme et autoritarisme
Nous savons tous qu’il existe deux types de parents : ceux qui ne cèdent rien à leurs enfants, qui attendent de la discipline avant tout et qui n’accordent que peu de droits ; et ceux qui ont démissionné et n’hésitent pas à donner « carte blanche » aux professeurs, ne sachant plus comment s’y prendre. Eh bien, j’ai appris combien ces deux attitudes extrêmes étaient néfastes pour le jeune.
Car d’un côté, inculquer autoritairement et tout réglementer bloque l’initiative et la construction de la personnalité. Mais de l’autre, laisser faire, en estimant que toute expérience personnelle est formatrice, empêche le jeune de se structurer et de s’intégrer à la vie sociale qui passe par le respect des règles. Il nous faut donc essayer de naviguer entre ces deux attitudes, laissant le maximum d’autonomie dans un cadre bien établi. Tout comme en sport, il faut à la fois fixer des règles, mais aussi laisser le jeu se développer librement. Ça n’empêche pas que le carton jaune doit être rapidement et fermement sorti. Mais comment établir des règles solides et justes ? C’est sur ce point que les trois principes nous éclairent, mêlant explications, bienveillance et douceur.
3. Eduquer avec bienveillance et fermeté
Une éducation bienveillante et ferme ne repose donc pas sur des règles pour des règles avec ce fameux : « parce que c’est comme ça ». À toute demande, que ce soit pour interdire ou demander un comportement correspond une raison. Le parent peut choisir de l’exprimer ou non, selon l’âge, la situation ou le besoin de l’enfant. Le « va te coucher » ou « mets tes chaussons », en passant par « ne touche pas au gaz », peut se transformer en « Il faut aller te coucher, sinon tu risques d’être fatigué à l’école demain », ou « mets tes chaussons pour éviter de salir la maison que je viens de nettoyer », ou « ne touche pas au gaz, tu pourrais te brûler gravement ».
C’est trop long ? C’est idiot, parce que c’est évident ? Et pourtant, c’est un facilitateur pour le parent, car l’enfant aura tendance à mieux obéir. C’est également bénéfique pour l’enfant, puis l’adolescent : il a besoin d’une raison, d’un sens. D’autant plus qu’il prendra l’habitude d’agir aussi avec raison et sera ensuite capable d’expliquer pourquoi il agit de telle manière. C’est lui donner la possibilité de devenir un « expliquant » et non seulement un « appliquant ».
La bienveillance n’exclut pas la fermeté, bien au contraire, l’enfant pour grandir sereinement a besoin d’un cadre ferme donné par ses parents, qui le rassure. L’autorité repose donc sur un juste équilibre entre bienveillance et fermeté
4. L’éducation « zéro-mépris »
Il nous semble évident de ne jamais mépriser un jeune, ne jamais le comparer aux autres, à ses frères ou ses cousins. Et pourtant, combien de fois ai-je entendu mes collègues ou des parents dire à un élève des phrases du genre : « mais ton frère, lui, en maths… ». Son frère, c’est son frère. Lui, c’est lui. Et plus vous le comparerez, plus il fera exprès d’accentuer les différences pour montrer sa personnalité, qu’il est bien lui ; lui, une personne à part entière.
Nous savons tous à quel point certains ont des difficultés à se mettre en route. Pourtant, il n’est jamais bon d’enfoncer ou de décourager. Combien d’entre nous avons entendu nos professeurs dire : « tu es nul », « tu es vraiment bouché », « on ne tirera rien de toi », etc. Cela nous a-t-il déjà aidé ? On a surtout tendance à retenir : « je suis nul, j’ai toujours été nul, je serai toujours nul ». Moi, ancien prof, j’ai appris que le regard positif était révolutionnaire et que, si on veut élever un jeune, il faut d’abord « l’élever à ses propres yeux ». Mais comment faire alors sans mépris, pour les motiver ? Eh bien, par la douceur. Oui, la douceur.
5. Un maximum de douceur
J’ai vraiment appris qu’on peut quasiment tout obtenir avec de la douceur. Je te dirai, par ailleurs, combien cette attitude est indispensable dans tout domaine, à commencer par celui de l’amour. Pour l’éducation, tandis que les principes précédents constituaient le fond, la douceur représente leur emballage. Or, nous savons combien les emballages et le design nous font acheter plus que l’utilité de l’objet en lui-même.
Nous sommes séduits par une image avant d’être séduits par son efficacité. Dans nos relations humaines, c’est à peu près pareil : nous sympathisons dès les premiers instants d’une rencontre, les premiers mots, l’impression générale, la forme finalement ! Il en est de même pour l’éducation. On peut demander avec douceur et être ferme. On peut dire « non » avec douceur. Et dans ces cas, on ne choque plus, on ne blesse plus, on ne méprise plus. On respecte, on considère, on estime, voire on aime, avec de la douceur.
Qu’il est donc difficile d’éduquer… Mais avant d’éduquer les autres, moi, ancien professeur, j’ai compris qu’il fallait d’abord m’éduquer moi-même.