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Du 24 juin au 21 juillet 2026, les soldes d’été reviennent dans la majeure partie de l’Hexagone. Réductions attractives, opérations promotionnelles à répétition, ventes privées, achats en ligne : les consommateurs sont plus que jamais sollicités. Mais derrière les promesses de bonnes affaires se cachent parfois des pratiques trompeuses ou des achats impulsifs regrettés. La CNAFC fait le point sur les règles à connaître pour profiter des soldes tout en préservant son budget, ses droits et l’environnement.
À l’heure où les promotions semblent permanentes, les soldes conservent une particularité essentielle : ils sont strictement encadrés par la loi.
Ils permettent aux commerçants d’écouler rapidement leurs stocks, y compris en pratiquant la revente à perte, ce qui est normalement interdit le reste de l’année. En contrepartie, plusieurs conditions doivent être respectées :
Autrement dit, un commerçant ne peut pas acheter des produits spécialement pour les solder immédiatement.
Il devient de plus en plus difficile de distinguer les différentes opérations commerciales.
Cette distinction n’est pas anodine : elle détermine les obligations du professionnel et les conditions dans lesquelles les produits peuvent être proposés à prix réduit.

Le pourcentage affiché en vitrine n’est pas toujours synonyme d’économie réelle.
Pour lutter contre les pratiques consistant à gonfler artificiellement les prix avant une opération commerciale, la réglementation impose désormais un prix de référence unique : le prix antérieur affiché doit correspondre au prix le plus bas pratiqué au cours des trente jours précédant la réduction.
Cette obligation s’applique aussi bien en magasin que sur internet.
Lorsque les réductions augmentent au fil des semaines de soldes, le prix de référence reste celui pratiqué avant la première baisse de prix.
Pour la CNAFC, la meilleure protection reste la vigilance : comparer les prix avant les soldes permet souvent de vérifier la réalité des économies annoncées.
Le consommateur doit pouvoir distinguer immédiatement les articles soldés des produits vendus au prix normal.
Dans les magasins comme sur les sites marchands, les réductions doivent être clairement présentées et les informations tarifaires facilement compréhensibles.
Toute ambiguïté susceptible d’induire le consommateur en erreur peut constituer une pratique commerciale trompeuse.
Chaque année, certains consommateurs se voient encore opposer un refus de prise en charge au motif qu’un produit a été acheté en soldes. Cette pratique est illégale.
Un article soldé bénéficie exactement des mêmes garanties légales qu’un produit vendu au prix normal.
Le consommateur dispose notamment :
En cas de défaut de conformité constaté dans les deux ans suivant l’achat, le vendeur doit proposer la réparation ou le remplacement du bien. Si ces solutions sont impossibles, un remboursement peut être exigé.
De même, lorsqu’un vice caché est découvert, le vendeur demeure tenu de remplacer ou rembourser le produit.

Attention à ne pas confondre garanties légales et politique commerciale. Certaines choses relèvent du droit et d’autres du geste commercial.
Pour un achat effectué en magasin, le commerçant n’est pas tenu de reprendre un article qui ne présente aucun défaut simplement parce que l’acheteur a changé d’avis.
En revanche, lorsqu’une enseigne annonce une possibilité d’échange ou de remboursement, elle doit respecter cet engagement.
Avant l’achat, il est donc utile de consulter les conditions affichées en magasin ou mentionnées sur le ticket de caisse.
Les soldes en ligne attirent chaque année davantage de consommateurs. Quelques précautions s’imposent.
Avant de commander, vérifiez :
Les consommateurs doivent également rester prudents face aux faux avis et aux techniques de hameçonnage (phishing), particulièrement fréquentes pendant les périodes de forte activité commerciale.
Les achats réalisés via les réseaux sociaux méritent aussi une attention particulière. Derrière la recommandation d’un influenceur se cache souvent une entreprise tierce pratiquant parfois le dropshipping. Toute collaboration commerciale doit être clairement signalée.
Contrairement à une idée reçue, un produit acheté en promotion ou en soldes sur internet bénéficie du même droit de rétractation qu’un produit vendu au prix normal.
Pour les achats effectués auprès d’un professionnel de l’Union européenne, le consommateur dispose en principe d’un délai de quatorze jours à compter de la réception du bien pour changer d’avis.
Certaines exceptions existent, mais le principe demeure : une réduction de prix ne prive pas le consommateur de ses droits.

Les soldes peuvent être l’occasion de réaliser des économies utiles. Ils ne doivent pas pour autant conduire à des achats inutiles.
Avant de céder à un coup de cœur, il peut être utile de se poser quelques questions :
La consommation responsable commence souvent par ces réflexes simples.
La loi encourage désormais les consommateurs à prendre en compte la durée de vie des produits.
Pour de nombreux équipements électroniques et électroménagers, un indice de réparabilité doit être affiché. Cet indicateur permet d’évaluer la facilité avec laquelle un appareil pourra être réparé.
Par ailleurs, les fabricants doivent mettre à disposition des informations sur les caractéristiques environnementales des produits.
Les consommateurs peuvent également bénéficier d’un bonus réparation pour certains équipements, vêtements ou chaussures hors garantie, à condition de recourir à un réparateur labellisé.
Choisir un produit plus durable, réparable et fabriqué dans des conditions transparentes constitue souvent une économie à long terme.
Dans un contexte marqué par la multiplication des opérations promotionnelles tout au long de l’année, les soldes ne doivent plus être considérés comme une invitation à acheter systématiquement, mais comme une occasion de consommer de manière réfléchie.
Connaître ses droits, comparer les prix, vérifier les garanties, privilégier les achats utiles et durables : autant de réflexes qui permettent de protéger à la fois son pouvoir d’achat et l’environnement.
La meilleure affaire n’est pas forcément celle qui affiche la plus forte réduction, mais celle qui répond à un besoin réel et qui s’inscrit dans une consommation responsable.
Sources :
Soldes d’été 2026 : tout ce qu’il faut savoir pour consommer malin et durable | economie.gouv.fr
Soldes : droit des consommateurs et obligations des commerçants | economie.gouv.fr
La Confédération nationale des Associations Familiales Catholiques (CNAFC) est l’une des 14 associations de défense des consommateurs reconnues par la DGCCRF (la Direction générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes). Grâce à cet agrément, la CNAFC vient en aide à tous les particuliers qui rencontrent des difficultés d’ordre commercial avec des entreprises. Ainsi, en cas de litige, toute personne, même non adhérente aux AFC, peut contacter l’une des nombreuses antennes consommation disséminées dans toute la France.
La Commission Mixte Paritaire (CMP) sur la proposition de loi sur l’aide à mourir s’est réunie avec 7 députés et 7 sénateurs chargés de trouver un texte commun. Son échec était prévisible. Il illustre, une fois de plus, les profondes divisions que ce projet de loi sur l’euthanasie et le suicide assisté suscite au sein même des institutions françaises.
Le Sénat a rejeté à deux reprises la proposition de loi sur l’aide à mourir. Ce n’est pas un accident de procédure : c’est le signe d’un désaccord de fond sur un texte aux conséquences potentiellement irréversibles pour notre société. Malgré ces rejets successifs, le gouvernement persiste à vouloir faire adopter cette loi, alors même qu’il ne dispose pas d’une majorité solide pour le faire.
Les chiffres sont éloquents. Le soutien des députés à la légalisation de l’euthanasie et du suicide assisté ne cesse de reculer depuis 2021 :
Cette érosion constante traduit une prise de conscience progressive. Le temps, la réflexion et la confrontation aux réalités de terrain amènent de plus en plus d’élus à s’opposer à ce texte. On ne peut pas ignorer une telle tendance.
Au-delà du débat parlementaire, les Français eux-mêmes se montrent réservés. Une étude réalisée par les AFC et la Fondapol avec OpinionWay en décembre 2025 révèle que, mesure par mesure, une majorité de Français rejette les dispositions concrètes de cette proposition de loi. Ce résultat contredit le discours selon lequel l’opinion publique serait unanimement favorable à l’aide à mourir. La nuance, dès lors que l’on entre dans le détail, change radicalement la donne.
Ceux qui accompagnent chaque jour des patients en fin de vie ont exprimé de nombreuses mises en garde. Médecins, infirmiers, soignants en soins palliatifs : leurs voix portent une expérience concrète et irremplaçable du mourir. Leurs messages de prudence sont pourtant restés sans écho auprès des promoteurs de ce texte. Ignorer les professionnels de santé sur une question aussi grave constitue une faute éthique et politique majeure.
Les pays qui ont légalisé l’euthanasie ou le suicide assisté avant la France offrent pourtant un retour d’expérience précieux. Dans plusieurs d’entre eux, les critères d’accès initialement stricts ont progressivement été élargis, touchant des personnes souffrant de troubles psychiatriques, des mineurs, ou des individus dont la souffrance n’est pas physique. Ces dérives ne sont pas des hypothèses : elles sont documentées. Les ignorer dans le débat français relève d’une imprudence inexcusable.
Face à ce contexte, les AFC appellent le Président de la République à exercer pleinement sa responsabilité. Son mandat l’engage à veiller à l’unité nationale. Or, ce texte divise profondément les Français, les familles, les soignants et les élus. Retirer cette proposition de loi sur l’aide à mourir serait un acte de sagesse politique, respectueux du rôle de garant des institutions que la Constitution lui confie.
La question de la fin de vie mérite mieux qu’un passage en force. Elle exige du temps, de l’écoute, et une attention sincère aux signaux que renvoient les soignants, les citoyens et les représentants du peuple.
Examinée en procédure accélérée, la proposition de loi visant à lutter contre les violences en milieu scolaire suscite une vive réaction des AFC. Elles dénoncent un texte qui cible l’enseignement privé sous contrat tout en épargnant l’Éducation nationale.
La proposition de loi déposée par la députée Violette Spillebout, visant à protéger les enfants et à lutter contre les violences en milieu scolaire, est soumise aux députés en procédure accélérée, c’est-à-dire une seule lecture dans chaque chambre. Si la nécessité de protéger les enfants contre toute forme de violence ne souffre d’aucune discussion, la méthode et le contenu du texte soulèvent de sérieuses questions.
Pour les AFC, ce calendrier contraint et cette procédure d’exception traduisent une volonté de faire passer rapidement des dispositions dont les implications dépassent largement la simple protection de l’enfance.
Alors que la proposition de loi impose à l’enseignement privé sous contrat de nouvelles contraintes de contrôle et de nouvelles missions sociales, elle ne prévoit aucun mécanisme comparable pour l’enseignement public. Pire : les moyens financiers dus à l’enseignement privé sous contrat ne sont pas même versés dans de nombreuses communes.
En matière de protection de l’enfance, cette logique à deux vitesses est inacceptable et inexcusable. Le texte sous-entend l’existence de problèmes plus importants au sein du privé, sans chercher à faire la lumière sur les abus au sein du public et de son périscolaire. Et ce, alors que 18% des familles font le choix de l’enseignement catholique.
[Mise à jour du 2/6/2026 : Le passage concernant le secret de la confession a été retiré de la proposition de loi, la liberté de culte n’est donc plus menacée !]
Au-delà des questions éducatives, les AFC pointent l’article 9 de la proposition de loi comme une attaque directe contre la liberté de culte. Cet article méconnaîtrait les principes fondamentaux de séparation de l’Église et de l’État, pourtant garantis par la Constitution française. Un point de droit que le mouvement familial entend défendre avec la plus grande fermeté devant les parlementaires.
Les AFC regrettent par ailleurs que le texte ne prévoie aucun dispositif de signalement et de lancement d’alertes à la hauteur des enjeux. De nombreux parents se retrouvent aujourd’hui sans recours efficaces et rapides lorsque leurs enfants subissent des agressions dans le cadre scolaire ou périscolaire. Cette lacune aurait pu et dû être comblée. Elle ne l’est pas.
De même, le contrôle des personnels intervenant dans les établissements resterait inférieur à celui en vigueur dans les accueils collectifs de mineurs, alors même que la fréquentation quotidienne, la proximité et le lien d’autorité qui caractérisent l’école commandent une vigilance accrue.
Face à ces constats, les AFC appellent solennellement les députés à rejeter ce texte. Pour le mouvement familial, défendre la liberté d’enseignement, l’égalité de traitement entre public et privé, et la laïcité comprise comme garantie de pluralisme, c’est défendre les familles et les enfants (l’objet même de la proposition de loi).
Le magazine numérique Actuailes fête la parution de son 200ème numéro, après 13 ans d’existence pour aider les adolescents à comprendre l’actualité.
Un article en partenariat avec Actuailes
Deux cents numéros, plus de 7 000 familles et établissements scolaires abonnés, 39 contributeurs bénévoles et une ambition inchangée depuis 2013 : aider les jeunes à comprendre le monde qui les entoure. À l’heure où l’information circule en continu sur les réseaux sociaux, le magazine numérique Actuailes poursuit un pari singulier : proposer aux adolescents une actualité expliquée, accessible et exigeante. Gratuit, indépendant et publié tous les quinze jours, le magazine vient de célébrer son 200e numéro.
À l’origine d’Actuailes, en 2013, il y a la préoccupation de parents constatant qu’il n’existe pas réellement de média d’actualité adapté aux adolescents. Les publications disponibles leur semblent trop orientées idéologiquement, peu adaptées à la maturité des jeunes lecteurs, ou insuffisamment soucieuses de développer leur esprit critique. De nombreux parents se posent la question d’abonner leur enfant à un magazine.
Autour de Gaëlle Iordanow, toujours directrice de la rédaction, une petite équipe se constitue alors avec une idée simple : permettre aux 10-15 ans de mieux comprendre les événements qui façonnent le monde contemporain. « Actuailes a été fondé par un groupe de parents qui avaient la volonté d’enrichir le panel de la presse pour ados, en leur proposant, par ce journal, une actualité décryptée et éclairée. Actuailes se situe dans une démarche d’éducation intégrale, autour de la connaissance du monde, de la culture générale, mais aussi de la détente.» explique la fondatrice.
Car comprendre l’actualité ne consiste pas seulement à relayer des faits. « Une bonne compréhension du monde nécessite d’aller à l’origine des faits », rappelle l’équipe d’Actuailes. Une ligne directrice qui demeure au cœur du magazine treize ans plus tard.
Publié tous les quinze jours, hors vacances scolaires, Actuailes propose 24 pages consacrées à l’actualité française, européenne et internationale, mais aussi à des sujets de culture générale et à des dossiers de fond.
Les familles y trouvent aussi des conseils de livres, de films, des expositions. Des enseignants utilisent aussi les publications pour illustrer leurs cours. Le site internet actuailes.fr permet de retrouver tous les articles, ce qui s’avère très utile pour préparer des exposés ou des dossiers scolaires.
Les articles cherchent à expliquer les causes d’un événement, ses conséquences, les enjeux politiques, historiques ou sociaux qui l’entourent. Cette volonté de recul répond à une conviction forte : les jeunes ont besoin d’outils pour apprendre à décrypter l’information, dans un environnement souvent marqué par les réactions immédiates et les prises de position tranchées.
Guerres, élections, questions sociétales, enjeux environnementaux, économie, sciences ou vie internationale : les sujets abordés sont variés, parfois complexes. Lorsque certains thèmes touchent à des questions sensibles — notamment sociétales ou géopolitiques — les rédacteurs prennent le temps de la discussion avant publication.
Le fonctionnement d’Actuailes tient de l’exception dans le paysage médiatique actuel. Le magazine repose sur l’engagement de 39 contributeurs bénévoles : médecins, juristes, cadres d’entreprise, auteurs, expatriés, spécialistes de la vie politique française ou internationale, mais aussi prêtres et religieux.
Rédacteurs, correctrices, secrétaires de rédaction : tous donnent de leur temps pour produire ce bimensuel gratuit. La mise en page est confiée à une maquettiste professionnelle, seule personne rémunérée du projet.
Le magazine fonctionne sans publicité et sans soutien d’entreprise, de groupe de presse ou d’association. Son financement repose exclusivement sur les dons des lecteurs, qui permettent de couvrir les frais techniques et de fabrication.
Aujourd’hui, plus de 7 000 familles, mais aussi des établissements scolaires et des CDI, sont abonnés à Actuailes.
Actuailes cherche à former l’esprit critique de ses lecteurs. Les faits sont contextualisés, les événements, expliqués, pour inciter les jeunes à réfléchir par eux-mêmes.
Pour les sujets touchant à l’anthropologie ou aux questions de société, la rédaction s’appuie également sur les ressources de l’enseignement de l’Église pour éclairer certains débats. Une page spirituelle, rédigée par un prêtre ou un religieux, accompagne ainsi chaque numéro et propose une réflexion personnelle adaptée aux ados.
Mais l’objectif du magazine n’est pas de remplacer les parents dans l’éducation des enfants. Au contraire, Actuailes insiste sur leur rôle central : les parents demeurent les premiers et principaux éducateurs de leurs enfants.
Les articles sont d’ailleurs souvent pensés comme des points de départ pour des discussions familiales. Le format numérique permet aussi une grande souplesse : le magazine peut être lu sur ordinateur, ou imprimé à la maison pour les familles souhaitant limiter l’usage des écrans.
Au fil des années, Actuailes a fidélisé un lectorat attaché à cette approche exigeante de l’information.
« Je tenais à vous remercier très sincèrement pour la qualité de cette publication. Tous nos enfants, de 11 à 20 ans, se jettent dessus, et nous aussi ! », écrit ainsi un lecteur du magazine.
« Un journal dans lequel je peux tout lire, c’est super ! », confie Félicité, 10 ans.
Une enseignante témoigne également : « Au hasard de mails reçus par une de mes sœurs, une info sur l’existence d’Actuailes… Et là, c’est la révélation. Tout le monde à la maison le lit maintenant, et je l’utilise parfois pour travailler certains sujets avec mes élèves. »
À l’heure des vidéos courtes, des algorithmes et de l’information fragmentée, Actuailes poursuit donc une mission devenue rare : prendre le temps d’expliquer. Une manière d’apprendre aux adolescents non seulement à s’informer, mais aussi à penser.