(ARTICLE CNAFC) POURQUOI EST-IL IMPORTANT D’ADHERER A UNE ASSOCIATION FAMILIALE ?

Adhérer à une association familiale, c’est agir pour défendre la place de la famille dans la société tout en bénéficiant d’un soutien concret au quotidien.

Un peu d’histoire pour mieux comprendre

Début XXe, la loi de séparation de l’Eglise et de l’Etat crée de nombreuses polémiques. L’une d’entre elles est la situation des élèves issus des écoles congréganistes arrivés subitement dans les écoles publiques. Les pères de famille s’érigent en association pour protéger leurs enfants de la stigmatisation et défendre une vraie conception de la laïcité. Ces associations évoluent très vite en défense des droits de la famille pensée selon les vérités de l’Enseignement social de l’Eglise dans la société.

A l’issue de la 2e guerre mondiale, le Général de Gaulle érige les diverses associations familiales en corps intermédiaire unies sous l’égide de l’UNAF (Union nationale des associations familiales). De même que les syndicats représentent le monde du travail auprès du pouvoir politique, de même les associations familiales représentent la vie de famille auprès du gouvernement.

Aujourd’hui, où en sommes-nous ?

La famille reste un lieu privilégié de croissance et de ressource, fondement de toute société. Qui veille sur les conditions d’exercice de la vie familiale ?
Les pouvoirs publics et les institutions sociales abreuvent notre société de lois, de normes pour régir les interactions et le bon fonctionnement de notre pays. Mais les réalités familiales – telles que l’Eglise les promeut – sont peu valorisées soit même mises à mal, par exemple, le mariage, la responsabilité parentale, le droit à choisir l’éducation et la croissance des enfants selon les valeurs de l’Evangile, le soutien de la vie matérielle des familles en faveur d’une natalité florissante.

Les Associations familiales catholiques œuvrent au niveau municipal, régional et national pour alerter, former, informer les élus et les institutions des besoins réels des familles. Ce travail n’est possible que si les AFC peuvent chiffrer suffisamment d’adhérents soucieux d’être représentés ! C’est là que la cotisation intervient.

Afin de soutenir les familles, les AFC agissent donc sur le plan politique et social. Mais elles offrent aussi un panel de services de proximité : formation, convivialité, groupe de parents (Chantiers-Education), EARS (Education affective relationnelle et sexuelle) pour les enfants d’âge primaire, etc.

UN TEMPS SOUS LE REGARD DU SEIGNEUR POUR LES FEMMES EN ESPERANCE D’ENFANTS A L’ABBAYE ND DES NEIGES.

Les sœurs de Notre-Dame des neiges organise 

  • les 29 et 30 mai 
  • à l’abbaye Notre-Dame des Neiges 

un temps de ressourcement, de prière, de topos et de détente pour les femmes en espérance d’enfant ou qui font face à des problèmes d’infertilité ou d’hypofertilité.  

Infos : femmedesperance@gmail.com 

(Article CNAFC) LES AIDANTS FAMILIAUX, PILIERS INVISIBLES DE LA SOCIETE.

Près de 9,3 millions d’aidants familiaux jouent un rôle clé en France face au défi de la perte d’autonomie. Longtemps invisibles, ils sont désormais au cœur des politiques publiques, avec la création d’une 5ᵉ branche de la Sécurité sociale dédiée à l’autonomie et à leur accompagnement.

Chaque jour en France, près de 9,3 millions de citoyens s’engagent auprès d’un proche âgé, malade ou en situation de handicap. Ces aidants familiaux, majoritairement de proches – enfants, conjoints, frères ou sœurs – sont devenus des acteurs essentiels de l’accompagnement des personnes en perte d’autonomie. S’ils sont longtemps restés invisibles dans les politiques publiques, ils constituent aujourd’hui des enjeux politiques, économiques et sociétaux incontournables.

La dépendance liée au grand âge – qu’il s’agisse de difficulté à accomplir les gestes du quotidien ou de perte d’autonomie sévère – pose un défi économique et social. Pour les pouvoirs publics, il s’agit désormais d’articuler des réponses qui dépassent le seul cadre sanitaire pour intégrer les dimensions familiales, sociales et financières.

Jusqu’aux années 2000, l’aide fournie par les proches était majoritairement perçue comme une extension naturelle des solidarités familiales, sans reconnaissance juridique ni compensation significative. Ce n’est qu’avec les premières grandes lois sur la dépendance et l’autonomie que l’État a commencé à structurer un cadre d’accompagnement.

La loi d’adaptation de la société au vieillissement de 2015 (ASV) a constitué un jalon notable : elle reconnaît explicitement l’importance des aidants familiaux, introduit un droits au répit et inscrit la prévention, la participation sociale et le soutien à domicile comme des priorités nationales.

Le législateur a depuis doté la société française d’une couverture sociale spécifique de la perte d’autonomie : un « 5ᵉ risque » au même titre que les risques maladie, accidents du travail, famille ou vieillesse. Cette idée qui fut considérée comme une simple piste au fil des plans successifs, s’est formellement mise en place avec la loi du 7 août 2020 relative à la dette sociale et à l’autonomie.

Cette loi a inscrit dans le code de la Sécurité sociale la création d’une « 5ᵉ branche » consacrée à l’autonomie, chargée de couvrir les besoins des personnes en situation de perte d’autonomie, qu’elles soient âgées ou handicapées, et ce sans distinction d’âge ou de situation de santé. La gestion de cette branche a été confiée à la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA), qui a ainsi acquis un rôle central et pérenne dans l’architecture de notre protection sociale.

Cette évolution n’est pas seulement symbolique : concrètement, elle signifie que la Nation a affirmé le principe d’une solidarité collective et universelle face au risque de perte d’autonomie, et qu’une partie significative de la mission d’accompagnement et de financement est désormais intégrée dans le système de sécurité sociale national.