PROTECTION DES MINEURS CONTRE LA PORNOGRAPHIE : des progrès en cours. (Article CNAFC)

Le 10 avril 2024, une loi « de sécurisation numérique » a été votée, prévoyant notamment des contrôles renforcés pour limiter l’accès des mineurs aux sites pornographiques.

2,3 millions de mineurs fréquentent les sites pornographiques en France

La fréquentation des sites pornographiques par les mineurs est un véritable fléau. Le rapport de l’ARCOM (Autorité de Régulation de la Communication Audiovisuelle) sur « la fréquentation des sites « adultes » par les mineurs » relève qu’ils sont 2,3 millions à fréquenter ces sites en France et que dès 12 ans la moitié des garçons s’y rendent en moyenne une fois par mois. Avant leurs 15 ans, 70% des garçons et 53% des filles ont vu des fims pornographiques.

Jusqu’ici, une loi votée en 2020 (Amendement Lemercier-Décret application 2021) prévoyait le blocage obligatoire de sites X aux mineurs à charge de leurs propriétaires. Dans ce cadre, l’ARCOM avait été saisie par des associations au sujet de sites ne contrôlant pas l’accès des mineurs (c’est le cas général) et, après mise en demeure, avait porté l’affaire devant le tribunal judiciaire de Paris. Le tribunal avait proposé une simple médiation et la situation n’avait pas été réglée.

Une nouvelle loi dite « de sécurisation numérique »

Votée le 10 avril 2024, elle prévoit que l’ARCOM devra établir un référentiel fixant les exigences techniques minimales auxquelles auront à se conformer les systèmes de vérification d’âge minimum des sites pornographiques. Ce référentiel devra être publié dans les deux mois suivant la promulgation de la loi.

Pour permettre aux sites de se mettre en conformité avec la législation, il est envisagé que ceux-ci puissent, pendant six mois, être accessibles sur présentation d’une carte bancaire valide disposant d’un système d’authentification forte pouvant être effectuée par un tiers indépendant

Ensuite, une identification plus poussée sera prévue avec la présentation d’un document d’identité ou d’un système de reconnaissance faciale. En effet, les jeunes de 16 ans peuvent disposer d’une carte bancaire. Un système de protection des données devra garantir l’anonymat.

Cette loi de sécurisation d’internet permettra en outre à l’ARCOM d’ordonner directement le blocage et le déréférencement des sites pornographiques qui n’empêchent pas les mineurs d’accéder à leur contenu après mise en demeure. Cela est un progrès notable car il fallait auparavant passer par une décision de justice, ce qui prenait du temps avec un résultat aléatoire, comme indiqué ci-dessus.

Des mesures contraignantes pour les sites concernés

Ces mesures visent les sites français et extraeuropéens mais pourront concerner aussi les sites implantés dans des pays de l’Union Européenne après saisie préalable des autorités du pays concerné.

En outre, les hébergeurs devront retirer dans les 24 heures les contenus pédopornographiques qui leur sont signalés par la police et la gendarmerie, sous peine d’un an de prison et 250 000 euros d’amende, voire plus en cas de manquement habituel.

L’efficacité de ces mesures dépendra cependant d’une part de la célérité et de l’opérationnalité des procédures que mettra en place l’ARCOM pour contrôler l’âge des personnes qui se connectent à ces sites (jusqu’ici, il appartenait aux sites concernés de prendre les dispositions adéquates) et d’autre part de la possibilité effective de bloquer les sites situés dans les pays de l’Union européenne après saisie des gouvernements concernés.

On peut cependant espérer arriver enfin à interdire l’accès de ces sites aux personnes mineures ! Restons vigilants ! Ce qui ne veut pas dire que ces sites soient recommandables pour les personnes majeures ! Les films dits « pour adultes » sont intrinsèquement pervers quel que soit l’âge !

GREG ET L’AVENTURE DE LA VIE – Construire sa vie sur des bases solides. D’Inès et Thibault d’Oysonville et Claire Sallé de Chou

Entre grands désirs et réalité de la vie, difficile de trouver sa place quand on est ado… Comment s’armer face aux combats, aux défis du monde actuel, et poser les bons choix pour l’avenir ? Avec Greg, embarque dans ce carnet d’aventures pour comprendre ce qui se joue à l’aube de ta vie d’adulte. Un carnet de route pour devenir un gars solide. Le monde a besoin de toi !

Voici le carnet de route de Greg, un jeune ado bien dans ses baskets, curieux de comprendre le monde et d’y prendre sa place…À travers les interrogations du
personnage, les garçons de 14-16 ans trouveront de quoi nourrir leur envie d’équilibre et de se construire.
Sans jugement et avec beaucoup de simplicité, les chapitres abordent les grands thèmes de l’amitié, la puberté, la sexualité, le fait d’être chrétien, l’apprentissage des responsabilités,
l’usage de la liberté… En proposant aussi des exemples inspirants d’hommes et de
héros, et en posant les jalons pour le chemin de la construction de soi.
De manière concrète et drôle, Thibault et Inès d’Oysonville, mariés et parents d’ados, se placent dans la lignée du Père Grosjean et de Aimer en vérité (50 000 exemplaires vendus).

Thibault et Inès d’Oysonville sont mariés depuis seize ans ; ils se sont formés sur le sujet de la théologie du corps. Ils transmettent avec force et foi la bonne nouvelle que l’Église nous propose sur l’amour.

Claire S2C est illustratrice et graphiste, elle a aussi illustré Margot et les mystères de l’amour.

Date de parution : 24.04.2024
Nb. de pages : 96
EAN : 9782357703704

Greg et l’aventure de la vie – (editionsleseneve.fr)

DECOUVREZ OU REDECOUVREZ LES WEBSERIES – LE COURS DE LA VIE 3 – 16/20 ANS. Manon, Alex et les autres….

16-20 ans : Manon, Alex et les autres

A la suite des deux premières web-séries, « Lucas et Léa – Le cours de la vie 1 », pour les parents et leurs enfants de 7 à 11 ans, puis « Hugo et Lucie – Le cours de la vie 2 » destinée aux collégiens, les AFC, en partenariat avec le Cler Amour et famille, TeenSTAR et les Scouts Unitaires de France lancent une troisième saison pour parler d’amour et de sexualité aux jeunes de 16 à 20 ans.

A travers 7 vidéos, cette web série s’adresse aux jeunes confrontés à des interrogations au cours de cette période particulière au cours de laquelle ils doutent de pouvoir rencontrer un jour celui ou celle qui pourrait combler leur désir d’aimer et d’être aimé.

Elle sera utile aux parents et aux éducateurs pour comprendre et dialoguer avec les jeunes.

Manon, Alex et leurs potes, étudiants, sont amoureux, vivent des échecs, attendent, se sentent seuls, désirent, espèrent….

Conçue par des éducateurs à la vie, des conseillères conjugales et familiales, un médecin, cette web-série veut offrir des repères positifs aux jeunes pour les accompagner dans leur construction affective et relationnelle.

Voir les épisodes

DECOUVREZ OU REDECOUVREZ LES WEBSERIES – LE COURS DE LA VIE 2 – Hugo et Lucie.

A la suite de la première série, « Lucas et Léa, le cours de la vie », destinée aux parents et à leurs enfants de 7 à 11 ans, les AFC ont travaillé à l’élaboration d’une deuxième web-série à destination des 12-15 ans.

L’objectif de cette web-série est d’inciter au dialogue parents-adolescents, faire réfléchir les ados et aider les parents à mieux comprendre leurs enfants durant cette période délicate.

Sans prétendre à l’exhaustivité, la web-série traite avec humour des ressorts profonds de cette tranche d’âge, de la révolution affective qui accompagne les changements pubertaires et de ce que les adolescents éprouvent, parfois douloureusement : la solitude, le rôle de la bande, la curiosité, le besoin de se comprendre et de comprendre l’autre, le désir d’autonomie, la quête d’un idéal…

Les thèmes sont traités par 2 youtubeurs, Hugo et Lucie, en 7 vidéos.

Elles ont été conçues par des éducateurs à la vie, conseillère conjugale et familiale, technicien d’intervention sociale et familiale et médecin des Associations Familiales Catholiques et avec la participation du CLER Amour et Famille et de TeenSTAR.
Comme l’année dernière, un groupe d’étudiant de l’IRCOM a apporté son savoir-faire dans la réalisation des vidéos.

BANDE-ANNONCE : Hugo et Lucie, le cours de la vie 2 (youtube.com)

COMMUNIQUE DE PRESSE DE LA CNAFC: Réaction des AFC suite à la publication du projet de programme d’éducation à la sexualité.

Après lecture du projet de programme d’éducation à la sexualité mis en ligne
par le Conseil Supérieur des programmes, la Confédération Nationale des 280
Associations Familiales Catholiques entend réagir fortement. Nous saluons la volonté de combattre l’exposition des enfants et des jeunes à la pornographie, de développer l’éducation aux réseaux sociaux, d’éduquer à l’intimité et à la pudeur et d’encourager au respect mutuel.


En revanche, ce projet de programme cherche à transmettre une pensée et un
comportement uniques, en lien étroit avec la culture dominante, sans respect
pour la liberté de conscience des familles.
On y retrouve ainsi le primat envahissant de l’émotion pour encourager les
choix et le discernement des enfants et des jeunes et la lutte contre les soi
disant « stéréotypes de genre » de la maternelle à la terminale, rappelant les
exercices des ABCD de l’égalité promus en 2014 par Najat Vallaud Belkacem.
Nous regrettons que les parties scientifiques sur la procréation, la grossesse et
la naissance, pourtant essentielles pour répondre aux questions des enfants
sur leur origine, soient très peu développées. Les deux dernières, grossesse et
naissance, n’étant abordées qu’en maternelle.


Nous ne pouvons accepter l’absence de référence aux parents, remplacés par
des « adultes de confiance », de même niveau que l’école, l’environnement
médical ou sportif. Le projet promeut une banalisation des structures
familiales jusqu’aux « enfants placés en foyer ». Les familles unies sont
qualifiées de « familles hétéroparentales ». Dans cette indifférenciation, on
oublie que les 2/3 des enfants mineurs vivent dans des familles avec leur père
et leur mère et on semble ignorer les souffrances profondes engendrées par
les ruptures familiales.


Les AFC demandent :

  • A remplacer la notion « d’adultes de confiance » par une référence aux
    parents premiers et principaux éducateurs de leurs enfants, même s’ils
    ne sont pas les seuls. Rappelons que la Convention Internationale des
    Droits de l’Enfant, ratifiée par la France stipule que les enfants ont le
    droit d’être élevés en priorité par leurs parents (Art 7). – – – –
  • A supprimer les très nombreuses références au genre, aux rôles, à la
    lutte contre les stéréotypes de genre. L’Education nationale n’a pas
    reçu la mission de rééduquer les familles à travers leurs enfants. La
    très forte résistance des parents, il y a 10 ans, aux ABCD de l’égalité
    aurait dû encourager le Conseil supérieur des programmes à la prudence en la matière.
  • De rappeler que si toutes les structures familiales ont droit au respect,
    l’apprentissage de la résolution des conflits -en particulier à l’école- est
    un élément important pour l’unité familiale qui est la réalité de vie de
    2/3 des jeune mineurs.
  • De développer la partie scientifique sur la procréation, la grossesse et
    la naissance non seulement dans le but de prévenir les grossesses mais
    pour que les jeunes connaissent les processus du tout début de la vie.
  • Enfin, si l’expression des émotions est une dimension essentielle du
    bien-être, rappeler que les émotions ont une dimension informative,
    qu’elles peuvent être trompeuses et qu’au-delà, l’enfant puis le jeune
    doit être éduqué à développer sa capacité à juger et décider grâce à sa
    raison et sa volonté.