COMMUNQUE DE PRESSE: La proposition des AFC pour limiter les effets de la pratique shrinkflation.

Pour assurer une meilleure information des consommateurs sur le prix des
produits alimentaires préemballés, la Confédération Nationale des
Associations Familiales Catholiques, demande l’étiquetage lisible du prix au
litre et au kilo.


Aujourd’hui, le prix indiqué est, essentiellement, celui du produit vendu à la
pièce, ce qui rend difficile la comparaison entre les offres de différentes
contenances. Comment faire un choix entre des sucres en poudre de qualité
différente vendus dans des emballages de 650g, 750g ou 500g sans avoir la
référence commune au prix au kilo ?


Utilisant ce flou, producteurs et distributeurs peuvent baisser la quantité offerte
d’un produit dans son emballage traditionnel pour en masquer l’augmentation
de prix. Avec ses collègues des organisations de consommateurs, la CNAFC
dénonce cette pratique appelée « schrinkflation » que des mesures
ponctuelles ne pourront pas combattre efficacement.


L’expérience montre également que le prix à l’unité de mesure n’apparait pas
toujours, qu’il est parfois erroné et, en tous cas, négligé. Cela permet d’ailleurs
un autre usage critiquable, souvent constaté, de vente en lot ou en plus grande
quantité d’un produit qu’il est moins cher d’acheter dans sa présentation de
base.


Dans le contexte de vive concurrence et d’inflation que nous connaissons, il est
indispensable de mettre en avant le prix à l’unité de mesure (litre, kilo et leur
subdivision) par un étiquetage disposé de manière visible, en caractères au
moins aussi important que le prix du produit vendu.

Communique-de-Presse-La-proposition-des-AFC-pour-limiter-les-effet-de-la-pratique-shrinkflation.pdf (afc-france.org)

COMMUNIQUE DE PRESSE DE LA CNAFC: Réaction des AFC suite à la publication du projet de programme d’éducation à la sexualité.

Après lecture du projet de programme d’éducation à la sexualité mis en ligne
par le Conseil Supérieur des programmes, la Confédération Nationale des 280
Associations Familiales Catholiques entend réagir fortement. Nous saluons la volonté de combattre l’exposition des enfants et des jeunes à la pornographie, de développer l’éducation aux réseaux sociaux, d’éduquer à l’intimité et à la pudeur et d’encourager au respect mutuel.


En revanche, ce projet de programme cherche à transmettre une pensée et un
comportement uniques, en lien étroit avec la culture dominante, sans respect
pour la liberté de conscience des familles.
On y retrouve ainsi le primat envahissant de l’émotion pour encourager les
choix et le discernement des enfants et des jeunes et la lutte contre les soi
disant « stéréotypes de genre » de la maternelle à la terminale, rappelant les
exercices des ABCD de l’égalité promus en 2014 par Najat Vallaud Belkacem.
Nous regrettons que les parties scientifiques sur la procréation, la grossesse et
la naissance, pourtant essentielles pour répondre aux questions des enfants
sur leur origine, soient très peu développées. Les deux dernières, grossesse et
naissance, n’étant abordées qu’en maternelle.


Nous ne pouvons accepter l’absence de référence aux parents, remplacés par
des « adultes de confiance », de même niveau que l’école, l’environnement
médical ou sportif. Le projet promeut une banalisation des structures
familiales jusqu’aux « enfants placés en foyer ». Les familles unies sont
qualifiées de « familles hétéroparentales ». Dans cette indifférenciation, on
oublie que les 2/3 des enfants mineurs vivent dans des familles avec leur père
et leur mère et on semble ignorer les souffrances profondes engendrées par
les ruptures familiales.


Les AFC demandent :

  • A remplacer la notion « d’adultes de confiance » par une référence aux
    parents premiers et principaux éducateurs de leurs enfants, même s’ils
    ne sont pas les seuls. Rappelons que la Convention Internationale des
    Droits de l’Enfant, ratifiée par la France stipule que les enfants ont le
    droit d’être élevés en priorité par leurs parents (Art 7). – – – –
  • A supprimer les très nombreuses références au genre, aux rôles, à la
    lutte contre les stéréotypes de genre. L’Education nationale n’a pas
    reçu la mission de rééduquer les familles à travers leurs enfants. La
    très forte résistance des parents, il y a 10 ans, aux ABCD de l’égalité
    aurait dû encourager le Conseil supérieur des programmes à la prudence en la matière.
  • De rappeler que si toutes les structures familiales ont droit au respect,
    l’apprentissage de la résolution des conflits -en particulier à l’école- est
    un élément important pour l’unité familiale qui est la réalité de vie de
    2/3 des jeune mineurs.
  • De développer la partie scientifique sur la procréation, la grossesse et
    la naissance non seulement dans le but de prévenir les grossesses mais
    pour que les jeunes connaissent les processus du tout début de la vie.
  • Enfin, si l’expression des émotions est une dimension essentielle du
    bien-être, rappeler que les émotions ont une dimension informative,
    qu’elles peuvent être trompeuses et qu’au-delà, l’enfant puis le jeune
    doit être éduqué à développer sa capacité à juger et décider grâce à sa
    raison et sa volonté.

DECOUVREZ OU REDECOUVREZ LES WEBSERIES – LE COURS DE LA VIE 1 – LUCAS ET LEA.

Lucas et Léa, le cours de la vie est une web-série pédagogique EARS (éducation affective, relationnelle et sexuelle) de 7 courtes vidéos en accès libre sur internet, destinée aux enfants de 8 à 11 ans et à leurs parents.

Dans l’esprit des « cours en ligne », ces vidéos cherchent à répondre aux questions des enfants sur tous les thèmes qui touchent à la transmission de la vie, à l’amour, à la puberté et à la sexualité. Les parents y trouveront les mots du dialogue et de l’accompagnement de leurs enfants.

Les 7 thèmes sont traités sous forme de vidéos vivantes et humoristiques au sein d’une famille avec Papa, Maman, Léa et Lucas.

Elles sont en ligne sur la chaîne Youtube « Le cours de la vie ».

Elles ont été conçues par des éducateurs à la vie, conseillère conjugale et familiale, technicien d’intervention sociale et familiale et médecin des Associations Familiales Catholiques et avec la participation du CLER Amour et Famille.

COMMUNIQUE DE PRESSE DU 11 mars 2024: Les AFC s’opposeront par tous les moyens à l’aide à mourir annoncée par Emmanuel Macron.

Le président de la République a donné dimanche 10 mars, dans une interview à La Croix et à Libération, les contours du projet de loi « fin de vie » qui devrait être présenté dans peu de temps en Conseil des ministres.


Ce projet ouvre à la fois le suicide assisté et l’euthanasie pour des malades en fin de vie à court ou moyen terme, conscients et atteints de souffrances physiques ou psychiques réfractaires. L’administration de la mort est appelée « aide à mourir ». La décision serait prise par une équipe médicale à la demande du patient. Les soins palliatifs seraient renforcés et présentés fin mars dans une « stratégie décennale ».


Les Associations Familiales Catholiques constatent que toutes les propositions et les mises en garde des soignants de soins palliatifs sont restées lettre morte. Les professionnels de ce secteur, qui accompagnent au quotidien des dizaines de milliers de malades avec une connaissance fine des besoins et des attentes des patients en fin de vie, n’ont pas été écoutés.
Elles sont alarmées par le détournement du sens des mots : « loi de fraternité » pour mettre fin à la vie des grands malades et « aide à mourir » au lieu d’euthanasie et de suicide assisté alors que le président affirme que cette loi ne contient ni euthanasie, ni suicide assisté. Mais aussi l’emploi de l’expression « être accompagné » en lieu et place « d’être euthanasié ». Où est la fraternité alors que le système de santé et l’hôpital sont en crise
profonde ? Ils peinent à remplir leurs missions.

Les Français affirment, pour 51% d’entre eux, « avoir un accès « compliqué, long ou partiel » aux services de soins. Un Français sur 10 dit n’avoir accès à aucun médecin. (Sondage Elabe pour Les Echos, janvier 2023). Comment ne pas imaginer qu’il sera plus, simple, plus rapide et moins onéreux de recourir à la mort plutôt qu’aux soins jusqu’au bout ?


Les AFC sont particulièrement indignées de la possibilité, décrite par Emmanuel Macron, que le médicament létal puisse être administré par un proche de la personne malade. C’est introduire au sein même de la famille des conflits irréconciliables entre ceux des proches qui auront voulu accélérer la mort et ceux qui s’y seront opposés. Combien de souffrances cette loi apportera-t-elle aux familles déjà éprouvées par le décès ? Comment peut-on avoir imaginé une telle disposition autorisant les Français à se suicider les uns les autres ?


Un « cadre strict » serait proposé pour « ouvrir un possible », alors que nul ne peut ignorer que tous les cadres stricts inscrits dans la loi sont amenés à voler en éclat au fil du temps. (Voir le film « Les souffrances cachées de l‘euthanasie » disponible sur Youtube.)


On ne bafoue pas impunément la conscience d’une partie importante de la population sans entrainer des clivages et des oppositions majeurs particulièrement délétères alors que la société française est déjà sous forte tension.


Les Associations Familiales Catholiques appellent à une prise de conscience des enjeux liés à ce projet de loi, en particulier en regardant les dérives des pays qui y ont déjà recours, et à développer un modèle français fondé sur les soins palliatifs qui sont la seule vraie réponse aux souffrances en fin de vie.


Par ce Communiqué de Presse les AFC annoncent qu’elles s’opposeront par
tous les moyens possibles aux dérives annoncées.

Communique-de-Presse-Les-AFC-sopposent-a-laide-a-mourir.pdf (afc-france.org)

PARTAGER ET DIFFUSER LE FILM: LES SOUFFRANCES CACHEES DE L’EUTHANASIE.

Documentaire – Les souffrances cachées de l’euthanasie (youtube.com)

Dans le contexte du débat sur l’aide active à mourir, les AFC présentent un
documentaire tourné en Belgique avec la participation de professionnels de
santé qui vivent directement les conséquences de la loi sur l’euthanasie
votée en 2002.


Que trouve-t-on dans le documentaire ?
Il a été conçu comme un recueil de témoignages de soignants confrontés à
l’euthanasie et à ses conséquences depuis plusieurs années. Les personnes
interrogées dans le documentaire sont :

Le professeur Timothy Devos, hématologue, référent des soins
palliatifs,

Le Dr An Haekens, psychiatre pour personnes âgées,

Éric Vermeer, infirmier en soins palliatifs, psychothérapeute et éthicien

François Truffin, infirmier en soins palliatifs,
ainsi que Jean-Paul Van de Walle, conseiller juridique.

Quel est l’objectif de ce documentaire ?
La volonté du réalisateur est de faire parler, sans tabou, des soignants et
experts aux charismes divers dans un pays qui a légalisé l’euthanasie il y a vingt
ans. Les expériences vécues renvoient aux questions de liberté de la personne
et de la dignité, mais dévoilent aussi les conséquences moins connues de
l’euthanasie : celles des souffrances collatérales qui continuent chez les
proches comme chez les tiers soignants…


« Le recul sur la loi en Belgique permet de se rendre compte d’une chose
effroyable, c’est que l’euthanasie ne supprime pas les souffrances, mais les
déplace sur les proches et les soignants. » – Benoît Hautier.