Communiqué de presse : Echec de la Commission Mixte Paritaire sur la loi de bioéthique : et si l’on demandait l’avis des Français

La Commission Mixte Paritaire (CMP) composée de sept députés et sept sénateurs a examiné hier matin le texte de loi proposé par le Sénat. Moins d’une heure aura suffi pour s’apercevoir qu’aucun accord entre les deux Chambres n’était possible.


Le texte reviendra donc en nouvelle lecture devant l’Assemblée nationale puis devant le Sénat.


Cette loi devait être votée en un an à l’issue de débats apaisés. Cela fera bientôt deux ans que son examen a commencé et l’opposition reste forte et déterminée dans l’opinion publique, à l’Assemblée nationale et surtout au Sénat.


Les consciences s’insurgent devant les nombreuses mesures idéologiques, injustes et mercantiles qu’elle promeut. Avant-hier, quatre-vingts députés et sénateurs ont demandé le retrait de la loi au motif que  » les Français ne sont pas suffisamment informés et que l’ensemble du texte suscite une vive opposition entre les chambres du Parlement « . (Tribune Le Figaro du 16 février 2021)


70 % des Français souhaitent que le projet de loi soit suspendu ou que les mesures qui divisent le plus les élus soient supprimées. (Sondage IFOP pour la Manif pour tous du 9 au 11 février 2021)


Les Associations Familiales Catholiques ont adressé aux parlementaires un texte de proposition de loi pour initier un Référendum d’Initiative Partagée afin que l’avis des Français sur un sujet aussi inquiétant et impactant pour la société que la fabrication de chimères puisse enfin leur être demandé. En effet, leurs conséquences (franchissement éthique de la barrière entre les espèces, transmission de maladies animales à l’homme ou risque d’une certaine humanisation de l’animal) seraient irrémédiables.


Cette disposition est emblématique d’un texte aux dispositions imprudentes et insuffisamment évaluées.

La société prend peu à peu la mesure de sa transgression, désormais cristallisée au Parlement : PMA excluant le père et remboursée par la sécurité sociale, filiation fictive, transgressions transhumanistes, manipulation des embryons, autorisation des embryons chimériques animal-homme, interruption médicale de grossesse pour une nébuleuse « détresse psycho-sociale ».


Avec Marchons Enfants ! les Associations Familiales Catholiques demeurent extrêmement attentives, mobilisées et déterminées. Elles demandent la suspension de ce projet de loi qui divise tant les parlementaires et les Français.

TRIBUNE – éclairage sur les inquiétudes que suscitent les mesures du projet de loi bio-éthique au sein de l’Assemblée Nationale

TRIBUNE – À l’initiative de Patrick Hetzel, député LR du Bas-Rhin, les présidents des groupes LR à l’Assemblée et au Sénat, Damien Abad et Bruno Retailleau, ainsi que 77 autres parlementaires LR*, expliquent les mesures de la loi bioéthique qui suscitent leur inquiétude.

Les 2 et 3 février derniers, en seconde lecture, le Sénat a profondément amendé le projet de loi bioéthique tel qu’il avait été voté par l’Assemblée nationale l’été dernier. Une commission mixte paritaire (réunissant sept députés et sept sénateurs s’efforçant de parvenir à un compromis sur les dispositions du texte où un désaccord persiste entre les deux assemblées, NDLR) a aussitôt été convoquée par le premier ministre ; elle devrait se tenir le mercredi 17 février.

Dans ce contexte, les Français ont le droit de savoir que le projet voté par l’Assemblée nationale ne porte pas simplement sur une question technique liée à la PMA, mais qu’il réalise aussi une réforme générale de la filiation.

En effet, le projet de l’Assemblée crée un nouveau mode d’établissement de la filiation fondé sur une déclaration conjointe anticipée de deux femmes devant notaire. Cette démarche, qui vaut reconnaissance de l’enfant qui sera conçu par PMA avec donneur de sperme, permet aux déclarantes d’être inscrites comme mères sur l’acte de naissance de l’enfant.

Pour éviter de toucher ainsi à la filiation de droit commun, les sénateurs avaient modifié le texte de l’Assemblée et placé la question de la filiation de l’enfant à l’égard de la seconde femme sur le terrain de l’adoption: la femme ayant mis l’enfant au monde était reconnue comme mère en raison de l’accouchement, suivant l’adage «Mater semper certa est», sa conjointe pouvant adopter l’enfant.

L’Assemblée nationale n’ayant pas tenu compte en seconde lecture de ces corrections de sagesse apportées par la Haute Chambre, le Sénat a revu l’article 4 du projet de loi en seconde lecture, réitérant ainsi son refus d’une réforme de la filiation qui n’était ni justifiée ni connue des Français.

Les Français ont, en outre, le droit de savoir que, sur les questions proprement bioéthiques, le projet envisage la création d’embryons génétiquement modifiés, de chimères homme-animal et de gamètes artificiels. La disposition actuelle de notre droit selon laquelle «la création d’embryons transgéniques ou chimériques est interdite» est tout simplement supprimée.

Certes, à ce stade, le projet ne prévoit pas la possibilité d’implanter in utero des embryons humains génétiquement modifiés et donc de transmettre un patrimoine génétique modifié à la descendance des intéressés. Mais, une fois ouverte la phase d’expérimentation et d’apprentissage, la suite serait nécessairement la naissance d’êtres humains modifiés en vue de faire naître des enfants indemnes des maladies visées. Les deux petites jumelles chinoises, génétiquement modifiées à l’état embryonnaire en vue de les rendre résistantes au VIH, nées en 2018, témoignent tristement de cette issue fatale.

Une telle réforme ne peut être imposée dans les conditions actuelles, alors que les Français ne sont pas suffisamment informés et que l’ensemble du texte suscite une vive opposition entre les chambres du Parlement Les embryons chimères, eux, seraient autorisés sous la forme animal-homme: la loi autoriserait l’adjonction de cellules embryonnaires humaines à l’embryon animal, sous prétexte de parvenir à développer des organes humains dans l’embryon puis le fœtus animal. Mais à quel prix ? Quel monde voulons-nous pour demain ? Jusqu’où irons-nous après-demain ?

Quant aux gamètes, des scientifiques voudraient pouvoir en fabriquer à partir de cellules iPS, c’est-à-dire de cellules reprogrammées. Ils pourraient par exemple utiliser des cellules de peau et les «reprogrammer». L’humanité découvre chaque jour un peu plus l’appauvrissement de la biodiversité causé par le recours sans discernement à toutes les techniques disponibles sur le seul critère de leur rentabilité. Alors que le principe de précaution s’applique constitutionnellement à la santé, n’est-il pas grand temps de le mettre en œuvre aussi pour l’être humain afin que les mêmes erreurs n’aient pas les mêmes effets, cette fois-ci sur l’espèce humaine ?

La loi grand âge et autonomie, la réforme des retraites et bien d’autres textes ont été reportés à la fin de l’état d’urgence sanitaire: comme l’a expliqué le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal, ces deux réformes, retraites et grand âge, «restent évidemment à l’agenda de ce quinquennat dès lors que la situation sanitaire nous

permettra de les reprendre. Je pense que les Français comprennent bien que, aujourd’hui notre boussole, c’est évidemment la gestion de cette crise sanitaire» (compte rendu du Conseil des ministres du 13 janvier 2021).

Comment les Français pourraient-ils dès lors comprendre que le Parlement trouve encore le moyen de continuer à débattre du projet de loi bioéthique, jusqu’à réunir une commission mixte paritaire en raison des divergences majeures entre les deux chambres ?

Nous, députés et sénateurs de la République française, demandons en conséquence au gouvernement le report de la commission mixte paritaire à la fin de l’état d’urgence sanitaire.

Une telle réforme ne peut être imposée dans les conditions actuelles, alors que les Français ne sont pas suffisamment informés et que l’ensemble du texte suscite une vive opposition entre les chambres du Parlement.

*La liste complète des 80 parlementaires:

Damien Abad, député de l’Ain et président du groupe Les Républicains à l’Assemblée nationale;

Emmanuelle Anthoine, députée de la Drôme;

Jérôme Bascher, sénateur de l’Oise;

Nathalie Bassire, députée de la Réunion;

Thibault Bazin, député de Meurthe-et-Moselle;

Valérie Beauvais, députée de la Marne;

Catherine Belrhiti, sénatrice de la Moselle; Étienne Blanc, sénateur du Rhône (e.blanc@senat.fr) ;

Valérie Boyer, sénatrice des Bouches-du-Rhône;

Anne-Laure Blin, députée du Maine-et-Loire;

Sandra Boëlle, députée de Paris;

Jean-Claude Bouchet, député du Vaucluse; Xavier Breton, député de l’Ain (xavier.breton@assemblee-nationale.fr) ;

Pascal Brindeau, député du Loir-et-Cher;

Jacques Cattin, député du Haut-Rhin;

Anne Chain-Larche, sénatrice de Seine-et-Marne;

Guillaume Chevrollier, sénateur de la Mayenne;

Dino Cinieri, député de la Loire;

Pierre Cordier, député des Ardennes;

Marie-Christine Dalloz, députée du Jura;

Bernard Deflesselles, député des Bouches-du-Rhône;

Rémi Delatte, député de Côte-d’Or;

Fabien Di Filippo, député de la Moselle;

Jean-Pierre Door, député du Loiret;

Sabine Drexler, sénatrice du Haut-Rhin;

Marianne Dubois, députée du Loiret;

Bernard Fournier, sénateur de la Loire;

Claude de Ganay, député du Loiret;

Annie Genevard, députée du Doubs et vice-présidente de l’Assemblée nationale; Philippe Gosselin, député de la Manche;

Patrick Hetzel, député LR du Bas-Rhin;

Mansour Kamardine, député de Mayotte;

Christian Klinger, sénateur du Haut-Rhin;

Brigitte Kuster, députée de Paris;

Marc Le Fur, député des Côtes d’Armor et vice-président de l’Assemblée nationale; Dominique de Legge, sénateur d’Ille et Vilaine;

Geneviève Levy, députée du Var;

Vivette Lopez, sénatrice du Gard;

Marie-France Lohro, députée du Vaucluse;

Emmanuel Maquet, député de la Somme;

Olivier Marleix, député d’Eure-et-Loir;

Emmanuelle Ménard, députée de l’Hérault;

Gérard Menuel, député de l’Aube;

Sébastien Meurant, sénateur du Val d’Oise;

Philippe Meyer, député du Bas-Rhin;

Laurence Muller-Bronn, sénatrice du Bas-Rhin;

Olivier Paccaud, sénateur de l’Oise;

Jean-François Parigi, député de la Seine et Marne;

Éric Pauget, député des Alpes-Maritimes;

Bernard Perrut, député du Rhône [bperrut@wanadoo.fr] ;

Stéphane Piednoir, sénateur de Maine-et-Loire;

Kristina Pluchet, sénatrice de l’Eure;

Nathalie Porte, députée du Calvados;

Didier Quentin, député de Charente-Maritime;

Alain Ramadier, député de Seine-Saint-Denis;

Julien Ravier, député des Bouches du Rhône;

Damien Regnard, sénateur représentant les Français établis hors de France;

André Reichardt, sénateur du Bas-Rhin;

Frédéric Reiss, député du Bas-Rhin;

Bruno Retailleau, sénateur de la Vendée et président du groupe Les Républicains au Sénat;

Martial Saddier, député de Haute-Savoie;

René-Paul Savary, sénateur de la Marne;

Elsa Schalck, sénatrice du Bas-Rhin;

Raphaël Schellenberger, député du Haut-Rhin;

Jean-Marie Sermier, député du Jura;

Nathalie Serre, députée du Rhône;

Guy Teissier, député des Bouches-du-Rhône;

Robert Therry, député du Pas-de-Calais;

Jean-Louis Thiériot, député de Seine et Marne;

Agnès Thill, députée de l’Oise;

Isabelle Valentin, députée de Haute-Loire;

Charles de la Verpillière, député de l’Ain;

Arnaud Viala, député de l’Aveyron;

Michel Vialay, député des Yvelines;

Éric Woerth, député de l’Oise et président de la Commission des Finances Assemblée Nationale.

Communiqué de presse : La chute démographique fragilise la protection sociale à la française

Dans son Bilan Démographique 2020, publié le 19 janvier 2021, l’INSEE confirme la diminution constante du taux de fécondité depuis quelques années et, surtout, la naissance de 100 000 enfants de moins qu’il y a 10 ans. Or notre système de protection sociale à la française est fondé sur la contribution des actifs, dont la proportion baisse d’année en année.

Pourtant, l’étude Kantar commandée par l’UNAF publiée le 14 janvier souligne que le désir d’enfant des Français n’a pas diminué pendant ces dix années et demeure très stable, toujours très supérieur au taux de fécondité. Une fécondité qui passe de 2 enfants par femme en 2011 à 1,87 en 2020, quand le nombre moyen d’enfants que les Français veulent ou auraient voulu avoir est stable à 2,39 par femme depuis 2011.

Pourquoi la fécondité, après dix ans de hausse (1994-2005), puis neuf ans de stabilisation autour de 2 enfants par femme (2006-2014), se dégrade-t-elle depuis six ans ?

Les AFC ne peuvent que constater un lien de plus en plus évident entre cette natalité en berne et les coups de rabot supportés par la politique familiale depuis 2013 (diminution  par deux fois du plafond du quotient familial, mise sous conditions de ressources des allocations familiales, raccourcissement de l’indemnisation du congé parental, décalage de la prime de naissance, durcissement des conditions de ressources pour les aides à la garde d’enfant, …).

Une étude de l’Observatoire des Familles de l’UNAF (note de synthèse N°11 d’avril 2019) relève les principales difficultés que rencontrent les familles : respecter le  budget familial, concilier vie professionnelle et vie familiale, passer du temps  avec ses enfants, suivre leur scolarité, régler les conflits et disputes, etc..

Il y a donc bien, dans la baisse de la fécondité des familles et la fragilisation du système de protection sociale à la française qui en découle, des raisons matérielles (la crainte de voir son niveau de vie baisser, un logement insuffisamment adapté, des possibilités de garde d’enfant inadéquates, etc.) et sociétales liées à la confiance dans l’avenir (un travail peu stable, et qui ne permet pas d’harmoniser sa vie familiale et sa vie professionnelle, un couple insuffisamment stable, voire conflictuel…).

C’est pourquoi les Associations Familiales Catholiques, comme elles le font depuis de nombreuses années, alertent et proposent deux moyens de permettre aux Français d’avoir un nombre réel d’enfants au plus proche de leurs aspirations :


1. Une politique familiale ambitieuse qui améliore les conditions matérielles des familles : augmentation du plafond du quotient familial, suppression de la mise sous conditions de ressources des mesures à caractère familial. On réalise ainsi une solidarité horizontale à revenu égal vers les familles avec enfants qui paieront la retraite des autres, permettront l’équilibre de l’assurance maladie et des dispositifs de dépendance.


2. Un accompagnement des couples pour une meilleure confiance dans l’avenir et une plus grande stabilité, y compris le développement des initiatives d’aide à la parentalité, à l’éducation, et la préparation au mariage civil.

19 janvier 2021


Contact presse :

Claire Avalle

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c.avalle@afc-france.org

Communiqué de presse Loi Bioéthique : son retour au Sénat détourne l’attention des vrais problèmes

Le Sénat a inscrit, hier, la seconde lecture du projet de loi de bioéthique à son agenda dans moins de deux mois : les 2, 3 et 4 février prochains. Les travaux de la commission de bioéthique commenceront, eux, dès le 19 janvier.  


Alors que la pandémie de Covid-19 est loin d’être endiguée, que notre système de santé est encore fragile, que notre économie est vacillante et que notre société est fracturée de toutes parts, les Associations Familiales Catholiques jugent irresponsable l’obstination du Gouvernement à faire voter un texte qui aura pour utilité principale de détourner l’attention des préoccupations de fond de notre pays mais qui impactera la société tout entière. 


Elles demandent, une fois encore, le retrait de ce projet de loi qui vise à organiser le business de la procréation et transforme l’enfant à naître en produit de laboratoire à rebours des préoccupations écologiques. 


Les AFC demeurent attentives et mobilisées contre cette loi qui contribue à opposer les Français alors que toutes nos forces gagneraient à être engagées vers davantage d’unité. 

17 décembre 2020
Contact presse : Claire Avalle
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Communiqué de presse : la décision de la Cour de Cassation affaiblit la société

Depuis 2015, la Confédération Nationale des Associations Familiales Catholiques est en procès contre Gleeden, site spécialisé dans les rencontres extra-conjugales. Après avoir perdu en première instance et en appel, la CNAFC attendait l’arrêt de la Cour de Cassation avec espoir et intérêt.


Cette dernière a malheureusement conclu hier au rejet du pourvoi des AFC.


Inlassablement, à chaque étape de cette procédure, les AFC ont interrogé en fait la société tout entière sur cette question du commerce de l’infidélité et sur l’affaiblissement de l’institution du mariage, en totale contradiction avec le Code civil qui prévoit que  » les époux se doivent mutuellement respect, fidélité, secours, assistance « . 


Comment un maire peut-il solennellement rappeler aux nouveaux époux cette obligation alors que, sitôt franchie la porte de la mairie, une affiche publicitaire pourrait les inciter à la transgresser ? 


Derrière la légèreté apparente du commerce de Gleeden, il y a des époux, des enfants, et des familles qui souffrent. Il y a aussi la remise en cause d’une institution sociale structurante au moment même où le tissu social se déchire de toutes parts.
Pour motiver sa décision, la Cour des Cassation considère Gleeden à travers le seul prisme de la liberté d’expression ignorant ainsi celui du mariage et des obligations qui en découlent.


Là était pourtant le vrai sujet qui lui était soumis : le mariage se réduit-il à un contrat liant les seuls époux ? Ou constitue-t-il encore une institution structurante de la société, qu’il appartient à la nation de valoriser et au juge de protéger parce qu’elle est utile à la stabilité de toute la société ?


 Si le juge doit tenir compte de l’évolution des mœurs de la société, ses décisions ne doivent en principe avoir ni pour objet ni pour effet de la précipiter. Il faut craindre que ce soit pourtant le cas ici. Avec cette décision, la justice manque une occasion précieuse de renforcer le tissu social en réaffirmant l’importance du mariage et les devoirs des époux. 
Une nouvelle fois en matière sociétale, au lieu d’encadrer les dérives, la justice dérive avec le cadre.  

17 décembre 2020
Contact presse : Claire Avalle
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