Articles de la CNAFC: Fausses promotions : les repérer

À la suite de la directive européenne dite Omnibus, de nouvelles règles ont été transposées en droit français concernant les réductions de prix.

À la suite de la directive européenne dite Omnibus, de nouvelles règles ont été transposées en droit français par l’ordonnance n° 2021-1734 du 22 décembre 2021[1]. L’une de ces règles vise les réductions de prix faites aux consommateurs. Il s’agit de lutter contre les fausses promotions.

Ainsi, depuis le 28 mai 2022, le prix de référence , ou prix antérieur, est le prix le plus bas pratiqué par le professionnel à l’égard de tous les consommateurs au cours des trente derniers jours précédant l’application de la première réduction de prix.[2]. Auparavant, le professionnel avait une grande liberté pour définir le prix de référence. Quelques cas particuliers sont néanmoins prévus dans cette réglementation.

Dans le cas de réductions de prix successives dans les 30 jours précédant, le prix de référence doit être ajusté à la baisse en tenant compte des réductions effectuées. Une dérogation vise le cas des produits périssables « susceptibles d’une altération rapide ». Le code de la consommation contient aussi une disposition pour les professionnels prévoyant de pratiquer des comparaisons de prix qui ne doivent pas être présentées comme des annonces de réduction de prix. [3]

Comme le précise la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) « cette règle (du prix le plus bas pratiqué dans les 30 derniers jours) ne s’applique pas lorsque le professionnel compare le prix qu’il affiche avec des prix pratiqués par d’autres professionnels. Dans ce cas, le consommateur doit alors être clairement informé qu’il s’agit d’une comparaison de prix et non d’une réduction, ainsi que de la nature de ce prix de comparaison (prix conseillé fabricant, prix habituellement constaté chez les concurrents, etc.) ». Cela ne va pas manquer de créer des problèmes d’interprétation pour bien distinguer les comparaisons de prix et les annonces de réduction de prix.

Cette réglementation sur les annonces de réductions de prix s’applique tant aux promotions en cours d’année (« Black Friday » , « Cyber Monday » ou autres dénominations) qu’aux périodes de soldes.

[1] legifrance.gouv.fr

[2] Article L. 112-1-1- I du code de la consommation

[3] Article L 122-1-1 -II id.code

Visite au sommet !

Les AFC ont été reçues mardi 17 octobre à l’Élysée par Patrick Strzoda, directeur de cabinet d’Emmanuel Macron, et Sarah Sauneron, conseillère solidarités, égalité femmes/hommes, lutte contre les discriminations, pour se faire entendre sur les questions de natalité et de fin de vie.

Il était important de faire prendre conscience à l’Exécutif que l’ampleur de l’effondrement de la natalité est consécutif à la déconstruction de la politique familiale. Si de 2012 à 2022 la France a perdu 100 000 naissances annuelles, elle s’apprête à en perdre quelques 50 000 entre 2022 et 2023. Les coups de boutoir successifs contre la politique familiale conjugués à la crise économique et la crise des modes de garde expliquent cette chute inédite. C’est cette réalité qu’illustre parfaitement l’étude réalisée par l’IFOP en juillet dernier à la demande des AFC : 50 % des personnes qui ont renoncé à avoir un premier enfant ou un enfant de plus, en auraient eu un si elles avaient pu prendre un congé parental.

Ce rendez-vous a été l’occasion de revenir sur le projet de loi relatif à la fin de vie qui se dessine pour la fin de l’année. S’il devait y avoir une loi, les AFC ont exprimé fortement l’importance de séparer les textes, l’un devant traiter des soins palliatifs et l’autre de la fin de vie. Ceci afin de ne pas prendre en otage la liberté de conscience des parlementaires.

Le service civique solidarité seniors

2,3 millions de personnes de plus de 65 ans sont en situation d’isolement, et près de 530000 en situation de « mort sociale ». Fort de ce constat établi en octobre 2021 par les Petits Frères des pauvres, le gouvernement a décidé d’ouvrir un service civique dédié à cette cause : le Service civique solidarité seniors (SC2S). L’objectif annoncé est de s’appuyer sur ce dispositif pour contribuer à relever les quatre principaux défis du grand âge : lutte contre l’isolement, prévention de la perte d’autonomie et des risques (chutes, sous-alimentation…) et lutte contre la fracture numérique. Comme les autres services civiques, il concerne les jeunes de 16 à 25 ans pour une durée de six mois à un an, et pour un salaire net d’environ 600 €.

Service civique solidarité séniors : Des associations qui oeuvrent sur le terrain en ont fait l’expérience

Pour l’occasion, l’ensemble des acteurs de la lutte contre l’isolement des personnes âgées et les principaux réseaux ayant l’expérience du service civique auprès des seniors (Croix-Rouge, Petits Frères des pauvres, Groupe SOS, Uniopss, FHF, Fehap…) ont décidé de travailler ensemble au développement du service civique dans le secteur du grand âge de manière qualitative et collective. Plus de 10 000 offres sont ainsi proposées. Les jeunes ont le choix d’exercer leur mission au sein de structures d’accueil collectif, de services de soins ou d’aide à domicile, d’équipes citoyennes de lutte contre l’isolement des personnes âgées, ou à l’hôpital. Les missions sont diverses : présence et animations d’activités, accompagnement de sorties, aide à des tâches quotidiennes, écoute, recueil et valorisation de la mémoire des personnes âgées… Plus d’infos sur : www.sc-solidariteseniors.fr 

La vieillesse : ce qu’en dit la Doctrine sociale de l’Église

Loin d’être seulement les bénéficiaires de la solidarité intergénérationnelle, les personnes âgées en sont aussi les actrices.

Les “anciens” ont une mission particulière

« Solidarité intergénérationnelle » : l’une des réalités qui se cachent derrière ce terme un peu galvaudé est celle de la mission particulière des anciens auprès des générations suivantes. Un thème cher au pape François, qui a instauré la Journée mondiale des grands-parents et des personnes âgées en 2021, juste après la pandémie du Covid : « Quelle est notre vocation aujourd’hui, à notre âge ? Conserver les racines, transmettre la foi aux jeunes et prendre soin des plus petits. N’oubliez pas cela », leur a-t-il donc lancé à l’occasion de la première édition, le 25 juillet 2021 : « Car il n’y a pas un âge de retraite pour la mission d’annoncer l’Évangile, de transmettre les traditions aux petits- enfants. Il faut se mettre en chemin et, surtout, sortir de soi pour entreprendre quelque chose de nouveau. […] Il y a donc une vocation renouvelée pour toi aussi à un moment crucial de l’histoire. »

Le pape François a particulièrement à cœur de les appeler à la mission !

Le pape n’ignore pas les difficultés de cet âge qui est aussi le sien : « Tu te demanderas : comment est-ce possible ? Mon énergie s’épuise petit à petit et je ne crois pas pouvoir faire grand-chose. Comment puis-je commencer à me comporter différemment lorsque l’habitude est devenue la règle de mon existence ? Comment puis-je me consacrer à ceux qui sont plus pauvres alors que j’ai déjà tant de soucis pour ma famille ? Comment puis-je élargir mes horizons quand je ne parviens même plus à quitter ma résidence ? » Mais il leur répond par l’exemple de Nicodème, qui « a posé une question similaire à Jésus lui-même lorsqu’il lui a demandé : “Comment un homme peut-il naître quand il est vieux ?” (Jn 3, 4). Cela est possible, répond le Seigneur, en ouvrant son cœur à l’action de l’Esprit Saint qui souffle où il veut. »

« Ils portent encore des fruits dans la vieillesse » (Ps 92, 15)

« Ils portent encore des fruits dans la vieillesse » (Ps 92, 15), a encore fait valoir le pape l’année suivante, citant le psaume 92, bien que « les sociétés les plus développées dépensent beaucoup pour cet âge de la vie, mais elles n’aident pas à l’interpréter, offrant des plans d’assistance, mais pas des projets de vie ». Pourtant, « un des fruits que nous sommes appelés à porter est celui de prendre soin du monde » : « Beaucoup d’entre nous ont mûri une conscience sage et humble, dont le monde a tant besoin : on ne se sauve pas tout seul, le bonheur est un pain qui se mange ensemble. Témoignons-en à ceux qui se font illusion de trouver l’épanouissement personnel et le succès dans l’opposition. » Et le pape d’appeler les personnes âgées à être les acteurs de la « révolution de la tendresse ».

La solidarité intergénérationnelle est de plus en plus présente à la conscience des personnes

Avant le pape François, Benoît XVI avait déjà salué « l’exigence, de plus en plus présente à la conscience de nos contemporains, d’une solidarité intergénérationnelle », dans un discours devant des ambassadeurs en décembre 2011 : « celle-ci trouve son enracinement naturel dans la famille, qu’il convient de soutenir pour qu’elle continue de remplir sa mission essentielle dans la société », avait-il affirmé.

Billet spirituel

« Que les membres aient tous le souci les uns des autres »

Quand saint Paul s’exprime face aux Corinthiens au chapitre 12 verset 25b, il montre, auprès de cette communauté dont les membres sont si différents par leur statut social (propriétaires de bateaux, commerçants, ouvriers, esclaves…) que tous ont besoin les uns des autres. dans notre société passionnante autant que complexe, les personnes du 3e et du 4e âge constituent un groupe de plus en plus important. Mais elles coexistent également avec une jeunesse dont le nombre est certes moins important, mais qui rêve toujours d’accomplir différents projets. Que c’est important de voir ces générations se rencontrer et s’enrichir mutuellement !

Oui, nous avons tous besoin les uns des autres, nous avons tous besoin de prendre soin les uns des autres.

Il n’est pas rare – et je le constate avec mes confrères prêtres – qu’en France, des jeunes viennent demander à être baptisés ou confirmés. Et très souvent, c’est à la suite d’une rencontre avec une grand-mère ou une personne âgée, qui a su témoigner de sa foi par sa vie autant que par son action. nous constatons aussi à quel point les personnes âgées, notamment lors des pèlerinages à Lourdes, sont heureuses de côtoyer les jeunes avec leur fougue, leur dynamisme, leur envie de croquer la vie « à fond » comme ils le disent si bien ! Nous avons besoin les uns des autres, et c’est un enjeu sociétal essentiel. N’oublions jamais cette richesse ! Et mettons tout en œuvre pour faire de cette société, où se côtoient tant de petits groupes dans lesquels ne règne aucune unité, une belle société où règnera l’unité dans la diversité.

Pierre Manchenaud, prêtre et conseiller ecclésiastique de la CNAFC.

Quand la solidarité intergénérationnelle devient synonyme d’amitié

«On l’a eue ! On l’a eue ! » s’est exclamée un jour avec enthousiasme une personne âgée suivie par l’association Ensemble2Générations, qui met en contact seniors et étudiants pour des solutions d’habitat partagé. Devant la perplexité de la salariée de l’association, la vieille dame a précisé : « Mais oui ! Notre année de médecine ! » voilà comment une initiative de solidarité intergénérationnelle destinée à rompre l’isolement des personnes âgées tout en facilitant l’accès au logement des étudiants peut aussi donner lieu à une aventure amicale rafraîchissante. Des exemples comme ça, Estelle de Saint-Bon, directrice générale de l’association fondée en 2006 dans le sillage de la grande canicule, en a à la pelle. Comme la force du lien tissé entre son propre père et Guillaume, un étudiant qui a passé 3 ans chez lui, choisissant même de rester à ses côtés quand le grand confinement du printemps 2020 s’est annoncé. Ou ce senior de l’association qui a voyagé jusqu’au Maghreb pour le mariage de sa jeune « coloc »…

Présence bienveillante et solidarité intergénérationnelle

Cette solution d’hébergement intergénérationnel répond à un défi majeur de notre époque : le nombre des Français âgés de 75 à 84 ans doit augmenter de 50% entre 2020 et 2030, passant de 4,1 millions à 6,1 millions. Et fort logiquement, dans la décennie suivante, la population des plus de 85 ans devrait à son tour connaître une véritable explosion, avec un taux de croissance supérieur à 50%, selon des chiffres du gouvernement français de février dernier. Alors même que les Ehpad et le secteur des services à la personne tout entier manquent déjà cruellement de personnel, comme le souligne Atanase Périfan, élu parisien qui œuvre depuis des années à encourager la solidarité de proximité : « c’est un véritable tsunami », annonce-t-il.

Autre défi : alléger la charge des familles aidantes

Autre défi, lié aux deux premiers : alléger la charge des familles aidantes, qui souvent s’essoufflent : « Par leur présence bienveillante à domicile – même s’ils ne remplacent pas un professionnel – nos étudiants apportent une grande sécurité aux familles, qui savent qu’ils peuvent être un facteur d’alerte », affirme Estelle de Saint-Bon. Ces dernières années, d’autres initiatives comme le logement solidaire ont vu le jour pour favoriser ce lien entre les générations à différents échelons. Du côté des politiques publiques, l’État français a ouvert la possibilité à 10 000 jeunes d’opter pour un Service civique dédié à la solidarité intergénérationnelle. Baptisé « solidarité seniors », il s’exerce auprès de personnes âgées isolées, à domicile ou en établissement.

Faire d’une pierre deux coups en associant des lieux de vie

Le gouvernement a lancé en 2022 un plan d’action national dans les établissements scolaires et les lieux de vie des personnes âgées, qui prévoit notamment des jumelages entre établissements et l’accompagnement de projets intergénérationnels. Côté associatif, de multiples projets ont aussi vu le jour. Citons, parmi d’autres, les microcrèches Tom et Josette, nées en 2018 et qui ac- cueillent jusqu’à douze enfants au cœur des lieux de vie de personnes âgées. Le projet fait d’une pierre deux coups, répondant à l’isolement des seniors et au manque de structures d’accueil de la petite enfance. La conviction de ses deux jeunes fondatrices : « Tom a besoin de Josette pour bien grandir et Josette a besoin de Tom pour mieux vieillir ! »

Pour de nombreuses familles, la solidarité intergénérationnelle est source d’enrichissement

Lecture de contes, partage d’un goûter, jardinage, autant d’ateliers qui profitent aux tout- petits comme à leurs grands aînés. Mais de nombreuses familles voient aussi dans la relation intergénérationnelle un enrichissement pour leur foyer. En Mayenne, c’est le cas d’Antoine et Claire-Emmanuelle Soubrier : ils ont acheté une maison destinée à loger à leur côté des seniors autonomes mais désireux de rompre leur isolement. ils viennent d’y accueillir une première colocataire, venue partager leur vie tout simplement, comme un membre de la famille : « Comme nous sommes tous les deux en télétravail, les repas ou les pauses sont l’occasion de bavarder avec elle. Et notre fille lui a déjà demandé de lui donner des cours de couture. Par-delà les différences d’âge, on a tous quelque chose à apporter à l’autre », témoigne Antoine.

La rencontre avec les personnes âgées porte de fortes valeurs éducatives

Pratiquer de telles rencontres en famille a aussi de fortes valeurs éducatives. capucine et son mari ont, eux, tous les deux, fait partie d’une chorale Se Canto, de petits groupes de choristes qui chantent dans des ehPad. c’est donc tout naturellement qu’ils ont continué en famille, constituant un nouveau groupe à Orléans où ils sont installés. De jeunes retraités côtoient des familles avec des enfants de tous âges, « de l’ado au bébé de cinq mois ! », dans une organisation toute simple : quelques répétitions et une représentation par mois, pendant laquelle les liens se tissent peu à peu avec les résidents. « On apprend à les connaître, on fête les anniversaires et on se donne des nouvelles ». Pourquoi avoir maintenu cette habitude après leur mariage ? « Très égoïstement, ça nous fait beaucoup de bien ! », répond Capucine. « Mais c’est aussi une leçon que nous donnons à nos enfants, qui n’ont plus d’arrière-grands-parents. Ils voient qu’on peut vieillir tout en restant vivant et joyeux ».

Les bébés meilleurs ambassadeurs !

Les bébés sont les meilleurs ambassadeurs de l’affection qui lie le groupe aux personnes qu’il rencontre à la maison de retraite : « On les pose sur leurs genoux, et c’est la relation la plus facile qui soit », raconte encore la mère de famille qui se dit aujourd’hui « marquée par tellement de rencontres dans ce cadre ». quant à Gabriel Guist’hau, alors lycéen, il s’est rendu disponible auprès de personnes âgées au moyen de flyers distribués dans sa paroisse, à Talence (Gironde), dans le cadre de son engagement Rai- der dans le scoutisme. Une manière de bien employer son temps libre : « je suis assez proche de mes grands-parents, et ce service m’a beaucoup plu ».

“Un point de vue différent et un recul sur nos modes de vie”

Jamais il ne l’a perçu comme un poids : « Écouter ces personnes m’a toujours intéressé. Elles apportent un point de vue différent et un recul sur nos modes de vie. Et puis, elles sont déjà passées par l’adolescence par exemple ; elles savent comment ça se passe et peuvent se mettre à notre place ». Né dans les années 2000, Gabriel a bien sûr eu l’occasion de les aider à apprivoiser les nouvelles technologies, « mais je crois que notre génération a aussi beau- coup à apprendre d’eux, qui ont vécu sans elles. Je crois que nous devons recueillir d’eux ce trésor immense, et les valeurs qui vont avec, avant qu’il disparaisse ».

solidarite intergenerationnelle
L’accompagnement des plus âgés dans l’usage des nouvelles technologies joue un grand rôle dans la lutte contre l’isolement

« Il y a dans notre société des gisements de générosité inexploitée ! »

C’est sur cette solidarité de tout un chacun, « première marche de l’engagement citoyen », qu’Atanase Périfan mise depuis des années : le fondateur de la désormais bien connue fête des voisins et d’Immeubles en Fête lance aujourd’hui « L’Heure civique », un dispositif qui s’appuie sur les mairies pour mettre en lien les particuliers avec les personnes qui sont en « souffrance relationnelle » :  « Il y a dans notre société des gisements de générosité inexploitée ! », s’enthousiasme-t-il, alors que l’initiative prend de l’ampleur, relayée par plusieurs départements français.

Saisir « n’importe quel alibi » pour vivre cette solidarité intergénérationnelle

Malgré tout, dans notre société très cloisonnée, il n’est pas toujours facile de se lancer. À ceux qui ne sauraient pas comment vivre cette solidarité intergénérationnelle et rentrer en relation avec des seniors de leur voisinage, Capucine propose de saisir « n’importe quel alibi » : « un joli chapeau ou la tenue d’une personne que l’on croise : toutes les occasions sont bonnes pour nouer la relation », assure-t-elle.

Rendre service pour les courses ou partager un goûter maison

Envoyer ses enfants proposer quelques crêpes du goûter à son voisin veuf ou proposer à un jeune scout de monter les packs de lait un peu lourds ou le courrier dans les étages d’un immeuble sont autant de bonnes habitudes à leur faire prendre pour entrer en contact avec ceux qui les entourent : « même si ça ne donne pas suite, cela ne peut pas faire de mal ! » «Ne pas se mettre la pression », conseille quant à lui Gabriel à ceux qui se demanderaient comment engager la conversation avec une personne âgée : « elles ont souvent beaucoup de choses à dire, et sont si heureuses de se sentir écoutées ». Un bonheur partagé : voilà peut-être le sens de cette solidarité intergénérationnelle.