ARTICLE CNAFC : QUEL USAGE DES ECRANS POUR NOTRE FAMILLE CETTE ANNEE ?

La rentrée c’est le moment de trouver de nouvelles organisations, de remettre en route les bonnes habitudes alors pourquoi ne pas en profiter pour aller regarder du côté de l’usage de nos téléphones et des réseaux sociaux dans notre famille ? Un bon conseil de famille et nous voilà partis pour faire un pas de côté et aller scruter nos usages et leurs répercussions sur chacun des membres de notre famille. Les AFC, à la suite du travail des Chantiers-Éducation sur cette question, vous proposent quelques pistes de réflexion pour avancer.

Un outil qui sort de l’ordinaire

Ce smartphone avec toutes ses applications n’est pas un outil ordinaire. Prenons par exemple votre vélo. Vous vous en servez uniquement quand vous en avez besoin. Le reste du temps, il ne vient pas vous chercher à grands renfort de notifications, couleurs alléchantes et changeantes, contenus toujours plus adaptés à vos souhaits…Le smartphone remplace bon nombre d’objets : réveil, appareil photo, podomètre, agenda, journaux, livres, lecteur de musique, etc…Et c’est bien là la différence.

Smartphones et applications sont conçus pour venir vous chercher même quand nous n’en avons pas besoin. Ils sont mêmes conçus pour pirater notre cerveau et se servir de ses failles. Rien de grave en soi mais il est utile d’en avoir conscience et d’apprendre à réguler nos usages en fonction des caractéristiques particulières de ces outils.

Nous, parents, avons appris sur le tas avec de multiples erreurs d’appréciation : combien de partages hasardeux sur les réseaux sociaux, d’utilisation excessive qui se met en travers de la relation avec nos proches.

Quelques pistes pour améliorer notre usage du portable

On peut, avant d’en donner un à notre enfant, se rappeler combien il est difficile de lutter contre le temps passé mais aussi la multitude de risques potentiels. L’âge moyen actuel d’accès au smartphone en France est de 9 ans ¾, un âge bien trop jeune compte tenu des risques ! Nos enfants sont les rois de la combine quand il s’agit de contourner les contrôles parentaux.

A quoi servira ce portable ? Est-ce qu’il s’agit juste de pouvoir le joindre et dans ce cas un « 9 touches » pourrait suffire ou bien d’avoir accès à d’autres applications ?

Une start-up vient de lancer « The phone », un téléphone qui permet d’avoir uniquement les options basiques sans accès à internet mais avec l’apparence d’un véritable smartphone, permettant ainsi d’apprendre les bases de l’outil sans ses travers. Ce portable si attirant, on peut le rendre moins attirant en modifiant les paramètres et en le passant en mode « noir et blanc », notre œil est tout de suite moins capté.

Nous avons interrogé plusieurs familles afin qu’elles nous partagent les règles mises en place chez elles. Chez Florence et Philippe les portables sont dans une caisse dans l’entrée pendant les repas, dès lors qu’une activité est proposée à l’ensemble de la famille. Toute la famille doit aussi déposer son portable pour la nuit, pas de portable dans les chambres ! L’achat d’un réveil classique a permis à chacun de se lever sans avoir besoin de la sonnerie de son smartphone. Chez Soline, maman solo, le smartphone est déposé dans l’entrée dès qu’elle rentre afin d’être complètement disponible pour sa fille, sans interférence possible. Elle ne le reprend qu’une fois sa fille couchée. Pour Myriam et Guillaume, effort est fait de regarder son smartphone le plus tard possible le matin et de désinstaller au maximum les applications inutiles. Ils ont aussi décidé de ne regarder leurs réseaux sociaux que sur l’ordinateur familial et de supprimer sur chaque application les notifications pour ne pas être tentés.

Accompagner notre enfant sur les réseaux sociaux

Avoir un smartphone, c’est la possibilité d’accéder aux réseaux sociaux. Attention, contrairement à l’usage constaté chez nos jeunes, ils sont interdits aux moins de 13 ans. Une manière simple de résister est donc de transmettre la loi et de la faire respecter auprès de nos enfants. Avant cet âge, leurs données personnelles ne peuvent être monnayées par les réseaux.

Rappelons nous aussi que si ces réseaux sont gratuits c’est bien parce que nous y laissons un nombre considérable d’informations : sites consultés, temps passé, vidéos regardées ou au contraire évitées, etc. Toute notre vie sur les réseaux fait l’objet d’analyses de données pour être revendues ensuite.

Cependant, les réseaux sociaux font partie de leur vie, de leur univers. Leur vie y est tout aussi « réelle » que la vie physique. Il faut avouer aussi que si les réseaux sociaux présentent de nombreux risques (sédentarité, mauvaises rencontres, contenus à risque, harcèlement, addiction, troubles de la santé mentale, pédocriminalité, piratage, usurpation d’identité…) ils présentent également des chances incroyables de contacter des experts dans des domaines pointus, de monter des projets, de garder des liens, de devenir autonome, d’exercer son esprit critique, de s’engager, d’avoir accès au savoir. Ce sont aussi des lieux d’échange, de solidarité, de réflexion, de soutien.

Avant que notre enfant aille sur les réseaux, posons-nous quelques questions simples : à quoi lui seront utiles ces réseaux (organisation d’activités, possibilité de rester en lien avec ses amis, ses cousins, la famille, de trouver du soutien…) ? De quelle manière allez-vous ensemble paramétrer son compte ? Est-il conscient que tout ce que l’on publie (même auprès d’un cercle restreint et choisi) est donc public ? Mettons en place un mot de passe fort pour que son compte ne puisse être piraté.

Quelles règles mettons-nous en place dans la famille pour qu’il puisse y aller avec confiance ? De quoi avons -nous besoin chacun pour que tout se passe au mieux ? Est-ce que la maturité ou les caractéristiques personnelles de notre enfant nous permettent d’envisager sereinement l’utilisation des réseaux sociaux ? Questionnons-le sur la frontière qu’il met entre vie public et vie privée, qu’est- il prêt à publier et que s’interdit-il de publier.

Est-ce que l’accès au réseau social ne peut pas se faire sur notre smartphone dans un premier temps ? Il aurait ainsi le temps d’avoir une « conduite accompagnée » pour apprendre les règles de bases de la vie sur les réseaux sociaux.

Quelle posture parentale adopter pour les accompagner ?

Raconte-moi, explique-moi, qu’est-ce que tu fais avec ce réseau, comment-est-ce que cela fonctionne ? En posant un regard authentiquement curieux et bienveillant sur notre enfant et ses réseaux sociaux, on peut se tenir informé des évolutions. C’est le monde dans lequel ils sont amenés à évoluer, rien ne sert de dénigrer en bloc si l’on veut pouvoir échanger avec eux.

Ils ont à en apprendre et comprendre les codes. Si nous ne sommes pas toujours les plus compétents en la matière, nous pouvons en revanche leur permettre la prise de recul, les aider à acquérir des points de repères, à faire preuve d’esprit critique et avoir généré un bon espace de dialogue en cas de problème.

Proposer une vie « physique » pour équilibrer la vie virtuelle

Nos enfants (et nous) sommes vissés sur nos écrans. Que pourrions-nous mettre en place cette année pour équilibrer les usages, remettre du contact physique dans nos vies ?

Chez Wilfried, ce sont les enfants eux-mêmes qui ont proposé à toute la famille de regarder précisément le temps passé sur les écrans et de télécharger l’application Screenzen pour rendre moins facile l’accès aux applications. Dans la famille de Lou et Matthieu, on a choisi de faire des propositions ancrées dans le réel : scoutisme, jeux de société, lecture, sorties culturelles, activités avec des amis, chant, cuisine, discussions à bâtons rompus. Chez Cécile, le dimanche a été décrété sans écran pour tout le monde. Chez Caroline, on encourage vivement les rencontres avec les amis que ce soit chez eux ou à l’extérieur en se retrouvant dans un parc, en allant les uns chez les autres pour partager véritablement leurs joies, leurs craintes, leurs peines, leurs réflexions, leurs projets. Enfin chez Bruno et Karine, l’accent a été mis sur la nature et le sport : vélo, randonnée, escalade, excursions, tout est bon pour mettre le nez dehors. L’habitude d’aller sur les réseaux sociaux ne se supprime pas, elle se remplace.

Des réseaux pour rester présents et attentifs aux autres

Si le monde des réseaux sociaux n’est pas le monde des bisounours, on peut apprendre à y évoluer en visant le bien, le beau, le vrai. Tout d’abord en évitant les écueils et les risques liés à l’usage des réseaux par leur connaissance et leur conscience. Sur les réseaux on peut aussi tisser des relations, pratiquer une culture de rencontre vers l’autre qui promeut la paix et l’amitié. On peut aussi y développer l’écoute, ingrédient indispensable à la communication et condition d’un vrai dialogue.

Nos jeunes peuvent également prendre conscience du rôle du silence et de l’espace pour penser lentement, de manière ciblée. Le silence est une denrée précieuse pour la concentration et le discernement.

Ils peuvent enfin passer des réactions rapides, commentaires impulsifs à des opportunités de dialogue, d’attention, de compassion. Cultivons leur capacité à être à la fois sur les réseaux et dans la plénitude de la vie humaine et sociale. Les deux sont complémentaires. Le web social ne remplace pas une rencontre en chair et en os. S’ils restent connectés avec leurs amis, leur famille c’est pour pouvoir ensuite se rencontrer, se réunir à table, se regarder dans les yeux.

En guise de conclusion

Nous parents, comme nos enfants, sommes victimes de cette fameuse « technoférence » qui nous rend indisponibles pour nos proches dès lors que le téléphone est sur la table, dans notre main. Nos enfants nous voient faire et apprennent de nos usages. Tout n’est pas perdu cependant, les générations qui arrivent sont certes énormément sur leur portable mais commencent aussi à être plus prudentes, plus attentives à ce qu’elles diffusent sur les réseaux. De plus en plus vont même jusqu’à remiser leur smartphone pour opter pour un téléphone portable basique. Il est aussi utile de rappeler que les problèmes révélés par l’usage du smartphone et des réseaux sociaux ne sont souvent que le révélateur de problèmes qui existaient auparavant chez le jeune.

Alors, encourageons-nous à limiter les écrans et privilégions la relation en famille, et avec les autres !

Pour aller plus loin

Gabrielle Sebire est mère de famille nombreuse, enseignante et consultante dans le domaine éducatif.
Elle est formée sur le sujet du HPI et ses impacts sur le quotidien de l’enfant, de la fratrie, de la famille, ainsi qu’à l’école. Gabrielle est également co-fondatrice de Happy HP Family, pour aider parents et enfants à faire du haut potentiel un atout pour s’épanouir.

Gabrielle Sebire est également l’auteur, pour les AFC de la brochure 12 questions à se poser sur les réseaux sociaux, parue en septembre 2023 aux éditions Téqui. La brochure est en vente sur notre boutique en ligne au prix de 6€.

COMMUNIQUE DE PRESSE CNAFC : Les AFC dénoncent : « Le transgenrisme met en jeu la santé de nos enfants ».

Suite à l’article du Figaro faisant « fuiter » un document de travail de la HAS
puis à la « mise au point » de la HAS ce vendredi 13 décembre, les AFC
demeurent extrêmement inquiètes quant à ces prémices de mesures qui ne
vont absolument pas dans le sens de la protection des mineurs.


Les Associations Familiales Catholiques condamnent fermement les
propositions de la Haute Autorité de Santé concernant les parcours de
transition des personnes éprouvant une dysphorie de genre.
Il n’est pas acceptable que des mineurs de 16 ans puissent accéder à ces
transitions de genre alors que leurs parents s’y opposent, ni que ceux-ci
puissent voir mis en cause leurs droits et leur autorité de parents dans un tel
cas.


La mise en œuvre de parcours de transition de genre n’est pas anodine, elle a
des caractères irréversibles et met en jeu la santé des personnes concernées.
Il serait paradoxal que la France s’engage dans cette voie alors qu’un certain
nombre de pays pionniers en la matière comme la Suède, la Norvège, le
Danemark, la Finlande et le Royaume-Uni, font maintenant machine arrière en
réduisant fortement l’accès aux traitements hormonaux pour les mineurs.


Les Associations Familiales Catholiques demandent aux pouvoirs publics non
seulement de ne pas encourager la transition de genre des mineurs, mais de
ne pas permettre l’accès aux traitements hormonaux ou chirurgicaux avant la
majorité comme la proposition de loi votée le 29 mai dernier au Sénat en
première lecture y invite.


Les AFC encouragent les parents à accueillir ce type de demande sans y céder
en privilégiant une écoute attentive et un accompagnement psychologique de
leur enfant. Ce sont également les recommandations de l’Académie de
médecine dans son avis du 25 février 2022.


Les transitions médicalisées (bloqueurs de puberté et hormonothérapies
croisées) sont en partie irréversibles et ne restent pas sans conséquences
pour la santé. Il est nécessaire de consulter des spécialistes compétents et
objectifs qui ne soient pas soumis à des lobbys influents. Tel n’a pas été le cas
du groupe d’experts de la Haute Autorité de Santé qui a réuni en grande
majorité des militants transactivistes, des professionnels adeptes de ces
revendications et des personnes transexuelles, au mépris de l’affichage
d’indépendance de cette instance.


Les AFC demandent que la France rejoigne la prudence des pays nordiques et
du Royaume Uni afin de mieux protéger les jeunes mineurs de décisions qui
impacteraient définitivement leur santé, leur sexualité et leur fécondité.

ARTICLE CNAFC: COURSES ALIMENTAIRES : SUR QUELS CRITERES FAIRE REPOSER SES CHOIX ?

Les conseils de Xavier Lefebvre, ingénieur agroalimentaire à l’INC (Institut national pour la consommation) et pour le magazine 60 Millions de consommateurs.

Alors que le pouvoir d’achat est malmené, quels sont vos conseils pour consommer sainement avec un budget serré ?

Xavier Lefebre : Une première chose : acheter les produits les plus simples possible est un bon moyen de consommer bien et peu cher. Il s’agit, bien sûr, des produits bruts comme les fruits et légumes, mais ce conseil vaut aussi pour les produits transformés. comme on n’a pas forcément le temps de rester des heures dans le magasin pour vérifier la qualité nutritionnelle de chaque ingrédient, choisir le produit avec la liste d’ingrédients la plus courte est alors un moyen fiable de consommer sainement.

Deuxièmement, cuisiner en grandes quantités à base d’aliments simples des plats que l’on peut ensuite congeler et resservir pour un autre repas permet de gagner du temps et de l’argent. Enfin, la viande pèse lourd dans le budget alimentaire. Or tous les constats scientifiques s’accordent à dire qu’on en consomme trop, en particulier la viande rouge, qui contient beaucoup d’acides gras insaturés, ces « mauvaises graisses » qui favorisent notamment l’apparition de maladies cardio-vasculaires. On peut facilement compenser l’apport nutritif de la viande avec les légumineuses. Elles étaient un peu tombées en désuétude mais reviennent en grâce, et on trouve plein de recettes pour les cuisiner agréablement.

Quels sont les critères les plus valables à vos yeux pour une consommation alimentaire respectueuse de l’environnement et comment les vérifier ?

X. L. : Là encore, ce qui marche le mieux, c’est d’acheter local et de saison. On ne devrait pas acheter de tomates et de fraises en plein hiver. Et puis, il y a le label bio : on peut faire confi ance à son cahier des charges : ses règles pourraient même être jugées trop strictes. Pour bien le comprendre, il faut se souvenir qu’il labellise la performance environnementale et non sanitaire – on a parfois tendance à faire la confusion. Enfin, éviter le suremballage et acheter en vrac limitent aussi l’impact de notre consommation sur l’environnement.

Comment s’assurer que les produits alimentaires achetés respectent des conditions sociales dignes pour ceux qui les produisent ?

X. L. : On peut se fier à certains logos comme Max Havelaar, Fairtrade et Ethic : ces labels du commerce équitable sont plus fiables que les labels d’entreprise, dont le cahier des charges est peut-être très bon mais n’est pas soumis à un contrôle externe. Le meilleur moyen d’assurer de bonnes conditions de travail au producteur est encore de consommer local : en plus d’aider les agriculteurs français qui sont en grande difficulté, il permet de tisser du lien social et de créer des réseaux lorsqu’on se fournit en vente directe ou au marché. Cela marche très bien à la campagne : je suis cependant plus dubitatif dans les grandes villes où les produits du marché viennent souvent en grande partie de Rungis.

Propos recueillis par Sophie Le Pivain.

TRIBUNE LA CROIX DE PASCALE MORINIERE. (9/12/2024) : Éducation à la sexualité : « Faisons grandir en unité, corps, cœur et esprit »

Pascale Morinière, présidente de la Confédération nationale des associations familiales catholiques (CNAFC).

Alors que le projet de programme d’éducation à la vie sexuelle a suscité de vives polémiques ces derniers jours, Pascale Morinière interroge les rôles respectifs des parents et de l’école. Elle rappelle la pluralité des dimensions de la sexualité, tendresse, amour, relation, et souligne l’importance du rôle parental.

Éducation à la sexualité : « Faisons grandir en unité, corps, cœur et esprit »

ARTICLE CNAFC : QUELLE PAROLE SUR LA MORT AVEC NOS ENFANTS ?

Dès l’âge de la maternelle, les enfants, dont la curiosité s’éveille, peuvent nous interroger sur la mort. Quelques pistes pour les accompagner.

« Et toi, tu vas mourir ? » « Quand est-ce qu’elle va revivre, Bonne-Maman ? » « Où part mon chat maintenant ? » La mort fait partie intégrante de l’existence et nous aurions tort de faire taire l’enfant ou d’éluder ses questions. Garder le silence pour « protéger » l’enfant est toxique, affirment les spécialistes du deuil.

Parents et éducateurs ont à lui transmettre des vérités essentielles : le caractère imprévisible de la mort quant à sa date, son lieu, le caractère définitif de la séparation, la tristesse inhérente à cet événement… Observer le cycle de la vie dans la nature est un très bon moyen d’aborder le sujet simplement. Les parents peuvent expliquer que tout vivant est appelé à mourir à la fin de sa vie.

Lorsque la mort survient dans l’entourage de l’enfant, il est important de le prévenir sans tarder avec des mots clairs et précis. Ne cachons pas notre douleur pour lui permettre d’exprimer sa propre souffrance. Les expressions « s’endormir », « partir », « X nous a quittés » sont sources de confusion et parfois génératrices d’angoisses pour l’enfant. Cela peut favoriser des traumatismes qui entraînent des répercussions sur le quotidien : phobie du sommeil, panique devant les voyages des uns et des autres, etc. Le mot précis c’est « mourir » et il est réservé à cet usage. L’enfant comprend et, avec notre soutien affectueux, va pouvoir vivre son deuil à sa façon.

Proposer à l’enfant de voir le corps du défunt, l’emmener à la célébration des funérailles sont des étapes-clés qu’il ne faudrait ni lui refuser s’il le souhaite, ni lui imposer s’il est réticent. Les rites, les gestes (dessin, baiser, bougies, fleurs, larmes…) sont des supports pour les émotions et favorisent leur expression. À son rythme, l’enfant va trouver son propre chemin de deuil.

Que devient le mort après l’enterrement ? Pour les parents chrétiens, il est important de témoigner de notre foi. Je crois en la Résurrection. Ce n’est pas un retour sur la terre, ce n’est pas un recommencement de la vie d’avant. C’est une vocation à l’Amour qui se déploie sous une forme qui nous échappe encore.

La permanence de l’amour, même pour les non-croyants, est aussi très précieuse à transmettre. L’enfant entre alors dans une sérénité qui le fortifie pour la vie. N’ayons pas de crainte à nommer nos morts régulièrement, à entretenir leur souvenir paisiblement dans le cœur de nos enfants.

Quelle parole sur la mort avec nos enfants ?