RECHERCHE LOGEMENT (Chambre chez l’habitant ou colocation).
Famille lilloise, adhérente aux AFC, nous recherchons un logement à Lyon à partir de septembre pour notre fille Pauline qui rentre en école d’orthophonie.
Nous ne connaissons pas Lyon et sommes preneurs de toute proposition, idée, contact ( dans l’idéal nous préférerions un foyer, une collocation ou un hébergement dans une famille).
Voici le 1er épisode de Conseils d’un grand-père, la série d’été des AFC. Le regard doux et bienveillant d’un grand-père qui tire de sa propre expérience des leçons de vie et d’éducation pour les jeunes parents.
Philippe, professeur retraité, nous livre « une sorte de clin d’œil à toutes ces petites choses apprises au cours de ma vie et qui donnent un sens à l’éducation. Il ne s’agit pas d’une leçon de morale nostalgique, mais d’une forme de témoignage qui peut servir à tout parent. »
Relus et illustrés par une jeune étudiante, ces textes prennent la forme d’un écrit intergénérationnel, fidèle à l’esprit familial des AFC.
Retrouvez cette série tout au long de l’été sur notre site internet et abonnez-vous aux AFC sur Instagram, Facebook, Twitter et LinkedIn pour être notifié des parutions, tous les 15 jours.
L’importance du silence et même parfois d’un peu de solitude
En tant que professeur, je n’ai pas cessé de m’exprimer, et j’apprenais à mes élèves à faire de même : niveau du ton, modulation de la voix, déjouer les pièges, etc. Bref, un véritable savoir-faire qui se transmet d’enseignants à élèves. Mais si je ne devais garder qu’un de mes conseils, c’est que savoir parler, c’est savoir maîtriser le silence. Un brutal pour reprendre l’attention, un long pour être solennel, et un dernier pour être applaudi. C’est ainsi qu’il m’a fallu, à moi : professeur, élu, ou encore responsable d’association, apprendre à me taire car, comme le dit Hemingway : « Il faut 3 ans à l’homme pour apprendre à parler et 50 ans pour apprendre à se taire. »
Pourtant, j’ai pu remarquer que le silence n’est pas vraiment à la mode aujourd’hui. Les séries, la musique, les réseaux sociaux, sont désormais un bruit de fond permanent. Et je ne peux m’empêcher d’être envahi de tristesse quand je vous croise avec des écouteurs pendant que d’autres allument la radio avant même d’avoir démarré la voiture.
J’ai parfois l’impression que le silence fait tout simplement peur. Oui, peur… comme une volonté de fuir les pensées, la solitude. Comme si notre voix intérieure était de mauvaise compagnie.
Il existe malheureusement des solitudes cruelles qu’il faut combattre, ces solitudes subies par la vie, que ce soit par la maladie, le chagrin, le rejet ou la vieillesse. Il existe aussi des silences bruyants : de la honte, de l’ignorance, de la peur, du persécuté. Des silences dont il faut sortir et qui peuvent porter atteinte à votre dignité, votre liberté et qu’il faut, là aussi, rejeter.
Je ne parle pas de ces silences cruels. Je parle de ceux que nous fuyons tous un peu plus. Un jour, un de mes élèves de terminale m’avoua qu’il avait « peur du silence », et que les sons, la musique, les paroles, rassuraient.
Quelles habitudes avons-nous dans ce monde pressé où nous courons toujours, sans vraiment savoir pourquoi d’ailleurs ? Dans ce monde où le stress nous guette, la fatigue nous déprime et modifie nos perceptions, nos attentes, nos comportements. Dans ce monde où l’agressivité nous pénètre, dans le quotidien, au boulot, dans notre famille. Dans ce rythme de vie effréné, les bruits et les sollicitations permanentes noient nos craintes, mais gâchent en réalité une partie de notre vie et de celle des autres car nous ne savons plus profiter de rien.
Pourtant, j’ai appris que, lorsque le bruit est parasite, qu’il endort, qu’il empêche une véritable communion avec les autres et avec soi, le silence peut être une porte d’accès au bonheur. Je souhaite vraiment que toute personne puisse connaître ce moment exceptionnel de bien-être, semblable à deux amoureux qui marchent main dans la main sans avoir à se parler. Et où le silence semble dire pour eux : « Nous sommes là, tous les deux, simplement ; et ta présence me suffit. » C’est peut-être la plus belle déclaration d’amour.
Le silence devrait au contraire être un trésor pour le monde. Car déjà, c’est un ressourcement physique. Notre cerveau a besoin de ce calme pour fonctionner. Mais le silence est surtout un ressourcement psychologique et moral. Il élimine l’inutile, il recentre et dès lors les autres sens sont éveillés et captent bien des sensations agréables.
Je me rappelle souvent de ce cycliste qui faisait toujours ses entraînements avec ses écouteurs. Un jour, je le mis au défi de ne rien écouter lors de sa prochaine sortie. Et devinez quoi ? Il revint très heureux. Il avait beau passer toujours aux mêmes endroits, c’était la première fois qu’il remarquait la beauté des paysages, l’odeur des fleurs, le chant des oiseaux et la brise du vent.
Ainsi, quand l’agitation du monde commence à vous énerver, à modeler vos réactions, je vous apprends, mes enfants, que vous devez essayer de vous retirer, de chercher le silence, pour pouvoir vous retrouver. Alors l’extérieur cessera d’être dominant et votre esprit pourra à nouveau raisonner. Mais je suis certain que vous le constatez déjà par vous-mêmes.
Par exemple lorsque, pour comprendre une situation, vous sentir capable de l’analyser et de prendre une décision, vous reculez pour mieux sauter, en prenant des instants de réflexion silencieuse, comme pour mieux sortir du brouillard.
L’expression « la nuit porte conseil » illustre ce travail de maturation, de tri des éléments que le silence de la nuit fait dans notre cerveau.
Et c’est ainsi qu’en tant que professeur, j’ai appris à me taire ! Car si « la parole est d’argent, le silence est d’or ! » Oui, le silence peut être un moyen extraordinaire de communication. Dans une classe indisciplinée, tandis que le haussement de ton provoque une escalade de l’agitation, le silence accompagné d’une attitude ferme mobilise l’attention.
C’est aussi le silence-réflexion qui va renforcer le sens de votre intervention et qui donnera plus de poids à votre réflexion. Parler pour ne rien dire, ou pire, dire des bêtises, est pire que de se taire.
« Dans le tumulte des hommes, la solitude était ma tentation, elle est maintenant mon amie », écrivait De Gaulle. Sachons apprivoiser cette solitude, la rechercher pour elle-même et nou donner les moyens de la vivre sereinement.
Oui, mes enfants, il faut apprendre à s’exprimer, à communiquer. Cependant, apprenez aussi à éteindre radios, téléphones et médias, apprenez à vous taire pour écouter. L’écoute est une si belle qualité ! Elle devient si rare… Méditons Zénon déclarant : « La nature nous a donné une langue et deux oreilles, afin que nous écoutions le double de ce que nous disons. » Découvrez ou redécouvrez cette perle que peut être le silence.
Ton grand-père
Philippe SENAUX, professeur agrégé de sciences économiques, ancien Directeur du lycée Notre-Dame de Flers (61) et formateur pédagogique pour l’enseignement catholique. Il est membre de Conseil Éducation de la Confédération nationale des AFC.
Deux cents numéros, plus de 7 000 familles et établissements scolaires abonnés, 39 contributeurs bénévoles et une ambition inchangée depuis 2013 : aider les jeunes à comprendre le monde qui les entoure. À l’heure où l’information circule en continu sur les réseaux sociaux, le magazine numérique Actuailes poursuit un pari singulier : proposer aux adolescents une actualité expliquée, accessible et exigeante. Gratuit, indépendant et publié tous les quinze jours, le magazine vient de célébrer son 200e numéro.
Un magazine sur l’actualité né d’un souci éducatif
À l’origine d’Actuailes, en 2013, il y a la préoccupation de parents constatant qu’il n’existe pas réellement de média d’actualité adapté aux adolescents. Les publications disponibles leur semblent trop orientées idéologiquement, peu adaptées à la maturité des jeunes lecteurs, ou insuffisamment soucieuses de développer leur esprit critique. De nombreux parents se posent la question d’abonner leur enfant à un magazine.
Autour de Gaëlle Iordanow, toujours directrice de la rédaction, une petite équipe se constitue alors avec une idée simple : permettre aux 10-15 ans de mieux comprendre les événements qui façonnent le monde contemporain. « Actuailes a été fondé par un groupe de parents qui avaient la volonté d’enrichir le panel de la presse pour ados, en leur proposant, par ce journal, une actualité décryptée et éclairée. Actuailes se situe dans une démarche d’éducation intégrale, autour de la connaissance du monde, de la culture générale, mais aussi de la détente.» explique la fondatrice.
Car comprendre l’actualité ne consiste pas seulement à relayer des faits. « Une bonne compréhension du monde nécessite d’aller à l’origine des faits », rappelle l’équipe d’Actuailes. Une ligne directrice qui demeure au cœur du magazine treize ans plus tard.
Décrypter plutôt que survoler
Publié tous les quinze jours, hors vacances scolaires, Actuailes propose 24 pages consacrées à l’actualité française, européenne et internationale, mais aussi à des sujets de culture générale et à des dossiers de fond.
Les familles y trouvent aussi des conseils de livres, de films, des expositions. Des enseignants utilisent aussi les publications pour illustrer leurs cours. Le site internet actuailes.fr permet de retrouver tous les articles, ce qui s’avère très utile pour préparer des exposés ou des dossiers scolaires.
Les articles cherchent à expliquer les causes d’un événement, ses conséquences, les enjeux politiques, historiques ou sociaux qui l’entourent. Cette volonté de recul répond à une conviction forte : les jeunes ont besoin d’outils pour apprendre à décrypter l’information, dans un environnement souvent marqué par les réactions immédiates et les prises de position tranchées.
Guerres, élections, questions sociétales, enjeux environnementaux, économie, sciences ou vie internationale : les sujets abordés sont variés, parfois complexes. Lorsque certains thèmes touchent à des questions sensibles — notamment sociétales ou géopolitiques — les rédacteurs prennent le temps de la discussion avant publication.
Une rédaction entièrement bénévole
Le fonctionnement d’Actuailes tient de l’exception dans le paysage médiatique actuel. Le magazine repose sur l’engagement de 39 contributeurs bénévoles : médecins, juristes, cadres d’entreprise, auteurs, expatriés, spécialistes de la vie politique française ou internationale, mais aussi prêtres et religieux.
Rédacteurs, correctrices, secrétaires de rédaction : tous donnent de leur temps pour produire ce bimensuel gratuit. La mise en page est confiée à une maquettiste professionnelle, seule personne rémunérée du projet.
Le magazine fonctionne sans publicité et sans soutien d’entreprise, de groupe de presse ou d’association. Son financement repose exclusivement sur les dons des lecteurs, qui permettent de couvrir les frais techniques et de fabrication.
Aujourd’hui, plus de 7 000 familles, mais aussi des établissements scolaires et des CDI, sont abonnés à Actuailes.
Former l’esprit critique de nos ados
Actuailes cherche à former l’esprit critique de ses lecteurs. Les faits sont contextualisés, les événements, expliqués, pour inciter les jeunes à réfléchir par eux-mêmes.
Pour les sujets touchant à l’anthropologie ou aux questions de société, la rédaction s’appuie également sur les ressources de l’enseignement de l’Église pour éclairer certains débats. Une page spirituelle, rédigée par un prêtre ou un religieux, accompagne ainsi chaque numéro et propose une réflexion personnelle adaptée aux ados.
Mais l’objectif du magazine n’est pas de remplacer les parents dans l’éducation des enfants. Au contraire, Actuailes insiste sur leur rôle central : les parents demeurent les premiers et principaux éducateurs de leurs enfants.
Les articles sont d’ailleurs souvent pensés comme des points de départ pour des discussions familiales. Le format numérique permet aussi une grande souplesse : le magazine peut être lu sur ordinateur, ou imprimé à la maison pour les familles souhaitant limiter l’usage des écrans.
Un succès construit dans la durée
Au fil des années, Actuailes a fidélisé un lectorat attaché à cette approche exigeante de l’information.
« Je tenais à vous remercier très sincèrement pour la qualité de cette publication. Tous nos enfants, de 11 à 20 ans, se jettent dessus, et nous aussi ! », écrit ainsi un lecteur du magazine.
« Un journal dans lequel je peux tout lire, c’est super ! », confie Félicité, 10 ans. Une enseignante témoigne également : « Au hasard de mails reçus par une de mes sœurs, une info sur l’existence d’Actuailes… Et là, c’est la révélation. Tout le monde à la maison le lit maintenant, et je l’utilise parfois pour travailler certains sujets avec mes élèves. »
À l’heure des vidéos courtes, des algorithmes et de l’information fragmentée, Actuailes poursuit donc une mission devenue rare : prendre le temps d’expliquer. Une manière d’apprendre aux adolescents non seulement à s’informer, mais aussi à penser.
Les AFC proposent aux familles de se retrouver du 21 au 23 août 2026 à Saint-Laurent-sur-Sèvres, en Vendée (85) pour un grand week-end placé sous le signe de la famille. Adultes, adolescents, enfants : un programme adapté selon les âges !
Les Familiades sont une rencontre en famille et entre familles pour se former de multiples façons pour agir dans la société. Depuis 2013 et chaque été, les AFC proposent à tous de venir en famille dans un cadre exceptionnel (Sanctuaire de Pontmain, Paray-le-Monial, Montligeon, Notre-Dame du Laus, Puy-en-Velay, Tressaint…).
Tout est prévu durant trois jours pour que chacun profite pleinement des interventions ou des ateliers proposés sans avoir à se soucier des soucis matériels. Des activités sont aussi proposées aux adolescents, aux enfants et aux tout-petits.
L’objectif de ce temps familial est de vous permettre de vous former, de vous détendre et de rencontrer. Nous vous proposons également de participer à ces trois jours avec votre famille, pour vous retrouver et partager avec vos enfants des moments de qualité. Ils ont aussi des activités rien que eux, pour qu’ils se forment, à leur niveau, découvrent et rayonnent chez vous !
Au programme en 2026
La Cinescénie du Puy-du-Fou pour les 6 ans et plus, des intervenants de grande qualité comme Véronique Besse, députée, ou Giulio de Ligio, enseignant à l’Institut catholique de Paris et à Sciences Po. Mais également, des ateliers pour les adultes, un parcours adapté à chaque âge… et des enfants qui repartent toujours en disant que les Familiades sont « trop courtes » !
Vous êtes invités à venir au pèlerinage des pères de famille dans le Beaujolais. Les 4 et 5 juillet 2026 notre 16ème pèlerinage aura pour thème : « Effata, ouvre-toi »
Au cœur de magnifiques paysages, nous vous proposons de prier, vous confesser, marcher, chanter, réfléchir,…
Ces 36 heures entre hommes, c’est aussi un moment convivial d’échanges, de partage et d’amitiés.
Que vous soyez solidement ancré dans votre foi ou simplement en recherche, ce pèlerinage est ouvert à tous. Venez rendre grâce pour cette année ! Venez déposer des intentions pour vous ou pour vos proches !
Programme
Samedi
7h45 Rendez-vous devant l’église de Villié-Morgon
8h00 Messe de lancement
12h00 Pique-nique au col des Labourons & topo spi
18h30 Vêpres à l’église de Saint-Joseph-en-Beaujolais
19h00 Apéro – Dîner
21h30 Veillée d’adoration + « ado » nocturne à l’église de Saint-Joseph
Dimanche
7h00 Petit-déjeuner fourni puis rangement et prière de lancement.
8h00 Descente vers Villié-Morgon en chapitre
10h30 Messe paroissiale animée par les pèlerins à l’église de Villié-Morgon
12h00 Buffet campagnard fourni à la cure de Villé-Morgon