Raconte-moi l’histoire de ta vie : un concours d’écriture intergénérationnel

Les grands-parents se livrent, les enfants écrivent. C’est le thème du concours qu’organise les Associations Familiales Catholiques en partenariat avec l’hebdomadaire Famille chrétienne, l’agence Ictus Voyages et le journal Famileo un concours d’écriture pour favoriser le développement des relations familiales entre les générations.

Renforcer les liens entre les générations

Les petits-enfants sont invités à recueillir, à l’occasion de plusieurs échanges avec eux, les mémoires de leur grand-père ou de leur grand-mère, et à les rédiger sous la forme d’un entretien, ou d’un récit de vie. Faire mémoire d’une histoire familiale invitera grands-parents et petits-enfants à enrichir et à consolider leurs liens, et à favoriser la transmission d’expériences de vie où les jeunes générations auront ensuite à cœur de s’enraciner.

Le dialogue pourra s’amorcer par la relation des souvenirs d’enfance, des études et du parcours des grands-parents, leurs métiers, l’histoire de leur rencontre, les anecdotes marquantes de la vie de famille etc.  Les plus âgés trouveront ainsi l’occasion de mesurer l’importance de leur rôle auprès de leurs descendants. Les jeunes (re)découvriront à leur tour combien leur grand-père et leur grand-mère recèlent des trésors !

De nombreux prix pour les lauréats

Un jury composé de 7 membres sera mandaté pour sélectionner le(s) meilleur(s) récit(s), et attribuer les prix aux gagnants. Le meilleur écrit recevra dix exemplaires de son ouvrage imprimé par les soins de la Confédération des A.F.C. pour promouvoir auprès du grand public un témoignage de vie enrichissant pour tous.

Parmi les autres récompenses figurent un voyage offert par Ictus Voyages pour un jeune âgé de 16 ans au plus, à valoir sur un séjour à Rome « grands-parents/petits-enfants » si le jeune voyage avec un grand-parent (avant le 31 décembre 2025), trois abonnements intégraux (magazine et web) d’un an à Famille chrétienne, et trois « box Famileo » avec six mois d’abonnement.

Comment participer ?

Le concours Raconte-moi l’histoire de ta vie est gratuit est ouvert à tous à partir de 15 ans. Les jeunes écrivains ont jusqu’au 31 octobre 2024 pour remettre deux exemplaires de leur participation (une vingtaine de pages) à l’adresse suivante : Confédération nationale des A.F.C. 28 place Saint-Georges, 75009 Paris ainsi qu’un envoi par courriel à concours@afc-france.org

Toutes les informations relatives au concours sont disponibles et téléchargeables : REGLEMENT DU CONCOURS

Contact : concours@afc-france.org

L’eutrapélie, cette vertu à conquérir pour adoucir la vie de famille (Article Aleteia)

Mathilde de Robien – publié le 01/02/24

L’eutrapélie est la vertu de bonne humeur. Appliquée à la vie de famille, elle est promesse de détente, de joie et de paix.

L’eutrapélie est difficile à cerner car elle a eu plusieurs significations au fil des siècles. Jusqu’à ne plus apparaître dans les dictionnaires généralistes d’aujourd’hui, ce qui est bien triste! Pendant longtemps, cette disposition de l’esprit érigée en vertu par saint Thomas d’Aquin, a eu deux facettes. Du grec eutrapelia, eutrapélie signifie littéralement « facilité à se tourner ». Elle définit la souplesse d’esprit, la finesse, mais aussi une certaine démesure. Elle a ainsi longtemps gardé un sens péjoratif lorsqu’elle était attribuée aux mauvais plaisants, ou aux personnages grossiers. Dans son Épître aux Éphésiens, saint Paul utilise le mot eutrapelia pour désigner et condamner des « propos grossiers, stupides ou scabreux » (Eph 5, 4) qu’il juge malvenus chez des chrétiens.

Ce sens péjoratif côtoyait un sens positif, développé par Aristote. Le philosophe grec définit l’eutrapélie comme une « impertinence polie », une « démesure tempérée par la bonne éducation » (Rhétorique). Aristote en parle comme de la « bonne tournure » de paroles ou d’actes pour réaliser un bien. Ainsi donne-t-elle naissance à l’enjouement, à la joie simple d’être ensemble, mais aussi à la détente méritée après l’effort ou le devoir accompli.

Au XIIIe siècle, saint Thomas d’Aquin vante les bienfaits de l’eutrapélie, un repos nécessaire à l’âme, une détente bienvenue sans s’éloigner pour autant de la vertu de tempérance ou du regard de Dieu. Ni paresse, ni exubérance, l’eutrapélie s’épanouit dans la bonne humeur, la blague innocente, le sourire et le rire. Une vertu à rechercher, pour saint Thomas d’Aquin, car de même que le corps a besoin de se reposer, l’âme a besoin de se détendre : « De même que la fatigue du corps disparaît avec le repos du corps, de même, il faut que la fatigue de l’âme disparaisse avec le repos de l’âme. Or, le repos de l’âme, c’est le plaisir. Et les paroles et actions où l’on ne recherche que le plaisir de l’âme s’appellent divertissement ou récréation. Il est donc nécessaire d’en user de temps en temps, comme moyen de donner à l’âme un certain repos. » (Somme théologique)

L’eutrapélie appliquée à la vie de famille

Dans la revue L’Anneau d’Or de mai 1946, le père Henri Caffarel, fondateur des Équipes Notre-Dame, fait l’éloge de l’eutrapélie et invite à s’interroger sur sa pratique lors de son examen de conscience. Car, souligne-t-il, « sa pratique est d’une grande importance dans la vie de société et, très spécialement, dans la vie de famille ». La bonne humeur a en effet de grands pouvoirs. D’abord, elle facilite la pratique des vertus. « Sans elle, tout est laborieux, avec elle, tout devient aisé », souligne le père Henri Caffarel.

Elle est créatrice d’amour et de bonheur grâce à sa puissance d’union et de réconciliation.

Ensuite, elle obtient des miracles de réconciliation. « Elle est créatrice, dans la famille, d’amour et de bonheur grâce à sa puissance d’union et de réconciliation », affirme le prêtre. S’il y a de « légers mécontentements à dissiper » ou des pardons à donner, l’eutrapélie, la bonne humeur, favorise ce rapprochement entre les êtres. « Elle commence par réconcilier les êtres avec eux-mêmes, premier temps de leur réconciliation avec les autres. Elle les réconcilie également avec la vie, ses humbles tâches et ses grands devoirs ».

Une vertu contagieuse

En outre, la bonne humeur est contagieuse. « Si l’eutrapélie règne dans votre foyer, elle communiquera sa tonalité aux choses comme aux personnes », précise encore le père Henri Caffarel. Il s’agit de ce qu’on appelle en psychologie les « interactions favorables ». Dans son récent ouvrage L’amour durable (Artège), Marc d’Anselme, général dans l’Armée devenu psychologue et thérapeute de couple, en donne un exemple parlant pour démontrer combien « notre état d’esprit imprègne nos proches ».

« Imaginons un père de famille rentrant chez lui. A l’entrée, il bute sur le cartable d’un enfant qui traîne et hurle son exaspération ! Assurément le dîner se passe mal… », illustre-t-il. Les enfants se disputent, la femme boude… Que ce serait-il passé s’il avait enjambé le cartable et eu un mot gentil pour chacun ? Sans doute l’atmosphère familiale eût été bien différente. « Chacun de nous possède le pouvoir de déclencher des réflexes positifs ou négatifs avec son entourage. Inconsciemment, les neurones miroirs captent l’état d’esprit d’autrui qui se généralise ainsi entre les personnes qui se mettent spontanément sur une même modalité d’humeur », explique le psychologue.

Une vertu à conquérir

Cette disposition de l’esprit n’est pas évidente à adopter tous les jours ! C’est pourquoi il s’agit bien d’une vertu, à travailler, à développer, à conquérir. « Car il s’agit d’une conquête », reconnaît le père Henri Caffarel. « Tout homme en possède les germes, il ne les développe cependant que par un patient effort. Sa pratique sans défaillance exige parfois un véritable héroïsme ». Héroïsme face au cartable qui traîne dans l’entrée, par exemple…

LIEN VERS LA CHAINE YOUTUBE DES AFC: A UTILISER COMME RESSOURCES SUR PLEIN DE SUJETS !

Les AFC en vidéos ! – YouTube

Vous y retrouverez parmi d’autres ressources le documentaire « Les souffrances cachées de l’euthanasie ».

Témoignages et expériences, bientôt en France ?

Alors que le projet de loi sur l’euthanasie se précise, les AFC sont allées en Belgique pour écouter les voix divergentes, celles qui dénoncent l’euthanasie et ses conséquences. Au travers de témoignages et d’expériences poignantes, découvrez le véritable drame qui se joue dans les familles.

Une production CNAFC, scénario et réalisation Benoît Hautier, montage, mixage, photographie OwlView production.

Durée du film : 45 minutes

POSTCASTS: VIVRE PLUS SAINTEMENT LE QUOTIDIEN EN FAMILLE.

Dès le 30 décembre, 2 fois par semaine
Hozana un court audio sur un thème concret  :

 – Se rendre service en famille

 – Les langages d’amour en famille

 – Être couple ET parents

 – Les joies en famille

 – Se supporter en famille

 – La prière en famille…  et bien d’autres encore

Vivre plus saintement le quotidien en famille – Hozana

ARTICLE DE LA CNAFC: « EXERCER SON AUTORITE »

L’autorité est le cadre nécessaire et sécurisant de toute éducation. Mais comment en faire bon usage ?

« Le cadre sécurisant dont a besoin l’enfant pour s’épanouir, explorer et grandir passe par l’existence d’une autorité », affirme le dr Anne Raynaud, psychiatre. L’autorité serait donc la clé pour éduquer son enfant. Mais qu’est-ce que l’autorité ?

Faire croître

L’autorité vient du latin auctoritas, du verbe augere, qui veut dire : faire croître. oui, nous les parents avons ce souci de faire grandir notre enfant. l’autorité parentale est partagée par le père et la mère. L’exercice du dialogue et l’accord du père et de la mère contribuent à l’équilibre de l’enfant. L’autorité implique des règles claires et précises, en un mot un cadre bien défini. Elle allie la bienveillance et la fermeté. Cette fermeté bienveillante sécurise notre enfant. L’autorité implique une écoute attentive de notre part. L’autorité doit s’exercer avec sagesse et pondération et non sous l’emprise de la colère ou d’émotions de toutes sortes. Ne craignons pas de dire et redire « non » à notre enfant ou à notre adolescent, mais de façon plus nuancée.

Ceci l’empêche de goûter à une liberté illusoire qui ne le construit aucunement et l’empêche de se confronter à la réalité. Ainsi, l’enfant grandissant prend de plus en plus confiance en lui et trouve la joie de vivre ! Il est plus fort pour ne pas succomber au relativisme ambiant et encore moins aux « idées noires », voire aux addictions, et peut ainsi commencer à exercer sa liberté.

Cohérence entre éducateurs

Nous, parents, sommes les premiers éducateurs de nos enfants : l’autorité que nous exerçons s’applique à tous les champs de la vie de l’enfant : à ses relations, à ses activités, et aussi aux éléments spirituels et religieux de la transmission pour son bien et pour son avenir social. Elle est naturelle et légitime. Cette autorité est cependant limitée, et s’articule peu à peu avec d’autres lorsque l’enfant grandit : école, mouvements, associations. L’idéal est de rechercher la cohérence de toutes ces instances : celle-ci devient alors une véritable colonne vertébrale pour le jeune qui apprend à se maîtriser, à exercer sa volonté, son altruisme et à développer ses talents.

Non, l’autorité n’est point un abus de pouvoir ni une tyrannie. elle est avant tout un service pour le bien commun. Les parents chrétiens le savent, eux qui lisent dans la Parole de dieu que « toute autorité vient de dieu » (Rom, 13, 1).