ARTICLE CNAFC : « PREVENIR LES RUPTURES CONJUGALES : UN ACCOMPAGNEMENT AU SERVICE DE L’AMOUR. »

Alors que le divorce est une situation répandue aujourd’hui en France, l’accompagnement par un professionnel peut aider les couples à traverser les périodes difficiles à travers la relecture de leur histoire et l’écoute mutuelle en présence d’un tiers. Les explications de Pascale Jahan, conseillère conjugale.

Pascale Jahan est conseillère conjugale et familiale, membre de l’Association nationale des conseillers conjugaux et familiaux (ANCCEF) et thérapeute de couple à Figeac. Elle est membre du secteur conjugalité de la CNAFC.

Vous qui recevez de nombreux couples, comment expliquez-vous l’importance du taux de divortialité en France ?

L’une des explications que j’y vois, c’est ce que certains appellent le « couple tapis roulant » : on se rencontre, on se plaît, on a rapidement des relations sexuelles, ça se passe bien, on s’installe ensemble (ce qui permet de faire des économies), on a un premier enfant… Mais à aucun moment le couple n’a pris de décision. Quand, dans mon cabinet, je demande à un couple à quel moment ils ont décidé de vivre ensemble, les deux se regardent. Puis ils me disent : « Ça s’est fait comme ça, on s’est laissé porter ». Ces couples-là sont les plus difficiles à accompagner, parce qu’ils n’ont pas eu de projet de couple au départ. C’est particulièrement frappant chez ceux qui ont une trentaine d’années. Chez les plus âgés, vers 40-45 ans, je rencontre beaucoup de couples qui avaient des projets (fonder une famille, construire une maison). Ils ont mis toute leur énergie là-dedans, et le jour où la maison est finie, ils se rendent compte qu’ils ont négligé leur couple. Il est devenu une coquille vide : ils ont mis toute leur énergie à construire le nid, mais il n’y a plus rien dedans. En consultation, je demande aux personnes quelle part de leur temps elles consacrent à leur travail, à leurs enfants, à leur maison, à leur couple : il n’y a souvent pas de place dans leur vie pour des temps gratuits à deux. Je vois aussi qu’on a souvent du mal à accepter que l’autre soit différent, qu’il n’aime pas les mêmes films, qu’il ne s’occupe pas des enfants de la même manière ou qu’il n’a pas le même rythme de sommeil… Or, heureusement qu’on est différents ! Le risque serait de remettre en cause son couple pour cette raison en pensant que l’on s’est trompé, puis de se remettre en couple avec quelqu’un d’autre avec qui il risque de se produire exactement la même chose.

Comment un accompagnement de couple peut-il être un moyen de prévenir les ruptures conjugales ?

 Déjà, la consultation, et le chemin pour s’y rendre quand on arrive ensemble, sont en eux-mêmes un temps consacré au couple. On y expérimente le fait de pouvoir se parler et d’être écouté en allant jusqu’au bout de sa phrase dans un cadre sécurisant. Je rappelle que le sens du mot « conseil » peut prêter à confusion : en aucun cas un conseiller conjugal ne donne de conseils. Je dis plutôt qu’il « tient conseil » avec le couple, l’interroge, lui donne éventuellement des pistes, mais jamais ne lui dit ce qu’il doit faire. Quand je reçois un couple, je travaille beaucoup sur les ressentis de chacun, sur l’histoire du couple, qui peut être lourde. Cette relecture permet parfois de faire remonter des choses que l’on n’avait pas pu, ou pas su se dire. En relisant sa vie, le couple se rend aussi compte des belles choses qu’il a vécues, et peut se demander comment y arriver à nouveau. Enfin, un tel accompagnement est une occasion de se reconnecter quand on a pris, sans s’en rendre compte, des chemins différents : en se parlant, en se touchant (parfois, pendant la séance, j’invite l’un des deux à se placer derrière l’autre et à lui parler en lui tenant les épaules), on réapprend à créer une intimité qu’on avait perdue.

Quels sont, selon vous, les signaux à prendre en compte avant qu’il ne soit trop tard pour éviter la rupture ?

Quelqu’un m’a dit une fois qu’il avait la boule au ventre en rentrant chez lui le soir. Parfois, le corps parle, et le malaise physique traduit une difficulté. Il ne faut pas attendre que la situation devienne trop lourde pour venir consulter. De même qu’on va voir un dentiste quand on a mal aux dents, on devrait pouvoir aller voir un conseiller conjugal quand on sent que son couple souffre. Dans ce domaine, les jeunes générations me semblent plus décomplexées, et c’est une bonne chose. De même, il ne faut pas hésiter à venir seul dans un premier temps si l’un des deux est réticent : cela est déjà bénéfique.

L’infidélité fait évidemment aussi partie des raisons qui poussent les couples à consulter, quand l’un s’est rendu compte que l’autre le trompait. Mais je tiens à dire qu’elle n’est pas la mort du couple. J’ai ainsi reçu un jour un couple de catholiques engagés, parents de cinq enfants. Lui avait entamé une liaison avec une autre femme. Il est venu plusieurs fois seul, se demandant qui il devait quitter, de son épouse ou de sa maîtresse. Puis il a décidé de rompre avec sa maîtresse. Il est revenu avec sa femme, et ils ont avancé sur le chemin du pardon. Cela n’a pas été facile, mais ils y sont arrivés en travaillant ensemble sur leur histoire, car l’infidélité n’arrive jamais par hasard, elle est souvent le symptôme d’une difficulté au sein du couple. Leur témoignage montre qu’il est possible de la dépasser.

Les statistiques montrent une augmentation des séparations après la naissance du premier enfant. Comment l’expliquez-vous ?

Absolument, je le constate très souvent. Hier encore, j’ai entendu dans mon cabinet : « Depuis la naissance de mon fils, ce n’est plus pareil ». J’incrimine beaucoup la pression sociétale qui demande aux mères d’être parfaites. À une période où la femme est fatiguée, en plein bousculement, la société la pousse à reprendre son travail avant même que son bébé fasse ses nuits. Entre la maison, les enfants et le travail, c’est souvent le couple qui trinque. Au moment de la naissance, on passe aussi d’un rythme où l’on disposait de son temps comme on voulait à une vie marquée par beaucoup plus de contraintes. Parfois, on ne l’avait pas vraiment anticipé. Pour peu que le désir d’enfant n’ait pas été tout à fait partagé, le couple est mis à rude épreuve.

Quelles autres périodes fragilisent le couple ?

 Quand l’un des deux s’investit beaucoup dans l’accompagnement d’un parent malade ou âgé, cela peut être vécu comme un abandon de la part de l’autre. Il est important d’en parler, de voir ensemble comment faire la part des choses. D’une manière plus générale, tous les changements sont des périodes sensibles pour le couple : déménagement, changement professionnel, départ des enfants de la maison, arrivée à la retraite. Pendant ces périodes délicates, il est d’autant plus important de parler et d’exprimer ses difficultés. Sans quoi celles-ci peuvent fragiliser le couple, sur le moment ou en rejaillissant plus tard.

N’y a-t-il pas des situations pour lesquelles la rupture s’impose ?

En effet, il y a des cas pour lesquels la séparation est non seulement possible, mais indispensable. Lors d’une formation délivrée par la Conférence des évêques de France au sujet des violences conjugales, j’ai appris que celles-ci étaient plus fréquentes au sein des couples croyants que dans le reste de la population. Cela est dû à une mauvaise lecture de la Parole de Dieu sur la fidélité, sur le sens de la souffrance ou du pardon, qui empêche de se dire que certains comportements ne sont pas normaux. Je ne remets absolument pas en cause l’indissolubilité du mariage. Mais quand il y a de la violence, qu’elle soit physique ou psychologique, et que l’un des époux ne respecte pas l’autre comme une personne, quand l’intégrité d’une personne est mise en danger, le lien du sacrement demeure mais il est dévitalisé. Il est important d’être attentif à ces situations dans son entourage, dans sa paroisse, ou même au sein des parcours de préparation au mariage, par exemple.

Pourriez-vous nous raconter un souvenir qui vous a marquée lors d’un de vos accompagnements ?

 J’ai reçu un couple à l’approche de leurs vingt ans de mariage. Ça n’allait pas tellement mal, mais ils avaient envie de renouveler leur communication conjugale, que ça aille mieux. Un jour où ils rentraient chez eux, un de leurs enfants, adolescent, leur a dit : « Mais qu’est-ce que vous faites, les parents, en ce moment ? On ne vous reconnaît pas… ». Il les trouvait plus légers, plus joyeux, plus amoureux. Quand ils m’ont dit ça, je me suis dit que je n’avais pas perdu mon temps… et eux non plus !

Sophie Le Pivain

Prévenir les ruptures conjugales

CONCOURS D’ECRITURE INTERGENERATIONNEL : 2ème EDITION.

Après le succès de la première édition de Raconte-moi l’histoire de ta vie, les AFC renouvellent ce concours d’écriture intergénérationnel, en partenariat avec Famille Chrétienne, Famileo, Mame, et les éditions du Triomphe.

Renforcer les liens entre les générations

Les petits-enfants sont invités à recueillir, à l’occasion de plusieurs échanges avec eux, les mémoires de leur grand-père ou de leur grand-mère, et à les rédiger sous la forme d’un entretien, ou d’un récit de vie. Faire mémoire d’une histoire familiale invitera grands-parents et petits-enfants à enrichir et à consolider leurs liens, et à favoriser la transmission d’expériences de vie où les jeunes générations auront ensuite à cœur de s’enraciner.

Le dialogue pourra s’amorcer par la relation des souvenirs d’enfance, des études et du parcours des grands-parents, leurs métiers, l’histoire de leur rencontre, les anecdotes marquantes de la vie de famille etc.  Les plus âgés trouveront ainsi l’occasion de mesurer l’importance de leur rôle auprès de leurs descendants. Les jeunes (re)découvriront à leur tour combien leur grand-père et leur grand-mère recèlent des trésors !

De nombreux prix pour les lauréats

Au mois de janvier 2026, un jury composé de trois membres du conseil d’administration de la Confédération nationale des AFC, trois journalistes de l’hebdomadaire Famille Chrétienne et un membre des éditions Mame/Éditions du Triomphe se prononcera sur la qualité des écrits et décernera un prix au[x] meilleur[s] récit[s].

Les critères d’évaluation reposeront sur le respect du thème, l’originalité du texte, tant sur le fond que sur la forme, sa qualité stylistique, le respect de l’orthographe et du format demandé.

Divers lots seront offerts aux lauréats parmi lesquels des abonnements intégraux à Famille chrétienne (en France exclusivement), des « box Famileo », des exemplaires de leur récit sous la forme d’un livre imprimé, offerts par la Confédération des AFC, et des bons d’achats à valoir sur des livres de leurs catalogues offerts par les éditions Mame et les Editions du Triomphe.

Comment participer ?

Le concours Raconte-moi l’histoire de ta vie est gratuit est ouvert à tous : le texte devra être rédigé par le ou les petits-enfants (productions collectives autorisées).

Deux catégories sont ouvertes :

  • Pour les jeunes de 12 à 17 ans
  • Pour les plus de 18 ans

Les écrivains ont jusqu’au 31 octobre 2025 pour remettre deux exemplaires de leur participation (une vingtaine de pages) à l’adresse suivante : Confédération nationale des A.F.C. 28 place Saint-Georges, 75009 Paris ainsi qu’un envoi par courriel à concours@afc-france.org

Toutes les informations relatives au concours sont disponibles et téléchargeables : REGLEMENT-DU-CONCOURS-2025

Les participants qui désirent recevoir par courrier électronique des nouvelles du concours et des conseils pour l’élaboration et la rédaction de leur écrit peuvent s’inscrire via le formulaire suivant.

Contact : concours@afc-france.org

CHRONIQUE DES AFC SUR RCF – PASCALE MORINIERE « COMMENT PARLER DE LA GUERRE AUX ENFANTS ? »

LA CHRONIQUE DES AFC – L’actualité des derniers jours est évidemment marquée par la guerre au Moyen-Orient entre l’Iran et Israël. Difficile de passer à côté, même pour des enfants. Mais comment leur en parler ? Comment leur en faire comprendre les enjeux ? C’est la question que se pose Pascale Morinière.

Nos enfants sont des éponges et qu’ils captent facilement tout ce qui passe à leur portée : propos des adultes, bribes d’émission de radio ou images vues sur les écrans. Ces images peuvent être particulièrement violentes pour eux à des âges où les notions de réel et d’imaginaire sont encore confondues et où la distance semble abolie par l’intrusion des vidéos dans la sphère privée d’où elles sont regardées.
Si à partir de l’âge de 7-8 ans, on peut commencer à donner des informations et des explications filtrées aux enfants, ce n’est pas du tout indispensable à un âge plus jeune. Savoir, pendant ces jeunes années, que les figures tutélaires que sont les parents et les grands-parents veillent sur l’univers et que rien ne peut arriver est un socle fondamental pour toute la vie. Ils auront bien le temps d’apprendre que les choses ne sont pas si simples !

Des enfants qui doivent être éloignés des écrans…

Je crois que l’Etat est en droit et même en devoir de rappeler des recommandations de santé publique comme le fait la ministre. Mais l’Etat n’est pas en droit de réglementer ce qui se passe dans chaque foyer ! De fait, l’exposition aux écrans est néfaste pour les tout-petits. Il faut le redire. Et même au-delà de 3 ans, il est bien plus utile pour l’éveil des petits de faire des jeux de manipulation, d’imitation, des exercices physiques, d’interagir avec d’autres enfants, d’écouter des histoires… que d’être fascinés par un écran.

…mais qui doivent être informés

A partir du cours élémentaire, des informations courtes pourront être données à l’oral sans insister sur les aspects catastrophiques mais en en profitant pour regarder une carte, par exemple. Il vaut mieux que l’enfant découvre une réalité violente (guerre ou catastrophe naturelle) par des propos adaptés à son âge que par le visionnage du 20h !
A partir de l’âge de 10 ans environ, il pourra être abonné à une revue adaptée à son âge. Je pense par exemple à l’excellent bimensuel Actuailes (www.actuailes.fr) fait par des parents. Gratuit et téléchargeable sur le web il apporte une information de qualité sur des sujets très variés qui seront l’occasion d’échanges en famille. 

https://www.rcf.fr/articles/points-de-vue/pascale-moriniere-comment-parler-de-la-guerre-aux-enfants?fbclid=IwY2xjawLJNAtleHRuA2FlbQIxMQABHhuTJZrbdo-V4I1so5ITKajTz0M3NxVOjj76nlxKxUrhS9bK4zNT5JkrbW-r_aem_RROXnCbYYLfTD2RZGtwqsw&sfnsn=scwspwa

ARTICLE CNAFC « NOUS PRENONS RENDEZ-VOUS DANS NOTRE AGENDA »

Ces deux-là sont mariés depuis 25 ans, et déclarent s’aimer « toujours autant » : « C’est tous les jours les noces de Cana ! » s’exclame Jean-Marc, devant sa femme Stéphanie. S’ils témoignent aujourd’hui quand on le leur demande (ils l’ont fait devant la caméra de Steven et Sabrina Gunnel, dans leur documentaire Une seule chair), c’est pour exprimer combien leur conversion au Christ, il y a bientôt dix ans, a renouvelé leur amour.

Avec leur vie d’avant, « y’a pas photo », affirment-ils : « D’ailleurs, nos proches nous le disent », reprend Jean-Marc. Parmi les changements, le temps de prière quotidien à deux qu’ils ont instauré, pendant qu’ils prennent leur petit déjeuner : « La prière nous a permis d’être plus en vérité l’un avec l’autre, réfléchit Stéphanie. Sous le regard de Dieu, nous nous disons des choses que nous n’aurions peut-être pas osé nous dire ». La vie sacramentelle les a aussi aidés à approfondir leur relation, remarque Jean-Marc : « Vivre le sacrement de l’eucharistie et de la miséricorde est précieux pour la vie de couple. Forcément, nous sommes pécheurs, nous nous blessons parce que nous sommes différents par nos origines, homme et femme. Nous avons bien besoin de la Miséricorde ! ». Des habitudes nouvelles qui infusent toute la vie de famille : chez les Roux, parents et enfants sont attentifs à se remercier ou à se demander pardon, que ce soit lors de la prière familiale ou à table : « Ça renforce beaucoup nos liens », observent-ils.

Sur les conseils d’un prêtre, ces tout juste quinquagénaires, parents de trois enfants de 10 à 25 ans ont pris l’habitude d’inscrire leurs rendez-vous à deux dans leur agenda : « C’est vital ! On se donne tellement pour notre vie de famille ou pour nos boulots qu’il nous faut absolument nous tenir à ces moments pour entretenir notre couple ». Pas besoin d’un programme extraordinaire pour s’assurer un temps de qualité : « Parfois, nous partons juste pour un pique-nique ou une balade ». S’extraire d’une vie de famille souvent agitée ou bruyante ne veut pourtant pas forcément dire « passer son temps à se parler » : « Parfois, on ne se dit rien, et ça fait aussi du bien : regarder la télé rien que tous les deux, ou se prendre dans les bras l’un de l’autre ou faire une balade en silence, main dans la main, cela aussi fait grandir notre amour ! »

Bien sûr, « chaque couple sait ce qui est bon pour lui », avertit Jean-Marc : « Il est bon de discuter en couple de ce dont nous avons besoin dans notre vie relationnelle, affective et sexuelle, en exprimant simplement ce que nous attendons l’un de l’autre, et ce qui nous rend heureux ». Mais il veut quand même inviter les couples, notamment catholiques, à être prudents quant à une tentation qui les guette parfois : le « surengagement ». Jean-Marc et Stéphanie le savent, eux qui ont fait partie d’une communauté nouvelle : « Nous finissions par être pris en étau entre notre désir missionnaire et notre vie de couple. Cela mettait de la discorde entre nous ». Il leur a fallu revoir les équilibres : « Trouver le bon équilibre demande du discernement et un bon dialogue », recommandent-ils.

« Nous prenons rendez-vous dans notre agenda »

ARTICLE CNAFC – FIN PROGRAMMEE DES TICKETS MAGNETIQUES RATP/SNCF.

D’ici fin 2025, les tickets magnétiques traditionnels disparaîtront définitivement du réseau RATP/SNCF. Voici ce qu’il faut savoir pour anticiper sereinement ce changement.

D’ici la fin de l’année 2025, la vente des tickets cartonnés à bande magnétique — utilisés depuis des décennies dans les transports en commun franciliens — sera définitivement arrêtée. Leur usage restera possible jusqu’à la mi-2026, avant leur retrait complet. Ce changement concerne l’ensemble des titres unitaires, qu’il s’agisse des tickets à 2 € pour les bus et trams, ou de ceux à 2,50 € pour les métros, RER et trains. Cette transition s’inscrit dans une volonté de modernisation du réseau et d’harmonisation des supports de transport à l’échelle régionale.

Plusieurs raisons justifient cette évolution. D’abord, la fragilité de ces tickets magnétiques, souvent sujets à la démagnétisation, pose régulièrement des problèmes aux usagers. Ensuite, le matériel nécessaire à leur fonctionnement (tourniquets, bornes de vente) devient obsolète et coûteux à entretenir. Enfin, la perspective d’ouverture de certaines lignes à la concurrence impose une modernisation des supports de validation et de contrôle. Le pass Navigo (ainsi que les cartes Navigo Easy ou Liberté+) restera le support unifié pour voyager sur l’ensemble du réseau francilien, même après l’ouverture à la concurrence. Cela fait partie des engagements d’Île-de-France Mobilités : quel que soit l’opérateur (RATP, SNCF ou futur concurrent), les voyageurs continueront d’utiliser les mêmes titres de transport.

Ce changement est déjà en vigueur sur certaines nouvelles lignes ou prolongements de lignes comme la ligne 14 du métro ou encore la ligne T10 du tramway, où les tickets magnétiques ne sont plus acceptés.

Pour accompagner les usagers dans cette transition, plusieurs alternatives sont déjà disponibles. Les voyageurs occasionnels peuvent opter pour la carte Navigo Easy, une carte sans nom vendue 2 €, rechargeable en borne ou au guichet. Elle permet de stocker différents types de titres selon les trajets, comme les tickets t+ (valables en bus, tram, métro ou RER dans Paris) ou les billets spécifiques aux trajets en train ou RER en grande couronne.

Les utilisateurs réguliers, domiciliés en Île-de-France, peuvent choisir la carte Navigo Liberté+, nominative, qui permet de voyager à tarif réduit : 1,60 € au lieu de 2 € pour le Bus-Tram, et 1,99 € au lieu de 2,50 € pour le Train-RER-Métro. Le montant des trajets est prélevé automatiquement en fin de mois. Cette carte bénéficie aussi de la réduction de 50 % pour les familles nombreuses.

Pour les voyageurs occasionnels, touristes ou étrangers, il est possible d’utiliser la version numérique du Navigo Liberté+ sur smartphone, ou encore de commander un ticket unitaire par SMS (valable uniquement pour les bus), en envoyant par exemple « BUS123 » au 93100 pour un trajet sur la ligne 123.

Les familles ont la possibilité de s’équiper individuellement de cartes Navigo Easy. À noter cependant qu’une même carte ne peut être utilisée qu’une seule fois par passage aux bornes : il n’est donc pas possible de valider plusieurs voyageurs en même temps avec une seule carte.

La CNAFC recommande à tous les usagers d’anticiper cette évolution dès maintenant afin d’éviter toute mauvaise surprise au moment du passage définitif au tout-numérique.