Communiqué de presse FAFCE – ans de la Convention internationale des droits de l’enfant : notre responsabilité commune

Bruxelles, le 21 novembre 2019

À l’occasion du trentième anniversaire de la Convention relative aux droits de l’enfant (1989), la FAFCE rappelle l’importance de prendre soin de nos enfants, avec une attention toute particulière pour leur bien-être, et ce grâce à une éducation adéquate. Dans un contexte d’inflation des droits de l’Homme, il est important de rappeler ce que couvrent les droits de l’enfant.

Les droits de l’enfants sont les droits de l’Homme

Les droits de l’Homme concernent toute personne, enfant inclus.

Un enfant possède un droit à la vie et à avoir un père et une mère, qui ont la responsabilité de prendre soin de lui.

En effet, comme le relevait notre Président, Vincenzo Bassi, « puisque les enfants ne possèdent pas encore la capacité d’exercer leurs droits, c’est aux parents qu’il revient la responsabilité de les leur garantir ».

Pour cette raison, il est impossible de distinguer les droits des enfants des droits de la famille, puisqu’un enfant est directement dépendant de ses parents.

Par exemple, la pauvreté d’un enfant signifie toujours la pauvreté d’une famille.

La différence entre ces deux « droits » – droit de l’enfant et droits de l’homme – est donc uniquement théorique.

En pratique, les droits de l’enfant se réfèrent à la responsabilité de la famille de s’occuper de d’eux, en tant que premier niveau essentiel de communauté.

Éducation et responsabilité parentale

Par conséquent, l’éducation relève en premier lieu de la responsabilité des parents, comme le rappelle l’article 18 de la Convention relations aux droits de l’enfant : « la responsabilité d’élever l’enfant et d’assurer son développement incombe au premier chef aux parents ou, le cas échéant, à ses représentants légaux ».

Les parents possèdent donc le droit premier d’éduquer leurs enfants en accord avec leur conviction religieuse et morale, qu’il s’agisse des dimensions de l’amour humain ou encore de la nature de la sexualité, du mariage et de la famille.

Reconnaître le rôle de la famille pour mieux respecter l’intérêt supérieur de l’enfant

Dans un contexte de déficit démographique et de population vieillissante, les enfants sont le futur de l’Europe. La société actuelle a le devoir de construire un environnement sûr au sein duquel ils peuvent grandir.

Les États et les institutions internationales doivent reconnaître le rôle de la famille et sa contribution pour le bien commun. Lorsque nous célébrons les droits des enfants, nous ne pouvons nous soustraire à cette responsabilité commune pour notre futur.

Communiqué de presse AFC – 4/10/19 Bioéthique : Pourquoi nous marcherons dimanche 6 octobre

Depuis 10 jours, les députés débattent du projet de loi de bioéthique. Les séances révèlent chaque jour un peu plus le manque de préparation du gouvernement, l’outrance de certains députés, la cohérence de l’opposition.

Hier soir, la GPA a été de facto reconnue en France, contre l’avis du gouvernement, par l’adoption d’un amendement du rapporteur du texte lui-même.

Quand des députés ne voient pas de problèmes à la pluri-parentalité, d’autres se croient obligés d’affirmer que : … »nous n’empêcherons quelconques parents hétérosexuels de vouloir concevoir un enfant de manière charnelle » !

D’autres enfin, dans la majorité, expriment de plus en plus ouvertement leurs doutes sur les conséquences de cette loi.

De courageux députés tentent de ramener à la raison, d’élever le débat, d’alerter sur les dangers inéluctables mais semblent écrasés par une majorité  » progressiste  » inconsciente et par un temps de parole scandaleusement contraint.

Le gouvernement, incapable de tenir sa propre majorité, a renoncé au « débat apaisé » qu’il disait vouloir : le grand bricolage qu’il a organisé se transforme en grand chavirage éthique.

Une nouvelle fois, les Associations Familiales Catholiques appellent tous ceux qui croient que la cellule familiale, avec un père et une mère, est le meilleur écosystème pour accueillir et faire grandir un enfant, à manifester dimanche avec Marchons Enfants.

Plus que jamais, il est indispensable d’aller dire aussi dans la rue « quel monde nous voulons pour demain », comme nous y invitaient les Etats Généraux de la bioéthique. Nous serons en masse dans la rue dimanche, près du Sénat, pour dire notre attachement à une législation respectueuse du plus petit et pour montrer, avec une foule immense, que nous ne voulons pas dénaturer la filiation.

Dimanche 6 octobre, rendez-vous à 13h , place Edmond Rostand, Paris, 6e.

Communiqué de presse AFC – PMA : les Français refusent les dérives éthiques que le gouvernement veut imposer à tout prix. 02/10/19

Un sondage IFOP,

https://oxi90.com/OSZEPXF15/AFC-IFOP-SONDAGE-RESULTATS-20191002.pdf

pour les Associations Familiales Catholiques révèle l’ampleur de l’opposition des Français à la « révolution de la filiation » imposée par le gouvernement dans le cadre des réformes sociétales menées sous couvert de la révision des lois de bioéthique.

À de nombreuses reprises, les AFC ont exprimé leur inquiétude sur les dérives éthiques du projet de loi bioéthique en cours de discussion à l’Assemblée Nationale. Elles ont également dénoncé le simulacre de débat que le gouvernement a organisé pour tenter d’imposer cette « loi de tous les dangers » (cf propos tenus par Emmanuel Macron lui-même).

Les AFC rendent aujourd’hui publics les résultats d’un sondage exclusif commandé à l’IFOP sur certains articles que le gouvernement préfèrerait passer sous silence. Des sondages généraux sur l’ouverture de droits supplémentaires au couples homosexuels existent. Mais aucun n’avait sondé plus précisément les Français sur des conséquences concrètes d’une nouvelle loi sur la PMA.

Au nom du  » progrès « , le gouvernement n’hésite pas à abattre des digues éthiques que la France avait toujours, jusque-là, eu à cœur de préserver, au nom de la dignité de la personne humaine et de la protection de l’intérêt supérieur de l’enfant. Ces résultats confirment s’il était besoin que :

– les Français disent non à l’effacement total du père dans la procréation et la filiation,

les Français disent non aux expériences scientifiques sur les embryons.

Ce débat sur la « révolution de la filiation », encore une fois, ne prend pas assez en compte l’avis des Français, malgré les promesses de consensus et de débat apaisé exprimées par Emmanuel Macron.

1/Les Français sont quasiment unanimes (83%) pour réaffirmer « le droit pour chaque enfant d’avoir un père ». Jean-Louis Touraine, rapporteur du projet de loi, lors des débats en Commission, avait posé comme conviction centrale qu’ « Il n’y a pas de droit de l’enfant à avoir un père et heureusement ! ». Il a même dit souhaiter au plus vite l’ouverture à la GPA dans les années à venir, ce qui achèverait définitivement son projet d’une « PMA sans sexe pour tous« . Or cet effacement total de la figure du père, qu’elle soit biologique, sociale ou même symbolique, les Français n’en veulent pas ! Même dans le camp de la majorité, les électeurs d’Emmanuel Macron sont 80% à rappeler leur attachement à ce principe fondateur de la filiation.

2/ Une immense majorité de Français (91%) estime préférable que les enfants ne soient pas élevés par une femme seule, rejetant ainsi, et de manière massive, la création délibérée de familles monoparentales par l’accès à l’AMP des femmes seules.

3/Une très large majorité de Français (65%) estime que c’est une mauvaise chose d’autoriser des entreprises privées à se lancer sur le marché de la collecte et de la conservation des ovocytes au lieu de réserver ces actes à des organismes publics. C’est un jugement que partagent aussi 62% des électeurs d’Emmanuel Macron.

Par ailleurs, et malgré leurs demandes réitérées, les AFC n’ont toujours pas eu de réponse de la part du gouvernement sur la manière avec laquelle il entend éviter les dérives de la conservation des ovocytes sans raison médicale : Comment garantir aux femmes que l’autoconservation des ovocytes ne va pas déboucher sur des pressions de leurs employeurs ? Comment garantir que la pénurie de gamètes ne va pas se traduire par une marchandisation du corps humain et le développement d’un marché international ? Comment éviter le développement à moyen terme d’un business florissant de la procréation ?

4/82% des Français ne sont pas favorables (et 57% pas du tout favorables) à ce que les chercheurs soient autorisés à créer des  » embryons animaux chimériques « , c’est-à-dire des embryons d’animaux sur lesquels sont greffées des cellules humaines.

5/Enfin, plus d’un Français sur deux (54%) estiment que les Français n’ont pas été suffisamment écoutés et leur avis pris en compte par rapport à ce projet de loi. Nous sommes loin des conditions d’un consensus, ni de celui d’un débat apaisé.

Les AFC dénoncent une fois encore un « GRAND BRICOLAGE » qui ne prend pas en compte les conséquences sociales d’un tel changement et qui modifie en profondeur la filiation sans aucun principe de précaution. La majorité a joué un simulacre de débat : – en niant les résultats des Etats généraux de la Bioéthique, – en balayant les réserves de l’Académie de Médecine, – en persévérant à prendre pour référence des études que tous les experts, dont le CCNE, ont jugé inexploitables en raison de leurs biais méthodologiques et de leur manque de recul, – en arguant du principe de l’égalité entre les couples homosexuels et les couples hétérosexuels, alors que le Conseil d’Etat avait rappelé dans un arrêt du 28 septembre 2018 qu’exclure les couples de femmes de la PMA ne pouvait être jugé discriminatoire,

Avec la publication de ce sondage exclusif, les AFC entendent à nouveau dénoncer avec force la méthode de pseudo-concertation du gouvernement et expriment leurs vives inquiétudes sur les conséquences néfastes multiples de ce projet de loi.

Elles appellent à une Marche avec le collectif d’associations « Marchons enfants » le 6 octobre prochain pour faire entendre la voix des familles, celle des enfants à naître et pour continuer son travail de « lanceur d’alerte » sur cette loi. Les AFC rappellent le caractère profondément pacifique et respectueux de leur démarche.

Elles demandent instamment au gouvernement de renoncer à ce projet de loi et de promouvoir une politique engagée pour l’écologie humaine et familiale. La famille est en effet un écosystème fragile, cellule de base de la société, et il importe de le protéger.

Les Associations Familiales Catholiques sont, depuis 1905, un cadre d’engagement et d’entraide offert à tous ceux qui veulent agir dans la société au service de la famille, à la lumière de l’enseignement de l’Eglise catholique. Les AFC représentent 30 000 familles adhérentes, réparties dans près de 300 AFC locales et ont pour but de valoriser la famille, proposer des services aux familles et être force de proposition permanente auprès des acteurs économiques, sociaux et politiques, pourque le choix de la famille et l’accueil de l’enfant soient facilités.

Communiqué de presse AFC 24/09/19 – Bioéthique : de nouvelles voix s’élèvent. Le Gouvernement restera-t-il sourd ?

       La discussion du projet de loi relatif à la bioéthique débute aujourd’hui dans l’hémicycle et se poursuivra jusqu’au 9 octobre. Pendant les longs mois d’Etats Généraux de la bioéthique et d’auditions, le débat a semblé comme anesthésié par un Gouvernement et une majorité parlementaire aveugles aux limites que nous devons ensemble nécessairement poser à l’absolutisme de la technique et à la volonté toute puissante des individus. Après le Grand Rabbin de France à l’Assemblée nationale, le 29 août, la Conférence des Evêques de France au Collège des Bernardins, le 16 septembre, c’est au tour de l’Académie Nationale de Médecine de souligner « une rupture volontaire d’égalité entre les enfants » et d’alerter : « la conception délibérée d’un enfant privé de père constitue une rupture anthropologique majeure qui n’est pas sans risques pour le développement psychologique et l’épanouissement de l’enfant ».

L’Union Nationale des Associations Familiales demandait, quant à elle, hier aux parlementaires de rétablir le lien entre accouchement et filiation.

Dans La Croix du 23 septembre, douze hauts fonctionnaires pour qui « aucun débat réel n’a été possible » appelaient le gouvernement à retirer le projet de loi bioéthique.

Les Associations Familiales Catholiques ont dénoncé avec force les conséquences néfastes multiples de ce projet de loi bricolé et injuste pour la société tout entière. Il n’appartient pas à un projet de loi relatif à la bioéthique de s’occuper du « sociétal » et de révolutionner la filiation. Elles redisent avec gravité que, mieux qu’un débat apaisé, elles souhaitent un débat éclairé sur les ruptures majeures qui vont être débattues.

Communiqué de presse AFC : Examen du projet de loi bioéthique : les Associations Familiales Catholiques signent l’Appel à manifester du collectif Marchons Enfants

Lundi 9 septembre, à 21h30, à l’Assemblée Nationale, débutait l’examen du projet de loi relatif à la bioéthique par la commission spéciale, constituée à cet effet. Mmes Agnès Buzyn, Nicole Belloubet et Frédérique Vidal ainsi que les différents rapporteurs de la commission seront entendus. A cette occasion et comme lors de leur audition le 27 août dernier, les Associations Familiales Catholiques continuent d’alerter les parlementaires et l’opinion publique sur l’intrusion grandissante et excessive de la technique dans le domaine de la procréation. Avec les associations regroupées sous le label « Marchons Enfants », elles lancent un Appel à manifester le 6 octobre prochain contre la PMA pour tous et la GPA.