La Fédération nationale des associations familiales protestantes, Familles de France et la
Confédération nationale des associations familiales catholiques dénoncent les économies préconisées par l’IGF et l’IGAS au détriment des familles, notamment des ménages modestes et des familles nombreuses.
Alors que le gouvernement prépare le budget 2027, un rapport conjoint de l’Inspection générale des finances et de l’Inspection générale des affaires sociales propose 4,2 milliards d’euros d’économies sur la politique familiale, dont 2,5 milliards à très court terme.
Parmi les mesures les plus importantes, les deux inspections recommandent de remplacer la majoration de retraite de 10% accordée aux parents d’au moins trois enfants par un forfait de 125 euros, pour une économie de 1,1 milliard d’euros.
Cette mesure pénalise lourdement la retraite des familles nombreuses de la classe moyenne, qui ont sacrifié une partie de leur carrière et de leur pouvoir d’achat pour élever trois enfants ou plus.
La deuxième grande proposition porte sur la suppression de la réduction d’impôt pour frais de scolarité dans l’enseignement secondaire et supérieur que touchent 2,4 millions de ménages1
. Une mesure qui générerait 450 millions d’euros de recettes fiscales supplémentaires.
La FNAFP, la CNAFC et Familles de France rappellent que la France traverse la crise démographique la plus grave de son histoire (-24% de naissances depuis 2010) et a renoué avec une mortalité supérieure à la natalité.
Alors que notre système de retraite et de sécurité sociale repose sur le nombre d’actifs, et que le désir d’enfants des Français (2,27) est toujours supérieur au nombre d’enfants qu’ils ont réellement (1,56), il est d’une importance vitale pour la nation d’aider les Français à accueillir et élever le nombre d’enfants qu’ils souhaitent.
Le gouvernement ne peut pas d’un côté parler de « réarmement démographique » et de l’autre défavoriser près de 60% des familles avec la réforme de la majoration de retraite, 591 000 familles par l’abaissement des plafonds de ressources pour les APL et enfin 2,4 millions de foyers par la suppression des réductions d’impôts pour frais de scolarité.
Les trois associations demandent au gouvernement de renoncer à ces mesures et d’engager, avant le débat budgétaire, une concertation avec les représentants des familles afin d’identifier des économies qui ne fragilisent ni la natalité ni la solidarité entre les générations.
À force de faire payer les familles, le gouvernement condamne son propre réarmement
démographique. Sacrifier les familles, c’est sacrifier l’avenir !






