Article de la CNAFC : ÊTRE EPOUX ET PERE EN PERIODE DE RENTREE.

Rentrée scolaire, charge mentale et vie de couple : un jeune père nous partage ses réflexions sur le rôle de l’époux pour l’équilibre familial en période de rentrée.

Il n’est pas juste que nous donnions seulement la parole aux mères de familles débordées avec la rentrée scolaire ! [voir notre article Être épouse et mère en période de rentrée, NDLR] Pour que justice soit faite, voici un article sur la place du père et de l’époux en cette période chargée.

Une rentrée comme les autres pour un père

Je parle ici en mon nom et je ne prétends pas détenir la vérité sur tous les pères. Nous sommes tous bien différents, même si l’autre sexe aime à nous rappeler que nous sommes « tous les mêmes ».

Cette rentrée a été pour moi vécue de la même manière que l’année dernière. Mon fils est rentré en moyenne section, je suis allé au travail comme à mon habitude, ma femme l’a amené. Puis le soir en rentrant j’ai demandé à mon fils de me raconter et n’ai eu le droit qu’à de beaux sourires des « oui » ou des « non » et finalement : « je peux aller jouer ? »

Une fois les enfants couchés, toute la tension qui était sur les épaules de ma femme s’est relâchée, et, je me suis pris un soufflé.

Mes chers camarades, pères et époux, j’espère que vous avez fait mieux que moi !

Que s’est-il passé et que retenir de cette situation ?

J’aime avoir des missions claires et disons habituelles, toujours les mêmes. C’est plus facile pour l’organisation familiale. C’est aussi quelque fois un peu une excuse pour se sortir de situation délicate. Et pour la rentrée, je ne me suis ni occupé des courses ni des divers papiers. Encore moins de la nounou chez laquelle notre deuxième entrait pour la première fois cette année. Non, j’ai fait mes tâches habituelles, la cuisine, le jardin.

Le problème, c’est qu’à ce moment-là, je ne joue pas mon rôle d’époux. Je choisis la facilité comme le font tous les ours. Pour redevenir l’époux, et abandonner la fourrure du grizzli, il faut que je m’efforce de voir tout le travail fait par ma femme. La féliciter et lui demander en quoi je peux l’aider. La communication reste la base. En faisant attention aux pièges tendus comme : qu’as-tu fait pour la rentrée de ton fils ? (Ne vous justifiez surtout pas, dites tout de suite que vous n’avez rien fait !)

Être époux

Je ne suis pas bien placé pour donner des conseils, je n’ai pas été élu « époux de l’année » comme vous pouvez le voir. Ce que je sais faire c’est demander pardon et tenter de me rattraper. Pas besoin non plus d’en faire des tonnes. Se rattraper c’est à la fois se recentrer sur la communication qui nous fait souvent défaut à nous les hommes, mais aussi agir.

Organisez-vous un petit moment à deux, dîner, soirée jeu de société, tant que c’est un moment simple et de complicité, pour faciliter la communication. Les mamans parlent souvent de leur charge mentale. C’est pourtant si simple de ne faire qu’une chose à la fois ! Alors peut-être faut-il leur reprendre une tâche ou deux pour les soulager. Nous avons choisi notre femme non pas pour qu’elle s’occupe de tout ou qu’elle gère une grosse partie de la maison, mais parce qu’avec elle nous pouvons construire un foyer et le gérer ensemble. Trouver l’équilibre n’est pas simple et c’est un travail quotidien. Mais on ne cherche pas l’équilibre juste pour vivre le moment présent, on le cherche pour construire l’avenir. Antoine de Saint-Exupéry disait : « Aimer c’est regarder ensemble dans la même direction. » Et si pour cela il faut changer nos habitudes, alors, allons-y !

Bon je vous laisse il faut que j’aille sortir du four le rôti de veau Orloff gratiné à la sauce béchamel !

ARTICLE DE LA CNAFC : LES AFC DENONCENT DES ECONOMIES REALISEES AU DETRIMENT DES FAMILLES.

Alors que la natalité française poursuit son recul, un rapport de l’IGF et de l’Igas propose 4,2 milliards d’euros d’économies sur les politiques familiales. Les AFC alertent sur l’impact de ces économies, réalisées au détriment des familles.

Plusieurs organisations familiales s’inquiètent des pistes d’économies sur les politiques familiales proposées dans un rapport commandé par le gouvernement, estimant qu’elles pénaliseraient les familles, notamment de classes moyennes, dans un contexte de recul persistant de la natalité.

4,2 milliards d’économies …

Les inspections générales des finances (IGF) et des affaires sociales (Igas) ont proposé une série de mesures pour réaliser 4,2 milliards d’euros d’économies sur « les politiques familiales », dont « 2,5 milliards d’euros à court terme », dans un rapport daté de juin et repéré le 12 août par Les Echos.

Ces propositions interviennent alors que la branche Famille de la Sécurité sociale a dégagé un excédent de 1,2 milliard d’euros en 2025, son cinquième exercice excédentaire consécutif.

« Le gouvernement a malheureusement des idées fantastiques pour faire les poches des familles alors que les naissances ont chuté de 24% depuis 2010 », réagit Marie-Laure des Brosses, membre du secteur politique familiale des AFC. Retrouver Marie-Laure dans un épisode du Podcast des familles, La famille au coeur de la société.

…  au détriment des familles

Parmi les mesures les plus importantes, les deux inspections recommandent de remplacer la majoration de retraite de 10% accordée aux parents d’au moins trois enfants par un forfait de 125 euros, pour une économie de 1,1 milliard d’euros.

« Cette mesure pénalise lourdement les familles nombreuses de la classe moyenne, qui ont sacrifié une partie de leur carrière et de leur pouvoir d’achat pour élever trois enfants ou plus », souligne Marie-Laure.

Le rapport préconise également la suppression de la réduction d’impôt pour frais de scolarité dans l’enseignement secondaire et supérieur que touchent 2,4 millions de ménages. Une mesure qui générerait 450 millions d’euros de recettes fiscales supplémentaires.

Les contribuables peuvent actuellement déduire de leurs impôts 61 euros par an pour un collégien, 153 euros pour un lycéen et 183 euros pour un étudiant.

Le rapport recommande aussi de prendre en compte les revenus des parents dans le calcul des aides personnalisées au logement (APL) des étudiants, quand ils restent rattachés au foyer fiscal. La mesure réduirait les APL pour « 310.000 foyers (soit 44%), dont 200.000 (soit 29%) » en seraient totalement privés, selon le rapport.

Autre sujet d’inquiétude, les allocations familiales. Les inspections suggèrent de réduire « de 20% les seuils d’accès aux deuxième et troisième tranches ». Pour les 591.000 ménages affectés, cette mesure se traduirait par une perte mensuelle moyenne de 75 euros, relève le rapport.

La famille, indispensable à la survie de notre modèle social

Au-delà des mesures, les organisations familiales contestent la philosophie générale de cette « revue de dépenses relative à l’efficacité des politiques familiales ». Elles accusent ses auteurs de privilégier une logique de « redistribution verticale », des plus aisés vers les plus modestes, au détriment de la « redistribution horizontale », destinée à compenser le coût des enfants pour l’ensemble des familles.

« La famille est indispensable à la survie du modèle social français, qui repose sur l’équilibre démographique. Moins d’enfants aujourd’hui, c’est moins de pensions de retraite et de remboursements de santé demain », souligne Marie-Laure.

Alors que le gouvernement planche sur les projets de loi de finances (PLF) et de financement de la Sécurité sociale (PLFSS), les AFC espèrent que « les arbitrages se feront en tenant compte de la nécessité de soutenir efficacement les familles dans le contexte démographique français ».

ARTICLE DE LA CNAFC : CHOISIR SES ENGAGEMENTS POUR NE PAS S’OUBLIER ».

En ce début d’année scolaire, Clotilde Merza, conseillère conjugale et familiale, conseille de discerner avant de choisir ses engagements pour l’année et livre son plaidoyer contre le burn-out parental.

On commence l’année pleins d’élan : motivés, organisés, impliqués. On accepte un projet professionnel, deux engagements associatifs, trois réunions d’école… et on oublie de bloquer une soirée pour souffler. On dit oui à tout ce qui est « important ». Résultat ? On court, on gère, on coche. Et un jour, on réalise qu’on ne s’est pas vraiment parlé depuis quinze jours.

Le burn-out parental n’a l’air de rien. Il ressemble à une maman souriante, à un papa volontaire… qui n’en peut plus sans l’avouer. Alors on freine. Pas pour abandonner. Pour reprendre la main. Et pour réapprendre à dire oui… mais pas à n’importe quoi.

Les questions à se poser

Voici trois questions simples mais efficaces pour faire le tri :

– Où est-ce j’en suis concrètement ? Avec un bébé, un ado en crise, une charge mentale professionnelle ou un parent malade… on ne peut pas tout porter en même temps.

– Qu’est-ce qui me nourrit vraiment ? Et qu’est-ce qui me prend toute mon énergie ?

– Et nous deux, dans tout ça ? Avons-nous encore du temps de qualité ? Ou seulement des créneaux dans un agenda ?

Prendre soin de son couple

Un couple ne s’entretient pas « quand on aura le temps ». On en prend soin maintenant, dans les choix du quotidien. Et si je dis non ? Rien de grave. Le monde ne s’écroule pas. Mais peut-être que quelque chose de plus précieux se relève : moi. Nous. L’essentiel.

Dire non à un engagement, c’est parfois ouvrir un espace pour que d’autres prennent le relais. C’est aussi montrer à nos enfants que les limites sont une force. Alors, cette année, on ne fera peut-être pas plus. Mais mieux. Avec plus de joie. Plus d’ancrage. Et plus de nous.

Clotilde Merza, conseillère conjugale et familiale