Communiqué de presse du Ministère de la Santé et des Solidarités en lien avec la CAF

SOUTIEN A LA PARENTALITE

Adrien Taquet, en lien avec la Caisse Nationale d’Allocations Familiales, annonce un plan d’actions pour aider les parents pendant la période de confinement.

Parmi les dispositifs annoncés figurent la création d’un fonds de soutien aux associations, le lancement d’un centre de loisirs en ligne et la création de ressources utiles et faciles d’accès pour soutenir les parents en période de confinement.

La période actuelle de confinement liée à la gestion de l’épidémie COVID-19 constitue une situation inédite de temps passé en famille, qui peut contribuer à renforcer le lien parents-enfants. Mais cette situation peut également exacerber les tensions familiales, de conflits ou mettre les parents en difficulté quant à leurs pratiques éducatives. A ce titre, quatre grands types de besoins des parents ont été identifiés par les acteurs de terrain dont le réseau des caisses d’allocations familiales :

-Un besoin d’information et de réassurance sur la pandémie de Covid-19 et la manière d’en parler aux enfants;

-Un besoin d’idées, d’activités éducatives et ludiques pour occuper les enfants durant la journée et notamment trouver une alternative aux écrans;

-Un besoin d’appui en termes d’accompagnement à la scolarité;

-Un besoin d’accompagnement, d’appui, d’écoute et de conseils en matière de soutien à la parentalité, pour prendre du recul sur ses pratiques, souffler et trouver les réponses pour faire autrement avec ses enfants.

Pour y répondre, Adrien Taquet, secrétaire d’Etat auprès du ministre des Solidarités et de la Santé et la Caisse nationale d’allocations familiales(CNAF) annoncent un plan d’actions conjoint regroupant les dispositifs et services à destination des parents en période d’épidémie COVID-19:

1.Un accueil de loisirs à la maison avec des activités différentes chaque jour pour apprendre en famille tout en s’amusant

Pour centraliser les ressources utiles aux parents, et privilégier les formats qui facilitent l’accès à l’information, la CNAF a mis en ligne sur monenfant.fr «l’accueil de loisirs à la maison» en lien avec les équipes de la direction de la jeunesse,de l’éducation populaire et de la vie associative (DJEPVA). Ce centre de loisirs virtuel leur propose chaque jour de nouvelles activités ludiques et éducatives à faire avec leur(s) enfant(s) et adolescent(s).

Adapté aux différentes tranches d’âges des enfants et à leurs besoins, y compris pour des enfants en situation de handicap, «l’accueil de loisirs à la maison propose pour tous des activités manuelles, artistiques, musicales, scientifiques et techniques, ainsi que des jeux sportifs, des recettes de cuisine, des contes. Régulièrement, le «coin des parents» donne des conseils à l’intention des parents sur la gestion de l’actuelle période de confinement avec les enfants. Il propose des ressources en lien avec les différentes thématiques proposées, par exemple les bienfaits du jeu en famille, ou encore sur la gestion du numérique, l’importance de lire des histoires aux enfants, etc.

Adrien Taquet tient à saluer le travail fournis par les équipes de la CNAFafin de mettre en ligne dans les meilleurs délais cette nouvelle offre permettant d’aider les parents au quotidien en période de confinement.

2.Mobilisation d’un fonds exceptionnelde 500000 euros pour soutenir les projets associatifs et initiatives d’envergure nationale à destination des parents

Pour pallier la fermeture des structures de soutien à la parentalité et la diminution de l’accompagnement en présentiel des parents, les associations qui portent ces dispositifs ont dû fortement s’adapter pour garder contact avec les familles et devront aussi s’adapter au moment de l’arrêt du confinement. Les fédérations nationales ont fait remonter trois types de besoins financiers :

-pour le fonctionnement des lignes téléphoniques existantes: recrutement de personnel supplémentaire, actions de coordination, formation et supervision, actions de communication sur ces lignes;

-pour s’équiper afin de travailler à distance: achats de logiciel (Zoom, Calaméo, DropBox …)

-pour rédiger, imprimer, diffuser des supports de communication (édition de numéros spéciaux de magazines, édition de plaquettes …)

Pour soutenir ces actions d’envergure nationale, adossées à des associations déjà existantes et reconnues pour leur expertise sur la parentalité, l’Etat mobilise un fonds de soutien et d’accompagnement exceptionnel de 500000 euros pour répondre aux besoins ci-dessus.

3.De nouvelles initiatives et des offres de service à disposition des parents plus faciles d’accès

Les acteurs du soutien à la parentalité se sont rapidement emparés de la situation de confinement et les offres de services sont nombreuses (lignes d’écoute, création de groupes Whats’App pour maintenir le lien avec les parents, production de plateformes et de ressources en lignes etc…).

Afin de centraliser l’ensemble de ces initiatives et d’en faciliter l’accès aux parents, différents vecteurs seront mobilisés:

-Le numéro vert COVID19 «0800130000» porté par le SIG: il prévoit dorénavant que ses écoutants puisse renvoyer sur des lignes d’écoute identifiées et actives via un annuaire classé par thématique. Une dizaine de lignes ont d’ores et déjà été fléchées et transmises, parmi lesquelles Les Pâtes au Beurre (écoute et dialogue pour les parents), Enfant Présent (bien-être de l’enfant), SOS Parentalité (réassurance contre les inquiétudes) , Enfance et Covid (grossesse, naissance, école à la maison), Apprentis d’Auteuil (décrochage et mal-être chez les ados), Enfance et Partage (soutien aux parents de bébés), Psychologues Sans Frontières (entretiens psychologiques en français et en anglais) et E-Enfance (protection de l’enfance contre le cyberharcèlment).

Le numéro porté par la Croix Rouge française disposera du même outil.

-Le sites www.monenfant.fr. Cesite fera désormais référence et réunira l’ensemble des informations utiles à destination des parents comme l’annuaire des services d’écoute, des fiches explicatives, des conseils pratiques, etc. Un renvoi systématique vers ce site sera fait à partir des autres sites nationaux régulièrement fréquentés par les familles.

4.Un soutien renforcé des Caf et de leurs partenaires aux familles en situation de fragilité

Les Caf s’attachent à maintenir et intensifier autant que de besoin les contacts en direction des familles en situation de fragilité, dans un contexte de confinement qui peut s’avérer particulièrement problématique, pour des familles nombreuses, monoparentales, concernées par le handicap ou une séparation conflictuelle, le décès d’un enfant ou d’un parent, etc.

Tout cela est coordonné localement avec les services des collectivités territoriales, notamment les services de protection maternelle et infantile et d’action sociale de proximité des conseils départementaux.

Ces contacts sont réalisés par les travailleurs sociaux des Caf, mais également avec des campagnes de SMS ou de courriels d’informationssur «l’accueil de loisirs à la maison» sur monenfant.fr, les numéros d’écoute existants, des messages de prévention, etc. Elles relaient également les actions des partenaires, tels que les centres sociaux ou les acteurs des contrats d’accompagnement à la scolarité (Clas).

5.Une fiche récapitulative dans chaque département à l’attention des parents

S’appuyant sur la coordination locale entre les Préfets, les CAF et les Conseils départementaux, déjà à l’œuvre dans le cadre des schémas départementaux des services aux familles,elle permettra de recenser les contact nationaux et locaux utiles (numéros d’urgences, plateformes téléphoniques, sites ressources) permettrait de faciliter l’appropriation des informations par les familles.

Rédigée dans chaque département, elle sera mise en ligne sur les sites des CAF et les sites institutionnels d’information locale. Les associations locales, les communes et intercommunalités sont des acteurs essentiels de cette démarche.

Contacts presse Cnaf: Virginie RAULT-Jackie EDI-07 78 95 49 90 / presse@cnaf.fr

Lettre à Emmanuel Macron co-signée par les AFC contre les sites pornos gratuits

Monsieur Emmanuel Macron, Président de la République française Palais de l’Élysée, 55 rue du Faubourg-Saint-Honoré 75008 Paris, France

Paris, le 8 avril 2020

M. le Président de la République,

Nous tenons à porter à votre attention l’offre que le géant de la pornographie en ligne, Pornhub, vient de mettre à disposition de l’ensemble de la population française depuis le 17 Mars 2020, premier jour de la période de confinement liée à l’émergence du COVID-19. Cette offre prévoit que les utilisateurs puissent accéder à la version premium de ses contenus de manière gratuite jusqu’au 23 Avril 2020.

Pornhub est le site leader à l’international dans la distribution de vidéos à caractère sexuel, avec 42 milliards de visites par an. Dans les derniers mois ont été découvertes plusieurs vidéos exposant de véritables abus sexuels sur des femmes et des mineurs, des agressions sexuelles, des victimes de traite des êtres humains à des fins d’exploitation sexuelle et d’exploitation sexuelle de mineurs.

Par exemple, une des vidéos téléchargées présentait un homme de 49 ans en train de violer une jeune fille de 14 ans. Sur le site ont été également trouvées 58 vidéos montrant les viols réitérés sur une jeune fille de 15 ans portée disparue depuis un an. Il s’agit de victimes invisibles dont la voix n’est pas entendue et qui n’ont aucun moyen pour se défendre. A chaque fois qu’une vidéo est visionnée, c’est comme si la victime était violée à nouveau. Par ailleurs, diverses plaintes ont été déposées par des femmes dont les vidéos avaient été téléchargées sans leur consentement, et par les associations de défense des enfants car le site ne remplit pas ses obligations légales vis-à-vis des mineurs, laissant ses contenus pornographiques trop facilement accessibles. Nous ne pouvons pas fermer les yeux sur de telles situations. Et nous regrettons que les diffuseurs de contenus à caractère sexuel cherchent à profiter sans vergogne de la pandémie mondiale de coronavirus pour gagner de nouveaux consommateurs au détriment de victimes d’exploitation sexuelle.

Nous vous demandons donc solennellement par ce courrier, en tant que pays signataire du Protocole additionnel à la Convention des Nations Unies du 15 novembre 2000 contre la criminalité transnationale organisée visant à prévenir, réprimer et punir la traite des personnes, en particulier des femmes et des enfants et de la Convention du Conseil de l’Europe sur la lutte contre la traite des êtres humains du 16 mai 2005 ; ayant à l’esprit la Décision-cadre 2004/68/JAI du Conseil de l’Union européenne du 22 décembre 2003 relative à la lutte contre l’exploitation sexuelle des enfants et la pédopornographie ; conformément au second Plan national de lutte contre la traite des êtres humains 2019-2021, présenté le 18 octobre 2019 ; en adéquation avec vos déclarations, le 20 novembre 2019 pour le 30ème anniversaire de la Convention Internationale des droits de l’enfant, visant à protéger les enfants de la pornographie et de la pédocriminalité ;

d’intervenir pour protéger les victimes d’exploitation sexuelle.

Nous demandons que :

• Le site Pornhub ainsi que les autres plateformes de vidéos pornographiques, telles que Dorcel et J&M, ne soient pas gratuitement accessibles pendant la période du confinement lié à la crise sanitaire du COVID-19, puis définitivement fermées à brève échéance ;

• Que des mesures immédiates et des sanctions fortes soient prises pour protéger les enfants contre l’accès à la pornographie sur internet et pour lutter contre la pédocriminalité ;

• Que soient ouvertes des enquêtes judiciaires : concernant les contenus vidéos licencieux de Pornhub et autres sites, sur les propriétaires des plateformes et leur implication dans la diffusion sans contrôle de vidéos montrant des victimes de traite, d’abus sexuels et des mineurs, et que soient définies leurs responsabilités, ainsi que celles des utilisateurs, dans l’exploitation de ces personnes.

Au nom de toutes les victimes de traite des êtres humains et de tous ceux qui veillent pour les accompagner et les protéger, nous vous remercions de l’attention que vous aurez portée à ce sujet et nous espérons une action rapide et forte de votre part. Veuillez agréer, Monsieur le Président, l’assurance de notre respectueuse considération.

Signataires :

M. Daniel Naud, président de l’Armée du Salut M. Franck Meyer, président du Comité Protestant évangélique pour la Dignité Humaine Mme Françoise Caron, présidente des Associations Familiales Protestantes Mme Pascale Morinière, présidente des Associations Familiales Catholiques M. Christian De La Roque, président de Cnef-Solidarité M. Patrick Guiborat, président de Michée-France Mme Emmanuelle Bourgueil, Présidente de Planète Enfants et Développement

Parlons « Education » : pour réfléchir à la manière d’éduquer vos enfants à la lumière des valeurs que vous voulez transmettre

Chers Parents,

Les Chantiers-Education vous invitent à prendre du temps pour réfléchir à la manière d’éduquer vos enfants à la lumière des valeurs que vous voulez transmettre.La réflexion se fait alors en 3 temps :- Je regarde ce qui se vit dans ma propre famille.

– Je réfléchis aux objectifs et au fondement vers lesquels je tends pour éduquer.

– Je regarde alors si je suis en cohérence et j’ajuste ma façon de faire et d’être sinécessaire.

1 Le confinement est une contrainte pour tous et peut-être vécu comme un moment privilégié de prendre du temps ensemble pour construire notre famille et favoriser l’accomplissement de chacun de ses membres.Comment en ce temps particulier notre famille fait « famille » et permet-elle à chacun deses membres de s’accomplir ?

– 1) De quelles façons très concrètement prenons-nous soin les uns des autres ?

– 2) De quoi ai-je besoin pour vivre ce confinement ?

– 3) En quoi est ce important pour moi que chacun prenne soin des uns des autres ?

On pourra selon les âges associer les enfants à cette réflexion.

2 Pour aller plus loin :

– Extraits du Compendium de la Doctrine Sociale de l’Eglise

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À travers l’œuvre d’éducation, la famille forme l’homme à la plénitude de sa dignité sous toutes ses dimensions, y compris la dimension sociale. En effet, la famille « constitue une communauté d’amour et de solidarité, apte de façon unique à enseigner et à transmettre des valeurs culturelles, éthiques, sociales,spirituelles et religieuses essentielles au développement et au bien-être de ses propres membres et de la société ». En exerçant sa mission éducative, la famille contribue au bien commun et constitue la première école de vertus sociales, dont toutes les sociétés ont besoin. Les personnes sont aidées en famille à grandir dans la liberté et dans la responsabilité,prémisses indispensables pour remplir toutes sortes de tâches dans la société. En outre, l’éducation permet de communiquer, pour qu’elles soient assimilées et qu’elles deviennent propres à chacun, certaines valeurs fondamentales, nécessaires pour être des citoyens libres, honnêtes et responsables.

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La famille joue un rôle tout à fait original et irremplaçable dans l’éducation des enfants. L’amour des parents, en se mettant au service des enfants pour les aider à tirer d’eux (« e-ducere ») le meilleur d’eux-mêmes, trouve sa pleine réalisation précisément dans la tâche de l’éducation: « De source qu’il était, l’amour des parents devient ainsi l’âme et donc la norme qui inspirent et guident toute l’action éducative concrète, en l’enrichissant des valeurs de douceur, de constance, de bonté, de service, de désintéressement, d’esprit de sacrifice, qui sont les fruits les plus précieux de l’amour ».

– Vidéos de Vies de Famille

vidéo « Le lien vertueux entre les générations est une garantie [d’avenir], et c’est une garantie d’une histoire vraiment humaine », Pape François, Exhortation apostolique Amoris Laetitia, §189, 2016. Ainsi, d’histoires en histoires, la grande histoire d’une famille se construit, de générations en générations. Fonder sa propre famille prend alors un sens de continuité et de nouveauté : avoir des enfants, faire perdurer le nom familial, avoir un nouveau livret de famille, signe d’une toute nouvelle famille… alors quand la petite famille s’élargit, c’est toute une famille qui s’agrandit et traverse les années ! Témoignage et points de repères dans Vies de Famille.

Vidéo Vivre ensemble, partager des événements familiaux, autant de moments qui permettent de créer des liens entre les différents membres de lafamille, et de construire son identité autour de valeurs communes.Quelles sont les valeurs qui sont reçues, transmises au sein d’une famille? En quoi cela permet-il à la famille de se construire comme famille, dans son quotidien ?

Vidéo C’est dans la famille que les enfants font leurs premiers pas, que les parents deviennent eux-mêmes parents, et que se fait également l’apprentissage de la vie en communauté. Si l’on y grandit physiquement, la famille est donc aussi un lieu d’apprentissage humain et spirituel pour tous. En quoi la famille est-elle essentielle pour grandir ?

Retour sur le décret « Rivotril »

Suite aux informations sur les réseaux sociaux concernant le décret du Premier Ministre, sur le rapport du ministre des Solidarités et de Santé, permettant la prescription de  « Rivotril » injectable en médecine de ville, nous vous invitons à prendre connaissance de l’avis du Pr Guirimand, responsable de la maison médicale Jeanne Garnier, à Paris, et du Dr Claire Fourcade, vice-présidente de la SFAP (Société Française d’Accompagnement et de soins Pallaitifs). Cette circulaire a pour but de pallier temporairement des carences de médicaments en médecine de ville.

Un décret autorisant la disponibilité transitoire en ville de certains médicaments (paracétamol injectable, Rivotril®…) a semé le trouble chez certains avec la crainte d’une « légalisation » de l’euthanasie qui ne dirait pas son nom en particulier dans les établissements pour personnes âgées (EHPAD). https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000041763328&categorieLien=id
Nous affirmons avec force que cette crainte n’est pas fondée.
L’infection par le Covid 19 provoque chez certains patients, en particulier les plus fragiles, des atteintes respiratoires graves pouvant parfois entraîner la mort par asphyxie.
La réanimation nécessaire à la prise en charge de ces troubles respiratoires est extrêmement lourde et ne peut être supportée par les patients les plus vulnérables. Pour lui éviter une obstination déraisonnable, une décision de non-réanimation peut être prise avec le patient s’il est en état d’exprimer sa volonté ; sinon, elle est prise de façon collégiale, c’est-à-dire après une réflexion associant ses médecins, son équipe soignante et chaque fois que possible l’avis d’une équipe de soins palliatifs ou une équipe gériatrique, en respectant ses directives anticipées ou, à défaut, après consultation de sa personne de confiance ou de sa famille (loi du 2/2/2016 sur la fin de vie).
Assurer à ces patients un accompagnement digne et le soulagement de leurs symptômes reste une priorité. Pour éviter la sensation d’étouffement une sédation (diminution de la conscience) peut être nécessaire et parfois en urgence car la dégradation peut être rapide.
Des propositions thérapeutiques graduées selon la gravité de la situation et indiquant dans quelles circonstances et comment manier ces médicaments ont été faites par la SFAP (société française d’accompagnement et de soins palliatifs). Il s’agit d’aider les équipes à anticiper ces situations et à pouvoir réagir rapidement. (http://www.sfap.org/actualite/outils-et-ressources-soins-palliatifs-etcovid-19)
Il existe un grand nombre de médicaments à visée sédative dont le Rivotril® fait partie. Comme les autres (Valium®, Seresta®, Lysanxia®, Temesta®, Xanax®, Lexomil®…), selon les doses, il agit contre l’anxiété avec un effet amnésiant puis comme sédatif. Certains sont très difficilement disponibles actuellement en raison de nombre de patients à traiter. Il était donc utile de rendre le Rivotril® plus facilement accessible.
La crainte d’une intention d’euthanasie relayée par les réseaux sociaux n’est pas fondée. Restons tous responsables de nos propos. Il est difficile pour les soignants, infirmiers(ières) et médecins, de poser ce geste d’endormir un patient en asphyxie comme il est difficile pour les familles de ne pas pouvoir accompagner leur proche. A la souffrance, n’ajoutons pas la culpabilité.

Frédéric Guirimand Professeur associé de Médecine Palliative. Université de Versailles Saint Quentin Maison Médicale Jeanne Garnier – Paris

Dr Claire Fourcade, vice-présidente de la SFAP, pôle de soins palliatifs, Polyclinique le Languedoc, Narbonne.

Quelques réflexions sur…la gestion des écrans,… le rôle des époux… et la charte du confinement…

Comment gérer le temps d’écran des enfants en cette période de confinement ?

Par Jacques Henno, journaliste, auteur et conférencier, spécialiste du bon usage des écrans par les enfants*. Père de trois adolescents.

Fermeture des établissements scolaires, des lieux publics interdiction des rassemblements de plus de 100 personnes, et enfin confinement (que je vous invite, bien sûr, à respecter le plus scrupuleusement possible). Inutile de dire que toutes mes conférences ont été annulées.

En attendant des temps meilleurs et de pouvoir repartir sur les routes, je vous propose quelques conseils pour vous aider à encadrer l’utilisation des réseaux sociaux par vos (pré)adolescentes et (pré)adolescents, qui vont bénéficier d’un peu plus de temps libres au cours des prochaines semaines.

Bien sûr, il est normal, en cette période de confinement, qu’ils veuillent retrouver leurs ami(e)s sur WhatsApp, Instagram, Snapchat, TikTok…

Beaucoup de parents de collégien(ne)s qui, jusqu’ici avaient tenu bon, ont légitimement donné un téléphone mobile ou un smartphone à leur enfant afin qu’il puisse garder le contact avec ses camarades de classe, pour échanger des nouvelles ou travailler en groupes.

Mais, nous parents, pouvons aussi profiter de ces moments – plus longs que d’habitude – que nous allons passer avec eux pour entamer un dialogue constructif au sujet des écrans et plus particulièrement des réseaux sociaux.

C’est d’abord l’occasion d’insister sur le fait que ces semaines sont exceptionnelles. Certes, il sera difficile de reprendre leur appareil à ceux qui viennent d’en avoir un, mais il sera souhaitable de restreindre le temps d’utilisation de tous, une fois la situation sanitaire redevenue normale.

Il faut d’abord encourager la prudence : WhatsApp, qui, normalement, ne permet de créer que des groupes fermés à partir des numéros de téléphone des personnes que l’on connaît, est plus sécurisé, a priori, que les autres réseaux où l’on peut être abordé par des inconnus.

Il faut ensuite rappeler à nos enfants, en termes simples, le modèle économique de ces applications. Lorsque j’interviens devant des collégiens ou des lycéens, je leur explique que ces plateformes n’ont qu’un seul but : leur faire passer le maximum de temps devant leurs écrans afin de pouvoir leur montrer le plus de publicités possibles et, ainsi, maximiser leurs profits. Je leur détaille également quelques astuces mises au point par les Instagram et autres Snapchat pour capter leur attention : l’autoplay (les vidéos qui se déclenchent automatiquement), les flammes sur Snapchat…

Si vous souhaitez en savoir plus sur les conséquences du temps passé par les jeunes sur les réseaux sociaux, je vous invite à lire l’article que j’ai publié en novembre dernier dans le quotidien Les Échos après avoir rencontré une dizaine d’universitaires spécialistes du sujet dans la Silicon Valley : Comment décrocher les ados de leurs écrans ? http://bit.ly/decrocherdesreseaux

Enfin, si, comme moi, vous êtes persuadés que même en la période actuelle, nos enfants ne doivent pas avoir un accès illimité aux réseaux sociaux, mais que leur temps d’écran doit

être encadré, voici quelques conseils pratiques sous forme d’une vidéo de 110 secondes : http://bit.ly/aiderados

Parents confinés, mais unis dans la tempête

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Père Michel Martin-Prével, cb | 29 mars 2020 ALETEIA

Le stress ambiant, parce qu’il génère beaucoup d’insécurité chez les enfants, attend d’abord que les époux soient particulièrement unis entre eux. La maîtrise de soi du capitaine assure la paix pour tout le bateau. Et les époux sont ensemble le capitaine de ce beau navire qu’est la famille, surtout quand la croisière devient une traversée en pleine tempête.

Les époux ne se ressemblent pas mais se complètent. A chacun sa grâce de parent : quand l’un est plus pédagogue avec les écoliers à la maison, l’autre plus moteur pour les moments de jeux et de retrouvailles sympathiques. L’un sait privilégier le rapport de la confidence, l’autre réunir tout le monde autour d’une prière familiale ou d’un projet dans le jardin. La cuisine aussi peut bénéficier des talents des deux époux : l’un s’implique dans l’élaboration des menus, les courses ou la préparation des repas, l’autre dans la vaisselle, la décoration ou l’animation. Etre parent signifie être soi-même, en lien de communion avec l’autre. La confiance en l’autre est la clé. L’unité n’étant pas l’accord sur tout mais le lâcher-prise quand il faut, et la miséricorde pour ce qui ne se passe pas très bien.

S’unir sur l’essentiel

En revanche, la différence n’empêche pas l’unité, qui elle-même engendre la paix. Quatre remarques en ce temps spécial. D’abord, pour s’unir, il faut commencer par s’écouter (nous avons deux oreilles et une seule bouche) avant de vouloir réaliser trop vite son désir. D’où la nécessité d’un dialogue régulier. Ensuite, il est important de bien définir, entre époux d’abord, l’équilibre savant de la famille entre suivi scolaire, temps de jeux, rapport de dialogue à deux, temps de prière, exercice physique… Puis, gardez à l’esprit que la créativité est bien meilleure à deux que tout seul. « Ah tiens, je n’avais pas pensé à cette idée ! » s’exclame-t-on parfois. Enfin, à l’heure où les écrans sont devenus omniprésents, pour le travail aussi bien que pour les loisirs, il est nécessaire de montrer l’exemple en en faisant le strict emploi nécessaire (ce qui laisse de la place aux autres).

Courage ! Marie et Joseph ont été confinés à Nazareth pendant 30 ans ! Régnait alors dans leur famille une solide collaboration de parents : « Ton père et moi », disait Marie à Jésus en s’adressant à lui. Et Joseph était à sa mission : « Il prit l’enfant et sa mère ». Jésus avait une place centrale au milieu d’eux, mais dans la dépendance et l’obéissance absolue. Leur unité fut capitale au milieu des nombreuses épreuves qu’ils ont traversées.

______________________________________________________________________La charte de confinement, le secret d’une ambiance détendue ?

Mathilde de Robien | 23 mars 2020

Depuis que les écoles sont fermées et le télétravail privilégié en raison du coronavirus, parents et enfants font réellement l’expérience de ce que signifie « vivre ensemble ».

Nombreuses sont les familles à avoir rédigé une charte de confinement afin que les règles soient claires et éviter ainsi les tensions.

Heure du lever, rythme des activités scolaires, temps d’écran autorisé, fréquence maximale des caprices déterminée… Ces règles, de nombreux parents ont choisi de les définir rapidement avec leurs enfants pour que cette période de confinement à la maison se déroule au mieux. Et de fait, cette charte peut être rédigée lors d’un « conseil de famille » qui sera amené à trancher des questions délicates telles que l’heure du coucher, le tableau des services, la durée de la prière familiale ou celle de la récréation.

C’est une manière de donner, à tous, un rythme et des repères, pendant cette période si particulière. Un règlement familial qui permet d’organiser les journées, de fixer à tous des petits objectifs et d’éviter ainsi tout sentiment de lassitude qui pourrait légitimement survenir au bout de quelques jours. C’est aussi un outil qui favorise une bonne hygiène de vie, évitant de décaler trop les repas ou les heures de coucher. Cette charte peut être évolutive selon les besoins, les envies ou les recadrages nécessaires.

Tous les membres de la famille sont invités à cosigner le document. Une façon de s’investir dans ce planning inédit et de s’engager à le respecter. Veillez cependant à ce que les objectifs soient réalistes, sans quoi vous allez vite vous décourager. Didier Pleux, docteur en psychologie du développement, soulignait déjà à Aleteia, bien avant le confinement, la nécessité d’établir un « code familial, de la même manière qu’il existe un code de la route, un code civil, un code pénal, afin qu’il y ait des règles bien définies. Ce système permet de ne pas se laisser dépasser par les événements et de ne pas sanctionner à l’émotion », estimait-il. Une charte utile, donc, en ces temps particulièrement troublés. Il ne reste plus qu’à y demeurer fidèle.