COMMUNIQUE DE PRESSE CNAFC: Réaction des AFC à la suspension administrative du directeur de l’Immaculée Conception de Pau.

Les Associations Familiales Catholiques déplorent et s’inquiètent de la
suspension administrative prononcée à l’encontre du directeur de
l’établissement scolaire de l’Immaculée Conception de Pau.


L’arrêté de suspension du directeur porte sur le non-respect de la laïcité, alors
que la Loi reconnait aux établissements catholiques sous contrat un caractère
propre et qu’il n’est donc pas anormal que des activités à caractère
confessionnel soient proposées aux élèves


Cette mesure interroge, quant à la volonté de dialogue des rectorats avec les
établissements scolaires catholiques sous contrat d’association avec l’Etat.
Plusieurs établissements de ce type ont fait l’objet de campagnes de
dénigrement et d’inspections souvent peu respectueuses de leur caractère
propre, ces derniers mois. Il s’agit souvent d’établissements d’excellence qui
semblent servir de boucs émissaires à une volonté d’aligner les établissements
sous contrat sur les établissements publics.


Les AFC demandant que la paix scolaire soit préservée et que les familles
continuent de disposer d’un libre choix réel entre les différents types
d’enseignement.

(ARTICLE CNAFC) DISCERNER POUR VOTER EN CONSCIENCE.

Comment faire son choix entre des candidats à nos yeux imparfaits ? Sur quels critères les catholiques doivent-ils fonder leur décision ? Entretien.

Qui sont-ils ?

  • Fabrice Hadjadj est écrivain et philosophe, directeur de l’institut Philanthropos en suisse
  • Le Père Marc Lambret est prêtre du diocèse de Paris et aumônier des parlementaires depuis 2018

Voter est-il si important pour un chrétien dont l’espérance est celle de la vie éternelle ?

Père Marc Lambret – Les chrétiens savent que leur responsabilité pour ce monde vient aussi de leur élection au Royaume qui n’est pas de ce monde. Voter, c’est pour tout être humain une responsabilité à l’égard de tous, mais celle-ci est d’autant plus pressante et grave pour les chrétiens que la charité les presse, et qu’ils sont la lumière du monde par leur baptême. Cet apport qu’ils sont censés fournir à leurs contemporains, personne ne pourra le remplacer. Donc, s’ils manquent à leur devoir, si le sel s’affadit, qu’est-ce qui pourra saler ?

Fabrice Hadjadj – Je voudrais d’abord rappeler que la vie politique  comprend beaucoup d’autres dimensions que l’élection  présidentielle, à commencer par l’exercice de notre métier, ou nos engagements locaux ou associatifs. Je crains toujours que la  présidentielle ne confisque les énergies politiques au profit d’un  grand spectacle d’intronisation et de décapitation successives. En commençant sa vie politique par le bas, le chrétien se souvient que ce qui le commande dans l’action est l’amour du prochain.  Deuxièmement, je rejoins le P. Lambret : être tourné vers le Père Éternel, c’est être tourné vers Celui qui est le créateur de ce monde temporel et donc être confirmé, par la foi en sa Providence, qu’il est bon pour moi d’être né Français et de participer à la vie française au XXIe siècle. Le chrétien, parce qu’il sait que la politique n’est pas tout, a une attitude qui ne pourra jamais le tourner vers des formes totalitaires ou fascisantes. Cette juste distance n’est pas un dédain ou un mépris, mais lui permet d’être suffisamment dégagé pour opérer un discernement.

« En commençant sa vie politique par le bas, le chrétien se souvient que ce qui le commande dans l’action est l’amour du prochain. » Fabrice Hadjadj

Le président ou la présidente de la République peut-il (elle) être un homme ou une femme providentiel(le) ? Quelles attentes faut-il placer en lui (ou elle) ?

Père M. L. – Toutes les époques et toutes les sociétés ont cette tentation de déifier le roi, le chef. Dans notre histoire politique récente, celle-ci a été relayée par le fait que, à la suite de la Seconde Guerre mondiale, nous avons eu des statures historiques comme le général de Gaulle ou François Mitterrand. Il ne faut pas s’étonner si l’éloignement de ces périodes extraordinaires nous prive de rôles  extraordinaires. Mais ce qui me paraît essentiel, concernant notre regard sur l’élection présidentielle, c’est surtout l’affaiblissement d’une grande part des structures institutionnelles, y compris des partis politiques. Voilà pourquoi cette tentation est à la fois plus pressante, plus hystérique et plus désespérée que jamais. Il est donc important de désillusionner nos contemporains.

F.H. – Je trouve très pertinent ce rapport de proportion inverse entre l’affaiblissement institutionnel et le désir d’un homme qui incarne toutes les dimensions du pouvoir. Mais aujourd’hui, les grands enjeux sont des enjeux écologiques, planétaires : dès lors, la dimension historique, nationale, tend à s’affaiblir. On risque de ne même plus rechercher un homme providentiel, mais de se confier, avec la faiblesse des institutions politiques, à des experts, ou même à des systèmes experts et à des algorithmes. Au moins, l’homme providentiel nous présente encore une forme d’incarnation du pouvoir et une figure humaine de responsabilité. D’autre part, la Bible ne cesse de nous parler à la fois de libérateurs – Abraham, Moïse, chacun des Juges… – mais aussi de liberté. On attend un libérateur, mais si l’on se focalise sur lui, celui-ci peut tout d’un coup devenir un dictateur, avec notre consentement. Le Christ, le libérateur par excellence, à un moment, abdique, s’efface. C’est ça la Pentecôte ! C’est le passage de la libération, comme acte passif, à la liberté comme exercice de ma responsabilité. Je ne suis pas l’ennemi de tout libérateur, mais si on se focalise sur la figure du libérateur, on perd sa liberté et sa responsabilité.

Père M. L. – Le risque du passage du prétendu libérateur au despote est réel, si bien qu’avant de voter il faut évaluer le rapport des candidats aux institutions, dont le président est le garant selon la Constitution. La question de la confiance qu’on peut faire aux  candidats pour ce qui est de respecter celles-ci et de les défendre est capitale.

Aucun candidat ne propose un programme qui soit en adéquation parfaite avec l’Évangile et la foi catholique. Peut-on voter pour un moindre mal ?

Père M. L. – Ne cédons pas à la facilité de dire : « Ils sont tous mauvais ! » Certes, ils sont tous mauvais, mais Dieu seul est bon ! Pour répondre à cette question, je vais citer le cardinal Vingt-Trois dans le document publié par les évêques de France en 2011 : « Nous devons soigneusement distinguer ce qui relève de l’impossibilité de conscience et ce qui relève d’un choix encore acceptable, même s’il ne correspond pas totalement à nos convictions, parce que, alors, un bien, même modeste, reste réalisable ou peut être sauvegardé, en tout cas davantage que dans d’autres hypothèses. » Bien sûr, il y a des principes qui doivent être tenus très fermement, à l’aune  desquels certains candidats peuvent se trouver en opposition avec notre foi. Mais pour pouvoir agir, il faut donc soigneusement travailler avant de conclure dans un sens ou dans l’autre. Attention à ne pas habiller un moment d’émotion ou un premier penchant d’une déclaration de principe sur tel ou tel candidat : « celui-là est  insupportable, je le raye ». Nous risquerions d’avaler le chameau en ayant filtré le moucheron. Dès lors, il nous reste à faire une pondération entre les possibles, en nous fiant à des sources institutionnelles et non à des propos de café du commerce.

F. H. – L’ordre de la cité temporelle n’est jamais celui d’une lumière sans ombre et du bien sans tache. Il est normal qu’on soit dans un domaine de pénombre. Le domaine de la politique n’est pas celui des mathématiques, il n’y a pas de propositions univoques, avec des possibilités de déductions, comme on le ferait d’un théorème. On est livré à des situations multifactorielles, dans un domaine où l’on ne maîtrise pas les conséquences, puisqu’elles sont liées à une société multiple et libre et à la contingence propre de l’avenir. Il y a un moment où on fait un choix, de l’ordre de la responsabilité personnelle.

« Attention à ne pas habiller un moment d’émotion ou un premier penchant d’une déclaration de principe sur tel ou tel candidat. Nous risquerions d’avaler le chameau en ayant filtré le moucheron. » Père Marc Lambret

Y a-t-il des critères qui soient prioritaires sur les autres ?

F. H. – C’est la question de l’ordre des biens : est-ce que la défense de la vie l’emporte sur la répartition des richesses ? Imaginons que quelqu’un veuille donner moins aux pauvres et plus aux riches et qu’en même temps il soit contre l’avortement et le mariage pour tous : la réponse n’est pas si claire que ça, et elle appartient à chacun, en conscience. En Italie, le mouvement Communion et Libération donne une consigne de vote à ses membres, sur le seul critère de la liberté de l’Église. Ce à quoi doit veiller le chrétien, c’est qu’il ait la possibilité de défendre la vie, de s’occuper des pauvres, d’enseigner, d’annoncer la Bonne Nouvelle. On peut imaginer un pouvoir qui distribuerait parfaitement les richesses mais qui interdirait tout culte : le chrétien devrait s’y opposer.

M.L. – Le critère principal de la liberté religieuse est une donnée de toujours et partout, même si elle nous échappe en France avec notre tradition laïque. Pourtant, nous n’avons pas du tout à renoncer à ce critère mais à le renforcer. Il porte en lui la question de la liberté de conscience, que Vatican II a reconnue comme un bien de droit divin. Celle-ci ne mène ni au libertarisme ni au libéralisme, mais au respect des droits de chacun, de la personne humaine et de la conscience de chacun. Ce respect est éclairé par le sens de la liberté de l’Église. Voilà le critère principal.

F. H. – Ce critère est doublé par la liberté de l’Église à prêcher la vérité pour que ces personnes puissent librement y avoir accès. Derrière ce critère de liberté, il y a aussi le droit et le devoir à l’enseignement, à l’éducation, et – pour le chrétien – à l’annonce de la Bonne Nouvelle.

M.L. – Bien sûr, reconnaître la liberté de conscience, c’est aussi reconnaître que toute conscience humaine est faite pour la vérité. L’Église est Mater et Magistra, et son sens de la vérité est un service qu’elle doit à tous.

Comment former sa conscience pour faire un choix libre et responsable ?

F. H. – On pourrait penser que le mieux informé est celui qui a suivi tous les débats, qui sait à quoi s’en tenir. Mais ceux-ci sont souvent faits pour qu’il y ait un triomphateur plutôt que pour que des idées soient pesées et développées. Le chrétien sera toujours un très bon politique quand il fera son devoir d’état. C’est là, de proche en  proche, que se joue notre être politique. J’écoute très peu les gens débattre, je lis peu les journaux. Si on ne veut pas que ce soit simplement un spectacle, il faut d’abord être au courant des sujets qui sont en jeu, pas de ce qu’en disent les candidats.

M.L. – Je suis tellement d’accord avec vous que je n’ai pas pensé une seconde à citer les débats ou les professions de foi des candidats pour former la conscience ! Ma recommandation est extrêmement pratique : il faut s’intéresser aux informations et aux discours qui sont repérables, signés et sourcés. Ne vous contentez pas des idées qui traînent. Nous sommes dans une époque de l’image et de l’émotion, ce qui est très ruineux pour la formation éclairée du jugement.

Discerner pour voter en conscience (afc-france.org)

ARTICLE CNAFC : « LES FAMILLES SONT APPELEES A S’ENGAGER ».

La Doctrine Sociale de l’Eglise encourage fortement les familles à s’engager dans le domaine de la politique familiale. Explications.

Les familles sont en droit d’attendre de l’Etat reconnaissance et soutien. Mais elles doivent elles-mêmes se reconnaître protagonistes de la politique familiale.

Le rôle de l’État

« La première contribution d’un État à l’ensemble de la société consiste dans la reconnaissance de la famille, en tant que société antérieure à tout groupement humain, et en tant que base de tous les groupements sociaux. Les pouvoirs publics doivent y reconnaître le rôle primordial et irremplaçable de la famille dans la société. » dans l’encyclique Familiaris Consortio (§44), Jean-Paul II soulignait ainsi la
responsabilité des États dans le soutien des familles et la reconnaissance de leur rôle irremplaçable.

Le rôle des familles

Toutefois, il en va aussi de la responsabilité des familles d’œuvrer pour être reconnues et protégées par les pouvoirs publics. L’Église le rappelle à plusieurs reprises, notamment dans l’encyclique que nous venons de citer. Celle-ci appelle les familles à exercer ce rôle social sous la forme d’une intervention politique : « ce sont les familles qui en premier lieu doivent faire en sorte que les lois et les institutions de l’État non seulement s’abstiennent de blesser les droits et les devoirs de la famille, mais encore les soutiennent et les protègent positivement. Il faut à cet égard que les familles aient une conscience toujours plus vive d’être les “protagonistes” de ce qu’on appelle “la politique familiale” et qu’elles assument la responsabilité de transformer la société ; dans le cas contraire, elles seront les premières victimes des maux qu’elles se sont contentées de constater avec indifférence. » (§110)

Créer des associations familiales

À cette fin, « l’associationnisme familial doit être renforcé », affirme le Compendium de la Doctrine sociale de l’Église (§247) : « Les familles ont le droit de créer des associations avec d’autres familles et institutions, afin de remplir le rôle propre de la famille de façon appropriée et efficiente, et pour protéger les droits, promouvoir le bien et représenter les intérêts de la famille. »

À l’État de reconnaître leur légitimité à agir sur les politiques qui les concernent, poursuit le Compendium : « Au plan économique, social, juridique et culturel, le rôle légitime des familles et des associations familiales doit être reconnu dans l’élaboration et le développement des programmes qui ont une répercussion sur la vie familiale. »

La responsabilité des laïcs chrétiens

Cette responsabilité des laïcs chrétiens en politique trouve un écho dans le texte conciliaire Gaudium et Spes, qui les appelait à « remplir avec zèle et fidélité leurs tâches terrestres, en se laissant conduire par l’esprit de l’Évangile » (§43.1).

« Lorsqu’ils agissent, soit individuellement, soit collectivement, comme citoyens du monde, ils auront donc à cœur, non seulement de respecter les lois propres à chaque discipline, mais d’y acquérir une véritable compétence. Ils aimeront collaborer avec ceux qui poursuivent les mêmes objectifs qu’eux. conscients des exigences de leur foi et nourris de sa force, qu’ils n’hésitent pas, au moment opportun, à prendre de nouvelles initiatives et à en assurer la réalisation. c’est à leur conscience, préalablement formée, qu’il revient d’inscrire la loi divine dans la cité terrestre. » (43,2)

S’engager dans la politique familiale

Le premier pas pour les familles est d’adhérer aux Associations Familiales Catholiques, qui visent à aider, promouvoir et représenter les familles. En effet, une famille adhérente apporte des voix aux AFC (chaque voix compte), qui gagnent alors du poids pour vous représenter dans différentes instances.

COMMUNIQUE DE PRESSE DE LA FAFCE: « L’ECOLOGIE INTEGRALE A BESOIN DE LA RECONNAISSANCE DE LA FAMILLE ». Brno, le 15 mai 2024

Aujourd’hui, à l’occasion de la Journée internationale des familles, la FAFCE a adopté une résolution sur la centralité de la famille dans la transition écologique. Accueillie par l’organisation membre tchèque de la FAFCE à Brno, la résolution du Conseil d’administration de printemps a relié l’écologie et la dignité humaine aux préoccupations relatives à la pauvreté des enfants, à la protection des mineurs et à la sécurité numérique, ainsi qu’à l’hiver démographique.

La résolution de la FAFCE met l’accent sur un message d’espoir. Approuvée à l’unanimité, la résolution appelle « les candidats aux élections du Parlement européen, les institutions européennes et tous les gouvernements nationaux à placer les familles au centre de leurs préoccupations. Il n’y a pas de protection possible de l’environnement sans protection de la famille ».

Vincenzo Bassi, Président de la FAFCE, a conclu : « Le problème n’est pas les enfants mais le consumérisme. Il n’y a pas d’écologie sans la personne, pas de personne sans la famille. Par conséquent, il n’y a pas d’écologie sans les familles et les communautés de familles au cœur de la transition ».

Il poursuit en disant : « La solidarité intergénérationnelle sera cruciale pour le succès de la transition écologique, ce qui nécessite une protagonisation de la famille et des réseaux familaux. C’est grâce à ces réseaux que nous pourrons lutter contre la pandémie de solitude et construire un avenir plein d’espoir. Alors que plus de 400 millions d’Européens voteront en juin pour le prochain Parlement, nous rappelons aux représentants politiques que protéger la planète, c’est protéger la famille ».

La résolution adoptée s’intitule « L’écologie intégrale a besoin de la reconnaissance de la famille ». Rappelant la récente déclaration Dignitas Infinita et l’encyclique papale Laudato Si’, la résolution souligne que « la dignité humaine de toute personne humaine prévaut sur et au-delà de toute circonstance et de tout contexte ».

Le Conseil d’administration a également accepté une nouvelle organisation membre à part entière, Accoglienza della Vita (Saint-Marin), qui était déjà observateur au sein de la Fédération, ainsi qu’une nouvelle organisation membre observateur au sein de la Fédération, en provenance d’Espagne : Asociación Católica de Propagandistas (ACdP). Fondée en 1909, l’ACdP est l’une des plus anciennes organisations catholiques laïques d’Espagne, dont le principal pilier est la participation des laïcs catholiques à la vie publique.

Les membres du Conseil d’administration de la FAFCE ont également écouté les contributions et les rapports d’activité des organisations membres à travers le continent, ainsi qu’une contribution des membres de la Plateforme Bouclier. La prochaine réunion ordinaire du Conseil d’administration aura lieu à Bruxelles, en novembre 2024.

A quelques jours de la Bulle d’indiction du Jubilé ordinaire de l’an 2025 du Saint Père Spes Non Confundit, les membres de la FAFCE ont échangé sur leurs activités à venir en 2025, notamment sur la sensibilisation aux réseaux familiaux et à l’hiver démographique, car « il est urgent qu’une législation responsable de la part des Etats s’accompagne du soutien ferme des communautés de croyants et de toute la communauté civile dans toutes ses composantes ».

PROJET DE LOI SUR LA FIN DE VIE : CALENDRIER, INTERROGATIONS, COMMENT AGIR ?

Les députés ont entamé l’examen du projet de loi sur la fin de vie avec les auditions de la commission spéciale.

Quel calendrier ? 

A partir du 13 mai, la commission spéciale examinera les articles du projet de loi.

Dès le 27 mai, les débats en séance publique débuteront.

Et le 11 juin est prévu le vote à l’Assemblée Nationale .


Comment est composé le projet de loi ?

Il comporte trois volets répartis en 21 articles:

  • Le 1er volet est sur le développement des soins palliatifs.
  • Le 2ème volet portera sur le droits des patients et des aidants.
  • Le 3ème volet, sous les termes « d’aide à mourir » dissimule la légalisation du suicide assisté et de l’euthanasie.

Chaque article sera voté séparément, puis il y aura un vote global, on ne pourra donc pas dire “oui” au volet 1 sans dire “oui” au volet 3. Comment voter un projet de loi englobant le développement des soins palliatifs et la légalisation de l’euthanasie et des soins palliatifs, en même temps?


Les questions que cela pose.

Ce projet de loi soulève de nombreuses questions qu’il est bon de se poser:

Pourquoi on ne répond pas mieux aux besoins des Français en se concentrant davantage sur les soins palliatifs? Quelle sera la véritable vocation de ces maisons où on «accompagne les personnes jusqu’à la mort »? Qu’entend-t-on par « mourir dans la dignité»?

Que fait-on de l’interdit de tuer et la conscience des soignants? Comment peut-on faire confiance à une main qui peut soigner ou donner la mort? La majorité des soignants a rappelé que « donner la mort n’est pas un soin ». Que fait-on de leur opinion?

Le projet contient des critères d’éligibilité « maladie grave incurable », « volonté libre et éclairée », « pronostic vital engagé à moyen terme », « souffrances physiques ou psychologiques réfractaires », qu’entend on exactement derrière ces termes ? N’y a t il pas un risque que les critères soient étendus comme en Belgique ou au Canada ? Ou encore comme la loi Veil conçu pour de rares cas extrêmes et aujourd’hui banalisée ?

La France accompagne toute personne qui fait une tentative de suicide pour lui redonner gout à la vie, en parallèle elle propose le suicide assisté , existerait-il des mauvaises raisons de mourir et des bonnes raisons ?  N’y a-t-il pas une contradiction avec la prévention du suicide?

Enfin, pense-t-on aux personnes fragiles qui vont se sentir « en trop » ? Ne faut-il pas leur redonner goût à la vie et leur dire que nous avons besoin d’elles?


Comment agir?

Premièrement, nous croyons qu’il faut continuer de prendre soin des personnes qui nous entourent , redire combien nos ainés sont précieux , aimer comme un feu sur la terre.

En tant que chrétien, nous sommes aussi appelé à prier, notre Seigneur peut changer les cœurs.

Enfin en tant que citoyens , nous pouvons écrire à nos débutés comme le propose Alliance Vita : https://www.alliancevita.org/ecrire-a-son-depute/

Ecrire à son député contre le projet de loi fin de vie (alliancevita.org)