Communiqué de presse AFC – Téléthon 2019 : l’acheminement vers une bio-économie serait néfaste pour la société tout entière

Le Téléthon est, chaque année, une manifestation de générosité encourageante pour laquelle de très nombreux Français se mobilisent afin de lutter contre les maladies neuromusculaires telles que la myopathie.

Depuis 1987, les fonds récoltés ont, notamment, contribué à faire progresser la recherche génétique mais aussi à apporter de nombreuses aides aux familles et aux malades qui vivent, au quotidien, avec un lourd handicap évolutif.

Tout en saluant les progrès accomplis, les Associations Familiales Catholiques rappellent, cependant, l’importance de la transparence vis-à-vis des familles, des malades et des Français.

Elles tiennent à souligner que les enfants nés sains, présentés par l’AFM-Téléthon comme un  » espoir  » et comme  » la vie qui reprend le dessus « , sont en réalité issus d’un processus de sélection embryonnaire suite au diagnostic pré-implantatoire (DPI) et queleurs frères et sœurs embryons handicapés ont, eux, été éliminés.

Elles encouragent, en conséquence, les chercheurs à quitter cette voie eugéniste et à orienter leurs recherches exclusivement vers la guérison, notamment de la myopathie, par des thérapies géniques ou cellulaires, une chirurgie du gène, de médicaments, etc.

Les AFC réitèrent par ailleurs leur demande pour que les donateurs du Téléthon aient la possibilité de choisir les programmes de recherche qu’ils désirent soutenir, en toute connaissance de cause.

Préoccupées chaque année par la destination des dons du Téléthon, en particulier en raison de la masse des moyens financiers consacrés à la recherche sur les embryons, les AFC poursuivent inlassablement leurs actions dans le domaine éthique à l’heure où la question de la dignité de la personne humaine est au cœur de l’actualité.

Les Associations Familiales Catholiques sont convaincues que l’acheminement vers une bio-économie serait néfaste pour la société tout entière.

Communiqué de presse AFC : Le projet de réforme des retraites est défavorable aux mères de famille

Les Associations Familiales Catholiques ont alerté depuis des mois sur les insuffisances, voire les injustices, de ce projet pour les mères de famille.

Les  » Droits familiaux  » représentent aujourd’hui 20 milliards d’euros et profitent pour 70% de leur montant aux femmes.

Ils sont au nombre de 3 :

La Majoration de Durée d’Assurance (MDA) qui alloue, quel que soit le nombre d’enfants, 8 trimestres d’assurance par enfant élevé aux parents et bénéficie essentiellement aux mères. Dans 65 % des cas la MDA améliore le montant de la pension de la femme et, dans 20% des cas, elle permet aux femmes d’avancer leur départ en retraite.

La majoration de 10 % de la pension de retraite pour les retraités qui ont élevé au moins 3 enfants.

L’Assurance Vieillesse du Parent au Foyer (AVPF) qui bénéficie, sous conditions de ressources, aux mères qui ont interrompu ou réduit leur activité pour élever un enfant. Parmi les bénéficiaires 27 % sont des allocataires très modestes.

Le projet de M. Delevoye prévoit de fusionner la MDA et la majoration de 10% de la pension de retraite par l’attribution d’une majoration uniforme de pension de 5 % par enfant élevé.

C’est ce qui lui permet d’affirmer que le 1er enfant est  » enfin pris en compte ». Mais cette présentation est biaisée. En effet, la MDA est aujourd’hui déjà versée dès le premier enfant. 

Par ailleurs l’attribution de cette majoration serait faite de façon non pas progressive, selon le rang de l’enfant, mais linéaire.

Les familles de 3 enfants seraient pour beaucoup d’entre elles particulièrement pénalisées puisqu’elles passeraient d’un système où chacun des conjoints bénéficie d’une majoration de 10 % de sa pension – soit un total de 20 % pour le couple – à un système où la majoration serait de 15 % (5+5+5) pour le couple.

Cette linéarité uniforme dans l’attribution des majorations ignore la particularité des familles nombreuses qui représentent encore 17 % des familles*. Alors que le taux d’emploi des mères d’un ou deux enfants est de 78 %, il n’est plus que de 62 % pour les mères de trois enfants et de 33 % pour les mères de quatre enfants et plus. Quant au niveau de vie, il est, pour les familles de trois enfants et plus, inférieur de 26 % aux familles de 1 ou 2 enfants**. De surcroît, les familles nombreuses ont, du fait de charges supérieures, une capacité d’épargne moindre.

L’AVPF, elle, serait remplacée par l’attribution de  » points d’activité  » attribués seulement sur la période des 0-3 ans de l’enfant alors qu’actuellement l’AVPF est attribuée sur une plus longue période qui peut aller jusqu’aux 20 ans de l’enfant pour les familles de trois enfants et plus.

Enfin les droits seraient calculés sur 60 % du SMIC et non plus sur un SMIC complet.

Le rapport de l’Institut de Protection Sociale du 26 novembre 2019 montre, données chiffrées à l’appui, que la perte du montant global de la pension des mères de famille est d’autant plus importante que celles-ci ont élevé plus d’enfants, cette perte étant particulièrement élevée pour les familles de 3 enfants et plus.

L’enfant n’est pas un bien privatif pour ses parents mais un investissement pour l’avenir puisque sa venue assure le renouvellement des générations, le dynamisme économique et les futures retraites. Les mères de famille qui interrompent leur travail pour élever leurs enfants participent de cet effort pour le bien de la société tout entière, aujourd’hui et demain.

Lorsque des  » droits familiaux  » sont accordés aux familles, c’est pour reconnaitre que les femmes, du fait de leur investissement auprès de leurs enfants n’ont pu se constituer une retraite équivalente à celle des personnes qui ont eu une carrière continue.

Les Associations Familiales Catholiques constatent qu’une fois de plus, l’effort financier à consentir est porté par les familles avec enfants. Il serait juste qu’elles ne soient pas les principales perdantes de l’actuelle réforme.

* INSEE, France portrait social

** UNAF, chiffres clefs de la famille 2019.

Communiqué de presse FAFCE – ans de la Convention internationale des droits de l’enfant : notre responsabilité commune

Bruxelles, le 21 novembre 2019

À l’occasion du trentième anniversaire de la Convention relative aux droits de l’enfant (1989), la FAFCE rappelle l’importance de prendre soin de nos enfants, avec une attention toute particulière pour leur bien-être, et ce grâce à une éducation adéquate. Dans un contexte d’inflation des droits de l’Homme, il est important de rappeler ce que couvrent les droits de l’enfant.

Les droits de l’enfants sont les droits de l’Homme

Les droits de l’Homme concernent toute personne, enfant inclus.

Un enfant possède un droit à la vie et à avoir un père et une mère, qui ont la responsabilité de prendre soin de lui.

En effet, comme le relevait notre Président, Vincenzo Bassi, « puisque les enfants ne possèdent pas encore la capacité d’exercer leurs droits, c’est aux parents qu’il revient la responsabilité de les leur garantir ».

Pour cette raison, il est impossible de distinguer les droits des enfants des droits de la famille, puisqu’un enfant est directement dépendant de ses parents.

Par exemple, la pauvreté d’un enfant signifie toujours la pauvreté d’une famille.

La différence entre ces deux « droits » – droit de l’enfant et droits de l’homme – est donc uniquement théorique.

En pratique, les droits de l’enfant se réfèrent à la responsabilité de la famille de s’occuper de d’eux, en tant que premier niveau essentiel de communauté.

Éducation et responsabilité parentale

Par conséquent, l’éducation relève en premier lieu de la responsabilité des parents, comme le rappelle l’article 18 de la Convention relations aux droits de l’enfant : « la responsabilité d’élever l’enfant et d’assurer son développement incombe au premier chef aux parents ou, le cas échéant, à ses représentants légaux ».

Les parents possèdent donc le droit premier d’éduquer leurs enfants en accord avec leur conviction religieuse et morale, qu’il s’agisse des dimensions de l’amour humain ou encore de la nature de la sexualité, du mariage et de la famille.

Reconnaître le rôle de la famille pour mieux respecter l’intérêt supérieur de l’enfant

Dans un contexte de déficit démographique et de population vieillissante, les enfants sont le futur de l’Europe. La société actuelle a le devoir de construire un environnement sûr au sein duquel ils peuvent grandir.

Les États et les institutions internationales doivent reconnaître le rôle de la famille et sa contribution pour le bien commun. Lorsque nous célébrons les droits des enfants, nous ne pouvons nous soustraire à cette responsabilité commune pour notre futur.

Communiqué de presse AFC – PMA : les Français refusent les dérives éthiques que le gouvernement veut imposer à tout prix. 02/10/19

Un sondage IFOP,

https://oxi90.com/OSZEPXF15/AFC-IFOP-SONDAGE-RESULTATS-20191002.pdf

pour les Associations Familiales Catholiques révèle l’ampleur de l’opposition des Français à la « révolution de la filiation » imposée par le gouvernement dans le cadre des réformes sociétales menées sous couvert de la révision des lois de bioéthique.

À de nombreuses reprises, les AFC ont exprimé leur inquiétude sur les dérives éthiques du projet de loi bioéthique en cours de discussion à l’Assemblée Nationale. Elles ont également dénoncé le simulacre de débat que le gouvernement a organisé pour tenter d’imposer cette « loi de tous les dangers » (cf propos tenus par Emmanuel Macron lui-même).

Les AFC rendent aujourd’hui publics les résultats d’un sondage exclusif commandé à l’IFOP sur certains articles que le gouvernement préfèrerait passer sous silence. Des sondages généraux sur l’ouverture de droits supplémentaires au couples homosexuels existent. Mais aucun n’avait sondé plus précisément les Français sur des conséquences concrètes d’une nouvelle loi sur la PMA.

Au nom du  » progrès « , le gouvernement n’hésite pas à abattre des digues éthiques que la France avait toujours, jusque-là, eu à cœur de préserver, au nom de la dignité de la personne humaine et de la protection de l’intérêt supérieur de l’enfant. Ces résultats confirment s’il était besoin que :

– les Français disent non à l’effacement total du père dans la procréation et la filiation,

les Français disent non aux expériences scientifiques sur les embryons.

Ce débat sur la « révolution de la filiation », encore une fois, ne prend pas assez en compte l’avis des Français, malgré les promesses de consensus et de débat apaisé exprimées par Emmanuel Macron.

1/Les Français sont quasiment unanimes (83%) pour réaffirmer « le droit pour chaque enfant d’avoir un père ». Jean-Louis Touraine, rapporteur du projet de loi, lors des débats en Commission, avait posé comme conviction centrale qu’ « Il n’y a pas de droit de l’enfant à avoir un père et heureusement ! ». Il a même dit souhaiter au plus vite l’ouverture à la GPA dans les années à venir, ce qui achèverait définitivement son projet d’une « PMA sans sexe pour tous« . Or cet effacement total de la figure du père, qu’elle soit biologique, sociale ou même symbolique, les Français n’en veulent pas ! Même dans le camp de la majorité, les électeurs d’Emmanuel Macron sont 80% à rappeler leur attachement à ce principe fondateur de la filiation.

2/ Une immense majorité de Français (91%) estime préférable que les enfants ne soient pas élevés par une femme seule, rejetant ainsi, et de manière massive, la création délibérée de familles monoparentales par l’accès à l’AMP des femmes seules.

3/Une très large majorité de Français (65%) estime que c’est une mauvaise chose d’autoriser des entreprises privées à se lancer sur le marché de la collecte et de la conservation des ovocytes au lieu de réserver ces actes à des organismes publics. C’est un jugement que partagent aussi 62% des électeurs d’Emmanuel Macron.

Par ailleurs, et malgré leurs demandes réitérées, les AFC n’ont toujours pas eu de réponse de la part du gouvernement sur la manière avec laquelle il entend éviter les dérives de la conservation des ovocytes sans raison médicale : Comment garantir aux femmes que l’autoconservation des ovocytes ne va pas déboucher sur des pressions de leurs employeurs ? Comment garantir que la pénurie de gamètes ne va pas se traduire par une marchandisation du corps humain et le développement d’un marché international ? Comment éviter le développement à moyen terme d’un business florissant de la procréation ?

4/82% des Français ne sont pas favorables (et 57% pas du tout favorables) à ce que les chercheurs soient autorisés à créer des  » embryons animaux chimériques « , c’est-à-dire des embryons d’animaux sur lesquels sont greffées des cellules humaines.

5/Enfin, plus d’un Français sur deux (54%) estiment que les Français n’ont pas été suffisamment écoutés et leur avis pris en compte par rapport à ce projet de loi. Nous sommes loin des conditions d’un consensus, ni de celui d’un débat apaisé.

Les AFC dénoncent une fois encore un « GRAND BRICOLAGE » qui ne prend pas en compte les conséquences sociales d’un tel changement et qui modifie en profondeur la filiation sans aucun principe de précaution. La majorité a joué un simulacre de débat : – en niant les résultats des Etats généraux de la Bioéthique, – en balayant les réserves de l’Académie de Médecine, – en persévérant à prendre pour référence des études que tous les experts, dont le CCNE, ont jugé inexploitables en raison de leurs biais méthodologiques et de leur manque de recul, – en arguant du principe de l’égalité entre les couples homosexuels et les couples hétérosexuels, alors que le Conseil d’Etat avait rappelé dans un arrêt du 28 septembre 2018 qu’exclure les couples de femmes de la PMA ne pouvait être jugé discriminatoire,

Avec la publication de ce sondage exclusif, les AFC entendent à nouveau dénoncer avec force la méthode de pseudo-concertation du gouvernement et expriment leurs vives inquiétudes sur les conséquences néfastes multiples de ce projet de loi.

Elles appellent à une Marche avec le collectif d’associations « Marchons enfants » le 6 octobre prochain pour faire entendre la voix des familles, celle des enfants à naître et pour continuer son travail de « lanceur d’alerte » sur cette loi. Les AFC rappellent le caractère profondément pacifique et respectueux de leur démarche.

Elles demandent instamment au gouvernement de renoncer à ce projet de loi et de promouvoir une politique engagée pour l’écologie humaine et familiale. La famille est en effet un écosystème fragile, cellule de base de la société, et il importe de le protéger.

Les Associations Familiales Catholiques sont, depuis 1905, un cadre d’engagement et d’entraide offert à tous ceux qui veulent agir dans la société au service de la famille, à la lumière de l’enseignement de l’Eglise catholique. Les AFC représentent 30 000 familles adhérentes, réparties dans près de 300 AFC locales et ont pour but de valoriser la famille, proposer des services aux familles et être force de proposition permanente auprès des acteurs économiques, sociaux et politiques, pourque le choix de la famille et l’accueil de l’enfant soient facilités.

Communiqué de presse AFC 24/09/19 – Bioéthique : de nouvelles voix s’élèvent. Le Gouvernement restera-t-il sourd ?

       La discussion du projet de loi relatif à la bioéthique débute aujourd’hui dans l’hémicycle et se poursuivra jusqu’au 9 octobre. Pendant les longs mois d’Etats Généraux de la bioéthique et d’auditions, le débat a semblé comme anesthésié par un Gouvernement et une majorité parlementaire aveugles aux limites que nous devons ensemble nécessairement poser à l’absolutisme de la technique et à la volonté toute puissante des individus. Après le Grand Rabbin de France à l’Assemblée nationale, le 29 août, la Conférence des Evêques de France au Collège des Bernardins, le 16 septembre, c’est au tour de l’Académie Nationale de Médecine de souligner « une rupture volontaire d’égalité entre les enfants » et d’alerter : « la conception délibérée d’un enfant privé de père constitue une rupture anthropologique majeure qui n’est pas sans risques pour le développement psychologique et l’épanouissement de l’enfant ».

L’Union Nationale des Associations Familiales demandait, quant à elle, hier aux parlementaires de rétablir le lien entre accouchement et filiation.

Dans La Croix du 23 septembre, douze hauts fonctionnaires pour qui « aucun débat réel n’a été possible » appelaient le gouvernement à retirer le projet de loi bioéthique.

Les Associations Familiales Catholiques ont dénoncé avec force les conséquences néfastes multiples de ce projet de loi bricolé et injuste pour la société tout entière. Il n’appartient pas à un projet de loi relatif à la bioéthique de s’occuper du « sociétal » et de révolutionner la filiation. Elles redisent avec gravité que, mieux qu’un débat apaisé, elles souhaitent un débat éclairé sur les ruptures majeures qui vont être débattues.