Communiqué de presse FAFC en Europe – Crise économique et de santé publique: repartons de la famille

Bruxelles, le 1er avril 2020  

« La famille est la seule institution sociale qui, si elle est justement soutenue en ces temps d’urgence sanitaire, sociale et économique, sera en mesure de soutenir le futur de nos pays, lorsque, espérons-le, la pandémie prendra fin » : c’est ce que souligne Vincenzo Bassi, Président de la Fédération des Associations Familiales Catholiques en Europe (FAFCE).   « Les familles risquaient déjà de toucher le fond avant même cette crise. Maintenant que ce point a été atteint, nous risquons d’être témoins de l’impossibilité de recoller les morceaux lorsque la crise prendra fin. Pour éviter un tel scénario dramatique, les institutions nationales en Europe doivent trouver le courage de faire le choix d’un investissement concret dans la famille. En effet, soit ce sera le capital social et humain fournit par les familles qui permettra à l’Europe de se relever, soit l’Europe ne se relèvera pas du tout », conclut M. Bassi.

Communiqué de presse AFC : Alerte sites pornographiques

La situation actuelle de télétravail et de confinement conduit à passer beaucoup de temps sur les écrans, qu’il s’agisse des portables, des ordinateurs ou de nos bonnes vieilles télévisions. Si cette situation est largement inévitable dans la situation actuelle, l’attention des parents et des éducateurs doit être attirée sur la nécessaire vigilance qui doit être mise en œuvre en ce domaine :

– Il est bon de fixer des règles d’utilisation des outils numériques : il y a des moments pour les utiliser et d’autres pour se détendre, lire, jouer, et partager la vie de famille.
– A temps exceptionnels, règles exceptionnelles qu’il conviendra de revoir en famille quand la situation sera redevenue normale
– On ne regarde pas n’importe quoi sur n’importe quel site.

Il faut savoir qu’actuellement un certain nombre de sites pornographiques proposent  la gratuité d’accès à leur production et font une publicité à ce sujet. C’est extrêmement grave car ces sites, même si il sont théoriquement interdits aux moins de 18 ans, ne contrôlent que de façon déclarative l’âge des personnes qui s’y inscrivent.

Beaucoup de mineurs ont déjà accès à ces sites et ont vu des images pornographiques dès l’école primaire, y compris dans des familles catholiques sans difficulté particulière. Une extrême vigilance  est nécessaire à ce sujet dans la situation présente. Les dispositifs automatiques de contrôle sont souvent inopérants. Le mieux est de sensibiliser nos enfants à ce risque et à ses conséquences par un dialogue préalable et de  contrôler régulièrement l’usage qu’ils font des outils numériques.

Il va sans dire que les adultes peuvent aussi être concernés par ces dérives et devenir addicts à la pornographie qui détruit de nombreuses familles en inculquant une image faussée de l’amour.
Un certain nombre de formations organisées par les AFC ou par TeenSTAR, Cycloshow, Pass’Amour et Parlez-moi d’amour du CLER peuvent aider les familles en ce domaine.

Les AFC continueront par ailleurs d’intervenir auprès des pouvoirs publics pour  les enfants mineurs soient protégés de l’accès à ces sites.             
 

Communiqué de presse AFC – Fécondité : les Français déplorent la dégradation de la politique familiale, ils renoncent à avoir le nombre d’enfants qu’ils souhaitent…


 
 
En publiant, le 14 janvier, son Bilan Démographique 2019, l’INSEE constate pour la cinquième année consécutive une baisse de la fécondité à 1,87 enfant par femme contre 1,88 en 2018 et 2,00 en 2014.  753 000 enfants sont nés en 2019, soit 5500 de moins qu’en 2018.
L’INSEE présente ces chiffres comme témoignant enfin d’une stabilisation.

Les Associations Familiales Catholiques, elles, très préoccupées par ces sujets depuis de nombreuses années, les analysent surtout comme les conséquences logiques des coups de rabot successifs sur la politique familiale appliqués depuis 2014 par le gouvernement précédent. Elles rappellent que le plafond du quotient familial a été abaissé à 2 reprises en 2013 et 2014, puis que les allocations familiales ont été mises sous conditions de ressources en 2015.
Le lien entre le nombre de naissances et la politique familiale a été illustré par deux sondages AFC/IFOP successifs :  En janvier 2016, 2 Français sur 3 estimaient que ces mesures d’économies sur la politique familiale étaient une mauvaise chose. Ce même sondage précisait qu’1 Français sur 2 pensait que ces mesures pourraient entrainer le report d’une nouvelle naissance. Trois ans plus tard, en mars 2019, 1 Français sur 3 dit avoir effectivement renoncé à une naissance en raison de cette dégradation de la politique familiale.
La corrélation est difficile à établir de manière certaine, mais les faits sont là : les Français déplorent la dégradation de la politique familiale, ils renoncent à avoir le nombre d’enfants qu’ils souhaitent (2,39 enfants*) et n’ont plus confiance en l’Etat pour leur garantir un soutien efficace et pérenne pour leur vie familiale.
Bien que très peu évoquée dans les débats, la question de la démographie, à l’origine de la mise en chantier de notre système de retraite, est aussi une partie la solution à long terme.

Les AFC le répètent avec force : seule une politique familiale ambitieuse, lisible et stable pourra favoriser l’équilibre de notre système de retraites par répartition.

*Chiffres clés de la famille 2019 de l’UNAF







Communiqué de presse AFC – PMA : l’article est voté, mais la loi n’est pas votée

Tout est encore possible.

L’article 1 du projet de loi de bioéthique autorise la PMA pour les couples de femmes et les femmes seules. Il a été voté cette nuit par le Sénat par 160 voix contre 116.

Contrairement à l’Assemblée Nationale, le remboursement par la Sécurité sociale a été limité aux infertilités pathologiques.

La PMA est la mesure la plus emblématique de la loi. L’essentiel de ce texte contribue à doter la procréation technique et marchande d’un cadre légal.

Les Associations Familiales Catholiques sont scandalisées par le résultat du vote de cette nuit qui bafoue les droits des enfants.

•Elles continuent de dénoncer avec force la création qui serait rendue possible de chimères animal-homme, de bébés génétiquement modifiés, de gamètes artificiels à partir de cellules de peau reprogrammées.

•Elles s’insurgent contre toute absence de limite à la recherche sur l’embryon, des avancées en direction de l’utérus artificiel, de l’arrivée des organismes à but lucratif pour conserver les gamètes et les embryons.

•Elles s’alarment de la montée de l’eugénisme avec l’introduction du diagnostic pré implantatoire pour  » traquer  » les anomalies génétiques.

•Elles relèvent qu’aucun plan de lutte contre l’infertilité n’est mis en place alors que cette loi traite de cette question et que le recours à la PMA se fait à présent au bout d’une année d’infécondité et non plus deux.

L’ensemble de ces mesures désigne les bénéficiaires économiques de la loi qui prospèrent sur le business du corps des femmes et des hommes et de leur procréation : les cliniques de la procréation, les laboratoires pharmaceutiques et biologiques, les banques de sperme, les réseaux commerciaux et juridiques.

Les AFC appellent instamment les sénateurs à ne pas contribuer à cette exploitation de l’homme par l’homme à travers ce texte. Elles leur demandent de voter contre cette loi le 6 février prochain.

Tout est encore possible.

Elles seront encore, ce soir, devant le Sénat pour rappeler que la France est en Etat d’Urgence bioéthique.

Communiqué de presse AFC : Sex Education 2, une série toujours à éviter

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Il est difficile en ce moment de passer à côté du matraquage publicitaire de la saison 2 de cette série britannique de Netflix : Sex Education.

Les Associations Familiales Catholiques déconseillent fortement cette série qui présente une vision déformée, utilitaire et purement technique des relations amoureuses, dite  » sans tabous « , et formellement déconseillée aux moins de 16 ans.

Cette saison, un manuel  » d’éducation sexuelle  » peut aussi être commandé gratuitement. Hélas, celui-ci n’a rien d’éducatif.

Les AFC rappellent que l’éducation à l’amour est une œuvre au long cours pour laquelle les parents sont les premiers et principaux éducateurs. Elle nécessite que des adultes se forment pour transmettre une bonne nouvelle sur l’homme et la femme, sur le corps,l’amour, la sexualité et la transmission de la vie et ne laissent pas la culture de la  » sexualité-consommation  » faire l’éducation des enfants et des jeunes. C’est ce qu’elles proposent avec leurs formations  » Grandir et Aimer « .

Elles proposent également trois séries disponibles sur la chaîne You Tube, pour à aborder le sujet de la vie affective et sexuelle :  » Lucas et Léa  » pour les enfants,  » Hugo et Lucie  » pour les adolescents et  » Alex, Manon et les autres  » à destination des étudiants. https://www.youtube.com/channel/UCjGKeLTcVQuQ47lk0dGu6VA

Conçues par des éducateurs à la vie, une conseillère conjugale et familiale et un médecin, ces web-séries veulent offrir une réponse positive aux adolescents pour les accompagner dans leur construction affective et relationnelle.

La série Sex Education, saison 2 ne s’impose pas. A l’heure d’un accès aisé à Internet et à ses contenus pornographiques, d’autres moyens d’éveiller les enfants et adolescents à la vie, promus par les parents eux-mêmes, existent.

Les AFC invitent ceux qui veulent dire non à la série Sex Education, à signer la pétition mise en ligne par Liberté pour aimer. https://www.mesopinions.com/petition/social/dites-serie-sex-education/79123#HeaderGestion