AU SUJET DU PROJET DE LOI CONSTITUTIONNELLE VISANT A INSCRIRE L’IVG DANS LA CONSTITUTION.

Le 13 décembre prochain, le projet de loi1 constitutionnelle visant à inscrire l’IVG dans la Constitution sera présenté au Conseil des ministres. Il arrivera devant le Parlement au début du premier trimestre 2024. Le texte devra être voté à l’identique par les deux Chambres avant sa validation éventuelle par le Congrès, début mars. Les choses pourraient aller très vite. Le texte serait rédigé ainsi : « La loi détermine les conditions dans lesquelles s’exerce la liberté de la femme, qui lui est garantie, d’avoir recours à une interruption volontaire de grossesse. »

Certains disent que cette constitutionnalisation de la « liberté des femmes de recourir à l’IVG » est un moindre mal par rapport au « droit à recourir à l’IVG ».

Le principal défaut du moindre mal est que ceux qui y ont eu recours oublient très vite qu’il s’agit d’un mal comme l’explique Jean-Paul II dans Veritatis splendor (6 août 1993) : « Quant aux actes qui sont par eux-mêmes des péchés (cum iam opera ipsa peccata sunt) — écrit saint Augustin —, comme le vol, la fornication, les blasphèmes, ou d’autres actes semblables, qui oserait affirmer que, accomplis pour de bonnes raisons (causis bonis), ils ne seraient pas des péchés ou, conclusion encore plus absurde, qu’ils seraient des péchés justifiés ? De ce fait, les circonstances ou les intentions ne pourront jamais transformer un acte intrinsèquement malhonnête de par son objet en un acte « subjectivement » honnête ou défendable comme choix. » VS §81

Quelles seraient les conséquences d’une constitutionnalisation de l’IVG ?

La voie serait ouverte pour allonger sans limite les délais de l’avortement et pour limiter la liberté de conscience des soignants. Celle-ci était une condition du vote de la loi Veil, en 1975. Elle s’applique à tous les soignants, pas seulement aux médecins. On sait que pour les promoteurs de l’avortement, l’objection de conscience est le principal obstacle actuel. Si l’IVG, inscrite dans la Constitution, devient une liberté fondamentale elle mènera à la fin de la liberté de conscience des soignants qui ne pourront pas s’opposer à une liberté fondamentale de la femme2.

Et la loi sur la fin de vie ?

La dernière interview du ministre de la Santé, Aurélien Rousseau, dans Libération, le 23 novembre, sous-entend une présentation du texte en 2024. Les hésitations du président de la République reportent l’avancée de ce texte. Nous restons très attentifs.

Nous vous donnons rendez-vous le 11 janvier 2024 au soir en ligne pour des précisions sur le calendrier et sur notre mobilisation.

Je serai heureuse de marcher avec vous le 21 janvier prochain à Paris à l’occasion de la Marche pour la vie.

Nous vous proposerons une projection en live du documentaire des AFC : « Les souffrances cachées de l’euthanasie » sur les conséquences de la loi belge, le 1er février.

Enfin, nous tracterons les 2,3 et 4 février pour la vie.

Notre agenda est chargé début 2024, prenons des forces dans ce temps de l’Avent qui nous annonce la venue du Prince de la Paix !

Pascale Morinière

Présidente des AFC

Les AFC de Villefranche, demandent au Maire d’interdire une affiche provocante d’AIDES

Monsieur Thomas RAVIER
Maire de Villefranche sur Saône

Villefranche sur Saône, le 25 janvier 2019

Monsieur le maire,

Notre association familiale a été interpellée par plusieurs parents, très choqués de voir exposée en plusieurs endroits l’affiche ci-jointe à Villefranche, ces derniers jours.
En pièce jointe : la photo d’un panneau JCDecaux d’information municipale (rue Nationale, à hauteur du n°561) le jeudi 17 janvier, toujours visible ce jour.

Elle est diffusée par le réseau AIDES, membre de la coalition internationale Sida, visant apparemment à la prévention du risque sanitaire lié au « Sexe entre hommes ».
Le support visuel présente deux hommes s’enlaçant, et un message « un comprimé par jour vous protège du VIH ».

À notre sens, ces images sont provocantes, particulièrement pour les jeunes enfants.
Ils sont nombreux dans cette artère très active et nous sommes à la veille du week-end des conscrits !!!
Cette affiche s’impose sur la voie la plus passante de notre ville, sans se soucier de l’appréciation par les parents de la sensibilité des enfants. Et l’on se voit contraint brusquement à aborder en famille le sujet des pratiques homosexuelles masculines, tant sexuelles que comportementales.

D’autre part, cette campagne donne une image dévalorisante des personnes homosexuelles, qui semblent réduites à des pratiques sexuelles dangereuses et qui interrogent.
Elle rappelle vraiment une campagne d’affichage sur le même thème, survenue fin 2016 dans toute la France. Les réactions nombreuses avaient alors donné lieu à leur enlèvement.

Notre association ne conteste en aucune façon le besoin d’information pour préserver la santé de nos concitoyens dont le choix de vie exige le respect et à laquelle nous souscrivons.
Mais l’annonceur n’a pu ignorer qu’une telle approche sur la voie publique susciterait la polémique, surtout après celle de 2016.
Aussi nous interrogeons-nous sur sa stratégie : apparemment, sa priorité est la prévention auprès d’une population restreinte et parfaitement identifiée, quoique disposant de ses propres relais médiatiques. Or, de fait, cette « publicité-remède » très crue aboutit davantage à diffuser et banaliser le problème qu’à le résoudre.

Cette situation nous semble relever de l’article L227-24 du code Pénal*.
En conséquence, notre AFC sollicite de votre part le retrait de ces affiches.

Avec notre profond respect et dans l’attente d’une action immédiate de votre part croyez en toute ma considération.

Christian GRAVIER
Président de l’AFC Villefranche-Beaujolais

*Article 227-24
Modifié par LOI n°2014-1353 du 13 novembre 2014 – art. 7
Le fait soit de fabriquer, de transporter, de diffuser par quelque moyen que ce soit et quel qu’en soit le support un message à caractère violent, incitant au terrorisme, pornographique ou de nature à porter gravement atteinte à la dignité humaine ou à inciter des mineurs à se livrer à des jeux les mettant physiquement en danger, soit de faire commerce d’un tel message, est puni de trois ans d’emprisonnement et de 75 000 euros d’amende lorsque ce message est susceptible d’être vu ou perçu par un mineur.