COMMUNIQUE DE PRESSE CNAFC : NATALITE 2024. Les AFC appellent les gouvernement à établir un diagnostic précis des besoins réels des français.

Alors que l’INSEE s’apprête à publier un nombre de naissances en baisse de 2,8% en 2024 par rapport à 2023, les AFC demandent au gouvernement d’établir un diagnostic approfondi et précis des attentes des familles françaises pour leur permettre d’accueillir les enfants qu’elles souhaitent.


Le désir d’enfant des Français était de 2,27 en 2023 alors que l’indice conjoncturel de fécondité est seulement de 1,68 enfant par femme en 2023 (il était de 1,84 en 2021). L’écart entre ces deux indices montre que les Français ne parviennent pas à accueillir le nombre d’enfants qu’ils souhaitent. Pour quelles raisons existe-t-il une telle différence ?

La réponse à cette question est essentielle pour proposer les bonnes solutions. Il ne suffit pas de désigner le climat morose (la natalité baisse partout dans le monde), la menace écologique (elle touche tous les pays développés mais certains redressent portant leurs taux de natalité), la crise du logement (elle n’est pas nouvelle) etc… car les raisons sont très probablement multifactorielles. Il est donc nécessaire de les envisager, les étudier sans a priori et de les quantifier pour poser un diagnostic aussi exact que possible de la situation française.


Entre 2001 et 2021, un certain nombre de pays européens ont effectué ce travail de diagnostic précis et ont pu apporter les réponses adaptées. L’indice conjoncturel de fécondité est ainsi remonté en Allemagne (+17%), en Lettonie (+29%), en Roumanie (+42%), en Slovénie (+35%) et en Tchéquie (+59%), entre autres (Eurostat). Les mesures prises ont été adaptées à la situation initiale de chaque pays et aux besoins exprimés par les familles. En revanche, d’autres pays ont fait de gros efforts sans aucun succès faute de répondre aux attentes des jeunes parents : l’Italie, par exemple, a mis en place d’importantes aides financières en 2021, sans effet jusqu’alors sur la natalité.


La baisse de la natalité met en danger le modèle social français qui repose sur la solidarité intergénérationnelle ; elle met à mal nos perspectives économiques, affaiblit notre influence et notre rayonnement dans le monde sans répondre aux attentes des jeunes couples.
Les AFC exhortent le nouveau gouvernement à réaliser un diagnostic précis des raisons menant à cet écart pour proposer des réformes adéquates aux besoins des familles françaises.

(Article ALETEIA) Avortement et idéologie du genre : la charge du cardinal Parolin à l’ONU. (La rédaction d’Aleteia, 27 septembre 2024)

Lors du sommet de l’ONU qui a donné lieu à l’adoption d’un « Pacte pour l’avenir » le 23 septembre, le cardinal Parolin, secrétaire d’État du Saint-Siège, a réaffirmé la position de l’Église quant à l’avortement et à l’idéologie du genre. « Aujourd’hui, le sentiment d’appartenance à une seule famille humaine s’estompe », a-t-il martelé.

Les Nations Unies ont adopté lundi 23 septembre un « Pacte pour l’avenir » dans lequel les dirigeants des nations signataires s’engagent, entre autres, à conduire différentes réformes et actions en faveur de la transition énergétique, la sécurité internationale ou la technologie. À cette occasion, le cardinal et secrétaire d’État du Saint-Siège Pietro Parolin a tenu à réaffirmer sa ferme opposition à la promotion de l’idéologie du genre et de l’avortement.

Devant l’assemblée, le prélat a utilisé des mots fermes, exprimant l’inquiétude du Vatican face à des mesures susceptibles de porter atteinte à la dignité humaine et à la famille. Soulignant tout d’abord la perspective d’espoir apportée par le Sommet pour l’avenir, le cardinal Parolin a souhaité exprimé les « réserves » du Saint-Siège quant aux termes adoptés par le document pour promouvoir « l’égalité des genres ».

Genre et procréation

La mesure numéro 8 du Pacte, prévoit en effet d' »assurer un accès universel aux soins de santé sexuelle et procréative et [de] faire en sorte qu’il soit possible d’exercer ses droits en matière de procréation ». « Le Saint-Siège ne considère pas l’avortement ou l’accès à l’avortement ou aux produits abortifs comme une dimension de ces termes », a martelé le cardinal Parolin en redisant ici la position de l’Église catholique. D’autre part, le terme « genre » renvoie à l’identité sexuelle biologique, c’est-à-dire soit masculine soit féminine, a réitéré le cardinal.

« Aujourd’hui, le sentiment d’appartenance à une seule famille humaine s’estompe et le rêve de travailler ensemble pour la justice et la paix semble dépassé et utopique », a conclu le cardinal, mais « il n’en est pas nécessairement ainsi s’il existe une volonté de dialogue authentique. »

COMMUNIQUE DE PRESSE CNAFC: AVORTEMENTS : LA DETRESSE PSYCHO SOCIALE DES FRANÇAISES.

Malgré un fort désir d’enfants, le nombre d’avortements en France a encore augmenté en 2023. Les AFC alertent le gouvernement sur ces chiffres qui témoignent de la détresse psycho-sociale des femmes et des couples qui y recourent, alors que la valeur de la vie à naitre tend à s’estomper.

Le bilan des interruptions volontaires de grossesse vient d’être publié par la DREES. Le nombre d’avortements enregistrés en France en 2023, 243 623, est en hausse de 8 600 IVG par rapport à 2022 et atteint même son plus haut niveau depuis 1990.

Ce nombre témoigne d’un phénomène de société important puisque les avortements représentent près de 37,6% des naissances enregistrées (376 IVG pour 1000 naissances). A titre de comparaison, l’Allemagne a un taux de 12% (120 IVG pour 1000 naissances) et l’Italie de 16% (160 IVG pour 1000 naissances).

La France est en tête des pays européens pour le taux de recours à l’avortement.

Les Associations Familiales Catholiques rappellent que l’accueil des enfants à naître doit être ardemment défendu, et qu’il existe des alternatives à l’avortement.

Elles soutiennent un changement de politique incluant en particulier :

  • la lutte contre les facteurs de risque (pauvreté, déscolarisation) de recourir à l’IVG en cas de grossesse imprévue
  • la mise en place d’aides matérielles et financières en faveur des mères en difficultés et de leurs familles
  • la valorisation de l’accouchement sous le secret
  • le développement de l’éducation affective, relationnelle et sexuelle des plus jeunes.

L’IVG est bien plus un indicateur de détresse psycho sociale qu’un totem féministe. Une autre politique est possible.

PROJET DE LOI SUR LA FIN DE VIE: LE SEUL GARDE-FOU EST L’INTERDIT DE TUER.

L’examen en séance publique du projet de loi légalisant suicide assisté et euthanasie a commencé aujourd’hui. La Fondation Jérôme Lejeune dénonce un texte intrinsèquement pervers et dangereux, en particulier pour les personnes porteuses de handicap, et appelle à un sursaut des consciences..

Pas de garde-fou possible pour un texte qui instaure un droit de tuer

Depuis la fin des travaux de la commission spéciale de l’Assemblée nationale, beaucoup de commentateurs se sont inquiétés de la suppression de « garde-fous » et de la remise en question d’un « équilibre ». Le texte du projet de loi amendé par les députés en commission est en effet plus permissif que sa version initiale : création d’un délit d’entrave, euthanasie des personnes ayant perdu conscience de manière irréversible via leurs directives anticipées, suppression de la notion de pronostic vital engagé « à court ou moyen terme », possibilité d’écourter le délai de réflexion de deux jours.

Mais loin d’en détruire l’équilibre, cette évolution révèle au contraire la véritable logique du projet de loi qui supprime l’interdit de tuer, seul garde-fou valable. Transgresser ce repère protecteur fondamental signifie par essence supprimer le principe (le respect de la vie humaine) et la limite (l’interdit de tuer).

Tuer, même peu, c’est déjà trop” affirmait Jean-Marie Le Méné lors de son audition par la commission spéciale. La destruction des limites est donc l’objet propre de ce projet de loi.

Les personnes vulnérables et porteuses de handicap, premières menacées

Vu l’amendement de ce projet de loi, qui aura davantage ouvert l’accès à la mort provoquée en cinq jours que ne l’ont fait en vingt ans les pays les plus permissifs, qui peut encore croire que les personnes porteuses de handicap resteront à l’abri de ce dispositif ? La commission a d’ailleurs rejeté un amendement proscrivant le recours à l’aide à mourir pour toute personne atteinte de handicap. Aux Pays-Bas, des personnes sont euthanasiées au simple motif de leur déficience intellectuelle ou de leur trouble du spectre autistique.

En se permettant de légiférer sur ce qui est valable d’être vécu et ce qui ne l’est pas, en laissant entendre que la vulnérabilité et la souffrance rendraient indignes, le projet de loi stigmatise violemment les personnes porteuses de handicap. Il envoie un insultant message d’indifférence envers ceux à qui l’on désigne la porte de sortie, sans retenue et à peu de frais.

Enfin politiquement, nous sommes dans un cas jamais vu d’un texte dit sociétal qui arrive en première lecture en ayant déjà totalement échappé à l’exécutif. S’agit-il d’un calcul cynique pour paraître modéré en freinant ces évolutions ou l’exécutif se réserve-t-il le droit de bloquer un texte qui continuerait de franchir certaines lignes au sortir des débats parlementaires ? L’issue de cette première lecture nous le dira.

Si vous ne l’avez pas encore fait, interpellez votre député pour cette 1ère lecture. Il est essentiel qu’ils sachent que les citoyens ne veulent pas de cette « aide à mourir » qui tue les autres et la société. Il est essentiel d’encourager ceux qui vont se battre courageusement contre cette mesure suicidaire.  

L’équipe Tout mais pas Ça ! 
de la fondation Jérôme Lejeune