



Sénateurs :
C. Di Folco
F.N Buffet
M. Vuillien
Députés :
B. Perrut
Th. Gassilloud
C. Isaac-Sybille
Th. Rudigoz
J.L Touraine
B. Brocard
//fr.aleteia.org/2019/12/20/retraites-comment-les-familles-nombreuses-seront-penalisees/
Une gestion saine des retraites est indissociable d’une saine démographie. Le soutien aux familles avec trois enfants ou plus devrait être prioritaire.
Mais l’importance de ces familles nombreuses est actuellement oubliée.
Quel que soit son système, la gestion des retraites est fondamentalement liée à la démographie. Or l’indice de fécondité de France est tombé en 2018 à 1,87 enfant par femme, l’indice devant être de 2,1 pour le remplacement des générations. Les modalités de calcul de pensions de retraite devraient donc favoriser les familles nombreuses.
Or, selon le rapport de l’Institut de la protection sociale rédigé par Bruno Chrétien et publié fin novembre, avec le projet de réforme du gouvernement, « la perte de droits est d’une ampleur exceptionnelle pour les familles de trois enfants ».
Et cela à cause d’un mauvais système de majoration pour enfants. En effet, avec le système actuel ladite majoration est de 10% pour chacun des deux parents dès que l’on a éduqué trois enfants. Avec le nouveau système, il serait de 17 % pour un seul des deux parents (à choisir quatre ans après chaque naissance) : concrètement la mère sera presque toujours la bénéficiaire.
Par ailleurs, l’acquisition de huit « trimestres supplémentaires de cotisation » pour la mère à la naissance de chaque enfant serait supprimée. Dans le cas classique où le montant de la pension de retraite du mari est supérieur à celui de sa femme, on voit que la perte pour ces retraités va être très sensible.
Prenons un exemple schématique : aujourd’hui, si la pension du mari est de 2.000 euros et celle de l’épouse de 1.000 euros avant majoration, le total est de 3.300 euros après majoration. Avec le nouveau système, l’absence de « trimestres supplémentaires » va mécaniquement faire baisser la pension de l’épouse de 15 à 20%. En étant optimiste, si l’on retient le chiffre de 830 euros augmenté de 17%, on obtient 971 euros, ce qui donne un total de 2.971 euros pour le couple, soit une perte globale de 10% !
Une vision égalitariste de la société
Le nouveau système semble avoir été conçu pour la femme avec son enfant (on lui fera cadeau d’un hochet avec une majoration de 5% de sa retraite dès le premier enfant) ; mais pas du tout dans l’optique d’une famille stable fondée sur le mariage, c’est-à-dire l’environnement favorable pour les familles nombreuses.
Au lieu d’une politique pro-natalité, le projet gouvernemental, conçu de manière purement technocratique dans une vision égalitariste de la société, lance un signal très négatif aux familles nombreuses. La politique familiale est de plus en plus confondue avec la politique sociale. Toute mesure favorisant les familles dont les époux restent unis est refusée, l’axe du droit de la famille n’étant plus le mariage mais une filiation que l’on peut bricoler à souhait.
A fortiori, est refusée toute mesure encourageant les couples à se lancer dans l’aventure de la famille nombreuse.
Ce dimanche, notre cher ado ne veut pas nous suivre à la messe : » Y’a qu’des vieux… c’est nul ! » : il préfère une autre messe ; et bien, soit, vas-y fiston, on te laisse libre du lieu, l’essentiel c’est d’y aller !
Mais comment faire avec nos ados pour qu’ils aient envie d’y aller personnellement, librement ?
Jean-Paul II s’adressait déjà à eux en 2002 : « Jeunes du nouveau millénaire, faites bon usage de votre liberté ! Soumettez-vous uniquement au Christ, qui désire que vous soyez pleinement heureux et accomplis ! » L’enjeu, c’est donc que nos jeunes soient heureux ! Pour cela, aidons-les à découvrir que la foi c’est une Rencontre avec quelqu’un qui les aime d’un amour fou et que ce quelqu’un c’est Jésus ! Il s’agit donc de les nourrir de cette Rencontre.
C’est possible, dès l’âge du biberon. La nourriture terrestre oui, la nourriture spirituelle : aussi ! Tout simplement grâce à la prière en famille, où chacun parle à Dieu comme à un ami.
Ensuite, à l’âge du primaire et collège, cherchons des occasions de vivre des temps forts spirituels en dehors de la maison : retraites, école de prières…chaque été, 200 jeunes s’inscrivent à la retraite pour ados au foyer de charité de Tressaint, et beaucoup sur liste d’attente doivent trouver un autre bon plan comme les camps VTT d’où ils reviennent si heureux ! Ainsi, nos enfants prennent l’habitude une semaine par an de ces temps forts, cela devient un incontournable de leurs vacances, et en plus c’est sympa !
Le jeune garde donc l’habitude à l’âge du lycée, de vivre ces moments d’intériorité, où sa foi d’enfant devient progressivement une foi d’adulte, découvrant cette relation d’amitié avec Dieu, en dehors de la famille, sans nous. En prime, il vit de belles amitiés qui guérissent son sentiment de solitude ou son mal être. Et il ne rechigne plus à aller à la messe !
Les fondations se font plus sûrement durant la petite enfance et enfance, mais bien sûr, l’ado peut aussi être interpellé plus tard par des amis, à une retraite de jeunes. Que d’exemples autour de nous de lumineuses découvertes de la foi parce qu’un copain a simplement proposé de l’accompagner à Paray Le Monial ou à Taizé. Par ailleurs, les jeunes sont heureux le dimanche d’avoir un rôle qui leur est confié au cours de la messe, selon leur âge : servant d’autel, servante de la liturgie, orchestre, et si ces services n’existent pas, pourquoi ne pas le mettre en place avec d’autres parents et s’engager dans ce service ?
Transmettre la foi, c’est aussi se mettre au service. Place aux jeunes ados aussi pour les lectures et l’animation des chants : un dimanche, une collégienne de 5e a animé les chants de notre grande assemblée, et les mamies ont adoré ! Ainsi le travail persévérant au conservatoire porte de beaux fruits ! Faisons leur confiance, cela les aidera en plus à faire grandir leur estime de soi.
Tant de bonnes idées fourmillent : par exemple, la lecture de l’évangile avec eux pendant le petit déjeuner. Cela peut être l’occasion d’une belle communication entre ados et parents, et de beaux échanges. On peut aussi laisser trainer volontairement sur la table le Magnificat à la bonne page : vous aurez peut-être la surprise de voir qu’ils le liront ! Ou encore visionner ensemble un film sur l’histoire sainte, instaurer la bénédiction de la table, celle des enfants…
Profitons des vacances pour être inventifs et innovants !
Claire, département de Seine-Maritime (76)
https://www.youtube.com/watch?v=C7VSNPll-SMhttps://www.youtube.com/watch?v=C7VSNPll-SM