Communiqué de presse : La chute démographique fragilise la protection sociale à la française

Dans son Bilan Démographique 2020, publié le 19 janvier 2021, l’INSEE confirme la diminution constante du taux de fécondité depuis quelques années et, surtout, la naissance de 100 000 enfants de moins qu’il y a 10 ans. Or notre système de protection sociale à la française est fondé sur la contribution des actifs, dont la proportion baisse d’année en année.

Pourtant, l’étude Kantar commandée par l’UNAF publiée le 14 janvier souligne que le désir d’enfant des Français n’a pas diminué pendant ces dix années et demeure très stable, toujours très supérieur au taux de fécondité. Une fécondité qui passe de 2 enfants par femme en 2011 à 1,87 en 2020, quand le nombre moyen d’enfants que les Français veulent ou auraient voulu avoir est stable à 2,39 par femme depuis 2011.

Pourquoi la fécondité, après dix ans de hausse (1994-2005), puis neuf ans de stabilisation autour de 2 enfants par femme (2006-2014), se dégrade-t-elle depuis six ans ?

Les AFC ne peuvent que constater un lien de plus en plus évident entre cette natalité en berne et les coups de rabot supportés par la politique familiale depuis 2013 (diminution  par deux fois du plafond du quotient familial, mise sous conditions de ressources des allocations familiales, raccourcissement de l’indemnisation du congé parental, décalage de la prime de naissance, durcissement des conditions de ressources pour les aides à la garde d’enfant, …).

Une étude de l’Observatoire des Familles de l’UNAF (note de synthèse N°11 d’avril 2019) relève les principales difficultés que rencontrent les familles : respecter le  budget familial, concilier vie professionnelle et vie familiale, passer du temps  avec ses enfants, suivre leur scolarité, régler les conflits et disputes, etc..

Il y a donc bien, dans la baisse de la fécondité des familles et la fragilisation du système de protection sociale à la française qui en découle, des raisons matérielles (la crainte de voir son niveau de vie baisser, un logement insuffisamment adapté, des possibilités de garde d’enfant inadéquates, etc.) et sociétales liées à la confiance dans l’avenir (un travail peu stable, et qui ne permet pas d’harmoniser sa vie familiale et sa vie professionnelle, un couple insuffisamment stable, voire conflictuel…).

C’est pourquoi les Associations Familiales Catholiques, comme elles le font depuis de nombreuses années, alertent et proposent deux moyens de permettre aux Français d’avoir un nombre réel d’enfants au plus proche de leurs aspirations :


1. Une politique familiale ambitieuse qui améliore les conditions matérielles des familles : augmentation du plafond du quotient familial, suppression de la mise sous conditions de ressources des mesures à caractère familial. On réalise ainsi une solidarité horizontale à revenu égal vers les familles avec enfants qui paieront la retraite des autres, permettront l’équilibre de l’assurance maladie et des dispositifs de dépendance.


2. Un accompagnement des couples pour une meilleure confiance dans l’avenir et une plus grande stabilité, y compris le développement des initiatives d’aide à la parentalité, à l’éducation, et la préparation au mariage civil.

19 janvier 2021


Contact presse :

Claire Avalle

07 66 42 72 33
c.avalle@afc-france.org

Communiqué de presse Lettonie : la FAFCE soutient l’amendement de la Constitution en faveur du mariage et de la famille

 
Bruxelles, le 13 janvier 2021

« Nous soutenons les efforts des législateurs lettons en faveur de la reconnaissance du mariage comme l’union stable d’un homme et d’une femme, à la base de la famille, dans sa loi fondamentale«  – ce sont les mots du Président de la Fédération des Associations Familiales Catholiques en Europe (FAFCE), Vincenzo Bassi, concernant les modifications constitutionnelles soumises dans ce sens à la Saeima (Parlement letton).

Ce changement serait dans la même ligne que d’autres Constitutions européennes (Bulgarie, Croatie, Hongrie, Pologne et Slovaquie). « Ce type de changements peut être le signe positif de sociétés démocratiques vivantes et matures. Nous espérons réellement que le Parlement letton ira dans cette direction« , a déclaré Cornel Barbut, Vice-Président de la FAFCE.

Le Président d’honneur de la FAFCE, Antoine Renard, a également déclaré : « La reconnaissance de la famille en tant qu’institution de base de la société revient également à reconnaître le rôle crucial qu’un homme et une femme, engagés dans une union stable par le mariage, jouent en étant ouverts à la vie et – en tant que parents – dans l’accueil, la prise en charge et l’éducation de leurs enfants. Leur engagement contribue directement à la croissance économique et sociale et garantit un avenir durable pour l’ensemble de la communauté nationale et humaine« .

Le Président Vincenzo Bassi conclut : « La pandémie actuelle a démontré à tous et de manière claire le rôle génératif de la famille : il s’agit d’un moment favorable pour les législateurs, de tout parti politique, de reconnaître ce simple fait. Il n’est pas question ici d’idéologie. Tous devraient souhaiter ce changement constitutionnel, qui, nous l’espérons, apportera des fruits concrets aux familles lettones grâce à des politiques favorables à la famille« .

Les données publiées le 22 décembre 2020 par le Bureau central de statistiques letton montrent que 21,6 % de la population lettone était menacée de pauvreté en 2019 et que le risque de pauvreté avait augmenté pour les familles avec des enfants. Cette situation ne fera malheureusement que s’empirer après la crise actuelle. L’amendement constitutionnel qui sera discuté par la Saeima souligne également que l’État « fournit une assistance spéciale aux enfants handicapés, aux enfants laissés sans soins parentaux et aux victimes de violence« .

Si la Commission des affaires juridiques décide de poursuivre cette procédure ce jeudi, la proposition devra obtenir une majorité de 2/3 dans les trois lectures pour pouvoir être adoptée.
 

Contact :
Nicola Speranza
Secrétaire Général de la FAFCE
n.speranza@fafce.org
+32 498 46 02 20

Communiqué de presse Loi Bioéthique : son retour au Sénat détourne l’attention des vrais problèmes

Le Sénat a inscrit, hier, la seconde lecture du projet de loi de bioéthique à son agenda dans moins de deux mois : les 2, 3 et 4 février prochains. Les travaux de la commission de bioéthique commenceront, eux, dès le 19 janvier.  


Alors que la pandémie de Covid-19 est loin d’être endiguée, que notre système de santé est encore fragile, que notre économie est vacillante et que notre société est fracturée de toutes parts, les Associations Familiales Catholiques jugent irresponsable l’obstination du Gouvernement à faire voter un texte qui aura pour utilité principale de détourner l’attention des préoccupations de fond de notre pays mais qui impactera la société tout entière. 


Elles demandent, une fois encore, le retrait de ce projet de loi qui vise à organiser le business de la procréation et transforme l’enfant à naître en produit de laboratoire à rebours des préoccupations écologiques. 


Les AFC demeurent attentives et mobilisées contre cette loi qui contribue à opposer les Français alors que toutes nos forces gagneraient à être engagées vers davantage d’unité. 

17 décembre 2020
Contact presse : Claire Avalle
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Communiqué de presse : la décision de la Cour de Cassation affaiblit la société

Depuis 2015, la Confédération Nationale des Associations Familiales Catholiques est en procès contre Gleeden, site spécialisé dans les rencontres extra-conjugales. Après avoir perdu en première instance et en appel, la CNAFC attendait l’arrêt de la Cour de Cassation avec espoir et intérêt.


Cette dernière a malheureusement conclu hier au rejet du pourvoi des AFC.


Inlassablement, à chaque étape de cette procédure, les AFC ont interrogé en fait la société tout entière sur cette question du commerce de l’infidélité et sur l’affaiblissement de l’institution du mariage, en totale contradiction avec le Code civil qui prévoit que  » les époux se doivent mutuellement respect, fidélité, secours, assistance « . 


Comment un maire peut-il solennellement rappeler aux nouveaux époux cette obligation alors que, sitôt franchie la porte de la mairie, une affiche publicitaire pourrait les inciter à la transgresser ? 


Derrière la légèreté apparente du commerce de Gleeden, il y a des époux, des enfants, et des familles qui souffrent. Il y a aussi la remise en cause d’une institution sociale structurante au moment même où le tissu social se déchire de toutes parts.
Pour motiver sa décision, la Cour des Cassation considère Gleeden à travers le seul prisme de la liberté d’expression ignorant ainsi celui du mariage et des obligations qui en découlent.


Là était pourtant le vrai sujet qui lui était soumis : le mariage se réduit-il à un contrat liant les seuls époux ? Ou constitue-t-il encore une institution structurante de la société, qu’il appartient à la nation de valoriser et au juge de protéger parce qu’elle est utile à la stabilité de toute la société ?


 Si le juge doit tenir compte de l’évolution des mœurs de la société, ses décisions ne doivent en principe avoir ni pour objet ni pour effet de la précipiter. Il faut craindre que ce soit pourtant le cas ici. Avec cette décision, la justice manque une occasion précieuse de renforcer le tissu social en réaffirmant l’importance du mariage et les devoirs des époux. 
Une nouvelle fois en matière sociétale, au lieu d’encadrer les dérives, la justice dérive avec le cadre.  

17 décembre 2020
Contact presse : Claire Avalle
07 66 42 72 33
c.avalle@afc-france.org