LA FRATRIE, UN MODELE D’INCLUSION.(article CNAFC)

En côtoyant la différence dès leur plus jeune âge, et avec beaucoup de naturel, les frères et sœurs d’enfants porteurs de handicaps ont beaucoup à apprendre à notre société en matière d’inclusion.

Aujourd’hui, on parle beaucoup de l’inclusion des personnes porteuses de handicaps, cela est positif. Parfois pourtant, cette inclusion semble contenir implicitement l’injonction à être « comme les autres ». Alors, penchons-nous sur cette « inclusion naturelle » pratiquée dans les fratries, pour voir comment elle s’y vit.

Tant que les enfants sont assez jeunes, tout se fait de manière très naturelle. Parler de handicap est incongru. Avec l’âge et les regards extérieurs, la prise de conscience vient peu à peu. Les écarts se creusent quand le plus petit « passe devant », et acquiert des compétences que n’a pas son aîné. Ce sont des moments qui paraissent douloureux, mais qui permettent à chacun d’avancer dans l’acceptation du handicap, de grandir. Cela requiert d’en parler librement et aussi souvent que possible.

La famille est une bonne école pour apprendre à vivre ensemble et à prendre soin les uns des autres. Le handicap agit comme booster. Il crée une solidarité particulière au sein de la fratrie et dans la relation avec les parents. Les enfants voient leurs parents souffrir et se réjouir, ils les voient démunis, ils les voient se battre pour relever ce défi éducatif particulier et constatent qu’ils ne savent pas toujours s’ils font les bons choix. Par la vie avec le handicap, accepter, aimer l’autre dans sa différence leur est bien souvent plus naturel.

Pour autant, ils souffrent par moment de la différence de traitement qui peut être perçue comme une injustice ou une inégalité. Car le handicap prend parfois beaucoup de place et de l’attention des parents.

À l’extérieur, par contre, les enfants qui vivent avec un frère ou une sœur différents sont les premiers à s’indigner du moindre regard ou de la moindre parole d’exclusion ou de jugement sur le handicap.

En somme, l’inclusion d’un enfant porteur de handicaps dans une fratrie ne se décrète pas : elle se vit, au jour le jour, dans la richesse des liens, les ajustements constants et les émotions partagées. Elle n’est ni parfaite ni facile, mais elle simplement humaine. Elle façonne les frères et sœurs, les rend souvent plus attentifs à l’autre, plus tolérants, plus conscients des fragilités de chacun. À condition de leur offrir un espace pour s’exprimer, de reconnaître leurs besoins spécifiques, et de leur dire qu’ils comptent tout autant, cette expérience peut être fondatrice. Car vivre avec la différence au cœur même de sa famille, c’est peut-être apprendre très tôt à aimer sans condition et en inclusion.

Claire Gilles

Les « Chantiers atypiques »

Anciennement appelés « Chantiers zèbres », il en en existe dans de nombreuses régions. Les Chantiers atypiques accueillent des parents dont les enfants sont HPI ou TDAH principalement. Ces parents éprouvent le besoin de se retrouver pour échanger sur leurs enfants qui ont un fonctionnement atypique.

COMMUNIQUE DE PRESSE DE LA CNAFC – ÉDUCATION SEXUELLE A L’ECOLE : LE RECOURS DES AFC.

Les AFC déposent un recours devant le Conseil d’État, portant sur le programme obligatoire d’Éducation à la Vie Affective et Relationnelle et à la Sexualité (EVARS). Retrouvez notre communiqué de presse.

La Confédération Nationale des AFC ont déposé vendredi 26 septembre un recours devant le Conseil d’État, portant sur le programme obligatoire d’Éducation à la Vie Affective et Relationnelle et à la Sexualité (EVARS) à l’école.

Le contenu du recours vise à :

  • ­Clarifier la place des parents dans le programme en les distinguant des « adultes de confiance » ;
  • ­Organiser une rencontre entre parents d’élèves et enseignants sous l’égide du chef d’établissement. La largeur des champs couverts par le programme nécessitant de faire des choix, cette rencontre permettrait de s’accorder sur le contenu des séances, les intervenants et le calendrier.

La CNAFC rappelle que les parents sont les premiers et principaux éducateurs de leurs enfants et que l’Éducation Nationale ne peut se substituer à eux dans des domaines relevant de l’intime.

Ces modalités complémentaires visent à redonner de la sérénité dans les relations entre parents et enseignants, dans un contexte de forte dégradation de celles-ci.

Pour une vraie éducation à l’amour, les AFC agissent !

En représentant les familles dans la société 

  • Les AFC ont déposé un recours au Conseil d’Etat afin que les établissements scolaires consultent les représentants des parents d’élèves. Ceux-ci devraient pouvoir choisir parmi la multiplicité des sujets à aborder, les thèmes traités dans chaque classe, sous quelle forme et avec quels intervenants. Notre démarche vise à rendre effective la complémentarité avec « le rôle des parents et des familles » mentionnée dans le programme.
  • Les AFC portent la voix des famille auprès du ministère de l’Éducation Nationale, (rendez-vous en avril 2025).
  • Les AFC ont écrit une lettre ouverte à la Ministre de l’Éducation Nationale« Parents invisibles, enfants en danger » pour alerter sur l’invisibilisation des parents dans le programme EVARS, l’omniprésence du genre, et l’instrumentalisation des émotions, en novembre dernier.

En proposant des ressources aux familles pour les soutenir dans l’éducation affective, relationnelle et sexuelle de leurs enfants :

  • Les AFC ont proposé une visioconférence à destination des parents (en replay sur notre chaîne YouTube) : EVARS, que peuvent faire les parents ?
  • Les formations Grandir et Aimer permettent depuis 2018 à des parents de se former en EARS pour intervenir auprès d’enfants de 8 à 12 ans et répondre à leurs interrogations. 1640 enfants en ont déjà bénéficié !
  • Les AFC ont édité un livret à destination des parents : 12 questions à se poser sur la pornographie.
  • Le livre Lucas et Léa, qui permet aux parents d’aborder simplement le thème de la transmission de la vie, de la conception à la naissance, avec ses enfants.
  • Avec Lucas et Léa, le cours de la vie est une websérie pédagogique sur l’EARS destinée aux enfants (à partir de 8 ans) et à leurs parents.

Pour donner plus d’ampleur à nos actions soutenez-nous en faisant un don.

LE CAFE DES GRANDS-PARENTS DU 7 OCTOBRE 2025 AU 16 JUIN 2026. A LA MAISON FAMILYA DE LYON ET A LA PAROISSE SAINT IRENEE DE LYON. (EN LIEN AVEC LA PASTORALE DES FAMILLES DU DIOCESE DE LYON).

Être grands parents, quelle joie ! Mais ce n’est pas toujours si simple …

Nous vous proposons 7 rencontres dans l’année, les mardis de 14h30 à 16h30.

Ces temps de rencontre ont pour vocation de permettre aux grands parents de venir partager un moment convivial  et chaleureux autour d’un café et  d’échanger, de réfléchir à leur place et leur rôle dans la famille.

C’est un lieu où ils peuvent se dire la joie d’être grands parents, de partager leurs soucis,  leurs  inquiétudes,  leurs souffrances, et d’approfondir leur mission de grands-parents.

tre grands parents, quelle joie ! Mais ce n’est pas toujours si simple …

Nous vous proposons 7 rencontres dans l’année.

Ces temps de rencontre ont pour vocation de permettre aux grands parents de venir partager un moment convivial  et chaleureux autour d’un café et  d’échanger, de réfléchir à leur place et leur rôle dans la famille.

C’est un lieu où ils peuvent se dire la joie d’être grands parents, de partager leurs soucis,  leurs  inquiétudes,  leurs souffrances, et d’approfondir leur mission de grands-parents.

Les dates des rencontres 2025-2026

Les mardis de 14h30 à 16h30 à la Maison Familya de Lyon:

  • 07 octobre 2025
  • 18 novembre 2025
  • 16 décembre 2025
  • 20 janvier 2026
  • 24 mars 2026
  • 19 mai 2026
  • 16 juin 2026

https://www.familya-lyon.fr/cafedesgrandparents.html

Ou les jeudis de 20h à 22h à la Maison paroissiale Saint-Irénée, 51 rue des Macchabées, 69005 Lyon.

  • 16 octobre 2025
  • 13 novembre 2025
  • 11 décembre 2025
  • 15 janvier 2026
  • 19 mars 2026
  • 28 mai 2026
  • 25 juin 2026

ATELIERS A VIVRE ENTRE MERE/FILLE ET PERE/FILS. (DATES ET INFORMATIONS POUR 2025/2026).

Des ateliers pour parler vie affective et sexuelle avec son enfant !

Respecter et valoriser son propre corps a une grande répercussion sur l’image qu’une jeune fille a d’elle-même et sur sa confiance en elleS’accepter femme et vivre positivement les changements de la puberté est un enjeu décisif de son développement, c’est là le défi que relève l’atelier sous la forme d’une mise en scène vivante, ludique du déroulement du cycle.

Une “ Scène ” de tissus de 4m x 3m, un matériel riche et poétique permettent d’aborder ce sujet encore trop souvent tabou. Sans demi-mots, dans le respect de l’âge des participantes, les jeunes filles découvrent les merveilles de leur corps dans un échange permanent entre elles, l’animatrice et leur maman. Les changements et les rythmes de la puberté pourront alors être attendus et vécus sereinement.

DATES ET INFORMATIONS : https://www.familya-lyon.fr/cyclo-show.html

Atelier Père-Fils (11-14ans) Mission XY

Des ateliers pour parler vie affective et sexuelle avec son enfant !

L’atelier Mission XY permet aux garçons d’acquérir des connaissances pour aborder avec sérénité les changements du corps à la puberté.

Une journée pour comprendre et savoir

  • Les merveilles du corps
  • Ses changements à la puberté
  • L’anatomie masculine et féminine
  • La conception d’un enfant jusqu’à sa naissance

Un jeu de piste, des ateliers thématiques et la grande expédition de la vie (représentation imagée du parcours des spermatozoïdes à la rencontre de l’ovule) émailleront cette journée à vivre en duo, le garçon avec son papa, son oncle ou son parrain.

Une approche originale !

DATES ET INFORMATIONS :https://www.familya-lyon.fr/mission-xy-evolution.html

(ARTICLE CNAFC) AVORTEMENT : DES CHIFFRES ENCORE EN HAUSSE.

Une nouvelle étude de la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees) informe que le nombre d’avortements en 2024 s’élève à 251 270, soit 7 000 de plus qu’en 2023. Comment analyser ces chiffres ?

La France connaît un paradoxe : en 2024 le désir d’enfant des Français (2,27 enfants par femme) est bien plus élevé que sa réalisation effective (1,62 enfant par femme). La même année les IVG ont augmenté de 3% par rapport à 2023. En parallèle, la natalité continue de s’effriter avec une baisse de 17% des naissances. La solidarité intergénérationnelle, qui constitue la base de notre système social, est donc fragilisée.

Pourquoi un tel taux d’avortement ?

Quels sont les facteurs de ces constats qui prolonge la France dans un « hiver démographique » et la menace d’un non-renouvellement de sa population ?

Dans un article publié par Le Figaro, Pascale Morinière, présidente de la Confédération nationale des AFC (CNAFC), souligne que la « baisse du pouvoir d’achat des familles et le contexte de crise actuel diminuent la capacité à accueillir des enfants ». En moyenne les Français ont le sentiment qu’il leur manque 507 euros par mois pour vivre normalement et seulement 18% d’entre eux estiment avoir un pouvoir d’achat élevé. En comparaison, l’Allemagne pratique deux fois moins d’avortements que la France et gagne 7 000 euros de plus par an et par personne.

L’étude publiée par la Drees montre également une augmentation du taux de recours de 2,3 points depuis 2021. À l’exception des moins de 20 ans et des mineurs, toutes les tranches d’âge sont concernées par cette augmentation.  On constate également une modification de la pratique des IVG qui sont désormais à 80% médicamenteuses.

Les propositions des AFC

En 1974, lors de son discours pour la légalisation de l’avortement, la ministre de la Santé Simone Veil, déclarait : « l’avortement doit rester l’exception, l’ultime recours pour des situations sans issue. […] aucune femme ne recourt de gaieté de cœur à l’avortement. »

Dans un communiqué de presse, la CNAFC soutient la lutte contre les facteurs de risque de recourir à l’avortement en cas de grossesse imprévue. Les deux principaux facteurs sont la pauvreté et la déscolarisation. Particulièrement touchés, les départements et régions d’outre-mer, dont Mayotte, comptent 16 370 IVG en 2024.

Afin de répondre aux inquiétudes des mères et de leurs familles, il est essentiel de mettre en place des aides matérielles et financières. La CNAFC soutient la valorisation de l’accouchement sous le secret. Les AFC prônent une vraie politique familiale ambitieuse et pérenne, afin de rendre la liberté aux Français d’avoir le nombre d’enfants qu’ils désirent.

Avortement : des chiffres encore en hausse