Action anti GPA à Lyon le 8 mars 2020 : A LYON, Marianne se lève pour défendre les droits des femmes et dire non à la GPA

A quelques jours d’un éventuel retour à l’Assemblée nationale du projet de loi bioéthique, 22 associations mobilisées sous le label « Marchons Enfants » dénoncent la GPA pour défendre les droits des femmes en ce 8 mars.

Parce que la République doit protéger tous ses enfants et défendre leurs droits, à commencer par celui de ne pas être délibérément privés de père ou de mère, des jeunes Lyonnaises ont revêtu les habits de Marianne cet après-midi à 15h place BELLECOUR.

Le message porté sur des pancartes par ces jeunes Lyonnaises est clair :

•« Je ne suis pas à louer : ni pour une heure, ni pour 9 mois » •« La maternité n’est pas une prestation »

•« La République doit protéger tous ses enfants »

•« La dignité des femmes n’a pas de frontière »

•« Je ne suis pas un outil de production »

•« Pour le retrait d’un projet de loi ni bio ni éthique »…

Pendant ce temps, des milliers de Lyonnais sont mobilisés pour une manifestation numérique : ils écrivent à Emmanuel Macron pour lui demander le retrait du projet de loi bioéthique. Ils écrivent également à Brigitte Macron qui, mère et grand-mère, ne peut pas être insensible à la cause des milliers d’enfants qui naîtront sans pouvoir connaître le père qui leur aura donné la vie.

Le mouvement associatif est mobilisé partout en France en ce 8 mars sous le label « Marchons Enfants ».

A Paris, 100 Mariannes étaient rassemblées devant le Palais Bourbon pour interpeller les parlementaires en portant le même message clair : la République doit protéger tous ses enfants.

Les associations continuent de demander le retrait du projet de loi bioéthique.

Un nouveau rassemblement est prévu à Paris place Clemenceau mardi 10 mars pour interpeller le Président de la République en ce sens.

Cet email a été envoyé à audemirkovic@yahoo.fr, cliquez ici pour vous désabonner. JPE – 23 rue Royale 69001 LYON (FRANCE)

Lettre des AFC du Rhône à François-Noël BUFFET, Sénateur du Rhône, qui s’est abstenu de participer au vote sur la bioéthique…

18 février 2020

Monsieur François-Noël Buffet, Sénateur du Rhône

Monsieur le Sénateur,

A la suite du vote du Sénat le 4 février sur le projet de loi bioéthique, nous avons été très surpris par votre absence de participation. Elle est d’autant plus mal ressentie que l’écart était d’une dizaine de voix seulement.

Un collègue de confiance ne pouvait-il voter par procuration ?

À la suite de nos deux rencontres, vous ne pouviez ignorer l’immense enjeu de ce vote à nos yeux. Et vous nous aviez expressément déclaré que la grande majorité de votre groupe LR s’opposerait au projet, comme vous-même. Ce qu’avait d’ailleurs auguré votre vote du 22 janvier. Et nous n’avions pas manqué d’en informer nos adhérents et sympathisants.

Dans les rangs de nos familles, c’est un tollé d’incompréhension et de déception ; et les réactions les moins extrêmes évoquent, pour le moins, une négligence…

Nous aussi voulons le croire. Mais nous attendons de vous une mise au point.

Elle sera d’autant plus intensément scrutée que, en cette période électorale, la susceptibilité de l’opinion est exceptionnellement exacerbée. Croyez bien que nous la transmettrons sans délai à nos centaines de familles du Rhône, car elles sont très mobilisées et l’attendent avec une réelle et très sincère angoisse.

Veuillez croire, Monsieur le Sénateur, à nos sentiments respectueux.

Noyale GIRARD Présidente de la Fédération AFC du Rhône

Christian GRAVIER Président AFC Villefranche-Beaujolais Fédération des AFC du Rhône – 4, Rue des Remparts d’Ainay – 69

La « PMA pour toutes » adoptée (loi de bioéthique) par le Sénat… grâce aux voix LR !

Lire “La PMA pour toutes adoptée”, c’est à nouveau l’histoire d’une droite qui a honte d’être de droite et qui trahit ses électeurs. Même remaniée par une majorité de “droite”, cette loi ouvre la PMA pour les couples de femmes homosexuelles.

Bruno Retailleau a voté contre. Et alors ? Il est président du groupe LR qui, par ses 25 voix pour et ses 19 abstentions, permet à la loi de bioéthique d’être adoptée par 153 voix pour et 143 voix contre (le détail nominatif ici).

C’est une fois de plus l’effet cliquet : la droite est incapable de s’opposer aux dérives morales des lois sociétales dites de “progrès”. Le Sénat dominé par l’opposition de droite a adopté de justesse mardi en première lecture, grâce aux voix de gauche, le projet de loi bioéthique qui ouvre la procréation médicalement assistée (PMA) aux femmes seules et aux couples de femmes.

Le texte, largement remanié par le Sénat, va maintenant repartir en deuxième lecture à l’Assemblée nationale. Dans un hémicycle quasiment plein, le projet de loi a été voté par 153 voix pour (très grande majorité des groupes PS, LREM, RDSE à majorité radicale et CRCE à majorité communiste). La majorité sénatoriale de droite a très largement voté contre (97 des 144 LR, 26 des 51 centristes, 7 des 13 Indépendants). 45 sénateurs se sont abstenus.

Pour information, voici les modifications apportées à la loi mais qui pourront, hélas, être supprimées aisément en deuxième lecture par l’assemblée nationale : Voici les dix principales modifications apportées en première lecture par le Sénat au projet de loi bioéthique :

– Ouverture de la PMA aux femmes seules et aux couples de femmes : Le Sénat a donné son aval à cette mesure emblématique, mais il a limité le remboursement par la Sécurité sociale à la procréation médicalement assistée à « caractère médical ».

– Double bon : Il s’est prononcé contre « le double don » de gamètes, mesure défendue par le gouvernement pour autoriser le recours à la fois à un don d’ovocyte et à un don de sperme dans le cadre d’une PMA.

-Filiation : Pour les couples de femmes, le gouvernement souhaite que celle qui n’a pas porté le bébé soit reconnue comme parent à égalité avec sa compagne qui accouche, par le moyen d’une reconnaissance anticipée de l’enfant devant notaire.Le Sénat a lui proposé d’établir la filiation de la mère d’intention, celle qui n’a pas accouché, par voie d’adoption.

-Accés aux origines : Les sénateurs ont distingué d’un côté l’accès aux « données non identifiantes », accepté de manière irrévocable par les futurs donneurs de gamètes préalablement au don. Et d’un autre côté, l’accès à l’identité qui devraitfaire l’objet d’un consentement du donneur au moment où l’enfant majeur né d’un don en fait la demande. Le Sénat a aussi prévu que les anciens donneurs, sous le régime actuel d’anonymat, puissent être recontactés sur leur volonté ou non de communiquer leursinformations personnelles.

– Autoconservation des ovocytes : Le Sénat a supprimé l’article autorisant l’autoconservation des gamètes (ovocytes et spermatozoïdes) hors raisons médicales (cancers, endométriose…).

– GPA : Le Sénat a exclu la transcription à l’état-civil des actes de naissance établis à l’étranger mentionnant deux pères ou mentionnant comme mère une femme autre que celle ayant accouché. Le gouvernement proposait que la « réalité » d’un acte d’état-civil étranger soit « appréciée au regard de la loi française » et non pas de la loi du pays où a été réalisée la gestation pour autrui.

– Recherche sur l’embryon : Les sénateurs ont porté à 21 jours le délai autorisé pour la culture d’embryons in vitro, alors que les députés l’avaient augmenté à 7 à 14 jours.

– Chiméres : Le Sénat a rétabli l’interdiction de tout embryon chimérique, alors que le gouvernement souhaitait encadrer l’insertion de cellules-souches humaines dans un embryon animal. Il s’est opposé à la modification génétique des embryonsà des fins de recherche scientifique et médicale.

– Bébé médicament : Les sénateurs ont réintroduit la technique du double diagnostic préimplantatoire (DPI-HLA) connue aussi sous le nom de « bébé médicament » ou « bébé du double espoir ».

– Corps donnés à la science : Le Sénat a voté un amendement du gouvernement visant à encadrer les conditions de dons du corps à la science.