Communiqué de Presse FAFCE – Référendum sur le mariage en Roumanie : Dites oui à l’avenir !

Bruxelles, le 1er Octobre 2018

Les 6 et 7 octobre, le peuple de Roumanie sera invité à voter par référendum sur le mariage. Si ce référendum réussit à atteindre le seuil minimum de participation de 30% des votants, l’article 48 de la Constitution Roumaine sera modifié et spécifiera que le mariage est l’union entre un homme et une femme.La Fédération des Associations Familiales Catholiques en Europe (FAFCE) conjointement avec son membre roumain, l’Association Familiale Catholique « Vladimir Ghika », a travaillé au cours de ces deux dernières années au soutien de l’organisation de ce référendum qui représente un signe d’espoir pour toute l’Europe.

Dans ce contexte la FAFCE souligne la nécessité de respecter la liberté d’expression en démocratie : ce respect est requis pour tout individu vivant en Roumanie ou l’extérieur du pays, en particulier par les institutions et les organisations œuvrant en vue du Bien Commun.

La FAFCE encourage vigoureusement tous les citoyens roumains à participer à ce référendum et à voter OUI : le mariage, en tant qu’union d’un homme et d’une femme, est la seule institution capable de fournir le renouvellement générationnel indispensable à nos sociétés.

Chers amis Roumains, nous vous en prions, dites oui à la famille, dites oui à l’avenir

La voix des familles européennes par Antoine Renard

Bruxelles, le 19 juillet 2018

« Au cours de l’année 2017, davantage de décès que de naissances ont été enregistrés dans l’UE (5.3 million de décès et 5.1 million de naissances), ce qui signifie que le changement naturel de la population de l’UE était négatif”. Il s’agit du constat froid élaboré la semaine dernière par Eurostat. Depuis deux ans déjà, en effet, le nombre de cercueils dépasse celui de berceaux en Europe, tel que dénoncé par la Fondation Robert Schuman dans son étude intitulée Europe 2050 : suicide démographique.

Ces faits sont ignorés par la plupart des décideurs politiques en Europe, malgré les preuves évidentes de leurs conséquences sur l’avenir: la consommation, la croissance économique et les systèmes de retraite ne représentent que certains aspects touchés par le dit hiver démographique. Pour cette raison notre Conseil de Présidence a rendu une Résolution sur le printemps démographique, que nous avons pu présenter au Parlement Européen à l’occasion de la Journée Internationale de la Famille (le 15 Mai 2018). Dans tous les secteurs, ensemble avec tous nos membres, nous demandons aux dirigeants européens de “Mettre en œuvre une politique qui reconnaisse la place unique, fondamentale et irremplaçable de la famille dans la société…”

Pour cette raison, nous défendons un meilleur équilibre entre les temps en famille et de travail, comme nous l’avons fait récemment avec la COMECE et Caritas Europa. En effet, le Conseil de l’Union Européenne a approuvé l’approche générale sur une directive sur l’équilibre entre vie professionnelle et vie privée pour les parents et aidants. Plus récemment, la Commission sur l’Emploi et les Affaires Sociales du Parlement Européen a adopté son rapport sur le sujet. Nous allons continuer de suivre cette procédure, puisque nous constatons que la directive proposée se concentre davantage sur les carrières et les revenus, plutôt que sur la responsabilité des parents et des entreprises à l’égard des plus faibles dans nos sociétés.

Dans cette logique, la FAFCE accueille favorablement la résolution récemment adoptée à l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe, qui reconnaît “que la maternité et la parentalité constituent des contributions essentielles et positives pour la société, qui ne doivent pas être considérées d’un point de vue négatif ni en aucune manière comme un obstacle au déroulement de carrière”. Cette même résolution demande aux Etats “de prendre en compte les tâches ménagères et de soins non rémunérées dans le système de retraite, de manière à garantir un traitement adéquat pour les femmes et les hommes qui choisissent d’avoir des responsabilités de soins aux personnes”. Nous sommes appelés à transmettre ces messages et faire appliquer ces propositions au niveau national.

Portant un regard sur les prochaines activités de la Fédération, nous allons poursuivre celles-ci en nous focalisant sur deux axes principaux : la culture et l’économie. Dans chacun de ces domaines nous allons souligner le rôle de la famille comme cellule fondamentale de la société et nous ferons des propositions concrètes, spécialement en vue des prochaines élections européennes en mai 2019.

Sur le volet économique, je suis heureux d’annoncer que grâce à notre partenariat avec la Fondation Sallux et le Comité économique et social européen, nous progressons dans le projet “Famille & Economie”. Cette fois-ci nous aurons un évènement à Bruxelles le 16 octobre intitulé “Famille et Finance: une alliance possible ?”, rassemblant des experts de toute l’Europe pour discuter de comment construire un environnement financier qui soit davantage en faveur de la famille sur notre continent.

A l’occasion de la prochaine réunion du Conseil de Présidence de la FAFCE, le 6 novembre prochain, à Bruxelles, nous accueillerons le Cardinal Kevin Farrell, Préfet du Dicastère pour les laïcs, la famille et la vie, qui prononcera un discours lors d’une conférence de haut niveau au Parlement Européen sur “La famille: écosystème pour la vie culturelle en Europe”, dans le cadre de l’année européenne du patrimoine culturel.

Mais, avant tout cela, nous irons à Dublin, pour la Rencontre Mondiale des Familles (21-26 août). La FAFCE sera activement présente avec un stand et une intervention. Nous croyons fortement dans l’importance de ce rassemblement pour annoncer la beauté de la famille, et nous estimons la valeur prophétique du choix du Pape François de l’organiser dans un pays blessé par une série de changements législatifs historiques, dénaturant l’institution du mariage civil en 2015 et, en mai dernier, abrogeant le droit à la vie des enfants à naître.

En amont de tous ces défis, nous ne pouvons pas éviter d’évoquer le combat spirituel qui est très grand et qui fait parti d’un plan mystérieux: c’est pourquoi nous avons décidé de répondre à l’appel du Pape François pour une intention universelle de prière pour le mois d’août, une intention qui est très proche du travail de notre Fédération: « Pour que les décisions économiques et politiques protègent les familles comme trésor de l’humanité ». Puis-je vous rappeler, aussi, qu’une sainte messe est célébrée chaque matin au sanctuaire de Jasna Gora pour toutes nos familles, grâce à nos amis polonais.

Toutes nos activités ne seraient pas possibles sans votre soutien dans la prière. Il s’agit là d’une première manière de rejoindre nos efforts. Si vous le désirez vous pouvez aussi nous soutenir financièrement, ainsi que par un engagement auprès de votre association locale ou par la création d’une nouvelle association si celle-ci n’existe pas déjà dans votre région.

Nous sommes d’avance reconnaissants pour votre soutien à notre travail, qui consiste à défendre une “participation active et responsable de la famille dans les sphères culturelles, sociales et politiques” et promouvoir “des politiques familiales adéquates qui protègent et soutiennent les fonctions de la famille et ses droits”, comme l’a déclaré le Pape François le 16 juin 2018, célébrant le 25ème anniversaire du Forum delle Famiglie, principal membre italien de la FAFCE.

Très cordialement,

Antoine Renard

Président de la fafce

Interview d’Antoine Renard sur les Droits de l’Homme, avec l’Agence de presse catholique autricienne

 

Le Président de la FAFCE Antoine Renard dans une interview avec l’agence de presse catholique autrichienne : l’idéal des droits de l’Homme, créé après la catastrophe de la deuxième guerre mondiale, avait comme intention uniquement de promouvoir les droits de la personne, afin que l’Etat ne soit pas en mesure de les lui nier. Les droits de l’Homme prenaient en considération les liens sociaux. Aujourd’hui il y a „une certaine fatigue parmi ceux qui pensent à raison que d’agir socialement est mieux que l’individualisme ».

Vienne, le 12.4.2018 (KAP) Antoine Renard, le Président de la Fédération des Associations Familiales Catholiques en Europe a mis le doigt sur la mise en danger de l’essence même de la Déclaration des Droits de l’Homme qui existe depuis 60 ans, causée par une nouvelle interprétation individualiste et une idéologisation, dans un entretien avec l’agence de presse „Kathpress » jeudi à Vienne. „Dans notre culture chrétienne on apprend dans la famille comment on traite un étranger. Nous apprenons comment nous devons traiter frères et soeurs, indépendamment du fait de vivre dans ou en dehors de la famille », disait Renard. Ceci serait une manifestation d’un „humanisme chrétien », qui est considéré comme une composante puissante des Etats européens.

Ces „racines chrétiennes de l’Europe » seraient aussi contenues dans la Déclaration des Droits de l’Homme de 1948. De nos jours ils risquent d’être minés par une autre image du monde qui serait individualiste. „L’individualisme et l’indifférence sont les plus grands dangers », d’après le francais: „Il existe maintenant auprès de ceux qui pensent à raison que d’agir de façon sociale serait mieux que l’individualisme, une certaine fatigue. Ils ne réagissent plus du tout. C’est pourquoi le pape veut les sécouer, il dit: « Allez-y, faites quelque chose, agissez! »

Au moment de la création de l’idéal des droits de l’Homme après la catastrophe de la guerre il s’agissait d’ancrer les droits de la personne, afin que l’Etat ne puisse pas les violer. „Mais nous voyons que – à cause des intérêts économiques, de la commercialisation, etc. – l’individualisme influence aussi la compréhension des droits de l’Homme. Une ré-écriture continuelle est en train de se faire: il ne s’agit plus des droits de la personne, mais des droits de l’individu. Il y a de plus en plus de demandes pour des droits soi-disant de l’individu qui sont indépendants de liens sociaux personnels », disait le président de la FAFCE: „C’est le problème principal. »

Celui qui voit la personne toujours comme „toute seule », serait incapable d’établir des limites. „En tant que chrétien, c’est ce qui me rend heureux, c’est la cultivation de mes liens avec les autres ». Prenons l’exemple du mariage, où il y avait des droits afin de protéger la famille. „La famille c’est l’endroit où nous grandissons. Elle est protégée et le mariage est protégé aussi par soucis des enfants. A partir du moment où on voit dans un mariage uniquement le couple, il n’y a pas de raison d’empêcher que chacun ou chacune se marie avec qui il ou elle veut. » Ainsi le mariage se transforme d’une institution protectrice de la famille en institution protectrice des couples.

Des développements techniques et médicaux minent la constitution des familles, d’après Renard. „On arrive à une situation complètement dingue où une jeune femme
en âge de procréer est encouragée à prendre la pillule ou à avorter, afin qu’elle puisse travailler. Et plus tard, vers ses 50 ans, elle pense: ce serait formidable d’avoir un enfant et elle s’adresse à une institution technique ou médicale qui doit l’aider à avoir des enfants. »

On s’attend alors à ce que les hommes soient heureux, mais cela ne fonctionne pas. Mais on le proclamerait comme „droit » – „C’est mon droit de faire ce que je veux. » Ce que deviennent les pauvres, l’environnement, les autres, seraient sans importance, l’important serait que je puisse me réaliser moi-même. Et j’attends de la société qu’elle m’assiste à faire ce que je veux. »

Ainsi on arriverait à la création d’hommes malheureux, note le président de la FAFCE. Ils éviteraient les contacts, ne communiqueraient qu’avec leur téléphone portable et donneraient leur vote aux populistes: „Celui qui élit des populistes, pousse un cri, il n’est pas heureux. »

Mais il existerait aussi – au moins en France – une nouvelle recherche de la foi. „La culture chrétienne est probablement en train de diminuer, mais la foi augmente, » disait Antoine Renard. Si ces hommes ont un rayonnement dans le sens d’être heureux, cela attire: « Au début il ne faut pas des masses, mais on a besoin de bons chrétiens. » Ainsi des communautés pourraient s’agrandir. Il suffirait d’un certain pourcentage de bonnes familles pour en réveiller d’autres.

La nouvelle alliance des familles aurait donné un signe impressionnant dans les manifestations pour la protection de la vie „Manif pour tous », rappelle Renard. Le nombre de participants grandit à chaque fois, dernièrement ils étaient deux millions, parmi eux beaucoup de familles musulmanes. La clef du succès serait le travail de base.

D’après Renard il y a aujourd’hui 700.000 familles qui seraient organisées dans des associations chrétiennes locales. Le slogan „Act locally » serait d’après son expérience en France la plus importante leçon pour le travail en Europe. „Allez dans les paroisses, travaillez avec les paroisses, voici la clé du succès », c’est la meilleure „recette ».

Communiqué de Presse de la FAFC en Europe – La Famille: le point de départ pour l’avenir

Bruxelles, le 15 mai 2018
Aujourd’hui a lieu la Journée Internationale de la Famille, avec une attention particulière donnée au thème formulé par les Nations Unies, “Familles et sociétés inclusives”. La famille est le premier lieu d’intégration, où la valeur de chaque personne peut être accueillie dans sa singularité. Une société inclusive commence avec la famille: c’est la cellule vitale de la société et chaque société a besoin de la famille pour être réellement inclusive.
Dans une conférence de presse au Parlement Européen aujourd’hui, le Président de la FAFCE, Antoine Renard, a presenté la Résolution pour un printemps démographique, délivrée par le Conseil de Présidence de la Fédération lors de sa dernière réunion à Vienne.Notre fédération – dit-il – souhaite faire prendre conscience de cette urgence silencieuse, demandant des politiques familiales au niveau national, qui prennent réellement en compte la contribution essentielle de la famille à la société”.
Le Conseil de l’Union Européenne adoptera probablement la semaine prochaine ses Conclusions sur le rôle de la jeunesse par rapport au défi démographique. La FAFCE constate positivement que le Conseil se penche enfin sur cette question primordiale. Cependant, c’est étonnant de voir comment ce document ignore la politique familiale comme un enjeux et une clé pour sortir de la crise.
Tout en respectant le principe de subsidiarité, il est urgent et essentiel que les leaders européens discutent sérieusement de cette situation complexe qu’est l’hiver démographique. Les membres de la FAFCE sont conscients de ces grands défis anthropologiques et considèrent la famille comme une solution, le lieu où la vie est premièrement accueillie et le point de départ pour l’avenir.
Pour cette raison, la FAFCE soutient fortement le projet de loi pro-vie qui a été proposé par une initiative citoyenne législative en Pologne. La FAFCE soutient également la requête légitime des citoyens roumains d’un référendum sur le mariage. Pour cette raison elle a suivi avec grande inquiétude le cas de Alfie Evans au Royaume-Uni et toutes les mises en danger du droit à la vie de chaque personne dans le monde. Pour cette raison la FAFCE est très préoccupée par la proposition de loi qui vise à légaliser l’euthanasie au Portugal. Dans le même temps la FAFCE soutient pleinement la campagne “Love Both » en Irlande, en faveur d’un non au référendum du 25 mai prochain: un non catégorique au référendum pour dire un oui catégorique à la vie.
Au cours de la Journée Internationale de la Famille, célébrons la famille pour ce qu’elle est vraiment: la cellule de base de la société qui génère la vie pour l’avenir de notre continent. Faisons face à cette réalité claire: aucun Etat membre n’a de taux de natalité suffisant. Élaborons une véritable politique familiale et renouons avec la culture de la vie dans notre continent.
***
Contact: 
Nicola Speranza, Secrétaire Général
+32 498 46 02 20

Communiqué de presse : Résolution du Conseil de Présidence pour un printemps démographique

Bruxelles, le 16 Avril 2018
Le Conseil de Présidence de la Fédération des Associations familiales catholiques en Europe réuni la semaine dernière à Vienne pour sa réunion de printemps a publié la résolution suivante.
***
L’hiver démocratique est une urgence silencieuse qui concerne tous les pays européens. Pour cette raison, rassemblés à Vienne pour notre réunion de printemps, nous les Présidents et les délégués du Conseil de Présidence de la Fédération des Associations familiales catholiques en Europe (FAFCE) souhaitons attirer l’attention sur cette situation qui est au cœur de problèmes financiers et sociaux qui doivent être traités. Il n’y a pas le temps d’attendre. Il n’y a plus d’excuses à invoquer. Nous devons agir pour le bien des personnes âgées, les droits de notre jeunesse et le futur de nos enfants.
– Rappelant la déclaration à l’occasion de son XXe Anniversaire : Les familles sont le trésor de l’Europe et la pierre angulaire du futur (Rome le 31 mai 2017), demandant aux Gouvernements des Etats européens de créer et promouvoir des politiques familiales au niveau national et de promouvoir des politiques favorable à la famille au niveau européen tout en respectant le principe de subsidiarité;

– Considérant la résolution du Parlement européen du 4 juillet 2017 sur les normes européennes pour le XXIe siècle (2016/2274 (INI)) soulignant la nécessité de prendre en compte le vieillissement démocratique de l’Europe;

– Considérant le pronostic démographique pour l’Union européenne (Décembre 2017) qui reconnait que l’Europe vieillit de manière dramatique ;

– Considérant le document de politique publié par la Fondation Schuman sur Europe 2050 : le suicide démographique (27 février 2018) ;

La FAFCE demande aux dirigeants de l’Union européenne et de ses Etats membres de :
1. Elever le niveau de prise de conscience sur l’hiver démographique et l’urgence d’agir en ce domaine par des initiatives internationales ;
2. Mettre en œuvre une politique qui reconnaisse la place unique, fondamentale et irremplaçable de la famille dans la société et qui la considère comme la première « entreprise », par qui le désir de vie pour notre continent s’exprime non seulement par des initiatives économiques mais spécialement par le fait d’élever des enfants puisque « l’esprit d’entreprise reste étroitement lié à l’esprit de famille » (Cf. Europe 2050 : le suicide démographique, p. 6) ;
3. Considérer qu’une véritable politique familiale n’est pas qu’un simple soutien social, mais représente une politique tournée vers l’avenir pour le bien commun dans une société vieillissante ;
4. Soutenir activement la demande des jeunes gens qui envisagent de prendre leurs responsabilités et de construire une famille avec plusieurs enfants, mais sont souvent découragés par des politiques inadéquates et individualistes qui sont hostiles à la famille ;
5. Soutenir des soins palliatifs et des politiques de soins à domicile avancés, qui protègent la dignité de chaque personne jusqu’à la mort naturelle ;
6. Mettre la famille au centre des politiques nationales afin que l’hiver démographique puisse devenir un printemps démographique pour donner sa forme au futur de l’Europe.
Vienne, le 12 Avril 2018
***
Contact: 
Nicola Speranza, Secrétaire Général
+32 498 46 02 20