Interview d’Antoine Renard sur les Droits de l’Homme, avec l’Agence de presse catholique autricienne

 

Le Président de la FAFCE Antoine Renard dans une interview avec l’agence de presse catholique autrichienne : l’idéal des droits de l’Homme, créé après la catastrophe de la deuxième guerre mondiale, avait comme intention uniquement de promouvoir les droits de la personne, afin que l’Etat ne soit pas en mesure de les lui nier. Les droits de l’Homme prenaient en considération les liens sociaux. Aujourd’hui il y a „une certaine fatigue parmi ceux qui pensent à raison que d’agir socialement est mieux que l’individualisme ».

Vienne, le 12.4.2018 (KAP) Antoine Renard, le Président de la Fédération des Associations Familiales Catholiques en Europe a mis le doigt sur la mise en danger de l’essence même de la Déclaration des Droits de l’Homme qui existe depuis 60 ans, causée par une nouvelle interprétation individualiste et une idéologisation, dans un entretien avec l’agence de presse „Kathpress » jeudi à Vienne. „Dans notre culture chrétienne on apprend dans la famille comment on traite un étranger. Nous apprenons comment nous devons traiter frères et soeurs, indépendamment du fait de vivre dans ou en dehors de la famille », disait Renard. Ceci serait une manifestation d’un „humanisme chrétien », qui est considéré comme une composante puissante des Etats européens.

Ces „racines chrétiennes de l’Europe » seraient aussi contenues dans la Déclaration des Droits de l’Homme de 1948. De nos jours ils risquent d’être minés par une autre image du monde qui serait individualiste. „L’individualisme et l’indifférence sont les plus grands dangers », d’après le francais: „Il existe maintenant auprès de ceux qui pensent à raison que d’agir de façon sociale serait mieux que l’individualisme, une certaine fatigue. Ils ne réagissent plus du tout. C’est pourquoi le pape veut les sécouer, il dit: « Allez-y, faites quelque chose, agissez! »

Au moment de la création de l’idéal des droits de l’Homme après la catastrophe de la guerre il s’agissait d’ancrer les droits de la personne, afin que l’Etat ne puisse pas les violer. „Mais nous voyons que – à cause des intérêts économiques, de la commercialisation, etc. – l’individualisme influence aussi la compréhension des droits de l’Homme. Une ré-écriture continuelle est en train de se faire: il ne s’agit plus des droits de la personne, mais des droits de l’individu. Il y a de plus en plus de demandes pour des droits soi-disant de l’individu qui sont indépendants de liens sociaux personnels », disait le président de la FAFCE: „C’est le problème principal. »

Celui qui voit la personne toujours comme „toute seule », serait incapable d’établir des limites. „En tant que chrétien, c’est ce qui me rend heureux, c’est la cultivation de mes liens avec les autres ». Prenons l’exemple du mariage, où il y avait des droits afin de protéger la famille. „La famille c’est l’endroit où nous grandissons. Elle est protégée et le mariage est protégé aussi par soucis des enfants. A partir du moment où on voit dans un mariage uniquement le couple, il n’y a pas de raison d’empêcher que chacun ou chacune se marie avec qui il ou elle veut. » Ainsi le mariage se transforme d’une institution protectrice de la famille en institution protectrice des couples.

Des développements techniques et médicaux minent la constitution des familles, d’après Renard. „On arrive à une situation complètement dingue où une jeune femme
en âge de procréer est encouragée à prendre la pillule ou à avorter, afin qu’elle puisse travailler. Et plus tard, vers ses 50 ans, elle pense: ce serait formidable d’avoir un enfant et elle s’adresse à une institution technique ou médicale qui doit l’aider à avoir des enfants. »

On s’attend alors à ce que les hommes soient heureux, mais cela ne fonctionne pas. Mais on le proclamerait comme „droit » – „C’est mon droit de faire ce que je veux. » Ce que deviennent les pauvres, l’environnement, les autres, seraient sans importance, l’important serait que je puisse me réaliser moi-même. Et j’attends de la société qu’elle m’assiste à faire ce que je veux. »

Ainsi on arriverait à la création d’hommes malheureux, note le président de la FAFCE. Ils éviteraient les contacts, ne communiqueraient qu’avec leur téléphone portable et donneraient leur vote aux populistes: „Celui qui élit des populistes, pousse un cri, il n’est pas heureux. »

Mais il existerait aussi – au moins en France – une nouvelle recherche de la foi. „La culture chrétienne est probablement en train de diminuer, mais la foi augmente, » disait Antoine Renard. Si ces hommes ont un rayonnement dans le sens d’être heureux, cela attire: « Au début il ne faut pas des masses, mais on a besoin de bons chrétiens. » Ainsi des communautés pourraient s’agrandir. Il suffirait d’un certain pourcentage de bonnes familles pour en réveiller d’autres.

La nouvelle alliance des familles aurait donné un signe impressionnant dans les manifestations pour la protection de la vie „Manif pour tous », rappelle Renard. Le nombre de participants grandit à chaque fois, dernièrement ils étaient deux millions, parmi eux beaucoup de familles musulmanes. La clef du succès serait le travail de base.

D’après Renard il y a aujourd’hui 700.000 familles qui seraient organisées dans des associations chrétiennes locales. Le slogan „Act locally » serait d’après son expérience en France la plus importante leçon pour le travail en Europe. „Allez dans les paroisses, travaillez avec les paroisses, voici la clé du succès », c’est la meilleure „recette ».

Communiqué de Presse de la FAFC en Europe – La Famille: le point de départ pour l’avenir

Bruxelles, le 15 mai 2018
Aujourd’hui a lieu la Journée Internationale de la Famille, avec une attention particulière donnée au thème formulé par les Nations Unies, “Familles et sociétés inclusives”. La famille est le premier lieu d’intégration, où la valeur de chaque personne peut être accueillie dans sa singularité. Une société inclusive commence avec la famille: c’est la cellule vitale de la société et chaque société a besoin de la famille pour être réellement inclusive.
Dans une conférence de presse au Parlement Européen aujourd’hui, le Président de la FAFCE, Antoine Renard, a presenté la Résolution pour un printemps démographique, délivrée par le Conseil de Présidence de la Fédération lors de sa dernière réunion à Vienne.Notre fédération – dit-il – souhaite faire prendre conscience de cette urgence silencieuse, demandant des politiques familiales au niveau national, qui prennent réellement en compte la contribution essentielle de la famille à la société”.
Le Conseil de l’Union Européenne adoptera probablement la semaine prochaine ses Conclusions sur le rôle de la jeunesse par rapport au défi démographique. La FAFCE constate positivement que le Conseil se penche enfin sur cette question primordiale. Cependant, c’est étonnant de voir comment ce document ignore la politique familiale comme un enjeux et une clé pour sortir de la crise.
Tout en respectant le principe de subsidiarité, il est urgent et essentiel que les leaders européens discutent sérieusement de cette situation complexe qu’est l’hiver démographique. Les membres de la FAFCE sont conscients de ces grands défis anthropologiques et considèrent la famille comme une solution, le lieu où la vie est premièrement accueillie et le point de départ pour l’avenir.
Pour cette raison, la FAFCE soutient fortement le projet de loi pro-vie qui a été proposé par une initiative citoyenne législative en Pologne. La FAFCE soutient également la requête légitime des citoyens roumains d’un référendum sur le mariage. Pour cette raison elle a suivi avec grande inquiétude le cas de Alfie Evans au Royaume-Uni et toutes les mises en danger du droit à la vie de chaque personne dans le monde. Pour cette raison la FAFCE est très préoccupée par la proposition de loi qui vise à légaliser l’euthanasie au Portugal. Dans le même temps la FAFCE soutient pleinement la campagne “Love Both » en Irlande, en faveur d’un non au référendum du 25 mai prochain: un non catégorique au référendum pour dire un oui catégorique à la vie.
Au cours de la Journée Internationale de la Famille, célébrons la famille pour ce qu’elle est vraiment: la cellule de base de la société qui génère la vie pour l’avenir de notre continent. Faisons face à cette réalité claire: aucun Etat membre n’a de taux de natalité suffisant. Élaborons une véritable politique familiale et renouons avec la culture de la vie dans notre continent.
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Contact: 
Nicola Speranza, Secrétaire Général
+32 498 46 02 20

Communiqué de presse : Résolution du Conseil de Présidence pour un printemps démographique

Bruxelles, le 16 Avril 2018
Le Conseil de Présidence de la Fédération des Associations familiales catholiques en Europe réuni la semaine dernière à Vienne pour sa réunion de printemps a publié la résolution suivante.
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L’hiver démocratique est une urgence silencieuse qui concerne tous les pays européens. Pour cette raison, rassemblés à Vienne pour notre réunion de printemps, nous les Présidents et les délégués du Conseil de Présidence de la Fédération des Associations familiales catholiques en Europe (FAFCE) souhaitons attirer l’attention sur cette situation qui est au cœur de problèmes financiers et sociaux qui doivent être traités. Il n’y a pas le temps d’attendre. Il n’y a plus d’excuses à invoquer. Nous devons agir pour le bien des personnes âgées, les droits de notre jeunesse et le futur de nos enfants.
– Rappelant la déclaration à l’occasion de son XXe Anniversaire : Les familles sont le trésor de l’Europe et la pierre angulaire du futur (Rome le 31 mai 2017), demandant aux Gouvernements des Etats européens de créer et promouvoir des politiques familiales au niveau national et de promouvoir des politiques favorable à la famille au niveau européen tout en respectant le principe de subsidiarité;

– Considérant la résolution du Parlement européen du 4 juillet 2017 sur les normes européennes pour le XXIe siècle (2016/2274 (INI)) soulignant la nécessité de prendre en compte le vieillissement démocratique de l’Europe;

– Considérant le pronostic démographique pour l’Union européenne (Décembre 2017) qui reconnait que l’Europe vieillit de manière dramatique ;

– Considérant le document de politique publié par la Fondation Schuman sur Europe 2050 : le suicide démographique (27 février 2018) ;

La FAFCE demande aux dirigeants de l’Union européenne et de ses Etats membres de :
1. Elever le niveau de prise de conscience sur l’hiver démographique et l’urgence d’agir en ce domaine par des initiatives internationales ;
2. Mettre en œuvre une politique qui reconnaisse la place unique, fondamentale et irremplaçable de la famille dans la société et qui la considère comme la première « entreprise », par qui le désir de vie pour notre continent s’exprime non seulement par des initiatives économiques mais spécialement par le fait d’élever des enfants puisque « l’esprit d’entreprise reste étroitement lié à l’esprit de famille » (Cf. Europe 2050 : le suicide démographique, p. 6) ;
3. Considérer qu’une véritable politique familiale n’est pas qu’un simple soutien social, mais représente une politique tournée vers l’avenir pour le bien commun dans une société vieillissante ;
4. Soutenir activement la demande des jeunes gens qui envisagent de prendre leurs responsabilités et de construire une famille avec plusieurs enfants, mais sont souvent découragés par des politiques inadéquates et individualistes qui sont hostiles à la famille ;
5. Soutenir des soins palliatifs et des politiques de soins à domicile avancés, qui protègent la dignité de chaque personne jusqu’à la mort naturelle ;
6. Mettre la famille au centre des politiques nationales afin que l’hiver démographique puisse devenir un printemps démographique pour donner sa forme au futur de l’Europe.
Vienne, le 12 Avril 2018
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Contact: 
Nicola Speranza, Secrétaire Général
+32 498 46 02 20

La FAFC en Europe soutient sans réserve l’initiative citoyenne polonaise pour la vie

FAFCE : Soutien sans réserve à l’initiative citoyenne polonaise pour la vie

Bruxelles, le 14 Décembre 2017

La Fédération des Associations Familiales Catholiques en Europe (FAFCE) exprime son soutien total à l’initiative citoyenne polonaise #StopAbortion qui consiste en une proposition de loi visant à supprimer l’avortement dit thérapeutique.

Alors qu’une telle initiative requiert un minimum de 100.000 signatures, ses organisateurs en ont récolté 830.000, en les déposant au Parlement Polonais, lequel est désormais tenu de discuter de cette proposition de loi dans les trois mois qui viennent.

95% des avortements en Pologne sont réalisés à cause d’anomalies du fœtus ou à cause de maladies décelées avant la naissance: ce qui signifie que, depuis l’entrée en application de la loi de 1993, actuellement en vigueur, environ 20.000 enfants ont disparu à cause de l’avortement dit thérapeutique

Antoine Renard, Président de la FAFCE, souligne que « tous les media et les dirigeants devraient réfléchir à la véritable signification de l’avortement qui est toujours une tragédie, pour l’enfant, pour la mère et pour tous leurs proches. Notre histoire récente en témoigne, particulièrement en ce qui concerne l’eugénisme. En même temps –ajoute-t-il- les Institutions européennes doivent respecter le principe de subsidiarité dans ce domaine et aucune résolution ne peut empiéter sur une initiative populaire légitime : c’est une bon signe pour la démocratie que 830.000 citoyens puissent exprimer leur volonté et participer ainsi au processus démocratique ».

La FAFCE et ses membres agissent en coopération avec tous, organisations et peuples, en faveur d’une Europe où la vie soit vraiment accueillie et protégée.

Contact:
Nicola Speranza, Secrétaire Général
n.speranza@fafce.org
+32 498 46 02 20

La Fédération des Associations Familiales Catholiques en Europe (FAFCE) représente 22 associations locales et nationales: nous sommes la voix des familles d’une perspective catholique au niveau européen. La FAFCE détient un statut participatif auprès du Conseil de l’Europe et fait partie de la plateforme des droits fondamentaux de l’Union européenne.