Marchons enfants : signez la pétition ici et maintenant ! Acte II à Paris le 19 janvier 2020 et en attendant, mobilisation prévisible le week-end du 30 novembre-1er décembre, partout en France…

D’ici le dimanche 19 janvier 2020, acte II de la mobilisation nationale à Paris, aidez-nous à convaincre et mobiliser au-delà de votre entourage proche

Par les nombreux mails et appels téléphoniques que nous recevons chaque jour à la Confédération, nous sommes témoins du maintien de la très forte mobilisation de notre réseau AFC. Venus à Paris de toutes les régions de France par cars, trains et covoiturage le dimanche 6 octobre, les manifestants de Marchons enfants ! ont transformé l’Acte I en très grand succès.

Néanmoins, en dépit de l’expression de notre opposition, la loi de bioéthique a été votée en première lecture le 15 octobre à l’Assemblée nationale avec une nette majorité (359 voix pour, 114 voix contre et 72 abstentions).

Rien n’est cependant joué !

En effet, l’examen de la loi au Sénat et le probable double passage dans chacune des chambres nous donnent le temps de continuer à faire entendre la voix des AFC avec toutes les associations de « Marchons enfants ! » Le temps joue donc en notre faveur et nous savons que d’autres Projets de loi ont pu être retirés en cours de processus.

Nous aurons ainsi le temps de faire signer la pétition dont vous avez peut-être déjà eu connaissance.

Lors de la conférence de presse du 15 octobre de « Marchons enfants !  » nous avons rappelé nos quatre demandes au Président de la République :

– 1. Un moratoire sur ce projet de loi

– 2. L’application du principe de précaution à la procréation humaine et à la filiation

– 3. Le développement d’une véritable politique de la fécondité avec un grand plan de lutte contre l’infertilité

– 4. L’abolition de la GPA et de toute marchandisation humaine dans le monde entier

Sans réponse du Président de la République avant la date du 31 octobre, les associations de  » Marchons Enfants !  » mobiliseront leurs adhérents le week-end du 30 novembre-1er décembre, partout en France, sous la forme de piquets de manifestants pour tracter, faire signer la pétition et sensibiliser les élus, la population et les médias.

Notre objectif est d’élargir fortement la mobilisation, en nombre et en diversité, en vue d’une manifestation de grande ampleur le 19 janvier 2020 à Paris. Nous avons donc 3 mois pour convaincre et mobiliser au-delà de nos cercles relationnels immédiats. Sachez que la Marche pour la Vie de janvier a été déplacée et qu’elle aura lieu en octobre 2020.

Une commission spéciale dont vous trouverez la composition ici

http://www.senat.fr/commission/spec/bioethique.html#c650759

vient d’être créée au Sénat.

Aujourd’hui, soyons déterminés plus que jamais à faire entendre la voix de la raison et de la justice pour nous opposer à cette mainmise technique et marchande sur les enfants à naitre et à maintenir notre mobilisation partout en France. Faisons signer de manière massive la pétition !

https://www.mesopinions.com/petition/politique/pma-pere-papa-es/73686

Je compte sur vous et je vous remercie vivement pour votre engagement,

Pascale Morinière Présidente

Lettre de la présidente de la Fédération des AFC du Rhône et du président de l’AFC Villefranche-Beaujolais à Cyrille Isaac-Sibille, député du Rhône

 Le 14/10/19 

Monsieur le Député,

Suite à notre rencontre de lundi 7 octobre, nous tenons vraiment à vous remercier de votre accueil et du temps que vous nous avez consacré. Entretien très ouvert et captivant.

Nous résumons et commentons, car des contradictions nous laissent espérer que votre réflexion n’est pas totalement achevée.

En filigrane : les enfants qui sont le maillon faible ; ils ont des droits, eux aussi.

Merci de nous lire patiemment.

Nous avons noté vos positions suivantes :

– accord pour la PMA pour couples de femmes,

– l’absence de père n’est pas un obstacle

– opposition à l’ouverture aux femmes seules (démarche trop individualiste et précarité fréquente)

– attachement au couple parental, hétéro ou homo

– opposition à la GPA

– opposition à la marchandisation des gamètes et du corps

– grande méfiance à l’égard de toute manipulation du génome, mais le temps manquait pour développer

– refus de l’eugénisme

– paradoxalement, nous n’avons pas eu le temps d’échanger sur le remboursement par l’assurance « maladie », ni sur les risques médicaux de la PMA

– favorable à un grand plan de recherche sur l’infertilité

Sur beaucoup de ces points, nos avis se rejoignent. Mais…

Mais nous sommes convaincus que toutes ces mesures s’emboitent comme des poupées russes : accepter la première imposera toutes les autres.

Vous nous dites : « la PMA est le prolongement logique du mariage pour tous ». Oui : c’était l’un des motifs de notre rejet de cette loi. Première illustration de cet enchaînement.

Aujourd’hui, vous prédisez que cette PMA sans restriction sera suivie d’une demande de GPA par soucis d’égalité.

Alors : pouvez-vous fermer les yeux ?

La pénurie de gamètes imposera une rémunération des donneurs. C’est le cas partout.

Se voiler la face encore ?

La sélection des embryons est associée à la PMA et à la GPA (DPI). Comment la distinguer de l’eugénisme ? Imaginez les commentaires ensuite… Ce sera lourd à assumer.

Sur l’importance du père, vous voulez vous élever au dessus des idées préconçues. Démarche très respectable. Vous faites alors référence aux nombreuses études anthropologiques mondiales, qui ont observé « à peu près tout ».

Prudence toutefois : tout ce qui existe de par notre planète est-il transposable en France ? Des coutumes anciennes ou de peuplades lointaines s’intègrent à une autre culture, qui a sa propre cohérence. On ne peut y choisir à son gré un élément isolé sans perdre cette cohérence et risquer l’absurde. Par exemple : polygamie, lapidation des homosexuels, amputation des voleurs,… Ainsi, affirmer que « un enfant n’a pas besoin de père » est contraire à notre culture et à bien des études scientifiques de valeur.

Est-il bien sérieux de balayer cet acquis en quelques semaines d’audition ? Peut-on aussi rappeler avec insistance que les contributions des états généraux de la bioéthique et trois enquêtes IFOP (1) en un an ont constamment souligné que nos concitoyens tiennent à la présence du père.

Prise en compte ? ? ? Vous faites référence à la foi en Dieu qui nous a créés libres et entièrement responsables. Oui. Nous souscrivons.

Mais il a aussi laissé quelques commandements : « aimez-vous les uns les autres » ou « ne faites pas aux autres ce que vous ne voudriez pas qu’on vous fasse ». De l’avis unanime,… c’est très difficile à bien décliner et nous avons une exigence de discernement.

Peut-on alors s’autoriser n’importe quelle fantaisie ou renoncement ? Nous comprenons parfaitement le désir d’enfant. Nous y sommes très sensibles car… concernés aussi dans nos familles. Mais nous prédisons tout de même que, en fermant les yeux sur les conséquences de cette loi, les députés avaliseront de facto la souffrance de la plupart de ces enfants, l’esclavage de la GPA, la marchandisation du corps, la sélection eugénique.

Et, après les auditions et leur vote, ils ne pourront pas dire que c’est arrivé « à l’insu de leur plein gré » !

Nous sommes conscients que leurs responsabilités vont être tout à fait exceptionnelles, car le projet touche au cœur de notre Humanité.

Quant à nous, nous soutiendrons leur courage devant les générations futures.

Nous vous assurons de notre plus profond respect pour votre fonction et les responsabilités que vous portez.

Sur la table : notre détermination.

L’inconnue : votre conscience.

Merci Monsieur le Député.

Noyale Girard Présidente de la Fédération AFC du Rhône

Christian Gravier Président AFC Villefranche-Beaujolais

(1)15 juin 2018, 12 juin 2019, 26 septembre 2019

Manifestation du 6 octobre : un véritable succès à renouveler – «Marchons enfants en chiffres»

3 millions de tracts distribués, des dizaines milliers d’affiches collées sur les murs partout en France, 60 000 drapeaux, 20 000 panneaux, plus de 110 cars venant de 50 départements, 4 TGV, de nombreux covoiturages impossibles à dénombrer, des centaines de milliers de manifestants battant le pavé parisien et heureux de se retrouver devant un podium à Montparnasse où ils ont pu écouter les responsables associatifs, des témoins et des experts se relayant pour dénoncer les conséquences du projet de loi, une organisation très efficace comptant 1 000 volontaires (relations avec la préfecture, coordination des cars, sécurité, services de secours, assurances, sonorisation, relations presse et community management, quête, etc.).

Bref, « Marchons enfants » fut le 6 octobre un grand et bel événement y compris à la Réunion et en Guadeloupe, Abou Dabi, etc;

Il est surtout le témoin d’une victoire : celle d’une très large mobilisation qu’il faudra entretenir et renforcer jusqu’à l’été prochain.

Comment s’est effectué le décompte de la manifestation de dimanche ? Un parcours de 2km était prévu par la rue de Vaugirard, prévoyant une mobilisation moyenne de 200 000 personnes environ. Néanmoins, un itinéraire de délestage avait été anticipé avec les forces de l’ordre en cas de très forte mobilisation, supérieure aux premières estimations. Le premier trajet a été assez rapidement saturé et, à la demande des autorités, le second parcours, par le boulevard Saint Michel a été ouvert. A 16h, les deux itinéraires, longs au total de 4km étaient remplis depuis la Place Edmond Rostand jusqu’à la place du 18 juin, avec une estimation d’environ 260 000 personnes présentes à cette heure précise. Ce chiffre ne tient pas compte des flux entrant et sortant avant et après cette heure-là ni des personnes dans les artères adjacentes.

D’autres méthodes de calcul ont été utilisées : le comptage manuel, la densité des marcheurs sur toute la surface du parcours, la densité des drapeaux dans la foule (80 000 drapeaux et panneaux distribués), le tout avec une marge d’erreur connue de 15%.

Au sein de la Préfecture de police, le chiffre total de 350 000 à 500 000 personnes a été avancé par nos contacts. Les organisateurs ont arrêté vers 17h le chiffre de 600 000 participants sur l’ensemble de la journée, dans le haut d’une fourchette d’estimation.

Au-delà de ces chiffres, qui ne sont pas l’essentiel de notre mobilisation de dimanche, loin de là, il est indéniable qu’il s’agit d’une très forte mobilisation bien supérieure à ce que nous avions envisagé etque le succès, reconnu par tous, a modifié dès le lendemain soir le ton des débats et les votes au sein de l’Assemblée nationale.

La vingtaine d’associations rassemblées dans le mouvement « Marchons Enfants » est bien décidée à poursuivre à son action si Emmanuel Macron ne répond pas aux demandes de celle-ci :

• un moratoire sur ce projet de loi

• l’application du principe de précaution à la procréation humaine et à la filiation

• le développement d’une véritable politique de la fécondité avec un grand plan de lutte contre l’infertilité

• l’abolition de la GPA et de toute marchandisation humaine dans le monde entier.

La couverture presse et TV : une sélection

Voici deux articles parus dans Libération : « les anti-PMA retrouvent la rue et leurs obsessions » du 6 octobre  et « A quels saints se voue la galaxie catho ? » du 4 octobre de Bernadette Sauvaget.

Jean-Yves Camus : «La marche contre la PMA est un succès pour les organisateurs»

un article de Paul Sugy paru dans le Figaro le 7 octobre.

Interview de Pascale Morinière dans Russia Today.

Les prochains rendez-vous à ne pas manquer

Afin que se poursuive et s’intensifie cette mobilisation massive, il a été demandé aux militants de « réserver » d’ores et déjà les dimanches 1er décembre 2019, 19 janvier, 8 mars, 17 mai et 14 juin 2020 et ces dates seront ultérieurement confirmées et « activées » en fonction des travaux législatifs et de la position du gouvernement. .

Il ne s’agira pas nécessairement d’une manifestation parisienne ; les précisions vous parviendront au fur et à mesure.

Lettre des AFC à Blandine Brocard, députée LREM contre la PMA

04 octobre 2019

A Madame Blandine Brocard Députée du Rhône

Madame,

Nous avons visionné votre intervention à l’Assemblée Nationale le 25 septembre et, comme vous vous en doutez, nous l’avons appréciée.

Défense du plus faible : l’enfant.

Hommage à la figure paternelle.

Dénonciation des contradictions et incohérences entre l’écologie de la Nature et celle de l’Humain.

Et ensuite : recevoir des torrents de propos haineux par tweets anonymes…

Bref, être du petit nombre qui refuse le mensonge, le déni des réalités, ou bien la lâcheté du politiquement correct…

Dit autrement : pourquoi tant d’élus restent-ils aveugles et sourds ?

Cette attitude est très courageuse et réconcilie avec le monde politique. Elle donne envie d’être député.

Elle suggère que vous en aviez la vocation, mieux encore que l’ambition. C’est noble.

En juillet dernier, nous avions été marqués par des échanges sans langue de bois, une réelle interrogation de votre part et une indépendance d’esprit et nous sommes très sincèrement honorés d’avoir pu vous rencontrer. Chapeau !

Et bon courage pour l’avenir.

Noyale Girard Présidente de la Fédération AFC du Rhône

Christian Gravier Président de l’AFC Villefranche-Beaujolais

NB : pour retrouver l’intervention à l’Assemblée Nationale de Blandine Brocard (cliquez sur son nom)

http://videos.assemblee-nationale.fr/video.8150776_5d8b62f3a0c8d.1ere-seance–bioethique-suite-25-septembre-2019

Le calendrier législatif de la loi bioéthique

– 9 octobre : fin de l’examen en première lecture de la loi de bioéthique à l’Assemblée

– 15 octobre : vote solennel de la loi bioéthique à l’Assemblée nationale

– Après le 15 octobre la navette entre l’Assemblée nationale et le Sénat peut donner lieu à 2 examens successifs dans chacune des chambres.

En cas de désaccord, ce qui est probable sur ce texte, une commission mixte paritaire se réunira pour travailler à une rédaction consensuelle du texte de loi.

Le Gouvernement envisage une promulgation « avant l’été prochain ».