Nouvelle lettre du Réseau Vie disponible – Elle concerne notamment les Etats Généraux de la Bioéthique

– Vous le savez, les États généraux de la bioéthique, organisés par le Comité consultatif national d’éthique (CCNE) précèdent la révision de la loi de bioéthique prévue pour la fin de l’année 2018. Les consultations ont débuté le 18 janvier dernier et s’achèveront à la fin du mois d’avril.
Si vous ne l’avez pas déjà fait, nous vous invitons à participer activement à cette première phase de consultation. Nous sommes tous concernés, chacun avec nos talents.
Pour cela, n’hésitez pas à vous informer et prendre connaissance des arguments des « pour » et des « contre ». Cette lettre contient, notamment, un article remarquable d’Aude Mirkovic, professeur de droit et mère de famille.

Vous avez également la possibilité de contribuer :

– en assistant aux nombreuses réunions et divers débats qui ont lieu partout en France
– en votant et en donnant votre avis sur le site en ligne dédié à ces États généraux.
Pour vous aider dans cette démarche, nous vous invitons à imprimer et à utiliser le manuel que nous avons mis au point, car le site est complexe. Le CCNE propose pas moins de 115 propositions sur lesquelles on peut voter et donner son avis. Le site sera clos le 30 avril, nous devons donc agir au plus vite si nous voulons peser dans le débat.
N’oublions pas non plus d’aller rencontrer personnellement les vrais décideurs, ceux qui seront chargés de réviser la loi : c’est à dire nos députés et sénateurs. En prenant le temps de leur exposer nos arguments en direct, de façon posée et rationnelle, nous pouvons les aider à réfléchir aux conséquences de leurs décisions sur notre société et, plus largement encore, sur notre humanité.
Pensons également à soutenir sans faille les différentes associations qui œuvrent avec constance et détermination pour la protection des plus vulnérables d’entre nous. Enfin, ne perdons pas de vue l’essentiel : la prière ! Oui, chers amis, prions ! C’est sans doute la plus puissante de nos armes !
Patrick RECIPON Président Réseau Vie
3, allée Berger
69160 Tassin la Demi-lune
F : 04 78 34 73 09
P : 06 86 26 28 74
Voici les liens pour consulter en PDF :
 
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Communiqué de presse : Assemblée Générale des AFC le 7 avril 2018 à Marseille

Assemblée Générale des AFC | 7 avril 2018
Bioéthique, Politique familiale, Développement durable


La Confédération Nationale des Associations Familiales Catholiques (CNAFC), membre de l’UNAF et mouvement reconnu d’utilité publique, tiendra son Assemblée Générale annuelle à Marseille le samedi 7 avril 2018.

Les 350 représentants des AFC de Métropole et d’Outremer y sont conviés pour dresser le bilan d’une année 2017 dense et active.
L’occasion aussi pour les centaines de présidents et responsables de proximité  de rencontrer et d’échanger avec les responsables nationaux.

Cette journée permet aussi de mutualiser les expériences, de poursuivre des travaux de fond, de faire un bilan, de dessiner des perspectives, de se former à travers des ateliers, autant que de mettre en lumière la fécondité pour leur famille, leur entourage mais aussi la société française, du travail de terrain accompli par les bénévoles.

La réflexion se portera cette année tout particulièrement sur les Etats Généraux de Bioéthique dans lesquels les AFC sont fortement engagées, tant au niveau local que national. Une attention toute particulière sera également donnée à la politique familiale, objet de réformes gouvernementales.

A l’occasion des 30 ans de son activité comme Association de consommateurs, la Confédération des AFC organisera également un colloque sur le développement durable.

Trois intervenants présenteront leur vision de ces changements profonds de notre société, auxquels nous participons en tant que familles actrices d’une consommation responsable :

– Blandine et Arthur de LASSUS, témoins d’une véritable prise de conscience écologique à la suite de leur chemin de St Jacques qui les a amenés à changer leur vie pour prendre soin de la Création. Ils nous partageront leurs gestes simples de la vie quotidienne revus à l’aune de la sobriété.

– Michel BONNET, Président du Conseil Paritaire de la Publicité, Enseignant et spécialiste de la communication (intervenant notamment sur le réseau RCF) traitera de la régulation publicitaire par la concertation en matière de développement durable

– Sandra LATOUR, enseignante et Conseiller CESER Midi-Pyrénées puis Occitanie jusqu’à 2017, apportera son éclairage sur la RSE, comme l’annonce d’un changement profond des mentalités en cours.

Les chroniques bioéthiques (Fondation Lejeune) : PMA / Anonymat des donneurs de sperme

Voir la vidéo :

https://www.youtube.com/watch?v=Zv3PEH-kHgY&feature=youtu.be

« Derrière le don de sperme, il y a quelqu’un, le donneur ! »

Il s’appelle Arthur Kermalvezen. Il a 34 ans. Son père était stérile, il est donc né grâce à un don de sperme par Insémination avec donneur, une technique de Procréation médicalement assistée. Arthur Kermalvezen, qui a su très tôt la façon dont il avait été conçu, se demandait qui était l’homme à qui il devait la vie, l’homme qui lui a donné la moitié de son ADN, c’est-à-dire celui à qui il doit la moitié de ce qu’il est. Une question grave qui l’a hanté. Parce que derrière le sperme, il n’y a pas rien : il y a un corps humain, il y a quelqu’un. Alors il s’est fâché, il a saisi la justice, les médias, il a sensibilisé les politiques, il a écrit un livre, mais rien à faire. Les CECOS, les Centres d’étude et de conservation des œufs et du sperme humain, qui détiennent la clé de ses origines, sont restés muets. Il s’est marié avec une jeune femme née comme lui d’un don de sperme, conscient des risques de consanguinité qui planaient sur leur couple.

Bien que la démarche soit illégale en France, en septembre, pour 99 dollars, il commande sur Internet un test génétique à l’entreprise 23andMe. Il envoie aux Etats-Unis un échantillon de sa salive et reçoit en retour des informations qui lui permettent de remonter « la filière » de sa généalogie et de retrouver Gérard, son père biologique. Il lui écrit et le jour de Noël, reçoit un appel de cet homme. Arthur apprend alors l’histoire de son donneur et celle de ses origines : où, quand et pourquoi Gérard a choisi de léguer ses gamètes. Il découvre que Gérard a deux enfants, des demi-frères et peut-être d’autres encore avec qui ils ont une moitié de patrimoine génétique en commun. Enfin son géniteur le met en garde : il est potentiellement porteur d’une anomalie génétique grave, transmissible à ses enfants.

Depuis le début des années 70, avec la mise en place des fameux CECOS, 70 000 enfants seraient nés comme Arthur, mais seulement 8,6% d’entre eux le savent.

Au-delà du débat entre le maintien ou la levée de l’anonymat qui, de facto, risque de devenir rapidement obsolète, la question plus profonde touche la discontinuité voulue de la filiation. Connaître son géniteur ne résout pas tout. Dans son avis 90, le Comité Consultatif National d’Ethique écrivait que « la dissociation volontaire des dimensions biologiques et sociales de la filiation ne doit pas masquer que l’enfant, lui, hérite de fait de ces deux dimensions et de toute l’histoire qui a abouti à sa conception dans une unique filiation ». Qu’on le veuille ou non, le sperme n’est pas seulement de la matière biologique, il transmet une hérédité, un génome, et concrètement des traits physiques, une ressemblance, une taille, un poids, des maladies, des goûts, un caractère… Aussi, chaque dissociation introduit une discontinuité préjudiciable dans la vie de l’enfant. Ce qui peut arriver accidentellement est, dans le cas d’une PMA avec donneur, institué dans le droit. Fallait-il aller jusque-là ?

Aujourd’hui on parle beaucoup de « PMA pour toutes ». Sans multiplier les obstacles du parcours, dans les conditions actuelles, la PMA est source de situations complexes dont les implications sont mal connues et dramatiquement insolubles. Est-il vraiment nécessaire de multiplier ces situations limites ? Même sous le prétexte d’un désir fort d’enfant ?

source : 28 mars 2018

 

Communiqué de presse du collectif « en avant la famille » : annulation de la journée de promotion de la PMA sans père à Lyon

Lyon le 24 mars 2018

Le Collectif « En avant la famille » informe les citoyens de l’annulation

d’une journée de promotion de la PMA sans père à Lyon

Le 24 mars 2018 au Novotel de Lyon devait se tenir une journée de promotion de la PMA. Destinée aux couples hétérosexuels, celle-ci s’adressait également aux femmes seules ainsi qu’aux couples de femmes. Organisé par le groupe de cliniques privées espagnoles GIREXX, l’événement a fait l’objet d’une publicité déplacée, à l’occasion des Etats Généraux de la Bioéthique de l’Espace Régional Ethique Auvergne Rhône Alpes. Dès le début, le Collectif « En avant la famille» a dénoncé l’inscription de cette journée parmi l’ensemble des manifestations organisées dans le cadre des états généraux : comment ouvrir un débat sur un sujet aussi complexe que celui de la PMA, tout en autorisant une société privée à faire la promotion de pratiques illégales en France ?

Le Collectif a alors demandé au Maire de Lyon ainsi qu’au Préfet du Rhône de faire usage de leurs pouvoirs de police pour interdire la tenue de cette journée. Le Procureur de la République a également été averti.

Venant d’apprendre l’annulation de cette réunion par le groupe GIREXX, le collectif « En avant la famille » se réjouit d’une telle décision. Il remercie également le Novotel et le Groupe Accor d’avoir su faire preuve de prudence en la circonstance. Une telle sagesse honore nos institutions comme elle montre la vertu du dialogue et de la franchise, lorsque l’irréparable risque de se produire.

Enfin, « En avant la famille » tient à faire savoir qu’il restera dorénavant très vigilant vis-à-vis de tout projet de promotion de la PMA organisé par le Groupe Girexx ou tout autre groupe commercial. Nous ne laisserons pas des officines privées perturber le bon déroulement d’un débat public. Nous ne tolérerons pas que soit faite sur notre territoire la promotion d’activités illégales. Laissons les opinions de chacun s’exprimer désormais, dans un cadre à la fois loyal et respectueux de notre législation. Ne faisons pas de nos désirs des ordres avant même qu’ils ne soient des lois.

Contact : bioethiquecollectiffamille@gmail.com

‘En avant la famille’ suite annulation Journée Girexx EGB mars 2018 Lyon (1)