Communiqué de presse FAFC en Europe – Crise économique et de santé publique: repartons de la famille

Bruxelles, le 1er avril 2020  

« La famille est la seule institution sociale qui, si elle est justement soutenue en ces temps d’urgence sanitaire, sociale et économique, sera en mesure de soutenir le futur de nos pays, lorsque, espérons-le, la pandémie prendra fin » : c’est ce que souligne Vincenzo Bassi, Président de la Fédération des Associations Familiales Catholiques en Europe (FAFCE).   « Les familles risquaient déjà de toucher le fond avant même cette crise. Maintenant que ce point a été atteint, nous risquons d’être témoins de l’impossibilité de recoller les morceaux lorsque la crise prendra fin. Pour éviter un tel scénario dramatique, les institutions nationales en Europe doivent trouver le courage de faire le choix d’un investissement concret dans la famille. En effet, soit ce sera le capital social et humain fournit par les familles qui permettra à l’Europe de se relever, soit l’Europe ne se relèvera pas du tout », conclut M. Bassi.

Communiqué de presse afc : Non, l’état d’urgence ne permet pas tout !

Jeudi 19 mars, le Sénat a adopté le projet de loi Urgence Covid-19 permettant l’instauration d’un état d’urgence sanitaire.

La sénatrice Laurence Rossignol, profitant de cette situation d’urgence, a déposé un amendement visant à permettre au Gouvernement d’allonger de deux semaines le délai légal d’accès à l’interruption volontaire de grossesse, pour le porter de 12 à 14 semaines, et à supprimer l’exigence d’une deuxième consultation pour les femmes mineures.

Cet amendement a heureusement été rejeté.

Les Associations Familiales Catholiques dénoncent ce procédé scandaleux qui, sous couvert d’une nécessaire adaptation à la crise sanitaire avérée, constitue en fait une avancée masquée de la culture de mort chère aux idéologues.

Les AFC rappellent avec force qu’au moment où le pays entier cherche à sauver des vies, il est indigne de vouloir faciliter l’avortement.

Communiqué de presse AFC : Alerte sites pornographiques

La situation actuelle de télétravail et de confinement conduit à passer beaucoup de temps sur les écrans, qu’il s’agisse des portables, des ordinateurs ou de nos bonnes vieilles télévisions. Si cette situation est largement inévitable dans la situation actuelle, l’attention des parents et des éducateurs doit être attirée sur la nécessaire vigilance qui doit être mise en œuvre en ce domaine :

– Il est bon de fixer des règles d’utilisation des outils numériques : il y a des moments pour les utiliser et d’autres pour se détendre, lire, jouer, et partager la vie de famille.
– A temps exceptionnels, règles exceptionnelles qu’il conviendra de revoir en famille quand la situation sera redevenue normale
– On ne regarde pas n’importe quoi sur n’importe quel site.

Il faut savoir qu’actuellement un certain nombre de sites pornographiques proposent  la gratuité d’accès à leur production et font une publicité à ce sujet. C’est extrêmement grave car ces sites, même si il sont théoriquement interdits aux moins de 18 ans, ne contrôlent que de façon déclarative l’âge des personnes qui s’y inscrivent.

Beaucoup de mineurs ont déjà accès à ces sites et ont vu des images pornographiques dès l’école primaire, y compris dans des familles catholiques sans difficulté particulière. Une extrême vigilance  est nécessaire à ce sujet dans la situation présente. Les dispositifs automatiques de contrôle sont souvent inopérants. Le mieux est de sensibiliser nos enfants à ce risque et à ses conséquences par un dialogue préalable et de  contrôler régulièrement l’usage qu’ils font des outils numériques.

Il va sans dire que les adultes peuvent aussi être concernés par ces dérives et devenir addicts à la pornographie qui détruit de nombreuses familles en inculquant une image faussée de l’amour.
Un certain nombre de formations organisées par les AFC ou par TeenSTAR, Cycloshow, Pass’Amour et Parlez-moi d’amour du CLER peuvent aider les familles en ce domaine.

Les AFC continueront par ailleurs d’intervenir auprès des pouvoirs publics pour  les enfants mineurs soient protégés de l’accès à ces sites.             
 

Communiqué de presse de la fédération des AFC en Europe : Les Associations Familiales en faveur de plus de solidarité en Europe…

Bruxelles, le 18 mars 2020  
Aucune famille européenne ne devrait se sentir abandonnée par les pouvoirs publics. Dans ce moment où la peur et la désorientation semblent prévaloir, nous souhaitons réaffirmer l’importance fondamentale de la famille : la pandémie du coronavirus en Europe est une occasion pour redécouvrir la fonction de la famille comme l’unité sociale première de nos communautés. Nos institutions nationales et européennes possèdent aujourd’hui une occasion pour reconnaître ce fait.   Dans ces temps difficiles, nos organisations soutiennent la solidarité entre les États-Membres et ont confiance dans la coordination financière assurée par les institutions européennes, afin de garantir l’effectivité des initiatives mises en place en faveur des familles.  
Au niveau européen, il est grand temps de montrer notre adhésion aux principes de base qui nous unissent tous : la solidarité, la subsidiarité et le bien commun.   Vincenzo Bassi, Président de la FAFCE
Antoine Renard, Président d’honneur de la FAFCE
Cornel Barbut, Vice-Président de la FAFCE et Vice-Président de l’Association ‘Vladimir Ghika’, Roumanie
Ulrich Hoffmann, Président de l’Association Familiale Catholique allemande
Alfred Trendl, Tésorier de la FAFCE, Président des Associations Familiales Catholiques autrichiennes
Željka Markić, Présidente de l’association « Au nom de la Famille », Croatie
Carlos Cremades, Président de l’Union familiale espagnole
Ignacio García-Juliá, Président du Forum espagnol de la famille
José Castro Velarde, Président de l’Association Enraizados, Espagne
Pascale Morinière, Présidente de la Confédération Nationale des Associations Familiales Catholiques, France
László Bíró, Président de l’Association familiale catholique hongroise 
Edit Frivaldszky, Directeur, Centre pour la Dignité de l’Homme, Hongrie 
Jakub Bałtroszewicz, President of the Polish Pro-Life and Family Federation
Liam Ó hAlmhain, Président de Family Solidarity, Irlande
Gianluigi De Palo, Président du Forum italien des Associations familiales
Angelika Weichsel Mitterrutzner, Présidente de l’Association Familiale Catholique du Tyrol du Sud, Italie
Arthur Galea Salomone, Président du “Cana Movement”, Malte
Miriam Sciberras, Présidente de la “Fondation Life Network”, Malte
Jakub Bałtroszewicz, Président de la Fédération polonaise pro-vie et pro-famille Carlos Aguiar Gomes, Président de l’Association des familles portugaises et de l’Institut international Familiaris Consortio
Igor Vovk, Président de l’Institut Iskreni, Slovénie  

Communiqué de presse AFC – Fécondité : les Français déplorent la dégradation de la politique familiale, ils renoncent à avoir le nombre d’enfants qu’ils souhaitent…


 
 
En publiant, le 14 janvier, son Bilan Démographique 2019, l’INSEE constate pour la cinquième année consécutive une baisse de la fécondité à 1,87 enfant par femme contre 1,88 en 2018 et 2,00 en 2014.  753 000 enfants sont nés en 2019, soit 5500 de moins qu’en 2018.
L’INSEE présente ces chiffres comme témoignant enfin d’une stabilisation.

Les Associations Familiales Catholiques, elles, très préoccupées par ces sujets depuis de nombreuses années, les analysent surtout comme les conséquences logiques des coups de rabot successifs sur la politique familiale appliqués depuis 2014 par le gouvernement précédent. Elles rappellent que le plafond du quotient familial a été abaissé à 2 reprises en 2013 et 2014, puis que les allocations familiales ont été mises sous conditions de ressources en 2015.
Le lien entre le nombre de naissances et la politique familiale a été illustré par deux sondages AFC/IFOP successifs :  En janvier 2016, 2 Français sur 3 estimaient que ces mesures d’économies sur la politique familiale étaient une mauvaise chose. Ce même sondage précisait qu’1 Français sur 2 pensait que ces mesures pourraient entrainer le report d’une nouvelle naissance. Trois ans plus tard, en mars 2019, 1 Français sur 3 dit avoir effectivement renoncé à une naissance en raison de cette dégradation de la politique familiale.
La corrélation est difficile à établir de manière certaine, mais les faits sont là : les Français déplorent la dégradation de la politique familiale, ils renoncent à avoir le nombre d’enfants qu’ils souhaitent (2,39 enfants*) et n’ont plus confiance en l’Etat pour leur garantir un soutien efficace et pérenne pour leur vie familiale.
Bien que très peu évoquée dans les débats, la question de la démographie, à l’origine de la mise en chantier de notre système de retraite, est aussi une partie la solution à long terme.

Les AFC le répètent avec force : seule une politique familiale ambitieuse, lisible et stable pourra favoriser l’équilibre de notre système de retraites par répartition.

*Chiffres clés de la famille 2019 de l’UNAF