Communiqué de presse FAFCE – Journée internationale de la Famille: Les familles en première ligne face à la pandémie

 Bruxelles, le 14 mai 2020
Le 6 mai 2020, la FAFCE a tenu par vidéoconférence son Conseil de Présidence de printemps 2020. 31 représentants d’associations familiales de 18 pays européens se sont réunis pour discuter des défis démographiques, des activités des associations membres et des mesures d’urgence nécessaires pour soutenir les familles en Europe. Une résolution a également été adoptée et est rendue publique aujourd’hui (aussi disponible en anglais et en allemand), à l’occasion de la Journée internationale de la famille : « Les familles en première ligne face à la pandémie« .

« Les familles offrent une contribution irremplaçable dans la reprise actuelle suite à la crise mondiale du Covid-19. Il est nécessaire de leur permettre d’assurer une éducation, une instruction et le soin aux plus fragiles via des systèmes fiscaux plus équitables et des systèmes financiers favorables aux familles » a déclaré Vincenzo Bassi, Président de la FAFCE. « Les familles agents de développement » est le thème cette année de la Journée internationale des familles, telle qu’elle sera célébrée demain, le 15 mai, par les Nations Unies. 

Les membres de la FAFCE restent engagés pour soutenir les familles de toute l’Europe durant la pandémie. Vous pouvez trouver ici quelques-unes de leurs initiatives (article en anglais).

Communiqué de presse FAFCE : Les familles ont besoin d’un soutien plus efficace

 
Bruxelles, le 4 mai 2020   « Les familles et les entreprises doivent être aidées ensemble : elles vont de pair et chacun, dans la situation actuelle, devrait reconnaître cette évidence » – déclare Vincenzo Bassi, Président de la Fédération des associations familiales catholiques en Europe (FAFCE), en réaction aux propos de la Présidente de la Banque centrale européenne (BCE), Christine Lagarde, qui a déclaré jeudi dernier que les politiques monétaires devraient encourager les banques à continuer à octroyer des prêts aux familles et aux entreprises tout au long de la crise. « Nous saluons les mesures prises par la BCE pour fournir plus de liquidité et de crédits aux familles, néanmoins nous devons agir plus rapidement et plus efficacement à tous les niveaux. Demain, nous suivrons attentivement les conclusions de la vidéoconférence informelle des Ministres du travail et des affaires sociales organisée par la Présidence croate de l’UE : il est nécessaire que tous les États membres fournissent des propositions concrètes pour soutenir les familles, adaptées à l’urgence historique que nous vivons« . Le Conseil de Présidence de la FAFCE tiendra sa réunion de printemps ce mercredi 6 mai, par vidéoconférence, et réunira 31 représentants d’associations familiales de 18 pays européens.   

Communiqué de presse AFC – Exercice du culte : les familles ont aussi besoin de reprendre une vie spirituelle normale

Le Premier Ministre vient d’annoncer les grands axes du déconfinement de la population du pays après le 11 mai. Parmi tous les aspects de la vie quotidienne des familles qui vont évoluer : école, travail, circulation, ouverture des commerces, etc., la pratique normale des cultes n’est, elle, pas prévue avant le 2 juin.

Depuis de longues semaines, bien conscientes des impératifs d’intérêt général de prévention de l’épidémie, les familles ont montré leur résistance, leur sens des responsabilités et les ressources dont elles disposent pour vivre aussi sereinement que possible cette période contrainte de confinement. Elles ont prouvé qu’elles étaient bien la cellule de base de la société, l’ultime recours quand tous les organes sociaux sont débordés ou empêchés.

Mais le besoin de célébrer la Vie est urgent pour les familles fatiguées, endeuillées ou pleine d’espérance. Pourquoi le gouvernement permettrait-il l’ouverture des commerces et l’évidente proximité physique de la population dans les transports en commun sans permettre à nouveau les rassemblements liés à la pratique d’un culte ?

Les prises de parole de tous bords politiques se multiplient depuis mi-mars pour interroger notre modèle de société, consumériste et immédiat. Or, au moment crucial de l’organisation de la reprise, les autorités marquent ainsi non seulement leur indifférence pour le droit constitutionnel de la pratique du culte, mais plus profondément ne portent aucune attention au besoin des familles d’être nourries spirituellement. La laïcité est bien la liberté de croire ou non et d’exercer sa pratique religieuse. Il en va de la santé morale du peuple français, de son espérance dans un avenir communqui s’ancre pour beaucoup dans la foi célébrée.  

Les Associations Familiales Catholiques demandent solennellement au Gouvernement de permettre à nouveau la pratique du culte, même sous des formes adaptées, à compter du 16 mai, comme l’ont proposé les évêques de France dans un plan crédible et responsable.

Communiqué de presse du Ministère de la Santé et des Solidarités en lien avec la CAF

SOUTIEN A LA PARENTALITE

Adrien Taquet, en lien avec la Caisse Nationale d’Allocations Familiales, annonce un plan d’actions pour aider les parents pendant la période de confinement.

Parmi les dispositifs annoncés figurent la création d’un fonds de soutien aux associations, le lancement d’un centre de loisirs en ligne et la création de ressources utiles et faciles d’accès pour soutenir les parents en période de confinement.

La période actuelle de confinement liée à la gestion de l’épidémie COVID-19 constitue une situation inédite de temps passé en famille, qui peut contribuer à renforcer le lien parents-enfants. Mais cette situation peut également exacerber les tensions familiales, de conflits ou mettre les parents en difficulté quant à leurs pratiques éducatives. A ce titre, quatre grands types de besoins des parents ont été identifiés par les acteurs de terrain dont le réseau des caisses d’allocations familiales :

-Un besoin d’information et de réassurance sur la pandémie de Covid-19 et la manière d’en parler aux enfants;

-Un besoin d’idées, d’activités éducatives et ludiques pour occuper les enfants durant la journée et notamment trouver une alternative aux écrans;

-Un besoin d’appui en termes d’accompagnement à la scolarité;

-Un besoin d’accompagnement, d’appui, d’écoute et de conseils en matière de soutien à la parentalité, pour prendre du recul sur ses pratiques, souffler et trouver les réponses pour faire autrement avec ses enfants.

Pour y répondre, Adrien Taquet, secrétaire d’Etat auprès du ministre des Solidarités et de la Santé et la Caisse nationale d’allocations familiales(CNAF) annoncent un plan d’actions conjoint regroupant les dispositifs et services à destination des parents en période d’épidémie COVID-19:

1.Un accueil de loisirs à la maison avec des activités différentes chaque jour pour apprendre en famille tout en s’amusant

Pour centraliser les ressources utiles aux parents, et privilégier les formats qui facilitent l’accès à l’information, la CNAF a mis en ligne sur monenfant.fr «l’accueil de loisirs à la maison» en lien avec les équipes de la direction de la jeunesse,de l’éducation populaire et de la vie associative (DJEPVA). Ce centre de loisirs virtuel leur propose chaque jour de nouvelles activités ludiques et éducatives à faire avec leur(s) enfant(s) et adolescent(s).

Adapté aux différentes tranches d’âges des enfants et à leurs besoins, y compris pour des enfants en situation de handicap, «l’accueil de loisirs à la maison propose pour tous des activités manuelles, artistiques, musicales, scientifiques et techniques, ainsi que des jeux sportifs, des recettes de cuisine, des contes. Régulièrement, le «coin des parents» donne des conseils à l’intention des parents sur la gestion de l’actuelle période de confinement avec les enfants. Il propose des ressources en lien avec les différentes thématiques proposées, par exemple les bienfaits du jeu en famille, ou encore sur la gestion du numérique, l’importance de lire des histoires aux enfants, etc.

Adrien Taquet tient à saluer le travail fournis par les équipes de la CNAFafin de mettre en ligne dans les meilleurs délais cette nouvelle offre permettant d’aider les parents au quotidien en période de confinement.

2.Mobilisation d’un fonds exceptionnelde 500000 euros pour soutenir les projets associatifs et initiatives d’envergure nationale à destination des parents

Pour pallier la fermeture des structures de soutien à la parentalité et la diminution de l’accompagnement en présentiel des parents, les associations qui portent ces dispositifs ont dû fortement s’adapter pour garder contact avec les familles et devront aussi s’adapter au moment de l’arrêt du confinement. Les fédérations nationales ont fait remonter trois types de besoins financiers :

-pour le fonctionnement des lignes téléphoniques existantes: recrutement de personnel supplémentaire, actions de coordination, formation et supervision, actions de communication sur ces lignes;

-pour s’équiper afin de travailler à distance: achats de logiciel (Zoom, Calaméo, DropBox …)

-pour rédiger, imprimer, diffuser des supports de communication (édition de numéros spéciaux de magazines, édition de plaquettes …)

Pour soutenir ces actions d’envergure nationale, adossées à des associations déjà existantes et reconnues pour leur expertise sur la parentalité, l’Etat mobilise un fonds de soutien et d’accompagnement exceptionnel de 500000 euros pour répondre aux besoins ci-dessus.

3.De nouvelles initiatives et des offres de service à disposition des parents plus faciles d’accès

Les acteurs du soutien à la parentalité se sont rapidement emparés de la situation de confinement et les offres de services sont nombreuses (lignes d’écoute, création de groupes Whats’App pour maintenir le lien avec les parents, production de plateformes et de ressources en lignes etc…).

Afin de centraliser l’ensemble de ces initiatives et d’en faciliter l’accès aux parents, différents vecteurs seront mobilisés:

-Le numéro vert COVID19 «0800130000» porté par le SIG: il prévoit dorénavant que ses écoutants puisse renvoyer sur des lignes d’écoute identifiées et actives via un annuaire classé par thématique. Une dizaine de lignes ont d’ores et déjà été fléchées et transmises, parmi lesquelles Les Pâtes au Beurre (écoute et dialogue pour les parents), Enfant Présent (bien-être de l’enfant), SOS Parentalité (réassurance contre les inquiétudes) , Enfance et Covid (grossesse, naissance, école à la maison), Apprentis d’Auteuil (décrochage et mal-être chez les ados), Enfance et Partage (soutien aux parents de bébés), Psychologues Sans Frontières (entretiens psychologiques en français et en anglais) et E-Enfance (protection de l’enfance contre le cyberharcèlment).

Le numéro porté par la Croix Rouge française disposera du même outil.

-Le sites www.monenfant.fr. Cesite fera désormais référence et réunira l’ensemble des informations utiles à destination des parents comme l’annuaire des services d’écoute, des fiches explicatives, des conseils pratiques, etc. Un renvoi systématique vers ce site sera fait à partir des autres sites nationaux régulièrement fréquentés par les familles.

4.Un soutien renforcé des Caf et de leurs partenaires aux familles en situation de fragilité

Les Caf s’attachent à maintenir et intensifier autant que de besoin les contacts en direction des familles en situation de fragilité, dans un contexte de confinement qui peut s’avérer particulièrement problématique, pour des familles nombreuses, monoparentales, concernées par le handicap ou une séparation conflictuelle, le décès d’un enfant ou d’un parent, etc.

Tout cela est coordonné localement avec les services des collectivités territoriales, notamment les services de protection maternelle et infantile et d’action sociale de proximité des conseils départementaux.

Ces contacts sont réalisés par les travailleurs sociaux des Caf, mais également avec des campagnes de SMS ou de courriels d’informationssur «l’accueil de loisirs à la maison» sur monenfant.fr, les numéros d’écoute existants, des messages de prévention, etc. Elles relaient également les actions des partenaires, tels que les centres sociaux ou les acteurs des contrats d’accompagnement à la scolarité (Clas).

5.Une fiche récapitulative dans chaque département à l’attention des parents

S’appuyant sur la coordination locale entre les Préfets, les CAF et les Conseils départementaux, déjà à l’œuvre dans le cadre des schémas départementaux des services aux familles,elle permettra de recenser les contact nationaux et locaux utiles (numéros d’urgences, plateformes téléphoniques, sites ressources) permettrait de faciliter l’appropriation des informations par les familles.

Rédigée dans chaque département, elle sera mise en ligne sur les sites des CAF et les sites institutionnels d’information locale. Les associations locales, les communes et intercommunalités sont des acteurs essentiels de cette démarche.

Contacts presse Cnaf: Virginie RAULT-Jackie EDI-07 78 95 49 90 / presse@cnaf.fr

Communiqué de presse AFC – avortement et confinement

Interrogé mercredi 1er avril lors des questions au gouvernement, le ministre des solidarités et de la santé, Olivier Véran, a répondu à la sénatrice Laurence Rossignol sur l’accès à l’IVG pendant la crise sanitaire.
Le ministre ne voit pas  » d’opposition de principe  » à la demande des gynécologues de repousser le délai de l’IVG médicamenteuse en ville et à domicile de 7 à 9 semaines d’aménorrhée.

Avortement et confinement

En cas de recours tardif après 12 semaines de grossesse, il réfléchit à une autorisation pour recourir à l’IMG (Interruption Médicale de Grossesse) pour  » détresse psychosociale « , telle que prévue dans la loi actuelle. Reste à savoir  » si l’on peut considérer qu’une jeune femme qui n’aurait pas pu aller en consultation dans les conditions classiques peut répondre à ces conditions de détresse psychosociale. » Olivier Véran, qui n’a pas caché sa position personnelle, va s’employer à ce que cette cause soit reconnue.

Cela signifie très clairement que les avortements pourraient être facilités et encouragés jusqu’au dernier jour de la grossesse. Autrement dit, cela reviendrait à légaliser des infanticides puisque les bébés en question sont déjà viables.

Notre pays vit une situation de détresse inconnue de cette génération et éprouve douloureusement combien la vie est précieuse et fragile. Nous expérimentons aussi à quel point la solidarité intergénérationnelle est indispensable. Nous constatons que, bien souvent, nos aînés ne peuvent être soignés comme il le faudrait faute de personnel et de matériel en quantité suffisante. Est-ce le moment de sacrifier aussi l’autre bout de la vie, la vie à naître ? Nos responsables politiques, et en particulier le ministre de la santé, n’ont-ils pas mieux à faire dans les circonstances actuelles que d’ajouter la barbarie à la détresse ? Il serait bon que nos gouvernants se sentent investis de la responsabilité de chaque vie et non des seules qui auraient une valeur économique.

Les Associations Familiales Catholiques sont révoltées par ce détournement de la loi pour encourager davantage les avortements.  N’est-ce pas plutôt le moment de proposer aux jeunes femmes en terme dépassé de poser un acte altruiste en accouchant  » sous le secret « , de faire mieux connaitre et de valoriser cette possibilité qui transforme une situation non choisie en grand bonheur pour l’enfant et ses parents adoptants ?