Nos enfants vont passer des vacances dans la famille !

vacances dans la famille !

Une tante, une grand-mère a proposé de garder les enfants pendant les vacances. Comment tirer le meilleur parti de ces moments ?

La confiance et le lâcher-prise

La confiance, c’est savoir que nos enfants seront aimés, en sécurité, occupés pendant leur séjour. Les modalités d’organisation peuvent être différentes, les activités inhabituelles, cela n’impacte pas la confiance. Si les parents ne sont pas en confiance avec des membres de la famille, il faut renoncer à leur confier les enfants.

Arriver chez sa sœur et lui confier son bébé avec un mode d’emploi long comme le bras n’est pas judicieux. Un court mémo avec le rythme habituel, les quantités de lait qu’il boit est utile. Pas plus !

Les jeunes parents craignent que les changements d’habitude perturbent leurs enfants. ils peuvent les préparer en expliquant que chez Papi c’est lui qui fixe les règles et qu’au retour à la maison on
reprendra les nôtres.

Lâchez prise mais gardez le contact bien sûr ! Attention, n’appelez pas le soir, mais juste avant le déjeuner ou le goûter. Comme cela, si l’enfant est ému, l’adulte qui le garde pourra lui changer les idées à la fi n du coup de fil et l’enfant se consolera très vite. Le coup de fil n’a pas besoin d’être quotidien, une enveloppe à mots doux ou à bisous glissée dans le sac peut aussi suffire pour un jeune enfant.

Une chance

La nouveauté, c’est intéressant. Elle peut éveiller des aspects du caractère de notre enfant que nous n’avions pas perçus. les différences et les découvertes nous enrichissent. Un adolescent hébergé par ses grands-parents agriculteurs peut participer aux travaux de la ferme et se sentir fier de la confiance qui lui est accordée. Une petite fille découvre les gammes avec sa marraine sur le piano du salon et se révèle avoir une oreille très musicale. Grand-père est bourru mais si on l’interroge sur ses souvenirs de guerre, il raconte des histoires passionnantes. Les rencontres entre générations sont excellentes. elles  confrontent l’enfant à la nouveauté, mais dans un climat d’amour et de valeurs partagées.

Pas de routine

Pour s’assurer que personne ne subit la situation, il est bon de partager nos besoins en amont : être épaulée par une baby-sitter à l’heure des bains pour une grand-mère ; s’assurer que notre adolescent soit occupé et cadré pour ne pas devenir accro à son téléphone.

Ces séjours doivent être décidés mutuellement à chaque fois. Les grands- parents peuvent se fatiguer, et les parents peuvent choisir d’autres solutions de garde. Restons libres. Ce ne sera jamais parfait, mais tellement profitable pour tous ! Alors bonnes vacances !

Les parents, premiers et principaux éducateurs de leurs enfants ?

La Doctrine sociale de l’Église nous enseigne que les parents sont les premiers éducateurs de leurs enfants, mais pas les seuls.

Pourquoi ?

  • Tout enfant naît dans une famille et est issu, qu’on le veuille ou non, d’un père et d’une mère.  C’est dans la famille qu’il fait l’expérience d’être aimé et découvre la vie en société : parler, marcher, jouer, nouer des relations avec ses proches, découvrir le monde…
  • Pour les chrétiens, la famille est aussi l’« Église domestique », lieu de la première catéchèse, de l’apprentissage de la prière, des vertus chrétiennes et lieu de témoignage pour le monde.

Qu’est-ce que cela implique ?

C’est aux parents de décider du type d’éducation qu’ils veulent pour leurs enfants. Ils sont les plus aptes à voir ce qui est bon pour eux. C’est la raison pour laquelle le droit des parents à choisir le type d’enseignement qu’ils estiment le meilleur pour leurs enfants est reconnu par des conventions internationales, et que les AFC militent pour que soit maintenue leur liberté de choisir le parcours scolaire le plus adapté à leurs enfants, qu’il s’agisse de l’école publique, de l’école privée sous contrat ou hors contrat ou de l’enseignement à domicile. Il en est de même pour les activités extrascolaires. Si les parents sont les premiers éducateurs de leurs enfants, ils ne sauraient être les seuls. Ils ne peuvent répondre à tous les besoins de leurs enfants à mesure que ceux-ci grandissent. Ils doivent partager leur mission éducative avec divers partenaires : famille proche, parrains, marraines, école, associations de loisirs et d’éducation, paroisse et mouvements religieux…

Mais cela n’est qu’une délégation de leur mission éducative et il leur appartient toujours de choisir les partenaires qui leur paraissent les plus adaptés à leur situation. Ils pourront éventuellement créer les institutions éducatives qu’ils jugent nécessaires et rester vigilants sur les réponses apportées par ces personnes et ces institutions à leurs attentes éducatives et au bien de chaque enfant. Ils sont à la meilleure place pour en décider en dernier ressort.

La famille est un bien unique pour chaque personne, même s’il n’y a pas de famille ni d’éducation parfaite. Elle doit être le lieu de l’amour inconditionnel des parents pour leurs enfants, quel que soit leur cheminement, parfois difficile et inattendu, voire décevant.

Cet amour inconditionnel ne doit pas empêcher de poser des limites et de faire preuve d’autorité et d’exigence, en considérant toujours le bien supérieur de l’enfant et en gardant un regard de bienveillance et d’espérance.

N’ayons pas peur d’être parents : nous avons en nous les ressources naturelles et surnaturelles pour exercer cette mission au-delà de nos limites. N’hésitons pas à nous faire conseiller en ce domaine et à échanger entre familles sur ces questions. Les AFC, et les Chantiers-Éducation en particulier, peuvent y contribuer.

EDUQUER AU QUOTIDIEN: L’unité dans la fratrie, mythe ou réalité ?

Les relations entre nos enfants sont souvent tumultueuses. En tant que parents, nous pouvons cependant aider chacun à trouver sa place.

Lorsque nous observons les relations entre nos enfants, ce sont bien souvent leurs disputes qui nous sautent d’abord aux yeux. La Bible elle-même ne fait-elle pas état de la violence des rapports entre les premiers frères de l’humanité, Caïn et Abel ? La jalousie et le sentiment d’injustice sont donc naturels.

Il s’agit alors de dissocier les actes condamnables des émotions légitimes. En bref, si je suis témoin de la violence d’un enfant envers un autre, je dois réprimander le passage à l’acte mais je dois aussi entendre l’émotion qui a déclenché le geste : est-ce un sentiment d’injustice parce que l’un a fait l’effort de respecter une règle et que l’autre l’a piétinée ? Ces questions, loin d’être intrusives, permettent d’aider notre enfant à clarifier ses émotions.

Bien sûr, en période de crise, il faut d’abord ramener le calme et éventuellement s’empresser de séparer les combattants, avant de solliciter leur collaboration pour trouver un compromis qui permette à chacun de se sentir respecté.

Sentiment d’injustice

Quel cadeau faisons-nous à nos enfants quand nous leur permettons de dire : « J’aime mon frère ou ma sœur, mais je trouve ça injuste qu’il réussisse mieux à l’école/soit plus fort à la course/ait une plus belle voix… » ! La liste des récriminations est infinie. Alors, aidons notre enfant dépasser sa rivalité avec son frère ou sa sœur. Au fond, il veut vérifier qu’il est unique et qu’il est aimé pour lui-même. Quelle chance pour ceux qui croient en Dieu, car cet amour inconditionnel pour l’être unique que nous sommes à ses yeux est donné d’emblée !

L’uniformité n’est pas l’unité

Attention donc à ne pas imposer l’uniformité, qui n’est pas du tout l’unité, car nous risquerions de susciter de la rancœur. Accepter la différence semble une bonne façon de créer du lien et de l’empathie.  Reconnaître les qualités de chacun, c’est permettre à chacun d’aider l’autre, de ne pas être enfermé dans des comportements automatiques provoqués par l’attribution d’une place, d’un rôle ou d’une étiquette. « Toi, tu es patiente, donc tu peux aider ta sœur à démêler les cheveux de sa poupée, quel que soit ton âge… Toi tu es plus forte donc tu peux aider à déplacer ce sac de livres… » Reconnaître les qualités de ses enfants et s’appuyer dessus est sans doute aussi un excellent moyen de susciter la collaboration, à condition que cela ne devienne pas une « exploitation » systématique.

En somme, pour créer du lien dans nos fratries, prenons du temps avec chacun de nos enfants.

Questionnements de genre chez les jeunes : aidons-les !

Afin de comprendre le désarroi des jeunes et de leur venir en aide de façon constructive, les associations Juristes pour l’enfance et Famille et Liberté ont réuni des professionnels dans une approche pluridisciplinaire, afin donner des clés de compréhension et de discernement à tous ceux qui œuvrent avec les jeunes, en particulier aux parents et proches d’enfants se déclarant brutalement « trans ».

Les interventions au colloque « Questionnements de genre chez les enfants et adolescents », organisé à Paris le 20 novembre dernier, sont accessibles en ligne ci-dessous :