COMMUNIQUE CNAFC DU 30 MAI: La mairie de Paris annule son affichage suite au référé liberté initié par les AFC.

Le 14 Mai dernier, la Mairie de Paris a fait procéder à l’affichage d’une campagne
de communication faisant la promotion active de l’aide à mourir sous le slogan
« choisir de mourir dans la dignité est un droit fondamental ».


A la suite d’un référé-liberté initié par les Associations Familiales Catholiques
dont le jugement s’est avéré en demi-teinte, la mairie de Paris a, de sa propre
initiative, décidé de faire retirer cette campagne d’affichage.


Les AFC accueillent favorablement ce retour à la raison de la mairie de Paris qui
n’a pas attendu le jugement d’un référé-suspension pour prendre les mesures
de retrait évoquées.


Les enjeux du débat parlementaire actuellement mené à l’Assemblée nationale
commandent la plus grande sérénité, et cette campagne d’affichage d’opinion y
contrevenait.


Les AFC rappellent leur attachement au principe d’accompagnement des
personnes en fin de vie par le recours aux soins palliatifs et la mise en œuvre
de dispositifs de soutien aux aidants. Les AFC demandent que soit menée une
campagne d’information du grand public visant à mieux faire connaître les
soins-palliatifs.

COMMUNIQUE DE PRESSE DE LA FAFCE: « L’ECOLOGIE INTEGRALE A BESOIN DE LA RECONNAISSANCE DE LA FAMILLE ». Brno, le 15 mai 2024

Aujourd’hui, à l’occasion de la Journée internationale des familles, la FAFCE a adopté une résolution sur la centralité de la famille dans la transition écologique. Accueillie par l’organisation membre tchèque de la FAFCE à Brno, la résolution du Conseil d’administration de printemps a relié l’écologie et la dignité humaine aux préoccupations relatives à la pauvreté des enfants, à la protection des mineurs et à la sécurité numérique, ainsi qu’à l’hiver démographique.

La résolution de la FAFCE met l’accent sur un message d’espoir. Approuvée à l’unanimité, la résolution appelle « les candidats aux élections du Parlement européen, les institutions européennes et tous les gouvernements nationaux à placer les familles au centre de leurs préoccupations. Il n’y a pas de protection possible de l’environnement sans protection de la famille ».

Vincenzo Bassi, Président de la FAFCE, a conclu : « Le problème n’est pas les enfants mais le consumérisme. Il n’y a pas d’écologie sans la personne, pas de personne sans la famille. Par conséquent, il n’y a pas d’écologie sans les familles et les communautés de familles au cœur de la transition ».

Il poursuit en disant : « La solidarité intergénérationnelle sera cruciale pour le succès de la transition écologique, ce qui nécessite une protagonisation de la famille et des réseaux familaux. C’est grâce à ces réseaux que nous pourrons lutter contre la pandémie de solitude et construire un avenir plein d’espoir. Alors que plus de 400 millions d’Européens voteront en juin pour le prochain Parlement, nous rappelons aux représentants politiques que protéger la planète, c’est protéger la famille ».

La résolution adoptée s’intitule « L’écologie intégrale a besoin de la reconnaissance de la famille ». Rappelant la récente déclaration Dignitas Infinita et l’encyclique papale Laudato Si’, la résolution souligne que « la dignité humaine de toute personne humaine prévaut sur et au-delà de toute circonstance et de tout contexte ».

Le Conseil d’administration a également accepté une nouvelle organisation membre à part entière, Accoglienza della Vita (Saint-Marin), qui était déjà observateur au sein de la Fédération, ainsi qu’une nouvelle organisation membre observateur au sein de la Fédération, en provenance d’Espagne : Asociación Católica de Propagandistas (ACdP). Fondée en 1909, l’ACdP est l’une des plus anciennes organisations catholiques laïques d’Espagne, dont le principal pilier est la participation des laïcs catholiques à la vie publique.

Les membres du Conseil d’administration de la FAFCE ont également écouté les contributions et les rapports d’activité des organisations membres à travers le continent, ainsi qu’une contribution des membres de la Plateforme Bouclier. La prochaine réunion ordinaire du Conseil d’administration aura lieu à Bruxelles, en novembre 2024.

A quelques jours de la Bulle d’indiction du Jubilé ordinaire de l’an 2025 du Saint Père Spes Non Confundit, les membres de la FAFCE ont échangé sur leurs activités à venir en 2025, notamment sur la sensibilisation aux réseaux familiaux et à l’hiver démographique, car « il est urgent qu’une législation responsable de la part des Etats s’accompagne du soutien ferme des communautés de croyants et de toute la communauté civile dans toutes ses composantes ».

COMMUNIQUE DE PRESSE CNAFC DU 27 MAI 2024: « AIDE A MOURIR » OU L’ EUTHANASIE A LA CARTE ».

Le projet de loi sur l’ouverture de “l’aide à mourir” arrive ce lundi 27 mai à l’Assemblée nationale. Les AFC dénoncent la légalisation de l’euthanasie à la demande.

Les débats parlementaires relatifs au projet de Loi sur l’accompagnement des malades et de la fin de la vie commencent lundi 27 mai à l’Assemblée nationale.

Un texte extrêmement permissif

La commission spéciale a profondément modifié le projet de Loi qui est devenu encore plus permissif que le texte initialement présenté par le gouvernement.

Elle a retiré du projet de Loi les « conditions strictes » et par conséquent la logique « d’exception d’euthanasie » annoncée dans l’avant projet de loi. Le pronostic vital n’aurait plus besoin d’être engagé « à court ou moyen terme » et le consentement de la personne serait implicite dès lors que le malade l’aurait consigné dans ses directives anticipées.

Le délai pour confirmer la demande pourrait être réduit à la demande du malade et celui-ci aurait un libre choix entre un suicide assisté ou une euthanasie.

Enfin, un délit d’entrave a été créé, suscitant des inquiétudes fortes quant à la possibilité de prévenir le suicide.

Quelles conséquences ?

Si ce texte était voté dans sa rédaction actuelle, il permettrait de supprimer la vie – de tuer – les personnes atteintes de très nombreuses pathologies dès lors qu’elles feraient état de douleurs insupportables. C’est ce que permet la rédaction de la condition pour “les personnes atteintes d’une affection en  phase avancée ou terminale », sans que le pronostic vital ne soit engagé.

Ce projet ne permettrait plus aux malades de faire librement part de leur lassitude, de leur envie d’abréger les épreuves traversées, voire de leur souhait d’en finir, sans que ces appels à l’aide ne soient reçus comme des demandes de mourir.

Les familles seraient, elles, prises dans un conflit de loyauté entre le souhait de répondre à une demande de mort de leur proche et leur aspiration à prendre soin de lui, de leur mieux, jusqu’au bout.

Si l’euthanasie est demandée pour « mettre fin aux souffrances », les témoignages recueillis montrent que la souffrance est comme déplacée du patient aux soignants qui pratiquent l’acte et, surtout, transposée à la famille qui en hérite après la mort du proche. Regrets, culpabilité, deuil difficile, conflits intra familiaux sont transmis en héritage après ces morts provoquées.

Ce que demandent les AFC

Les Associations Familiales Catholiques réaffirment leur opposition à l’euthanasie et au suicide assisté, regroupés sous le terme fallacieux d’ « aide à mourir » et soutiennent le développement des soins palliatifs pour les personnes en fin de vie – ainsi que le recours au droit opposable à l’accès aux soins palliatifs – et la mise en œuvre de dispositifs d’aidants. Ces mesures qui méritent d’être renforcées, et non suppléées, sont les seules à garantir le respect de la vie humaine jusqu’à son terme.

Elles demandent aux députés de prendre conscience des dérives outrageusement transgressives de ce texte et de s’y opposer.

COMMUNIQUE DE PRESSE CNAFC: LOUIS BOUFFARD, NOUVEAU PORTE-PAROLE DES AFC, DEDIE AU PROJET DE LOI SUR LA FIN DE VIE.

Dans le cadre des discussions sur le projet de loi relatif à l’accompagnement
des malades et de la fin de vie à l’Assemblée nationale, les AFC se dotent d’un
nouveau porte-parole en la personne de Louis Bouffard, étudiant de 24 ans à
l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, et auteur de deux livres Une lueur
dans les tranchées et Un cœur joyeux.


Dans ce débat autour de la souffrance, il est important pour les AFC de
montrer que la vie est précieuse même dans les pires moments. Louis
Bouffard en est le témoin vivant.


La parole de Louis est pleine d’espérance et de paix malgré plusieurs drames
dans sa vie : en particulier, l’évolution de sa maladie qui le handicape
aujourd’hui au point de devoir se déplacer en fauteuil roulant, d’être
dépendant des autres pour tous les actes de la vie quotidienne et d’être sous
assistance respiratoire chaque nuit.


Par son témoignage, les AFC espèrent que Louis saura toucher le cœur des
députés et des sénateurs, ainsi que d’un grand nombre de Français, en leur
montrant que le progrès est dans une société qui prend soin des plus fragiles,
et non dans une société qui délivre un permis de tuer.


Louis Bouffard – « Les Associations Familiales Catholiques m’ont demandé
d’être leur porte-parole sur les sujets de l’euthanasie et du suicide assisté. Je
rêve d’une société fraternelle qui aide les plus fragiles. C’est pourquoi j’ai
accepté d’être le porte-parole des AFC. J’ai accepté de porter la voix des
familles pour s’opposer à la légalisation du suicide assisté et de l’euthanasie, la
priorité est l’accès universel aux soins palliatifs ».

PROJET DE LOI SUR LA FIN DE VIE : CALENDRIER, INTERROGATIONS, COMMENT AGIR ?

Les députés ont entamé l’examen du projet de loi sur la fin de vie avec les auditions de la commission spéciale.

Quel calendrier ? 

A partir du 13 mai, la commission spéciale examinera les articles du projet de loi.

Dès le 27 mai, les débats en séance publique débuteront.

Et le 11 juin est prévu le vote à l’Assemblée Nationale .


Comment est composé le projet de loi ?

Il comporte trois volets répartis en 21 articles:

  • Le 1er volet est sur le développement des soins palliatifs.
  • Le 2ème volet portera sur le droits des patients et des aidants.
  • Le 3ème volet, sous les termes « d’aide à mourir » dissimule la légalisation du suicide assisté et de l’euthanasie.

Chaque article sera voté séparément, puis il y aura un vote global, on ne pourra donc pas dire “oui” au volet 1 sans dire “oui” au volet 3. Comment voter un projet de loi englobant le développement des soins palliatifs et la légalisation de l’euthanasie et des soins palliatifs, en même temps?


Les questions que cela pose.

Ce projet de loi soulève de nombreuses questions qu’il est bon de se poser:

Pourquoi on ne répond pas mieux aux besoins des Français en se concentrant davantage sur les soins palliatifs? Quelle sera la véritable vocation de ces maisons où on «accompagne les personnes jusqu’à la mort »? Qu’entend-t-on par « mourir dans la dignité»?

Que fait-on de l’interdit de tuer et la conscience des soignants? Comment peut-on faire confiance à une main qui peut soigner ou donner la mort? La majorité des soignants a rappelé que « donner la mort n’est pas un soin ». Que fait-on de leur opinion?

Le projet contient des critères d’éligibilité « maladie grave incurable », « volonté libre et éclairée », « pronostic vital engagé à moyen terme », « souffrances physiques ou psychologiques réfractaires », qu’entend on exactement derrière ces termes ? N’y a t il pas un risque que les critères soient étendus comme en Belgique ou au Canada ? Ou encore comme la loi Veil conçu pour de rares cas extrêmes et aujourd’hui banalisée ?

La France accompagne toute personne qui fait une tentative de suicide pour lui redonner gout à la vie, en parallèle elle propose le suicide assisté , existerait-il des mauvaises raisons de mourir et des bonnes raisons ?  N’y a-t-il pas une contradiction avec la prévention du suicide?

Enfin, pense-t-on aux personnes fragiles qui vont se sentir « en trop » ? Ne faut-il pas leur redonner goût à la vie et leur dire que nous avons besoin d’elles?


Comment agir?

Premièrement, nous croyons qu’il faut continuer de prendre soin des personnes qui nous entourent , redire combien nos ainés sont précieux , aimer comme un feu sur la terre.

En tant que chrétien, nous sommes aussi appelé à prier, notre Seigneur peut changer les cœurs.

Enfin en tant que citoyens , nous pouvons écrire à nos débutés comme le propose Alliance Vita : https://www.alliancevita.org/ecrire-a-son-depute/

Ecrire à son député contre le projet de loi fin de vie (alliancevita.org)