Le Sénat a modifié le projet de loi bioéthique (état des lieux): ne lâchons rien, tout est encore possible, manifestons massivement le 19 janvier…

Avant l’examen du texte en séance, la commission spéciale du Sénat a validé l’extension de la PMA aux couples de femmes et aux célibataires.

Mais le projet de loi de bioéthique a subi d’importantes modifications.

«Oui» à la PMA pour toutes… mais «non» à son remboursement ?

En commission, les sénateurs ont apporté plusieurs retouches non négligeables au projet de loi de bioéthique, adopté en première lecture à l’Assemblée nationale en octobre dernier. Avant le débat en séance, cette grande réforme sociétale n’a cependant pas fait l’objet d’une opposition frontale.

Les amendements de suppression de l’article premier du texte, ouvrant l’assistance médicale à la procréation aux couples de femmes et aux femmes seules, ont tous été rejetés. Un premier feu vert a donc été donné par le Sénat à la PMA pour toutes après un vote serré: «18 voix contre 14», selon un tweet de la sénatrice PS Marie-Pierre de la Gontrie. Le système d’établissement d’une double filiation maternelle pour les couples de femmes n’a pas été retouché. La commission sénatoriale s’est alignée sur la solution proposée par le gouvernement: la reconnaissance conjointe anticipée devant notaire pour les deux femmes, celle qui accouche et sa compagne.

Des PMA «sociétales» non remboursées par l’assurance maladie

En revanche, un amendement de la rapporteure Muriel Jourda (LR) visant à limiter le remboursement de cette assistance médicale à la procréation a été adopté. Ce dernier prévoit de maintenir les conditions actuelles de prise en charge pour les PMA «engagées sur la base d’un critère médical». Les PMA «sociétales» ne seraient par contre pas prises en charge par l’assurance maladie. Autrement dit, les femmes célibataires ou des lesbiennes en couple sans infertilité médicalement constatée devraient régler la facture.

Le remboursement de la PMA pour toutes «interroge au regard du rôle premier de la prise en charge solidaire des soins assurée par la sécurité sociale, qui est d’assurer la «protection contre le risque et les conséquences de la maladie» (article L. 111-2-1 du Code de la sécurité sociale)», a fait valoir Muriel Jourda. Un point de vue partagé par le président LR du Sénat, Gérard Larcher, qui s’était déclaré «assez ouvert» à la PMA pour toutes mais non à son remboursement. «Il ne s’agit pas de traiter une infertilité. Donc pas de remboursement Sécurité sociale», avait-il indiqué sur RTL à la rentrée.

Le gouvernement et les députés de la majorité à l’inverse, défendent un remboursement à 100 % par souci d’égalité. «Sinon ce sera un droit formel, mais pas un droit réel», avait plaidé la ministre de la Santé, Agnès Buzyn.

Un accès aux origines limité

Autre changement notable, les sénateurs sont revenus en commission sur l’accès aux origines pour les enfants nés d’un don. Les députés avaient opté pour un accès à l’identité de leur donneur ou à des données non identifiantes sur ce dernier (âge, profession…) pour tous les enfants nés d’un don qui le souhaitent à leur majorité. Les sénateurs ont jugé qu’un consentement exprès des donneurs sur l’accès à leur identité au moment de la demande était nécessaire.

Ce système dit du double guichet soumet les personnes nées d’un don de gamète «au bon vouloir des donneurs», a réagi, en colère et déçu, Vincent Brès, ex-président de l’association PMAnonyme, sur les réseaux sociaux.

Un amendement de Bruno Retailleau sur la GPA adopté

L’épineuse question de la filiation des enfants nés de mère porteuse à l’étranger, qui n’a pas encore été tranchée par le gouvernement, a également été prise en compte par la commission. Cette dernière a adopté un amendement de Bruno Retailleau, chef de file du groupe LR au Sénat, visant à interdire la transcription intégrale des actes d’état civil des enfants issus d’une gestation pour autrui réalisée à l’étranger.

Les élus souhaitent ainsi limiter la reconnaissance des effets de cette pratique prohibée en France.

Cette disposition va à l’encontre des récentes décisions de la Cour de cassation sur la reconnaissance à l’état civil français du «parent d’intention» d’enfants conçus par GPA à l’étranger.

Au-delà de la mesure emblématique de la PMA pour toutes, d’autres modifications importantes ont été apportées au texte comme l’autorisation à titre expérimental et sous conditions, du diagnostic préimplantatoire avec recherche d’anomalies chromosomiques (DPI-A).

Il s’agit selon l’amendement de la sénatrice et rapporteure Corinne Imbert (LR) «d’améliorer la prise en charge de femmes ayant des antécédents d’échec d’implantation embryonnaire ou fausses couches à répétition». La ministre de la Santé s’était vivement opposée à cette autorisation à l’Assemblée nationale, lors de débats tendus sur le risque d’eugénisme.

Enfin, le Sénat a pour l’instant annulé l’autorisation de créer des embryons «chimériques», soit l’implantation de cellules humaines sur un embryon animal. Cette procédure «franchit une ligne rouge difficilement acceptable au regard du risque de franchissement de la barrière des espèces», selon Corinne Imbert.

Mardi, en fin de journée, la commission spéciale du Sénat a adopté le rapport et établi le texte de la commission. Après cette première étape, ce dernier sera ensuite débattu dans en séance à partir du 21 janvier. Un vote solennel est prévu le 4 février.

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Les débats en commission au Sénat ont montré l’importance du clivage au sein de la haute assemblée. Si la commission n’est pas revenue sur la PMA sans père, elle a en revanche cherché à renforcer l’interdiction de la GPA.

Pour obtenir une réécriture en profondeur du texte lors des débats en séance publique qui auront lieu à compter du 21 janvier, Les AFC et d’autres associations appellent les Français à se mobiliser lors de la grande manifestation nationale unitaire « Marchons Enfants ! » le dimanche 19 janvier 2020 à Paris.

La commission spéciale du Sénat a étudié au pas de charge et à huis clos les 264 amendements au projet de loi bioéthique. Tout se jouera donc en séance publique où plusieurs centaines d’amendements seront débattus, notamment sur les points clés du projet de loi : la PMA sans père, la GPA, la filiation, l’autoconservation ovocytaire, les chimères…

L’issue des débats est plus que jamais incertaine.

Entre une majorité sénatoriale qui diffère de celle de l’Assemblée, la liberté de vote et l’état de l’opinion, le texte risque d’évoluer fortement. C’est le cas sur la question de la GPA qui s’était déjà invitée à l’Assemblée nationale en 1ère lecture. Mais au Sénat, l’idée est plutôt de compléter le dispositif législatif pour renforcer l’interdiction de la GPA. Ludovine de La Rochère, Présidente de La Manif Pour Tous, observe : « Cet amendement porté par Bruno Retailleau va dans le bon sens ». « Pour lutter efficacement contre la GPA, il faut aussi et avant tout fermer la porte à la PMA sans père ou sans motif médical. Sans cela, il est illusoire de prétendre lutter durablement pour les droits des femmes et des enfants et contre le business sordide et indigne de la marchandisation humaine ».

Pour ce faire, des amendements de suppression de l’article 1 seront débattus en séance publique.

L’attente des Français est immense : 83% d’entre eux estiment en effet que les enfants nés par PMA ont le droit d’avoir un père et une mère. Les débats s’annoncent aussi tendus sur la question de la filiation. Les sénateurs seront notamment appelés à revenir sur la possibilité de mentionner deux mères sur un acte de naissance. Les questions économiques seront un autre terrain du débat en séance publique. Le remboursement de la PMA sans motif médical constitue en effet un véritable détournement de la médecine et de la sécurité sociale au détriment de la santé des Français qui ne comptent plus les déremboursements de médicaments et l’augmentation ducoût de la santé. Par ailleurs, en adoptant en commission spéciale un amendement pour autoriser des centres privés à conserver les gamètes, les sénateurs qui l’ont voté confirment eux-mêmes tout l’intérêt sonnant et trébuchant de l’extension de la PMA. Tous ces sujets, et bien d’autres comme la PMA post-mortem, l’autoconservation ovocytaire et les embryons chimères (homme-animal) seront au cœur des débats au Sénat pendant deux semaines à compter du 21 janvier.

Alors que les votes risquent d’être serrés, les AFC invitent les Français à sensibiliser leurs sénateurs et à témoigner auprès d’eux de l’importance de la famille et du rôle irremplaçable du père et de son amour pour ses enfants.

C’est ce message de solidarité, d’espoir et d’amour qui sera porté dans les rues de Paris par le mouvement social et associatif qui appelle à manifester le dimanche 19 janvier à Paris sous le label « Marchons Enfants ! ».

Tribune sur le manque de soutien aux familles nombreuses dans la réforme des retraites, écrite par Rémi Sentis, ancien président de la fédération AFC 92

//fr.aleteia.org/2019/12/20/retraites-comment-les-familles-nombreuses-seront-penalisees/

Une gestion saine des retraites est indissociable d’une saine démographie. Le soutien aux familles avec trois enfants ou plus devrait être prioritaire.

Mais l’importance de ces familles nombreuses est actuellement oubliée.

Quel que soit son système, la gestion des retraites est fondamentalement liée à la démographie. Or l’indice de fécondité de France est tombé en 2018 à 1,87 enfant par femme, l’indice devant être de 2,1 pour le remplacement des générations. Les modalités de calcul de pensions de retraite devraient donc favoriser les familles nombreuses.

Or, selon le rapport de l’Institut de la protection sociale rédigé par Bruno Chrétien et publié fin novembre, avec le projet de réforme du gouvernement, « la perte de droits est d’une ampleur exceptionnelle pour les familles de trois enfants ».

Et cela à cause d’un mauvais système de majoration pour enfants. En effet, avec le système actuel ladite majoration est de 10% pour chacun des deux parents dès que l’on a éduqué trois enfants. Avec le nouveau système, il serait de 17 % pour un seul des deux parents (à choisir quatre ans après chaque naissance) : concrètement la mère sera presque toujours la bénéficiaire.

Par ailleurs, l’acquisition de huit « trimestres supplémentaires de cotisation » pour la mère à la naissance de chaque enfant serait supprimée. Dans le cas classique où le montant de la pension de retraite du mari est supérieur à celui de sa femme, on voit que la perte pour ces retraités va être très sensible.

Prenons un exemple schématique : aujourd’hui, si la pension du mari est de 2.000 euros et celle de l’épouse de 1.000 euros avant majoration, le total est de 3.300 euros après majoration. Avec le nouveau système, l’absence de « trimestres supplémentaires » va mécaniquement faire baisser la pension de l’épouse de 15 à 20%. En étant optimiste, si l’on retient le chiffre de 830 euros augmenté de 17%, on obtient 971 euros, ce qui donne un total de 2.971 euros pour le couple, soit une perte globale de 10% !

Une vision égalitariste de la société

Le nouveau système semble avoir été conçu pour la femme avec son enfant (on lui fera cadeau d’un hochet avec une majoration de 5% de sa retraite dès le premier enfant) ; mais pas du tout dans l’optique d’une famille stable fondée sur le mariage, c’est-à-dire l’environnement favorable pour les familles nombreuses.

Au lieu d’une politique pro-natalité, le projet gouvernemental, conçu de manière purement technocratique dans une vision égalitariste de la société, lance un signal très négatif aux familles nombreuses. La politique familiale est de plus en plus confondue avec la politique sociale. Toute mesure favorisant les familles dont les époux restent unis est refusée, l’axe du droit de la famille n’étant plus le mariage mais une filiation que l’on peut bricoler à souhait.

A fortiori, est refusée toute mesure encourageant les couples à se lancer dans l’aventure de la famille nombreuse.

Enfants, pension de réversion…Ce qui va changer concrètement pour les retraites des femmes

DÉCRYPTAGE – Dans la réforme présentée par Édouard Philippe, les règles vont fortement changer pour la prise en compte de la maternité dans le calcul de la retraite.

Édouard Philippe l’a martelé mercredi, les femmes seront «les grandes gagnantes» de la réforme des retraites. Cette affirmation, qui est depuis sur les lèvres de tout l’exécutif et de la majorité, ne semble pourtant pas si évidente que veut bien laisser l’entendre le premier ministre.

Au contraire les annonces faites n’ont pas dissipé les craintes que le système les pénalise davantage, estiment les nombreux détracteurs du futur régime universel. «Il n’y a pas un bonus femme», reconnaît au Figaro la secrétaire d’État chargée de l’Égalité entre les femmes, Marlène Schiappa. «Il y a en revanche toute une succession de mesures pour améliorer la situation des femmes. Nous avons travaillé méthodiquement en regardant ce qui cause des inégalités entre les pensions des hommes et des femmes et on est en train de lever, un par un, tous les points de blocage sur ce sujet», précise-t-elle. À lire aussi : À quoi va ressembler le futur régime universel de répartition par points

https://www.lefigaro.fr/retraite/a-quoi-va-ressembler-le-futur-regime-universel-de-repartition-par-points-20191211

Aujourd’hui, les pensions des hommes sont, en moyenne, 42% plus élevées que celles des femmes, et ce alors que les écarts de salaires sont «seulement» de l’ordre de 24%. Ainsi, en 2017, les hommes touchaient en moyenne 1933 euros brut de pension contre 1123 euros pour les femmes, selon la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DRESS).

Le premier argument avancé par l’exécutif pour améliorer cette situation repose dans la mise en place d’une pension minimale à hauteur de 1000 euros. Si cette mesure n’est pas expressément destinée à ces dernières, elle tendra toutefois à diminuer les inégalités de pension avec les hommes. «Aujourd’hui, 38% des femmes touchent moins de 1000 euros à l’âge de la retraite. Cette première mesure va leur permettre d’atteindre ces 1000 euros de pensions et ce dès 2022», explique Marlène Schiappa.   Toutefois, ce dispositif ne s’appliquera qu’à une condition près : il faudra pouvoir attester d’une carrière complète.

Or, et c’est bien là le problème, les femmes ont dans la plupart du temps des carrières hachées.

Mais la ministre précise que, désormais, les congés de proche aidant ouvriront des droits à la retraite et que le congé maternité sera compensé à 100%.

La disparition des 8 trimestres acquis par enfant

Autre changement majeur pour le calcul de la pension des femmes, les majorations de durée d’assurance (MDA) vont disparaître. Ce mécanisme permettait l’attribution de trimestres d’assurance sans condition d’interruption ou de réduction d’activité, pour chaque enfant dès le premier. Concrètement, la mère de famille recevait quatre trimestres dits «d’accouchement». Puis quatre autres trimestres – dits «d’éducation» – étaient à allouer à l’un des deux parents, selon le choix du couple, mais revenant par défaut à la mère. «Les trimestres avaient un double intérêt, ils pouvaient augmenter les pensions des femmes si elles allaient au bout de leur activité ou alors ils permettaient de terminer plus tôt. Ce que le nouveau système ne permettra plus de faire», explique au Figaro l’Union nationale des associations familiales (Unaf) qui précise que «dans 65% des cas, la MDA fait augmenter la pension des bénéficiaires et dans 20% des cas elle permet de partir plus tôt».

C’est pourquoi l’Unaf a demandé comment sera compensée la suppression des majorations des durées d’assurance pour que les familles ne soient pas pénalisées.

À lire aussi : Les coûts et les économies générés par la réforme des retraites demeurent très flous https://www.lefigaro.fr/social/les-couts-et-les-economies-generes-par-la-reforme-des-retraites-demeurent-tres-flous-20191212

Désormais, pour les femmes qui bénéficieront du régime universel, chaque naissance d’enfant donnera droit à une majoration de 5% des points acquis pour la retraite. Avant les quatre ans de chaque enfant, les couples devront choisir à qui revient cette bonification. Celle-ci pourra être allouée à la mère, au père ou bien être scindée en deux, chaque parent recevant 2,5% de bonification. Sans choix précisé, la mère de l’enfant obtiendra les droits par défaut. Mais il se pourrait, que dans l’intérêt commun de la famille, les couples décident de gonfler la pension du père, souvent plus élevée que celle des femmes. Il faudra donc choisir entre l’intérêt collectif de la famille et l’intérêt des individus. Face à cette critique, la secrétaire d’État chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes en appelle à la «responsabilité des couples». «L’État met en place des correctifs pour améliorer la situation des femmes à la retraite, c’est ensuite aux couples de faire leurs choix en soutien à l’autonomie financière des femmes, en ne revenant pas sur l’attribution d’office de la majoration pour les femmes. La situation des couples en 2020 n’est plus la même qu’en 1945, il y a désormais de nombreux divorces et remariages, des familles recomposées. C’est un point à prendre en compte», estime Marlène Schiappa. En cas de divorce, et si la majoration a été donnée toute ou partie au père, ce point pourrait être pris en compte dans le jugement de la séparation, à l’appréciation du juge.

Le cas des familles nombreuses

Le régime universel va également acter la disparition des majorations de pension pour les pères et mères de famille nombreuse. Ce dispositif permettait pour chaque parent, père comme mère, d’engranger un supplément de 10% du montant de leur pension pour le troisième enfant. Et cette majoration est plafonnée, même si le couple a plus de trois enfants.

Désormais, dans la réforme présentée par Édouard Philippe, au troisième enfant, une majoration de 2% supplémentaire sera appliquée aux assurés, en plus des 5% de bonification pour chaque enfant. «Le rebond de 2% pour le 3e enfant est une avancée par rapport au projet initial. Mais si la mère gagne moins, faire le choix d’une attribution à la mère pourra rendre les familles et les femmes perdantes», explique l’Unaf. «Un exemple: pour une famille de trois enfants dont la mère a une pension de 1000 euros et le père de 2000 euros. La bonification était de 10% chacun, soit 300 euros pour le couple. Avec le nouveau système, si la bonification est attribuée au père, la famille est gagnante avec 340 euros, s’ils partagent ils ont 260 euros, et si elle est attribuée à la mère, la famille n’a que 170 euros de bonification. Dans ces conditions, le choix en faveur des femmes n’est pas gagnant pour la famille. C’est pour cela que l’Unaf a demandé un partage.» Au-delà de trois enfants, la bonification reste à préciser dans le régime universel.

À lire aussi : Ces points de la réforme des retraites restés sans réponse https://www.lefigaro.fr/politique/ces-points-de-la-reforme-des-retraites-restes-sans-reponse-20191212

Enfin, les règles pour le calcul de la pension de réversion, perçue à 88% par les femmes à la disparition de leur conjoint, vont être harmonisées.

Le premier ministre a notamment promis que 70% du total des retraites perçues par le couple seraient «garantis» pour le conjoint restant. Mais par rapport aux règles actuelles, la pension ne pourra être perçue qu’à partir de 62 ans, contre 55 ans aujourd’hui dans certains régimes, et que si le couple était encore marié. Actuellement, la pension de réversion peut êtrepartagée au prorata de la durée de mariage entre la dernière épouse et les précédentes. Environ «84.000 femmes âgées de 55 à 62 ans» ne toucheront plus la pension de réversion estime Sophie Binet, dirigeante confédérale de la CGT.