CHANTIERS-EDUCATION A ROME DU 12 AU 15 MARS 2026 : LES GROUPES DE PAROLES SUR L’EDUCATION EN FAMILLE S’EXPORTENT.

Rome, du 12 au 15 mars 2026

Des responsables engagés dans les Chantiers Éducation se réunissent à Rome pour un colloque international consacré au soutien de la mission éducative des familles. En organisant ce colloque à Rome, les Associations Familiales Catholiques veulent exporter la méthodologie des Chantiers-Education dans les pays européens afin d’encourager l’engagement quotidien des parents auprès de leurs enfants. Elles souhaitent rappeler le rôle irremplaçable de la famille dans la construction du bien commun ainsi que celui
des parents comme premiers et principaux éducateurs de leurs enfants.


« C’est au sein des familles que se construit l’avenir des peuples. » – Léon XIV.
Ce colloque s’inscrit dans la longue tradition de l’engagement familial porté par
les Associations Familiales Catholiques (AFC) fondées en 1905. Dès l’origine, les
AFC se sont mobilisées pour défendre la liberté de conscience et soutenir les
familles dans leur rôle éducatif.


Dans cette perspective, 450 Chantiers-Éducation accompagnent depuis trente
cinq ans les parents dans leurs responsabilités éducatives. Ces groupes de parole
organisés par des parents pour les parents offrent un cadre d’écoute, de
dialogue et de partage d’expériences permettant à chacun d’enrichir sa pratique
éducative.


Au cœur de cette démarche se trouve une conviction forte : la famille est la
première école de l’amour, le berceau de la vie et la cellule vitale de la société.
Lieu d’apprentissage de l’altérité et de la responsabilité mutuelle, elle constitue
également un facteur essentiel de cohésion sociale.


Les organisateurs souhaitent que ces journées favorisent des échanges féconds
et donnent à chacun des pistes concrètes pour poursuivre cette mission
éducative, au service des familles et de la société.

(ARTICLE CNAFC) MAJORATION DES ALLOCATIONS FAMILIALES : UN REPORT LOURD POUR LES FAMILLES.

Depuis le 1er mars, la majoration des allocations familiales est reportée aux 18 ans de l’enfant. Les AFC dénoncent une économie faite sur le dos des familles.

Un report de la majoration des allocations familiales

À partir du 1er mars 2026, la majoration des allocations familiales ne s’appliquera plus aux 14 ans de l’enfant, mais aux 18 ans. Ceci pourra représenter une perte de 900 euros par an pour certaines familles. Désormais, seules les familles dont l’enfant est né avant mars 2012 pourront continuer à bénéficier de l’ancien dispositif.

Objectif annoncé : financer le congé de naissance

Cette réforme vise à dégager des économies pour financer le nouveau congé de naissance, qui entrera en vigueur au 1er juillet 2026. Ce congé, d’une durée de deux mois par parent, sera rémunéré à 70 % du salaire net le premier mois, puis 60 % le second. Le gouvernement estime que ce report permettra de réaliser 210 millions d’euros d’économies dès cette année, puis 1,2 milliards d’ici quatre ans.

Des économies contestées

Le Haut conseil de la famille, de l’enfance et de l’âge (HCFEA) ainsi que plusieurs associations familiales dont la CNAFC (Confédération nationale des AFC) dénoncent cette mesure, la jugeant particulièrement pénalisante pour les familles les plus nombreuses et les plus modestes alors que la pauvreté infantile progresse. Selon l’Union nationale des associations familiales (UNAF), la suppression de la majoration générera deux fois plus d’économies que le coût du congé de naissance, estimé à 600 millions d’euros.

Au détriment des familles d’adolescents

Les associations familiales soulignent que les besoins d’un adolescent sont supérieurs à ceux d’un enfant plus jeune : alimentation, loisirs, équipement, déplacements et espace personnel coûtent davantage. Le conseil d’administration de la Caisse nationale aux allocations familiales (Cnaf) s’est d’ailleurs prononcé contre cette réforme.

Alors que la branche famille est structurellement excédentaire

La réforme intervient alors que la natalité connaît un recul historique en France : 644 000 naissances en 2025, soit une baisse de 2,3 % par rapport à 2024 et de 24 % par rapport à 2010. Certaines associations regrettent que les familles modestes avec adolescents soient mises à contribution pour financer le congé de naissance, alors que les excédents de la branche famille de la sécurité sociale qui vont encore croître avec la baisse de la natalité auraient pu être mobilisés.

(ARTICLE CNAFC) MAJORITE NUMERIQUE : DES PROPOSITIONS INSUFFISANTES.

📢 Protégeons nos enfants !

L’examen de la loi sur la majorité numérique à 15 ans débute aujourd’hui à l’Assemblée nationale.

C’est un tournant majeur pour nos familles. 🔥

Trop souvent, nous nous sentons démunis face à l’omniprésence des réseaux sociaux dans la vie de nos adolescents. Cette loi est un outil nécessaire pour aider les parents à fixer des limites et pour obliger les plateformes à prendre leurs responsabilités.

Aux AFC, nous suivons de près les débats pour que la voix des familles soit entendue : la santé mentale de nos jeunes n’est pas négociable. 📵

On vous en dit plus dans notre article 👉 :

https://www.afc-france.org/education/majorite-numerique/?fbclid=IwY2xjawPnDoNleHRuA2FlbQIxMABicmlkETBpd2lteGxnUWFsYndMV3hjc3J0YwZhcHBfaWQQMjIyMDM5MTc4ODIwMDg5MgABHpexCvYocRcVDSZbUWlhpPAxCBWtVhTk9VVMdy69oNJSHcl0aJToYp4_exsp_aem_CIDdOCHhjtEQ4TKYiT_RdA

Le Conseil d’Etat examine le projet de loi du gouvernement interdisant l’accès aux réseaux sociaux aux moins de 15 ans et l’usage des téléphones portables dans les lycées. Les Associations Familiales Catholiques saluent ce premier pas, mais soulignent des mesures insuffisantes en comparaison des risques liés à l’utilisation des écrans chez les mineurs.

Les dangers pour les mineurs concernent l’addiction aux écrans et l’accès à des sites malsains comme les sites pornographiques, le dark web, etc. Ces dernières années s’est ajoutée l’utilisation désordonnée de l’Intelligence Artificielle. L’usage des smartphones est à cet égard un facteur de risque essentiel, au-delà de l’accès aux réseaux sociaux.

Il serait donc nécessaire de mettre en œuvre également en ce domaine une politique d’encadrement forte et de sensibiliser les parents à la nécessité d’une éducation attentive, progressive et a des âges raisonnables aux outils numériques.

C’est avec cet objectif que les AFC ont publié leur livret 12 questions à se poser sur les réseaux sociaux (éditions Tequi) en septembre 2023. Il convient également que l’Education Nationale s’interroge sur la pratique contradictoire qui consiste d’un côté à vouloir freiner l’usage des écrans et smartphones et de l’autre à y avoir recours systématiquement pour l’enseignement, les travaux scolaires et le lien avec les parents.

Les AFC demandent que d’autres moyens de communication soient promus par l’Education nationale.

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