IA ET ENSEIGNEMENT : ENCOURAGER LE CONTACT AVEC LE REEL. (Article CNAFC).

Véronique Bebin, 35 ans, est professeur de français depuis douze ans au collège et au lycée. L’émergence de l’IA l’a obligée à adapter son enseignement. Témoignage.

J’ai pris conscience de l’importance que l’IA allait prendre dans mon métier d’enseignante l’année dernière, lorsque j’ai donné une rédaction à faire à la maison à des élèves de troisième. J’ai reçu trois copies bien trop élaborées pour leur âge. Surtout, malgré les différences de formulation, je percevais une sorte de trame commune. Ces élèves ont fini par m’avouer que ces rédactions ne venaient pas d’eux. Pour l’instant, la question des devoirs maison est le problème principal auquel je suis confrontée.

Une question d’honnêteté

La plupart de mes élèves, dès la 6e, font appel à ChatGPT, pour connaître la météo ou organiser leur week-end, avec le même naturel que ma génération le faisait avec Google. Beaucoup d’entre eux font donc de même avec les devoirs maison. Ce qui me gêne beaucoup, c’est le rapport à la vérité. Quand ils me rendent un devoir écrit par ChatGPT en mettant leur nom, ce n’est pas honnête. Je le leur fais remarquer et je suis très sévère sur cette question. Le problème, c’est qu’il n’y a aucun moyen fiable de le savoir. Ils peuvent personnaliser leurs prompts, pour que le devoir ait l’air écrit par un élève de 6e ou de 3e, ou pour qu’il contienne quelques fautes d’orthographe…

Adapter son enseignement

Mais je ne peux pas faire peser le temps qu’ils doivent passer à leurs devoirs maison sur le peu d’heures de classe dont je dispose ! Pour les réorienter, je me suis demandé ce que l’IA ne pouvait pas faire. Par exemple, elle ne peut pas apprendre par cœur. Je leur demande donc régulièrement d’apprendre des extraits par cœur et d’apprendre à les situer, pour pouvoir les déclamer en classe. Ce contact avec la langue et avec sa beauté est très riche. Et cela permet de muscler leur cerveau. Car l’une de mes peurs, avec l’IA, c’est la passivité qu’elle induit, quand on devient le consommateur d’une réflexion fournie par une machine.

Une autre de mes méthodes, c’est de leur donner en avance un sujet de rédaction : ils ont une semaine pour mener leurs recherches comme bon leur semble, pourquoi pas avec l’IA, de la même manière que ma génération allait au CDI. Et la rédaction se fait en classe, ce qui garantit que le travail de réflexion est le leur.

Les conséquences de l’IA

Parmi les conséquences de la place grandissante du numérique dans nos vies, je remarque que mes élèves – comme moi-même ! – ont plus de mal à concentrer leur attention, notamment pour la lecture. Ils sont aussi moins actifs intellectuellement : je perçois moins d’émerveillement face à la nouveauté d’un savoir.

Mais je suis convaincue qu’il ne sert à rien de se crisper sur la question de l’IA : plutôt que de dénoncer la passivité qu’elle introduit insidieusement dans nos vies, je trouve plus intéressant d’encourager le contact avec le réel. Je cherche donc à développer un enseignement plus kinesthésique, qui fait appel à tout le corps. J’aimerais aussi développer davantage le théâtre. L’émergence de l’IA pose des questions passionnantes qui m’obligent à approfondir ma réflexion sur le sens de mon métier et à me réinventer.

Propos recueillis par Sophie le Pivain

(COMMUNIQUE DE PRESSE) : PLFSS 2026 : UN CONGE DE NAISSANCE A MINIMA.

Le gouvernement a présenté en début de semaine son projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS) pour 2026. Les AFC dénoncent un manque de soutien à la natalité, alors que les chiffres sont au plus bas.

La politique du soutien à la natalité reste insuffisante.

La préservation de la PreParE constitue un point d’appui encourageant, mais le nouveau congé de naissance complémentaire ne répond pas suffisamment aux enjeux d’une vraie politique de soutien à la natalité.

Le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2026 s’inscrit dans un contexte de baisse préoccupante de la natalité et de vieillissement accéléré de la population. Or l’équilibre démographique et social de la France dépend étroitement de la vitalité des naissances et du soutien apporté aux familles.

S’il convient de saluer la volonté du gouvernement de maîtriser les déficits et d’engager un effort de régulation dans plusieurs domaines (soins, dépenses hospitalières, lutte contre les fraudes), force est de constater que l’encouragement à accueillir et élever des enfants reste largement absent des solutions proposées.

Un maintien de la PreParE

Le maintien de la Prestation partagée d’éducation de l’enfant (PreParE) est une bonne nouvelle. En effet, la PreParE reste un levier essentiel de soutien à la parentalité, permettant encore à 200 000 familles de suspendre leur travail pour se consacrer à leurs jeunes enfants dans la période préscolaire. Ce maintien témoigne d’une reconnaissance, encore trop rare, du rôle des familles dans la cohésion sociale et la préparation de l’avenir. Néanmoins, avec un montant de la PreParE à 456,06 €, cette liberté de prendre du temps avec son enfant d’âge préscolaire n’est réellement accessible qu’aux familles les plus aisées.

Un « congé de naissance complémentaire » mais loin du compte

Le nouveau « congé de naissance complémentaire » annoncé par le gouvernement constitue une avancée symbolique, en ce qu’il reconnaît la nécessité d’un temps d’accompagnement renforcé pour les jeunes parents.

Toutefois, sa durée limitée à deux mois, l’absence de chiffrage précis de son montant et la rémunération dégressive du second mois suscitent des réserves par rapport aux attentes des parents.

En l’état, cette mesure reste en deçà des besoins réels des familles qui demandent un congé bien rémunéré de 6 à 12 mois ; elle empiète sur leur liberté d’organisation en ne permettant pas la possibilité de transfert de ce congé entre les conjoints. Elle risque de s’avérer inaccessible pour nombre de foyers, si la compensation financière n’était pas suffisante, en particulier le deuxième mois. Rappelons que le rapport des 1000 premiers jours préconisait un congé « parental » de 9 mois avec un niveau d’indemnisation d’un montant minimum de 75% du revenu perçu !

Le budget moyen d’une place de crèche étant de 1600€, le mode de garde le moins onéreux pour les finances publiques est la garde familiale, lorsque les parents le souhaitent et en ont les moyens.

Des choix budgétaires et sociaux décorrélés

Au-delà de ces aspects, plusieurs dispositions du texte interrogent :

  • Le transfert de ressources de la branche famille vers la maladie et la vieillesse compromet la capacité de la branche à investir dans l’avenir.
  • La sous-indexation programmée des prestations sociales et des pensions jusqu’en 2030 fragilise les ménages.
  • Enfin, le report de la majoration des allocations familiales de 14 ans à 18 ans diffère le soutien aux familles confrontées à des coûts accrus dès l’adolescence, ce d’autant qu’en parallèle le PLF prévoit de supprimer les réductions d’impôts pour frais de scolarité des parents ayant des enfants dans le secondaire et le supérieur.

Les AFC attendent des mesures à la hauteur des défis économiques et démographiques à venir ; c’est-à-dire des politiques qui fassent réellement confiance aux familles leur donnent les moyens d’accueillir le nombre d’enfants qu’elles souhaitent et leur laissent la liberté de s’organiser selon leurs besoins.

LE PODCAST DES FAMILLES : « ÊTRE MERE ».

le nouvel épisode du podcast des familles sort ce soir à 18h sur spotify et youtube

Un podcast créé pour donner la parole aux familles !

Ce podcast redonne la parole aux familles. Elles y racontent leurs histoires, leurs rêves et leurs défis.

Dans ce nouvel épisode « Être mère », notre invitée nous livre un portrait complet sur les joies et les défis des mamans.

Axelle Trillard est fondatrice de « Ailes de maman », auteur du livre  » Au secours, je me noie. Comprendre et éviter le burnout maternel » et présidente de l’association « Le défi des femmes d’aujourd’hui ».

Avec Axelle nous avons parlé des joies et des difficultés d’être mère et de la place des pères. « La mère est très, très précieuse parce qu’elle permet à l’autre d’exister comme il est. »

LYON, LA MAISON DE LOUISE RECRUTE DES BENEVOLES.

Vous cherchez un engagement pas trop prenant mais qui a du sens? Rejoignez notre équipe de bénévoles !

La Maison de Louise est une association créée en 2012 : en mettant à leur disposition un lieu de vie, elle a pour but d’accompagner les femmes enceintes en difficulté, tout au long de leur grossesse et jusqu’aux trois mois de l’enfant.

Vous souhaitez vous engager cette année ? Vous cherchez un engagement pas trop prenant (quelques heures toutes les 2 semaines) mais qui a du sens ? 

Vous souhaitez mettre vos talents (culinaire, couture, soin, esthétique, coiffure …) au service de nos mamans accueillies à la maison de Louise ? Ou simplement donner un peu de votre temps pour venir entourer et soutenir nos mamans ?

Nous recherchons activement de nouvelles bénévoles pour venir renforcer notre équipe et assurer une présence réconfortante auprès des mamans et de leurs bébés, dans l’Ouest Lyonnais.

N’hésitez pas à nous contacter sans tarder pour plus de renseignements.

Françoise Delaroche présidente de l’association 06 87 52 48 12 – f.delaroche@maisondelouise.com

« ALERTE RÉPUBLICAINE DE TYPE GÉNÉRO-INCLUSIVE NIVEAU 5 »

Objet : présence anormale de familles stables, hétéroparentales et nourricières sur le territoire.

Signalement :

Plusieurs individus ont été repérés dans la nature, en groupe compact, généralement constitué d’un homme (non déconstruit), d’une femme (à jupe ou jean, mais manifestement consentante), et de plusieurs petits humains élevés sans écran intracrânien, répondant encore à des injonctions du type « viens dîner» ou « pose ce couteau, c’est ton petit frère ».

Ces foyers suspects sont considérés comme à haute teneur en bon sens.

Ils pratiquent l’autorité parentale, le rangement des Lego, la transmission intergénérationnelle et le pardon, sans cellule de soutien psychotraumatique.

En un mot comme en mille : la famille.

Oui, la vraie. 

Pas celle des manuels de SVT réécrits par une commission de wokistes quadrilingues.

Pas celle de la fiction Netflix où l’enfant corrige les parents, le chien fait du yoga et la grand-mère est fluidogame.

Non, la famille à l’ancienne, où on se dispute, on s’aime, on élève, on survit, on relit les bulletins scolaires et on pleure le soir dans la salle de bains avant de revenir sourire au petit-déj.

Et là, le danger est immense : ces gens-là ne réclament rien.

Ils ne manifestent pas.

Ils ne demandent pas de prime à la parentalité responsable.

Ils tiennent. Ils endurent. Ils transmettent.

Mais le vrai problème, c’est qu’ils sont « éparpillés façon puzzle »(Merci Michel)

Chacun dans son coin.

Un peu honteux d’être normaux.

Un peu las d’être invisibles.

Un peu seuls.

Jusqu’à ce qu’ils découvrent…

LES AFC.

Oui madame. 

Les Associations Familiales Catholiques.

Un groupuscule hautement subversif de parents en jean propre, de mères pas dépressives, de pères pas disparus, et d’enfants qui disent bonjour sans avoir suivi de stage CNED sur la gestion de l’espace personnel.

Ces gens-là… ils ont un plan.

Ils défendent les familles devant les élus,

Ils répondent aux attaques médiatiques,

Ils organisent des soirées où on peut dire « éduquer » sans se faire reprendre par un militant intersectionnel,

Ils forment les parents à la liberté… et à la fermeté (ce mot tabou).

Et ils ne s’excusent pas.

Tu peux les rejoindre.

Même si tu ne sais pas prier.

Même si tu confonds Vatican II et R2-D2.

Même si tu as juste envie qu’on arrête de te faire passer pour un rétrograde réac parce que tu veux élever tes enfants autrement qu’en déléguant à l’Éducation nationale et à un iPad.

👉 Alors oui, adhère aux AFC: Odoo

C’est simple. 

C’est beau. 

C’est un acte de guerre.

Contre le décervelage.

Contre la solitude.

Contre la démission.

Et puis franchement, t’as bien renouvelé ta carte de fidélité Picard.

Tu peux faire un effort pour tes enfants.