Alors que l’indicateur conjoncturel de fécondité de la France s’effondre à 1,56
enfant par femme, au plus bas depuis la première guerre mondiale, les AFC ont
analysé le lien entre politique familiale et natalité en Europe.
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Deux enseignements se dégagent. Premièrement, la transition démographique
opérée par nos pays touche à sa fin. Ce qui suit cette étape est une baisse
généralisée de la natalité menant à une diminution de la population.
Deuxièmement, la politique familiale est indispensable, mais, seule, elle ne
suffit pas, quels que soient les efforts consentis par les pays.
L’INED définit ainsi la transition démographique : « passage d’un régime
traditionnel où la fécondité et la mortalité sont élevées et s’équilibrent à peu
près, à un régime où la natalité et la mortalité sont faibles et s’équilibrent
également. » Cette définition doit être complétée : après la transition
démographique et la forte augmentation de population qui l’accompagne, un
phénomène en rebond s’en suit avec une forte baisse de la natalité
aboutissant à un solde naturel négatif.
L’organisation du monde post-moderne qui priorise, dans la plupart des
cultures, la réussite matérielle et individuelle alors que la fécondité est très
maitrisée, conduit à un report, parfois sine die, de l’accueil des enfants.
Le soutien à la natalité passe par une politique familiale au plus près des
besoins des parents et par un environnement culturel favorable à la
réalisation du désir d’enfant, c’est-à-dire une société plus accueillante pour
les enfants et leurs parents.
Il est urgent de remettre au cœur de notre projet sociétal une vision positive
de la famille et de son rôle de cellule vitale structurant de la société, puis
d’en faire une traduction concrète par une politique familiale ambitieuse,
pérenne et lisible.
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