Décès de Monsieur René BRUNET-LECOMTE, fondateur des AFC de Lyon

Interview  fin  2012  de  M.  Brunet Lecomte, fondateur des AFC à Lyon

Vous avez fondé les AFC à Lyon. Pourquoi ?

C’est assez mystérieux… Les catholiques de droite, les Tradis n’avaient pas de support. J’ai rencontré un responsable AFC qui m’a dit : « il faut faire quelque chose à Lyon ». Pendant plusieurs années, on a simplement lancé des cycles de conférences (Hibon etc.) qui ont eu un certain succès. On louait la salle Ste Thérèse à Lyon qui peut contenir plusieurs centaines de personnes et la salle était généralement bien remplie. Cela a permis de constituer un vivier de gens intéressés, mais il n’y avait pas encore d’association à ce moment là.

Tout a commencé en 1955. Le point de départ fut ces 4 ou 5 conférences de chaque année portant sur des questions politiques ou religieuses. Devant leur succès, on a décidé de constituer une association. Un certain nombre de gens sont venus nous aider et on a eu la chance de trouver ce local. On rencontrait assez souvent Marthe Robin et le Père Finet. Toutes les fois qu’on organisait une conférence, on en parlait au Père Finet. On était très soutenus. On a lancé les AFC après cette série de conférences; c’était en 1967, je crois.

Marthe Robin a dit que les AFC étaient une œuvre de Dieu. Elle ne disait pas cela pour me faire plaisir. Elle était convaincue en elle-même que c’était quelque chose qui était voulu par Dieu. Cela nous a beaucoup marqués surtout quand on connaissait la vie de Marthe Robin,  et je la voyais souvent. J’ai eu de sa part des informations importantes. Et je suis persuadé qu’elle est pour beaucoup dans le groupement qui s’est fait autour de nous à ce moment là, d’autant plus qu’on avait des équipes de gens qu’on connaissait bien.

Et puis, peu de temps après, on a rencontré le Père Philippe au grand dynamisme spirituel qui nous a bien aidés. C’était très important. On a été à la Salette, à Ars, au Puy, toute une série de pèlerinages qui a renforcé et constitué notre groupe.

On avait la chance de bénéficier d’un personnage comme le Père Philippe. Il avait une faculté de parole extraordinaire. Le Père Finet fut aussi notre aumônier. C’était assez remarquable !  

Quelles ont été les grandes heures des AFC ?

Il y a eu le formidable pèlerinage à Rome en 1980 avec Henri de Courville, le père de Guy, personnage extraordinaire. Nous étions très liés et on a organisé ce 1er pèlerinage des familles dans la Ville Eternelle qui a été un énorme succès. On a rempli la salle Paul VI, à Rome ! On a mis en place 3 trains : un qui partait de Paris, un qui partait de Marseille et le 3ème qui partait de Lyon. Henri de Courville, un ancien militaire, était un organisateur hors pair, et le Père Philippe était de la partie ainsi qu’un autre Père de St Jean, le Père Philippe-Marie.

A ce moment là, Marthe Robin vivait encore. Je me rappelle qu’elle est morte (en 1981) le jour où on a fait un pèlerinage à Fourvière; on remplissait Fourvière !

 Une autre grande réunion a eu lieu au palais des Congrès sur le thème de la femme dans la vie familiale. Etaient présents le Père Chénier (?), un évêque de Rome chargé des questions familiales et le Père Yannick Bonnet. Même Raymond Barre y a assisté…et il s’est endormi pendant une conférence !

Pendant combien de temps avez-vous été le président des AFC ?

Vingt ans, non pas parce que je voulais rester président mais parce que je ne trouvais personne qui veuille reprendre tout en ayant vécu cette période… Et on voyait souvent le cardinal (Gerlier). On a eu immédiatement une opposition d’un certain nombre de clercs. Le cardinal disait que ce n’était pas la peine de faire une association.  Le cardinal Barbarin nous est davantage proche. Je crois savoir que ses parents étaient aux AFC. Cela aide ! On a été très liés aussi avec le cardinal Decourtray.

A Lyon, on a eu beaucoup de mal avec Golias. Il y a toujours eu une opposition contre le mouvement.

On organisait chaque mois une messe des AFC, en semaine, dans des paroisses différentes. Cela a contribué à nous faire connaître. On allait voir le curé; on lui expliquait et on lui demandait une messe. Et cela a duré un certain temps.

On a toujours eu une attitude  qui m’a paru tout à fait nécessaire : c’est de faire connaissance avec toutes les autres associations qui, de près ou de loin, s’intéressaient à la famille, « Magnificat », par exemple, ce sont des gens très dévoués, et puis on avait pris contact aussi avec les équipes Notre Dame, les APEL, le Phare, le Clerc etc.

Il faut se faire connaître, personnellement, et expliquer les choses.

Une autre idée qui nous a toujours préoccupés était de faire des réunions ou des conférences avec d’autres mouvements. On a fait, une année, une conférence  au Palais des Congrès qui a très bien marché avec les équipes Notre Dame et l’Emmanuel. On avait rempli la salle  et fait venir un évêque pour montrer qu’on défendait la famille ! Les gens qu’on faisait venir étaient à l’inverse de la mentalité générale lyonnaise… Ce n’est pas normal de faire venir des gens de Paris alors qu’à Lyon, il y a suffisamment d’intellectuels…

Cela a été une initiative qui nous a été favorable parce qu’elle nous a fait connaître mais, en même temps, qui s’est opposée, non pas directement, ni volontairement, à la mentalité « progressiste » qui était majoritaire à Lyon.

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